La nouvelle mission néerlandaise en Afghanistan approuvée

Le gouvernement néerlandais a finalement trouvé l’appui des petits partis D666, GroenLinks et Union chrétienne nécessaire à l’envoi d’une nouvelle mission en Afghanistan, plus centrée sur la formation des policiers. La mission a été approuvée à quelques voix par cette majorité de circonstance (76 pour, 69 contre).

Il a donné plusieurs garanties, qui sont plus politiques qu’opérationnelles, pour faire taire les critiques : 1° selon une lettre envoyée au Parlement, il a ainsi assuré que la mission aura un caractère “purement civile” ; 2° les agents formés en Afghanistan ne seront pas déployés par l’armée afghane dans la lutte contre les talibans. Le Premier ministre Rutte en a obtenu “l’assurance absolue” du gouvernement afghan ; 3° La formation dispensée par les Néerlandais au sein de l’OTAN sera plus longue (18 semaines) que la formation “standard” de l’OTAN (6 semaines). Et un accent spécifique sera mis sur des questions comme les droits de l’homme et la dignité humaine. 4° Plus concrètement, une vingtaine d’experts civils supplémentaires pourrait participer à la mission.

Cette décision n’en finit cependant pas d’agiter la scène politique néerlandaise. Elle pourrait couter son poste à la chef du parti vert, Me Sap, qui fait l’objet d’une motion de censure de son parti (débat le 5 février).

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).