The instructors of the course: Barkhane, EUTM, EUCAP Sahel Niger, EUCAP Sahel Mali with the Regional Defence Expert of the RACC.

Une formation pour 36 officiers d’état-major du G5 Sahel en Mauritanie

(B2) Une formation de 36 officiers s’est achevée fin septembre au collège de défense du G5 Sahel à Nouakchott (Mauritanie)

The instructors of the course: Barkhane, EUTM, EUCAP Sahel Niger, EUCAP Sahel Mali with the Regional Defence Expert of the RACC.

Les instructeurs du cours : Barkhane, EUTM Mali, EUCAP Sahel Niger, EUCAP Sahel Mali avec l’expert en défense régionale du RACC.

De la gestion de crises à la question des preuves

Ces 36 officiers d’état-major venus des cinq pays du G5 Sahel (Mauritanie, Burkina Faso, Mali, Niger et Tchad) ont reçu une formation conjointe préalable à leur déploiement sur plusieurs aspects : la planification et la conduite des opérations militaires, la gestion des crises dans le cadre de la force conjointe, la prise en compte des aspects des droits de l’homme et du droit international, mais aussi rassembler des preuves nécessaires à la condamnation des criminels capturés.

Des formateurs venus des trois missions PSDC et de Barkhane

Le cours, entamé le 9 septembre et d’une durée de trois semaines, a été animé par l’unité régionale de conseil et de coordination de l’UE pour le Sahel (RACC) avec le soutien de formateurs venus des trois missions de l’UE au Sahel — civiles (EUCAP Sahel Mali et EUCAP Sahel Niger) comme militaires (EUTM Mali) —, et de l’opération française ‘Barkhane’.

Une étape importante

L’organisation conjointe d’un cours unifié pour les officiers d’état-major est « une première » assure-t-on côté européen *. Elle marque « une étape importante ».

(NGV)

* Dans un communiqué publié en anglais… (sans traduction en français) Cherchez l’erreur !

78 garde-côtes et marins libyens formés en Italie

(B2) Un module de formation «Package 2», a démarré début septembre dans les centres de formation de la marine italienne de La Maddalena (Sardaigne) et Tarante (Pouilles), pour les gardes-côtes et marins libyens.

Stagiaires libyens et leurs professeurs à l’école des sous-officiers de la marine italienne de La Maddelena (Italie) (crédit : EUNAVFOR Med . Sophia)

Des cours d’officier de pont, d’officier ingénieur en mécanique et d’officier mécanicien en électricité de base seront dispensés pour 78 officiers au total. La formation durera 4 semaines et se terminera le 27 septembre.

NB : Depuis la signature de son mémorandum d’accord avec la garde côtière et la marine libyennes en 2016, l’opération de l’UE de lutte contre les trafics en Méditerranée (Sophia) a formé 417 garde-côtes et marins libyens. Elle prévoit d’en former 200 supplémentaires d’ici la fin de l’année en Croatie, en Grèce et en Italie.

(NGV)

La compagnie motorisée malienne formée aux Casspir

(B2) Une compagnie malienne d’infanterie vient d’être formée avec les nouveaux véhicules blindés Casspir, reçus de l’Allemagne

La nouvelle compagnie motorisée malienne avec ses véhicules Casspir (crédit : Bundeswehr)

29 véhicules

Ce véhicule blindé de transport de troupes est complètement nouveau pour l’armée malienne. Dix premières unités sont arrivées en mai, les 19 autres suivant quelques semaines plus tard. L’ambassadeur d’Allemagne au Mali, Dietrich Becker, a remis officiellement le 16 juillet sur la base de Kati au général de division Abdoulaye Coulibaly, le chef d’état-major des armées, l’ensemble des véhicules, ainsi que plusieurs équipements de protection : 4100 gilets pare-balles, 4300 chaussures rangers, 2700 casques balistiques. L’entraînement tactique étant assuré par les formateurs de la mission européenne EUTM Mali. Les chauffeurs et les mécaniciens ont d’abord été formés au préalable par une société sud-africaine (qui a fabriqué ses engins). La mission EUTM Mali a ensuite pris le relais pour s’occuper du reste, lors de deux sessions, en mai et en juillet.

Une formation au véhicule

Cette formation a été montée de toutes pièces, non pas selon les standards allemands ou européens, mais maliens. « C’est une particularité de la formation : nous n’avons pas de cadre déjà existant. Nous avons essayé de trouver une solution pratique » explique le capitaine allemand, Nils Z. Durant quatre semaines, les soldats maliens ont pu découvrir le nouveau véhicule de transport : l’apprentissage de la connaissance du véhicule comme le changement de pneus. La formation s’est ensuite poursuivie avec les premiers secours, l’entraînement aux pièges et aux convois ainsi que les bases de l’infanterie.

Apprendre l’ordre de montée dans le véhicule

L’ordre dans lequel il faut monter et descendre du véhicule est pratiqué pendant une journée entière. « C’est très important. Chaque siège a sa propre fonction. Par exemple, le copilote est aussi le mitrailleur », explique Nils Z. Le premier soldat à droite est responsable de l’ouverture et de la fermeture de la porte hydraulique. « Pour être efficace rapidement et sous stress, il est important de connaître la procédure de fermeture en un éclair ».

La conduite en convoi

Une autre session d’entraînement a consisté à apprendre à déplacer les véhicules en convoi. À plus de 40 degrés dehors, l’exercice est particulièrement exigeant. Premier apprentissage avec un arrêt à 360° : l’inspection des lieux. « Les alentours du véhicule sont ensuite fouillés à la recherche d’engins explosifs », explique le sergent-major Daniel M. L’important est la cohésion. « C’est la seule façon de transformer les tireurs individuels en une unité. Les progrès sont bien visibles », explique Daniel M.  La particularité du Casspir est sa cabine haute — explique-t-on du côté de la Bundeswehr. « Avec sa forme en V caractéristique, il réduit le risque de blessure en cas d’explosion d’une mine. »

(NGV)

  1. L’Allemagne avait déjà donné il y a un an, le 21 juin 2018, un lot de 25 camions mercedes et 3 chariots de l’élévateur et des pièces de recharge d’un coût total estimé à 1 milliard de francs CFA.

La mission néerlandaise de formation au Niger interrompue

(B2) Les quatre soldats néerlandais qui assureraient un stage de dix semaines à l’armée nigérienne sont rentrés fin juin de façon prématurée aux Pays-Bas

Le ministère de la défense explique cette décision par une cause : « en raison de changements de circonstances, l’assistance médicale des soldats ne pouvait plus être garantie. » Mais La Haye espère pouvoir bientôt renvoyer des soldats : « Une solution est en cours d’élaboration avec le partenaire américain. » Et d’ici « deux semaines », le ministère de la Défense espère pouvoir renvoyer l’équipe, pour assurer le reste de la formation. Les soldats néerlandais intervenait dans le cadre de l’initiative américaine dénommée Global Peace Operations Initiative (GPOI) (1) qui affiche comme objectif « d’augmenter la capacité des unités militaires africaines pour des opérations de paix ».

(NGV)

(1) anciennement Africa Contingency Operations (Acota)

Premier cours de soins médicaux en situation de combat en Somalie

(B2) Le premier cours sur le TCCC  (Tactical Combat Casualty Care) pour le personnel soignant spécialisé s’est terminé le 22 mai au centre de formation du général Dhagabadan (GDTC) à Mogadiscio.

(crédit : EUTM Somalia)

Cette formation de quatorze jours a réuni dix soldats de l’armée nationale somalienne, dont une femme, du 62e battalion medical Xooga.

Le principal objectif de ce cours, mêlant séances théoriques et pratiques, préparé par le conseiller médical d’EUTM Somalia était de former des médecins militaires aptes à intervenir en premiers secours lors d’opérations ou de situations critiques.

Les diplômes ont été remis en présence du colonel Mohamed Hassan Buney, responsable de la formation du centre de formation, côté somalien, et du colonel Ricci, chef de l’équipe de conseil d’EUTM Somalia, côté européen.

(NGV)

Le 18e CMATT formé à Ségou

(B2) La cérémonie de clôture de la formation de la 18ème CMATT (Combined Mobile Advisory Team) par les Européens de EUTM Mali s’est déroulée vendredi (10 mai) sur la place d’armes du camp Amadou Cheick Oumar Tall de Ségou, dans le centre du Mali.

(crédit : FAMA)

Cette formation était organisée par la mission européenne de formation de l’armée malienne sur trois semaines (du 15 avril au 10 mai 2019) pour quatre officiers subalternes et 101 sous-officiers et militaires du rang de la 212ème compagnie d’infanterie motorisée. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité de la 2ème région militaire. Etaient présents à la remise des diplômes le colonel Lunder (pour EUTM Mali) et le colonel Modibo Kouyaté (pour le chef d’état-major de l’armée de terre).

(NGV)

Ce qu’a besoin l’armée congolaise ? De la formation, des équipements. Train & Equip !

(B2 à Kinshasa) Les colonels et généraux des Forces armées de RDC (FARDC) ont planché sur leurs besoins. La question posée, fort-à-propos, était de savoir ce qui pourrait remplacer le programme Progress (1). Le résultat de leur travail est intéressant

Dans la cour du CHESD (© NGV / B2)

Tout fictif que soit cet exercice, il reflète de réels besoins. De façon classique, les officiers nationaux ont divisé leurs besoins entre la formation, les équipements, les ressources humaines et les infrastructures.

Première priorité : la formation des trois bataillons commandos (infanterie de montagne, commandos marins), des parachutistes, des pilotes utilisateurs des drones et des pilotes de transport et de combat. Est soulignée la nécessité d’aider à la création d’une force de gendarmerie nationale (formation, équipement, casernement des nouvelles unités).

Deuxième priorité : l’acquisition de différents matériels, des drones (de surveillance), des matériels spécifiques pour les commandos de recherche et d’action en profondeur (CRAP), la modernisation des équipements médicaux, le renforcement des capacités de génie de combat et de franchissement, des matériels d’observation et de navigation (intensificateur de lumières, GPS, boussoles).

Troisième priorité : les ressources humaines. Il faut réviser la loi portant statut de militaire et adapter la grille des soldes à la conjoncture socio-économique (c’est-à-dire permettre au militaire bien vivre), préconisent les militaires congolais. Mais pas seulement. On doit aussi améliorer les conditions d’éducation des enfants des militaires, améliorer l’accessibilité aux soins de santé de qualité aux militaires et leurs dépendants.

Enfin dernière priorité : les infrastructures, ils veulent la construction de bases et camps militaires, de QG, de dépôts d’armements et munitions et la réhabilitation des infrastructures existantes.

(NGV)

(1) Le Programme d’appui à la réforme du secteur de la sécurité (Progress) a été mis en place pour prendre le relais ds missions de la PSDC EUSEC et EUPOL RD Congo, respectivement auprès de l’armée et de la police congolaise. Il comprend toujours deux volets : défense et police. Lire : Le programme de sécurité au Congo. Appel d’offres relancé*

La France se réengage en RD Congo (Jean-Yves Le Drian) (V2)

(B2 à Kinshasa) C’est le message principal du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian lors de sa visite officielle en RD Congo ce lundi 20 mai (1). Ce « réengagement de la France en RD Congo » passe, selon lui, par trois secteurs clés : la santé, le développement, la défense. Un engagement notable destiné à sceller la nouvelle politique française après la prise de fonction du nouveau président Félix Tshisekedi

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avec les auditeurs du CHESD (crédit : Themiis)

Le ministre français est venu de façon expresse exprimer ce message devant les auditeurs du collège de hautes études des stratégies et de défense, à Kinshasa.

Ne pas baisser la garde au Sahel

La défense reste un domaine clé de l’engagement français en Afrique. « Nos forces armées sont engagées dès que c’est nécessaire » a précisé le ministre, citant l’opération Barkhane. « La multiplication des attaques au Burkina Faso et Niger montre qu’on ne doit pas baisser garde. La menace reste élevée […]. Cette présence « n’a pas vocation à être éternelle, mais dans les conditions actuelles, notre présence et notre action doit être maintenue ».

La belle initiative du G5 Sahel

Le relais de Barkhane passera par la force du G5 Sahel. « C’est une belle initiative africaine. Cela met un peu de temps. Mais il n’y a qu’un an et demi qu’elle a été créée. Et les Européens n’ont pas été capables de faire ça. » « A terme, la sécurité des Africains sera assurée par les Africains eux-mêmes. »

Les Forces armées de RDC (FARDC) doivent s’engager dans du maintien de la paix

Dans cet effort, les Congolais doivent s’engager. « Chacun doit garder à l’esprit que la MONUSCO (la force de maintien de la paix de l’ONU au Congo) n’est pas éternelle, il viendra un moment où les FARDC prendront la relève. » Une question de sécurité pour le pays, mais aussi pour « faire de la FARDC un exportateur de sécurité. Les Congolais devront participer davantage aux forces de maintien de la paix. Et le ministre de promettre d’accroitre la coopération en matière de sécurité et de défense, d’intensifier les formations, notamment la formation aux opérations de maintien de la paix, et de soutenir le projet de création d’un collège interarmées de défense » (ou école de guerre).

(Nicolas Gros-Verheyde)

  1. Il n’y avait pas eu de déplacement d’un chef de la diplomatie française à Kinshasa depuis la visite de Laurent Fabius en 2012 depuis 2016. D’autres ministres avaient fait le déplacement, mais uniquement à titre sectoriel : Ségolène Royal (Environnement) en 2016 et Yamina Benguigui (Francophonie) en 2013.

Une fanfare du tonnerre

La fanfare a rythmé par sa dynamique la visite officielle (© NGV / B2)

Outre l’hymne national, les hommes et femmes de la fanfare ont joué le Tatou Monaco. Un air « destiné à soutenir la troupe » m’a confié son chef. Et effectivement, le résultat est là. Admirez la vivacité et le battement de semelles en rythme. Pour un prochain 14 juillet, ils feraient fureur. Daft Punk a intérêt à bien se tenir…


Mis à jour – précisions sur les visites antérieures de ministres français

Derniers préparatifs pour le lancement de la cour anti-corruption d’Ukraine

(B2) La mission de l’Union européenne de conseil aux forces de sécurité intérieure en Ukraine (EUAM Ukraine) soutient un programme de formation destiné aux juges nommés à la haute cour anti-corruption d’Ukraine (HACC)

(crédit: EUAM Ukraine)

Cette formation de trois semaines vise à préparer les juges à exercer leurs fonctions anti-corruption ; partager l’expérience d’autres cours spécialisées en matière d’anti-corruption dans d’autres pays européens (Slovaquie et Serbie) ; discuter le rôle d’une cour spécialisée anti-corruption et des institutions associées dans la lutte contre la corruption.

Soutenu par la mission de conseil européenne en Ukraine (EUAM Ukraine), le projet européen Pravo-Justice et l’initiative européenne anti-corruption (EUACI), ce programme met l’accent sur la compétence, l’intégrité et l’indépendance des juges.

La nomination des 38 juges a été entérinée le 11 avril, et la cour entamera ses travaux en juin 2019. L’Ambassadeur Hugues Mingarelli, chef de la délégation européenne à Kiev, a déclaré que l’Union européenne serait disposée à assurer le bon fonctionnement de la cour: « si vous avez besoin davantage d’aide, on sera là pour vous ».

(MHA)

Fin de formation pour la 3ème compagnie d’infanterie légère somalienne

(B2) La troisième compagnie d’infanterie légère a terminé sa formation au centre de formation Général Daghadaban

(crédit: EUTM Somalia)

Opérations offensives et défensives, connaissances de base en commandement et contrôle, combat en agglomérations, gestion des engins explosifs improvisés, postes de contrôle, protection rapprochée, leadership, tirs réels, premiers secours en zones de combat, droit des conflits armés, droits de l’homme et genre…

Autant de domaines dans lesquels les soldats somaliens ont été formés durant 17 semaines. A son issue, les militaires de la 3ème compagnie d’infanterie légère somalienne ont reçu le 7 avril dernier leurs diplômes lors d’une cérémonie en présence de représentants de l’AMISOM, de l’état-major et de la communauté internationale à Mogadishu.

Point important : la compagnie n’a pas été formée par des Européens mais par des instructeurs somaliens, eux-mêmes formés par la mission de l’UE de formation de l’armée somalienne (EUTM Somalia) lors du cinquième cours de formation des formateurs.

(MHA)