Les députés britanniques jugent « grotesques » les coupes dans les armées

(crédit : Royal Marine / UK Navy)

(BRUXELLES2) « Grotesque« , le jugement des députés britanniques de la commission Défense de la Chambre des Communes ne fait pas dans la dentelle quand il qualifie le chiffre de 40% de licenciements planifiés dans l’armée britannique. Le gouvernement a en effet programmé le licenciement de 11.000 personnes dans les trois armes et le départ – sur base volontaire ou non – de 15.000 civils. Pour James Arbuthnot, le président de la commission, cela « nécessite une sérieuse explication qui doit etre beaucoup plus convaincante que celles que nous avons entendu jusqu’ici. Regardons les domaines où les forces armées sont en sous-effectif. Pourquoi le ministère ne pourrait pas redéployer et former ces personnels qui font face à des licenciements, pour remplir les si nombreuses tâches où nous avons des lacunes, par exemples pour le soutien médical de combat ou le renseignement ».

Télécharger le rapport dans les docs de B2

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Durée et source du budget de l’OpsCenter en discussion

(BRUXELLES2) Les ambassadeurs du COPS, le comité politique et de sécurité de l’UE, pourraient terminer aujourd’hui la discussion sur l’OpsCenter, le centre d’opérations de l’UE pour les opérations dans la Corne de l’Afrique dont les 27 ministres des Affaires étrangères ont décidé la mise en place. Deux points restent en discussion : la durée de la mise en action de l’OpsCenter, le budget ou plutôt la source du budget du centre d’opérations. Des points qui peuvent paraître techniques mais sont aussi très politiques.

Sur la durée de fonctionnement de l’OpsCenter, chacune des délégations autour de la table est bien d’accord pour que ce centre ne soit pas installé sur une base permanente mais bien lié à des opérations. Toute la discussion porte sur le renouvellement. Les Britanniques souhaitent une durée fixe, avec une décision de renouvellement comme pour chaque mission. Les Allemands soulignent que ce type de fonctionnement revient à remettre en question le devenir du centre, et le laisser à la merci d’une seule délégation (suivez leur regard…:-). Précisons que la décision fixant la mission de l’OpsCenter sera régulièrement réévaluée (tous les six mois), pour ajuster au besoin son fonctionnement.

Sur le budget, toute la question est de savoir qui va financer quoi.  Le personnel proviendra, en effet, à la fois de l’Etat-Major militaire, de l’élement de soutien d’EUTM et de l’équipe de liaison d’Eunavfor Atalanta déjà présents à Bruxelles et du personnel détaché de l’Etat membre. Selon le projet de décision qu’a pu lire B2 mentionne bien que les membres de l’Etat-Major militaire de l’Union européenne (EUMS) sont financés par son budget. Tandis que les experts détachés par les Etats membres sont pris en charge par ceux-ci. Restent les autres frais de fonctionnement qui seront pris en charge par chacune des missions européennes concernées (Eunavfor Atalanta, EUTM Somalia, RMCB/EUCAP Corne de l’Afrique), en application des règles financières adéquates. C’est ces derniers mots qui suscitent discussion. Que sont ces modalités adéquates ? Certains Etats – comme la France – souhaitent que ce soit le budget Athena qui y contribue. La plupart des autres pays ne le souhaitent pas, le budget Athena étant réservé aux opérations militaires… et sur contribution de chaque Etat membre (par quote-part du PIB).

Quant à la nomination du chef de l’OpsCenter, les candidatures courent jusqu’à lundi. Plusieurs pays devraient postuler, notamment plusieurs pays de Weimar + (France, Allemagne, Pologne, Espagne, Italie).

Lire aussi :

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Deux missions d’évaluation de l’UE en Afrique

(B2, confidentiel) Deux missions d’évaluation du Service diplomatique sont actuellement sur le terrain – l’une à Djibouti, l’autre au Sud-Soudan -, pour examiner la faisabilité et la mise en place de deux opérations futures de la PeSDC, selon les informations recueillies par B2. La première a pour objectif la mission de renforcement des capacités maritimes des pays de la Corne de l’Afrique (EUCAP Hoa), celle-ci devrait en effet être implantée à Djibouti, un haut diplomate européen l’a confirmé à B2. La seconde concerne la mission de sécurisation de l’aéroport de Juba, dont les 27 ont approuvé lundi dernier (23 janvier), le concept de gestion de crises. Lire aussi : Le concept de gestion de crise de la mission à Juba approuvé

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Arrestation d’un suspect dans le nord du Kosovo

(B2) Les forces de police européennes déployées au sein d’EULEX ont arrêté jeudi (26 janvier), à Cabra, dans le nord du Kosovo, un homme soupçonné d’avoir participé à l’assassinat d’un officier de police kosovar, le 26 juillet dernier. L’enquête sur la mort de Enver Zymberi est mené conjointement par les policiers et procureurs d’EULEX (la mission « Etat de droit » de l’Union européenne) et leurs homologues du Kosovo. NB : Cette arrestation entre dans le cadre d’une « normalisation » de la situation au nord du Kosovo, avec une présence accrue des forces européennes.

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L’oubli de l’Europe de la défense. Hollande proche du nul

(BRUXELLES2) Singulier oubli. Dans ses « 60 propositions », François Hollande, le candidat socialiste à la Présidence de la République, a fait une impasse remarquable sur l’Europe de la Défense. Celui qui rappelle régulièrement sa ferveur européenne et avoir « appelé à voter pour la Constitution européenne » ne semble pas vraiment mettre au coeur de ses préoccupations internationales ce projet européen. La proposition « défense » est d’ailleurs la bonne dernière de ses propositions. Si le candidat a montré au Bourget ou sur le plateau récemment de France Tv face à Alain Juppé, un certain brio, une présence et une étoffe de présidentiable, c’est indéniable, la faiblesse du projet socialiste en matière diplomatique et de défense est patent… et inquiétant.

Le projet socialiste met de coté l’Union pour la Méditerranée, projet sarkozien, aujourd’hui mort-né. Mais pour autant, il ne remet par l’Europe au coeur du projet avec les pays du Sud, c’est la France et elle seule qui est à l’oeuvre. Un peu léger !


C’est la proposition la plus novatrice du candidat Hollande en matière de défense, même si elle parait difficile à tenir. Plus aucune troupe française d’ici fin 2012, signifie engager dès maintenant un retrait accéléré. C’est un sévère coup de canif dans la solidarité entre alliés de l’OTAN. Quant au déclenchement de nouvelles négociations entre Israël et la Palestine (soulignons qu’on ne parle plus de Territoires occupés), c’est effectivement souhaitable. Mais on ne sait pas vraiment quelles initiatives pourraient être acceptables par les deux parties. Il serait, là aussi, souhaitable d’impliquer les autres pays de l’Union européenne. 

On peut remarquer que cette proposition n’est pas très éloignée de celle de Nicolas Sarkozy. Sauf à rétablir le service national, le lien armée-nation parait plutôt une notion politique d’apparence pour contrebalancer les paragraphes sur l’action contre le terrorisme ou la dissuasion nucléaire. L’ambition de limiter l’OTAN à la sécurité collective, elle ne signifie pas automatiquement une sécurité territoriale. Quand il y a une opération en Afghanistan, c’est bien au nom de la sécurité collective. Quand au rôle de l’Union européenne, pourtant au coeur de la clause de solidarité et de la clause de défense mutuelle présentes dans le Traité de Lisbonne, elle est totalement absente de cette proposition.

Télécharger sur le site de B2 les 60 propositions

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Les militaires réquisitionnés pour le sommet européen

(B2)  Le gouvernement belge étudie la possibilité d’utiliser l’aéroport militaire de Beauvechain, situé à 40 km de Bruxelles, pour accueillir les chefs d’Etat et de gouvernement invités au Sommet européen. Les syndicats ont en effet émis un mot d’ordre de grève générale pour le 30 janvier, jour du sommet. Un mot d’ordre largement donné à l’avance et qui risque d’être largement suivi, notamment par le personnel de l’aéroport de Bruxelles. Mais le président du Conseil, Herman Van Rompuy (ex Premier ministre belge CD&V) a preféré jouer le va tout et ne pas changer la date du sommet. Trop compliqué d’avancer, comme envisagé un moment, d’avancer le sommet à dimanche. Or, ainsi que le dévoile la RTBF, ce choix pose nombre de problèmes notamment au niveau logistique (places de garage pour gros porteurs, nombre de pompiers…).

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Carton jaune pour l’Allemagne et les Pays-Bas (Maj)

(BRUXELLES2) Deux bons élèves de la Zone Euro traînent des pieds pour appliquer la directive européenne sur les marchés publics de défense (2009/81). Celle-ci devait être transposée avant le 20 août 2011. Mais l’Allemagne et les Pays-Bas n’ont toujours rien fait, a « déploré » aujourd’hui la Commission européenne. Les « pères la rigueur de l’Euro » semblent pris en défaut de faiblesse. Comme le remarque l’exécutif européen, la plupart des autres Etats membres ont déjà soit transposé, soit sont en bonne voie de le faire. Il a donc adressé à Berlin et La Haye un « avis motivé », le second stade de la procédure d’infraction. « En l’absence de réponse satisfaisante des autorités nationales dans les deux mois, la Commission pourra saisir la Cour de justice de l’UE et réclamer le paiement de sanctions financières. »

Nécessité d’une bonne transposition

Pour la Commission « Si la directive n’est pas intégralement mise en œuvre dans tous les États membres, les entreprises et les contribuables ne peuvent bénéficier d’un accès plus facile à un marché transparent et ouvert, et donc plus concurrentiel, dans le secteur de la défense. » Et d’ajouter : « Ces règles sont adaptées aux spécificités des marchés de l’équipement dans le domaine de la défense et de la sécurité. Les règles en question auraient dû être mises en œuvre au plus tard le 20 août 2011. La mise en œuvre correcte de la directive en temps utile est nécessaire pour atteindre cet objectif. »

La moitié des Etats ont déjà transposé

Selon les informations recueillies par B2, des procédures d’infraction ont été lancées automatiquement en septembre contre les Etats membres en retard. Le passage à la mise en demeure sera effectué pour ceux qui n’ont pas donné une indication claire pourquoi ils sont en retard et quand la transposition sera accomplie. Les lettres de mise en demeure devraient être envoyées bientôt pour les Etats concernés. Actuellement, la moitié des Etats membres ont déjà transposé la directive – de façon complète ou presque complète – et ont ainsi notifié à la Commission européenne leurs dispositions : République tchèque, Danemark, Grèce, Espagne, Finlande, France, Italie, Chypre, Lettonie, Lituanie, Malte, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni. Cela ne signifie pas une parfaite conformité à la directive ; cet examen de conformité est entamé au fur et à mesure des notifications.

NB : on ne peut qu’être étonné du délai relativement court – à peine cinq mois – dans lequel la Commission est passée au 2e stade de la procédure d’infraction. C’est un signe de la volonté marquée de la Commission de ne rien laisser au hasard et de s’assurer d’une bonne application de cette directive, qui est le premier texte dans le domaine de la défense. Il faut replacer cette position dans un contexte plus général, où la Commission lance de façon plus systématique, et quasiment automatique, les infractions pour les directives non transposées, afin de maintenir la pression sur les Etats. Cela peut ressembler aussi à un message téléguidé par certains responsables nationaux qui ont quelque difficultés à faire passer leur réforme à leurs propres troupes.

(Maj : détails sur les Etats ayant déjà tranposé)
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L’Iran veut prendre à revers l’UE. Un embargo réciproque ?

(B2) L’Iran devrait répliquer à l’Union européenne. L’ambassadeur danois à Téhéran – qui représente l’UE – avait été convoqué mardi au ministère des Affaires étrangères iranien.  « Il existe des forces qui au sein de l’UE cherchent à créer des tensions dans les relations avec la République Islamique d’Iran en suivant la politique américaine et adoptant une approche hostile» a expliqué le vice-ministre des Affaires étrangères Ali Asqar Khaji, selon l’agence de presse iranienne, Irna. L’Iran évoque aussi des mesures de rétorsion pour prendre à son propre piège l’Europe.

Embargo sur le pétrole

Le Parlement iranien compte débattre, dès ce dimanche, d’un projet de loi visant à interdire immédiatement toute exportation de pétrole vers l’Europe. Ce qui pourrait prendre de court les pays qui dépendent du pétrole iranien – notamment la Grèce, l’Italie et l’Espagne – et qui ont négocié avec leurs collègues européens un délai jusqu’au 1er juillet pour appliquer les contrats existants et trouver des alternatives.

Lire aussi :

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Bloggueur ou ministre, il faut choisir. Changement de tête pour la diplomatie roumaine

Diaconescu prête serment (Crédit : ministère roumain des Affaires étrangères)

(BRUXELLES2) Teodor Baconschi, le ministre des Affaires étrangères roumain, a été débarqué par le président de la République, Basescu. Pour un mot de trop. Alors que la capitale roumaine est l’objet de manifestations répétées depuis quelques jours, le Ministre a eu la plume un eu trop facile. Sur son blog, il avait apostrophé les protestataires en les traitant de « banlieue ignare et violente ». Remarque plutôt malvenue pour celui qui avait peu de temps avant, nommé justement par le parti au pouvoir négociateur avec la société civile. Le président Traian Basescu, en butte aux manifestations répétés, n’a pas hésité trop longtemps à faire sauter un fusible, membre de son parti (le parti démocrate libéral). Profitant de la présence du ministre bloggeur  à Bruxelles – pour le Conseil des ministres de l’UE – il lui demande de faire ses valises. A sa place, est nommé un « ancien », Cristian Diaconescu, qui a prêté serment d’investiture, mardi 24 janvier.

Juriste, diplomate et homme politique

Né en 1959 à Bucarest, diplômé de la faculté de droit en 1983, Diaconescu a été plusieurs fois ministre : secrétaire d’Etat aux Affaires bilatérales, aux Affaires européennes, ministre de la Justice et (déjà) des Affaires étrangères (2008-2009). Il commence par exercer la profession de juge d’abord au tribunal d’Ilfov puis comme juge au tribunal de Bucarest, secteur 4. Secrétaire adjoint en charge des questions politico-idéologique, étudiants communistes au bureau de l’Association des étudiants, il devient membre du parti communiste roumain (passage quasi-obligé). En 1990, il entame une carrière au ministère des Affaires étrangères d’abord comme diplomate à la représentation permanente auprès de l’OSCE et comme coordinateur du département de la coopération politico-militaire au ministère ; il occupe également le poste de directeur général de la DG affaires juridiques et consulaires à Bucarest.

Dans les années 2000, nouvelle orientation, il démarre, en 2001, une carrière politique comme secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères chargé des affaires bilatérales. Il apure notamment les questions de frontière avec l’Ukraine, de protection des minorités et de frontière avec la Hongrie et signe un traité politique de coopération avec la Russie. Il adhère au PSD, le parti social démocrate en 2002. En 2004, il est nommé secrétaire d’Etat aux Affaires européennes à un moment clé où la Roumanie est mise dans la salle d’attente de l’adhésion à l’Union européenne. Puis il devient ministre de la Justice dans le gouvernement d’Adrian Nastase (mars à décembre 2004). Il reviendra au gouvernement ensuite comme ministre des Affaires étrangères du gouvernement d’Emil Boc (décembre 2008 à octobre 2009). Il démissionne du gouvernement à l’automne 2009 suivant un mouvement général des ministres PSD qui veulent protester contre la mise à la porte du ministre de l’Intérieur. Membre d’un courant minoritaire au sein de son parti, il le quitte pour fonder en 2010 l’UNPR (Union nationale pour le progrès de la Roumanie), dont il est aujourd’hui président.

Précisons aussi qu’il a gardé quelques fonctions pédagogiques, enseignant notamment au Collège de défense nationale, dont il est un des membres fondateurs. Il a tenu des conférences sur les thèmes de la coopération et la sécurité européenne et les structures euro-atlantiques, un de ses thèmes fétiches.

La situation en Roumanie inquiète certains eurodéputés roumains comme la social-démocrate Rovana Plumb qui demande un débat au Parlement européen sur le sujet (comme pour la Hongrie). Pour comprendre ce qui se passe en Roumanie, lire : « Indignés » de Roumanie : les raisons de la colère (dans le Courrier des Balkans).

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Le représentant spécial de l’UE au Kosovo confirmé

(B2) Le chef de délégation de l’UE au Kosovo, le Slovène Samuel Žbogar a été officiellement nommé également représentant spécial de l’UE dans le pays. Le Conseil des ministres a adopté sa décision. Il cumule donc les deux fonctions à compter du 1er février ; son mandat de représentant spécial court jusqu’au 30 Juin 2013. Cette nomination Ce qui permet à l’Union européenne de simplifier un peu sa structure de représentation dans les Balkans. C’est une confirmation pour les lecteurs de ce blog qui avaient déjà connaissance de cette nomination.

Télécharger le communiqué du Conseil

Lire aussi : Trois ambassadeurs de l’UE nommés au Kosovo, Macédoine et Palestine

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Les commandos US interviennent. Les otages de l’ONG danoise DDG sont libres

Les commandos US interviennent. Les otages de l’ONG danoise DDG sont libres

(crédit : US Navy Seal)

(BRUXELLES2) Le Danois Poul Hagen Thisted et l’Américaine Jessica Buchanan sont libres. Les commandos des opérations spéciales américains ont libéré des pirates somaliens qui les retenaient prisonniers les deux membres de l’ONG danoise Danish Demining Group (membre du Danish Refugee Council) lors d’un raid mené dans la nuit de mardi à mercredi. A la faveur de l’obscurité, les six hélicoptères venus de Djibouti ont atterri près du campement des pirates somaliens situé non loin de la ville de Galkayo.

9 pirates tués

Les hommes des Navy Seal 6 n’ont pas hésité. Lors des échanges de tirs, 9 des pirates ont été tués tandis que 5 autres ont été capturés. Aucun blessé n’est à déplorer coté américain. « Les otages vont bien et ont été mis en sécurité » a tenu à préciser la défense US. Les otages avaient été capturés en octobre dernier près de Galkayo, dans l’espoir d’en tirer un bon prix. Cela ne leur a pas porté chance. Les Américains ne leur ont pas laissé le choix. La nouvelle de la libération a d’ailleurs été officiellement commentée à Washington ce matin par le président Obama : « Les Etats-Unis ne toléreront pas la prise en otage de nos populations, et ne ménagera aucun effort pour assurer la sécurité de nos citoyens et de traduire leurs ravisseurs devant la justice. C’est notre message également : les Etats-Unis seront fermes contre toutes les menaces à notre peuple.  »

« Bon Travail »

La veille, alors qu’il délivrait au Congres son discours sur l’Etat de l’Union, moment clé dans la vie politique d’un président, surtout en campagne électorale, Obama a serré la main de Panetta, son ministre de la Défense, en lui disant « bon travail » ; message sybillin qui n’avait été compris que par l’intéressé ; personne ne sachant alors de quoi il parlait. « Cette libération d’otages réussie, réalisée dans un environnement hostile, est la preuve de la superbe compétence des membres de notre service qui ont risqué leur vie pour sauver celle des autres », a rappelé de son coté le Secrétaire à la Défense, Leon Panetta.

Commentaire : cette intervention se veut un coup d’arrêt à l’évolution de la tactique des pirates qui, faute de trouver sur mer de quoi alimenter leur « business », se tournent vers le rapt d’occidentaux sur terre ou l’achat de personnes déjà capturées en Somalie ou dans les régions avoisinantes (Kenya principalement). Ils détiennent toujours une Britannique et deux Espagnoles « achetées » aux Al Shabaab pour les renégocier. Tandis qu’un otage français – agent de la DGSE – est toujours aux mains des Al Shabab.

Lire aussi : Les pirates « achètent » 2 otages de MSF aux Al-Shabaab

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Trois candidats S&D au poste de coordination à la commission Affaires étrangères

(B2) Plusieurs députés du groupe S&D (Socialistes et Démocrates) ont affiché leur candidature pour le poste de coordinateur à la commission Affaires étrangères du Parlement européen. Trois candidat(e)s se sont manifesté(e)s selon nos informations : l’actuel titulaire, le Bulgare Kristian Vigenin, la Portugaise Ana Maria Gomes, et l’Espagnole María Muniz De Urquiza. A la sous-commission Défense une seule candidate semble s’être manifestée : la Grècque Maria Eleni Koppa. Le groupe se réunit mardi 31 pour désigner les titulaires à ces fonctions.

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Au Canada, le vide juridique mine l’action contre les pirates somaliens

(BRUXELLES2) Le Canada n’a jamais traduit de pirates somaliens en justice (*). Et apparemment ce n’est pas près de changer. C’est La Presse Canadienne qui le révèle. Disposant d’une série de notes préparatoires, obtenues grâce à la Loi d’accès à l’information après une demande déposée au bureau du ministre de la Défense, Peter MacKay, et du commandant de la marine, nos confrères soulignent que si le gouvernement fédéral canadien milite pour cette mission – « parfaite et peu risquée pour le Canada de démontrer sa puissance militaire » explique-t-il – la poursuite des pirates en justice est une autre affaire. « Bien que le droit international prévoit que tout État puisse exercer sa compétence contre la piraterie dans les eaux internationales, les efforts pour contrer le phénomène au large de la côte de la Somalie continuent à être ralentis par un manque d’autorité dans les lois nationales, de même que par des interrogations à propos des individus appréhendés, qui sont soupçonnés de piraterie et d’autres crimes liés à ces activités», écrit, dans une note datée du 3 novembre 2010, le vice-ministre de la Défense, Robert Fonberg.

Un problème qui ne semble toujours pas résolu comme l’a confirmé à nos collègues canadiens, le vice-amiral Paul Maddison, qui dirige la Marine royale canadienne. « Des États différents posent des gestes différents dans ce cas-ci. Et je ne crois pas que nous aurons droit à un désir ardent de parvenir à un consensus international pour un nouveau régime juridique international en matière de détentions ».

(*) La dernière fois qu’un navire de guerre canadien a procédé à l’arrestation de pirates remonte à avril 2009. Les suspects avaient alors dû être relâchés, en raison du vide juridique

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