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Violents incidents à Bangui. Plusieurs blessés chez EUFOR RCA et Sangaris (maj)

(BRUXELLES2 – exclusif) Les violents incidents qui se sont déroulés toute la journée au PK5 (le point kilométrique 5), dans le troisième arrondissement de Bangui (à majorité musulmane) ont fait plusieurs blessés parmi les militaires internationaux chargés du maintien de la paix dans la capitale centrafricaine.

Plusieurs soldats, sérieusement atteints

Selon nos premières informations, la plupart des soldats engagés et atteints seraient des militaires français appartenant soit à la force européenne EUFOR Rca, soit à l’opération française « Sangaris ». La force européenne EUFOR Rca compterait ainsi cinq blessés, dont un serait sérieusement atteint. Tandis qu’un des soldats de l’opération Sangaris serait plus que sérieusement atteint selon l’échelle médicale ; le pronostic vital serait même engagé.

Des heurts dans la nuit qui se sont prolongés toute la journée

Les premiers heurts avaient commencé, dans la nuit de mardi à mercredi, aux alentours de minuit. Les militaires avaient été violemment pris à partie. Ils ont repris dans la journée de mercredi, après des manifestations de mécontentement, mais aussi la présence d’hommes apparemment armés, du moins plus lourdement que d’habitude. Les militaires ont été atteints à la fois par des tirs d’armes légères et par une grenade qui a explosé, blessant grièvement un soldat français. Certains des militaires touchés l’ont été directement. D’autres souffrent davantage de troubles auditifs, dus à l’effet de souffle.

Pas le premier incident

Ce n’est pas la première fois qu’un incident se déroule pour les forces EUFOR. Trois militaires avaient ainsi été blessés, plutôt légèrement, en juillet dernier (Lire : Trois militaires français d’EUFOR Rca blessés à Bangui). Mais celui-ci semble un peu plus grave que les précédents du moins pour la force européenne. Le général Ponties qui commande l’opération européenne avait averti, dès son lancement. La situation est totalement « imprévisible et peut se détériorer très rapidement » (Lire : Situation à Bangui : calme mais tendue, volatile et imprévisible (Gén. Ponties)

Déclarée opérationnelle en juin, l’opération EUFOR RCA compte environ 700 militaires d’une douzaine de nationalités déployés dans le pays, dont des Français, Géorgiens, Espagnols, Estoniens, Lettons, Finlandais, etc.

(Nicolas Gros-Verheyde)

(Maj – 19h50 premier bilan)

Lire aussi sur l’opération EUFOR RCA :

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Crash de deux tornados italiens en formation. Equipage perdu

la zone boisée où a eu lieu l'accident - crédit : @oiramdivito

la zone boisée où a eu lieu l’accident – crédit : @oiramdivito

(BRUXELLES2) L’armée de l’air italienne a perdu deux avions Tornado, qui se sont écrasés mardi après-midi (19 août), dans les Marches, près de Ascoli Piceno, après être entré en collision. Les recherches ont continué toute la journée sans espoir de retrouver des survivants.

Recherches rendues difficiles

Dès les premières heures de l’aube, ce mercredi matin, les hélicoptères de sauvetage de l’armée de l’air ont ainsi décollé de la base aérienne d’Amendola (Foggia), précise-t-on du côté de l’Etat-major des armées italiennes. Ils se sont joints au drone Predator,pour participer aux actions de reconnaissance de la zone du sinistre, alors que les recherches sont menées à terre par les équipes du secours alpin du Corps forestier. Les recherches ne sont pas facilitées par l’incendie qui s’est déclenché dans la zone boisée où le crash s’est produit.

Peu d’espoirs

Mais les espoirs de retrouver un survivant sont très faibles voire quasi nulles. « Nous excluons que les pilotes portés disparus soient encore en vie » a expliqué un officier des carabinieri, interrogé par nos confrères du quotidien régional Resto del Carlino. Deux corps avaient déjà été retrouvés ou du moins localisés dans la journée. A bord des deux avions, se trouvaient – selon le communiqué des armées – les capitaines pilotes Mariangela Valentini et Alessandro Dotto, et les capitaines navigateurs Giuseppe Palminteri et Piero Paolo Franzese. C’est la « première fois qu’une femme militaire est tuée en service » a précisé la ministre de la Défense, Roberta Pinotti, visiblement émue d’après nos confrères italiens, devant les commissions des Affaires étrangères et de la Défense de la Chambre et du Sénat aujourd’hui (lire la Repubblica).

Une mission de formation

Les deux Tornado avait décollé mardi de la base de Ghedi, dans la province de Brescia, pour une mission de formation, en vue d’un exercice de l’OTAN prévu pour l’automne prochain. Ils sont entrés en collision pour une raison encore inconnue. Des débris ont atteint des maisons et détruit une voiture selon les premiers éléments de l’enquête. D’ores et déjà le procureur en chef a ouvert une information judiciaire pour homicide involontaire. Et le substitut du procureur Umberto Monti est descendu sur les lieux. De son côté, le procureur militaire de Vérone (dont dépend la base de Ghedi) a également entamé une procédure identique. Une commission d’enquête a été mise en place pour faire la lumière sur cet incident.

(Nicolas Gros-Verheyde)

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Une attaque déjouée en Mer rouge. La piraterie en mode « veille active » ?

la frégate Navarra en escorte d'un navire du PAM - le programme alimentaire mondial (crédit : Eunavfor Atalanta)

la frégate Navarra en escorte d’un navire du PAM – le programme alimentaire mondial (crédit : Eunavfor Atalanta)

(BRUXELLES2) Même si la situation dans l’Océan indien n’a rien à voir avec ce qui se passait il y a 2 ou 3 ans, la menace de la piraterie reste visible, comme le prouvent une attaque et une autre approche suspecte aux deux bords de la zone du Golfe d’Aden et du Golfe d’Oman, survenues ces derniers jours.

Un vraquier a, en effet, été attaqué lundi (18 août) dans le détroit de Bab El Mandeb en Mer rouge, alors qu’il naviguait entre l’Erythrée (non loin de Djibouti) et le Yemen, dans une zone située à 12.52 nord et 43.14 Est. Quatre skiffs se sont rapprochés assez près du navire, à environ 1,5 mille nautique (environ 2800 m.), relatent les sources maritimes, tandis qu’un bateau mère semblait stationner non loin de là, à environ 4 milles. Le capitaine a donné l’alarme et entamé des manoeuvres de diversion — accélération de la vitesse, évitement — et mis à l’abri le personnel non nécessaire dans une « citadelle ». Les skiffs se sont rapprochés jusqu’à 0,5 mille. Et le doute sur les intentions des occupants de ces bateaux n’était pas permis. Une échelle était visible dans un des skiffs avec 6 personnes à bord. Les gardes de sécurité privée présents à bord du navire marchand ont dû montré leur armes — sans qu’on puisse savoir s’il y a eu tirs directs — pour obtenir que les assaillants rebroussent chemin.

Une autre approche « suspecte » a été signalée, samedi (16 août), dans le Golfe d’Oman, entre Oman et Pakistan, par le centre de sécurité maritime de l’OTAN. Un navire marchand a été approché par 2 skiffs. Les gardes de sécurité à bord ont utilisé des tirs de fusée d’avertissement ; les skiffs ont stoppé leur approche après que les gardes aient montré leurs armes.

La force anti-piraterie de l’Union européenne est actuellement commandée par un Italien, le Rear Admiral Guido Rando, à bord du ITS Andrea Doria et compte 3 autres navires :  le navire auxiliaire FGS Berlin, la frégate espagnole ESPS Navarra, la frégate de commandement et défense aérienne HNLMS De Zeven Provinciën, avec à bord un hélicoptère NH90 et une équipe d’abordage de marins maltais.

(NGV)

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Etre jeune et volontaire des Nations-Unies : jusqu’au 26 août

(B2) L’appel à candidatures pour les postes des jeunes Volontaires des Nations-unies (VNU)  financés par le ministère français des Affaires étrangères a été prolongé jusqu’au 26 août 2014 à 12 heures. Au titre de l’année 2014, le ministère (français) des Affaires étrangères finance huit postes de VNU Jeunes : au Bénin, Burkina Faso, Cap Vert, Comores, Niger, Ouganda, Palestine.

Trois conditions essentielles

Parmi les conditions, citons :

  1. l’âge = au minimum 23 ans et moins de 28 ans au 31 décembre 2014 ;
  2. la formation  : Master II ou diplôme équivalent (Bac + 5) ;
  3. la maîtrise de l’anglais indispensable, à l’écrit et à l’oral. Autres langues de travail appréciées.
  4. En principe aucune expérience n’est exigée. Mais les stages spécialisés et expériences dans un domaine pertinent pour le programme VNU seront « considérés favorablement ». Certaines fiches de postes exigent cependant une expérience d’un voire deux ans.

Huit postes

Chaque candidat peut exprimer deux voeux

Code Organisation Intitulé – Domaine Affectation Fiches de postes État d’avancement
VNU Jeunes 1 PNUD Plaidoyer environnement et changement climatique Cotonou, Bénin Appel à candidatures ouvert
VNU Jeunes 2 PNUD Promotion du volontariat et recherche de partenariats Ouagadougou, Burkina Faso Appel à candidatures ouvert
VNU Jeunes 3 Bureau multi-agences (PNUD-FNUAP-UNICEF) Chargé(e) de suivi – évaluation Praia, Cap Vert Appel à candidatures ouvert
VNU Jeunes 4 PNUD Chargé(e) de communication Moroni, Comores Appel à candidatures ouvert
VNU Jeunes 5 HCDH Chargé(e) de justice transitionnelle Kampala, Ouganda Appel à candidatures ouvert
VNU Jeunes 6 OIM Assistant(e) aux programmes d’urgence Niamey, Niger Appel à candidatures ouvert
VNU Jeunes 7 PNUD Spécialiste Genre et Droits humains Moroni, Comores Appel à candidatures ouvert
VNU Jeunes 8 PNUD Officier « reporting et plaidoyer » Jérusalem Est, Territoires palestiniens Appel à candidatures ouvert

Pour postuler

Votre candidature doit être déposée en ligne sur la plateforme en ligne d’enregistrement des candidatures VNU Jeunes

Autres renseignements sur le site du Quai d’Orsay

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en pause

(B2) Ce blog prend quelques vacances. Après quelques mois trépidants depuis le sommet de décembre consacré à la future politique de sécurité et de défense commune – dont les résultats se font attendre – les élections européennes et ses attentes, sans oublier les crises graves qui se succèdent aux frontières de l’Union européenne — Syrie, Libye, Ukraine et Israël Gaza en dernier lieu, nous n’avons pas eu de quoi chômer. Et l’actualité ne s’est pas vraiment arrêtée et continue d’ailleurs. Mais il faut bien faire une pause. Et… ce moment est venu. Nous profiterons de cet été – et des quelques moments de recul qu’il procure – pour revenir de façon un peu plus approfondie sur quelques évènements ou interrogations. L’actualité politique et diplomatique continuera d’être traitée, si l’actualité l’exige pour nos abonnés du Club. Retour en pleine puissance après le 18 ou 25 août… D’ici là bonnes vacances à tous

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Libye : on évacue (Maj)

(BRUXELLES2) Plusieurs pays ont décidé à la suite des Etats-Unis samedi dernier, d’évacuer leurs ambassades de Tripoli : l’Allemagne et la France notamment. Paris avait donné l’ordre dimanche (27 juillet) à ses ressortissants de quitter le pays sans tarder, opération terminée mercredi (30 juillet). Deux frégates de la marine nationale – le FASM Montcalm et le FLF Courbet – ont été mobilisées.

Evacuation maritime pour les Français 

Le FASM Montcalm a appareillé de Toulon lundi (28 juillet) soir, emportant à son bord une équipe de la cellule de crise du ministère des Affaires étrangères (MINAEDI), chargée de la coordination des opérations en lien avec l’ambassade de France en Libye. Elle a été rejointe en mer par la FLF Courbet. Les deux frégates françaises « se sont placées à proximité du port de Tripoli dans la nuit du mardi 29 au mercredi 30 » précise-t-on à l’Etat-major des armées. Des « « éléments de sécurisation » ont été mis à terre pour sécuriser l’embarquement. Et les ressortissants embarqués à bord de RHIB », bateaux rapides. En tout, six rotations ont été effectuées pour évacuer l’ensemble des ressortissants : une cinquantaine de Français et quelques citoyens britanniques. La FASM Montcalm a ensuite mis le cap sur Toulon pour permettre à chacun de retrouver la terre ferme.

Une frégate grecque et un C-130 italien mobilisés 

La Grèce a aussi annoncé mercredi (30 juillet) de fermer temporairement son ambassade en Libye et d’évacuer son personnel diplomatique et les ressortissants grecs. Athènes a également dépêché une frégate (Salamis) pour évacuer ses ressortissants et ceux d’autres pays.  L’Italie et le Royaume-Uni ont, pour l’instant, décidé de garder ouverte leur ambassade.

Rome a mis cependant en place une cellule de crise pour évacuer ses ressortissants. Une série de transferts « avec quatre convois escortés par la route ont été organisés entre les 17 et 20 juillet » précise Federica Mogherini la ministre des Affaires étrangères. Et « deux vols spécifiques organisés les 24 et 27 juillet », notamment avec un Hercules C-130. « D’autres vols pourraient être organisés dans les prochains jours » précise la ministre. 120 Italiens ont ainsi été évacués ainsi que 30 ressortissants d’autres nationalités.

(NGV)

(Maj) La délégation de l’UE a également été fermée. Les personnels expatriés évacués. La délégation « continuera de fonctionner depuis les locaux de Tunis », a précisé à B2 un diplomate européen.

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Français, Maliens et Néerlandais à la recherche du vol d’Air Algérie

(BRUXELLES2) Le crash de l’avion MD83 d’Air Algérie AH5017 faisant la liaison Ougagoudou (Burkina Faso) – Alger dans une zone quasi désertique au nord du Mali a mobilisé des équipes de militaires français (hélicoptères, drone Reaper + moyens terrestres), néerlandais de la Minusma (hélicoptères Apache) et maliens. Les services médicaux néerlandais ont été mis en alerte à Gao ainsi que les membres espagnols d’EUTM Mali à Koulikoro, prêts à partir pour prêter main forte si nécessaire (l’équipage de l’avion était espagnol). Voici le récit tel qu’en ont dressés les ministères français et néerlandais de la Défense, particulièrement mobilisés.

(jeu 24 juillet)

11h30 (9h30 locales) – deux Mirage 2000-D, basés à Niamey, sont détournés de leur mission en cours au Mali pour conduire les premières recherches sur une possible zone de crash. Sur la base des premières informations, les recherches sont menées sur deux axes de vol probables : Ouagadougou – Tessalit, et Niamey – Tessalit.

Une cellule de coordination est mise en place sur place, pour recueillir les indices remontant du terrain, afin d’orienter nos moyens de recherche sur zone.

18h – plusieurs sources concordantes — du Burkina Faso, du Mali et des Néerlandais de la Minusma — permettent de concentrer nos recherches sur la région de Gossi, ville située à 150 kms environ au sud-ouest de Gao.

Env. 22h – un des drones d’observation, doté de capacités de vision nocturne, le Reaper, basé à Niamey au Niger, débute une mission d’identification sur cette zone restreinte.

Avant minuit – le Reaper survole la zone de l’épave. La météo est hostile et la nuit très noire, sans lune, « niveau 5″ disent les militaires. Malgré tout, 2 hélicoptères – un hélico de transport Cougar et un hélico Tigre en protection – décollent de Gao pour confirmer la localisation.

A 1h42 – l’équipe se pose et permet l’identification formelle des débris de l’avion, qui se trouvent sur une zone très concentrée, de 200 à 300 mètres.

(ven 25 juillet)

matin – Deux hélicoptères d’attaque Apache néerlandais de l’ONU partent du camp Castor à Gao (Mali), destination : le lieu d’impact. Ils escortent deux hélicoptères MI-8 de transport de l’ONU vers la zone du sinistre. A bord des commandos du Groupe terrestre d’opérations spéciales du groupe de pays (SOLTG) chargés de soutenir la sécurité des unités présentes et des spécialistes de la neutralisation des munitions explosives (EOD).

7h30 – une nouvelle équipe comprenant notamment un médecin arrive, pour permettre les premières constatations.

Les forces à Gossi préparent l’installation d’une base avancée logistique et d’un petit poste de commandement.

après-midi -. environ 180 militaires français (une compagnie de la force Barkhane) et maliens (deux sections des Forces armées maliennes), atteint la zone de l’accident par route et piste depuis Gossi, à environ 80 km de l’impact (environ 6 heures de route), complétés par 40 soldats néerlandais de la MINUSMA. Mission : sécuriser la zone et permettre le recueil d’informations ; et préparer l’arrivée des enquêteurs du Bureau d’Enquêtes et d’Analyses (BEA) de la Sécurité de l’Aviation civile.

(sam 26 juillet)

- arrivée (prévue)  des enquêteurs du BEA.

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La guerre aérienne continue à l’est de l’Ukraine

(BRUXELLES2) Deux avions de chasse de l’armée ukrainienne ont été abattus, mercredi (23 juillet), dans l’est de l’Ukraine, a annoncé le gouvernement à Kiev. Les deux Soukhoï Su-25 ont été abattus alors qu’ils volaient au-dessus de Savour-Mogyla, dans la région de Donetsk. Les pilotes ont réussi à s’éjecter. Du côté ukrainien, on affirme avoir abattu plusieurs drones. Un drone russe de type « Albatros 10″ a été abattu près de Amvrossiivka, dans l’oblast de Donetsk, annonce le ministère de la Défense. Cet appareil a été utilisé « pour permettre aux forces hostiles de cibler les Forces armées de l’Ukraine ». Trois drones ont été également abattus dans la région de Luhansk, près de la frontière « Dovzhansky », et un autre dans la région de Kharkiv, a annoncé le Conseil de sécurité nationale le 25 juillet ; des drones de la fédération de Russie « destinés au renseignement » précise le porte-parole du Conseil.

(NGV/JC)

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Relève italo-allemande dans l’Océan indien

(BRUXELLES2) Le destroyer italien Andrea Doriava va prendre la relève du commandement de l’opération européenne anti-piraterie EUNAVFOR Atalanta au large de l’Océan indien le 6 août.

A son bord, le commandant de la force, le contre-amiral Guido Rando qui va relever son homologue allemand, Jὓrgen Zur Mȕhlen, et l’Etat-major de la force. Celui-ci est composé de 34 officiers et sous-officiers de 11 Etats membres (Belgique, Croatie, France, Allemagne, Grèce, Italie, Lettonie, Pays-Bas, Portugal, Roumanie, et Espagne) ainsi que de la Serbie. L’Andrea Doria, placé sous le commandement du capitaine Gianfranco Annunziata, compte un équipage de 208 hommes et femmes, dont des équipes spécialisées de fusiliers marins San Marco, et un groupe aérien d’hélicoptère, avec un hélicoptère EH 101.

C’est la troisième fois que l’Italie prend le commandement de la force Atalanta depuis le démarrage de l’opération en décembre 2008. « A cette époque, la situation dans l’océan Indien était critique. Aujourd’hui, la situation est sous contrôle, grâce à l’intervention des opérations maritimes de l’UE, de l’OTAN et de la coalition CTF151, avec une prise de conscience des navires de commerce et l’utilisation d’équipes de protection (NDLR : privées ou militaires). Mais il ne faut pas baisser la garde. La menace des pirates ne peut pas être sous-estimée. » a averti le contre-amiral Rando, avant le départ du destroyer de la base de Tarente, le mardi (22 juillet).

Outre le navire italien, la force navale anti-piraterie sera composée ces prochains mois de quatre frégates (1 Néerlandaise, deux Espagnoles et 1 Allemande) ainsi que d’un navire-ravitailleur de la marine allemande.

(NGV)

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