1200 postes supprimés outre-manche. Les militaires inquiets

(B2) Dire que les militaires britanniques grognent serait un faible mot. Avec le dernier projet du gouvernement de supprimer 1200 postes sur les 4500 qui constituent l’administration civile et militaire du ministère de la Défense, les militaires s’expriment dans la presse.

Un retard pour l’équipement des opérations

Témoin ce dimanche, dans le Sunday Times. Le général Figgures Andrew, vice-chef d’état-major chargé de l’achat de matériel, dit qu’il ne voit pas comment les réductions puissent être « pleinement mises en œuvre, tant que le tempo opérationnel actuel perdure ». Avec le personnel de manutention réduit d’un tiers, cela rend « plus difficile » l’appui des troupes engagés à l’étranger.

Une seule opération gérable à l’avenir ?

Le général Peter Wall, chef adjoint à l’état-major en charge des opérations, avertit : le quartier général des opérations britannique qui contrôle actuellement deux opérations principales, en Irak et en Afghanistan ne sera « plus capable de gérer plus d’une crise à la fois dans l’avenir ». « Il y a un risque que les réductions entraînent un certain nombre de défaillances dans l’organisation » et de « réduction de la capacité pour la planification d’urgence ».

(NGV)

 

John Hutton, nouveau ministre de la Défense UK


(B2)L’actuel ministre du Commerce, John Hutton, va devenir ministre de la Défense dans le cadre d’un remaniement plus profond destiné à donner un second souffle au gouvernement de Gordon Brown. Il succède ainsi à Des Browne, dont la dernière apparition en public aura été la réunion informelle des Ministres de la Défense à Deauville. Des Browne est ainsi dégagé du gouvernement (un poste de compensation lui sera offert). John Hutton sera remplacé à son poste par… Peter Mandelson, l’actuel commissaire européen au Commerce qui quitte Bruxelles (après avoir été aux négociations de l’OMC sans y réussir vraiment d’ailleurs).

Député du Labour (le parti travailliste) depuis 1992, John Hutton est réputé proche de Tony Blair. Ministre de la santé sous Tony Blair, puis secrétaire d’Etat au Travail et aux pensions (quand Plunkett démissionne), c’est un peu l’homme des missions difficiles. Outre les Affaires sociales, il s’est toujours un peu intéressé aux questions de sécurité et de défense, il a notamment siégé à la commission « Affaires intérieures » et « Défense » de la chambre des communes. A son nouveau poste, il va devoir d’abord gérer une armée britannique, engagée sur deux terrains difficiles, Irak et Afghanistan, et en proie à de solides difficultés financières et matérielles.

A suivre…

(NGV)

50 ans d’Europe. Ce que représente l’UE pour un Polonais

Ce que les citoyens du pays attendent de la France pour relancer l’Union européenne ? A la veille des élections présidentielles en France, nous avons demandé à deux collègues, l’un polonais, l’autre albanais ce que représentait l’Union européenne.

(Archives – B2) S’il faut relancer l’Union européenne, la réponse, d’un citoyen polonais – notez-le bien pas du gouvernement polonais – se résume en une seule phrase: que la France choisisse bien… lors des élections présidentielle et législative.

L’Europe ne peut pas se permettre en effet un autre échec constitutionnel. Il est donc absolument nécessaire que la France cesse d’être un point de blocage politique, que, finalement, elle ratifie le Traité Constitutionnel. Et ceci sera le cas seulement quand les Français choisiront des dirigeants politiques pro-européens, prêts à donner un plein soutien au projet constitutionnel, sans réserve ni hésitation.

Reste à définir, qui est ce « dirigeant d’élite pro-européen ». A mon avis, seuls deux candidats à la présidentielle en France sont des Européens convaincus, capables de pousser vers la ratification de la Constitution européenne. Ce sont François Bayrou et Nicolas Sarkozy. Le premier est l’un des rares hommes politiques qu’on peut appeler « Européen du cœur ». Une petite anecdote pour le prouver: la seule photographie installée dans le bureau de M.Bayrou, c’est la photographie de Robert Schuman. Or on peut attendre de quelqu’un qui a une photo de Schuman dans son bureau… qu’il se batte de toutes ses forces pour la ratification.

Evidemment le cas de Nicolas Sarkozy est plus compliqué. Lui, il n’est pas trop amoureux de l’Union Européenne. Il l’accepte, il la soutient. D’une manière à l’autre, il est un « Européen » lui aussi. Mais dans son cas, c’est la raison, et non l’amour de fond, qui le pousse à l’être.

L’avantage de Sarkozy est autre part. Contrairement à François Bayrou et Ségolène Royal, le ministre de l’Intérieur est le partisan d’une ratification parlementaire, et non par le référendum. Cela reste un choix politiquement très incorrect, mais aussi très, très bien fondé. Franchement, c’est la seule solution qui nous garantisse que la Constitution européenne sera ratifiée, le comportement référendum des Français étant un mystère… En plus, il nous semble « qu’un traité simplifié » – qui ne reprendrait que les réformes institutionnelles – pourrait être accepté par la plupart des autres pays membres de l’Union européenne. Et même par les Anglais.

Ceci dit, je n’oserai jamais dire aux Français: votez Sarkozy. Ou votez Bayrou. J’essaie tout juste de dire que le choix de l’un de ces deux hommes politiques nous rapprochera de la ratification en France du Traité constitutionnel modifié. Je ne dirai pas la même chose pour Ségolène Royal. Son idée d’un référendum, mélangé à une faible volonté des Socialistes, me semble trop risquée. Un deuxième ”Non” causerait une vraie crise fondamentale comme l’a analysé récemment Jo Leinen, eurodéputé social-démocrate allemand (et spécialiste de la question constitutionnelle).

Last but not least, je note avec une grande satisfaction, que près de deux ans après le « non » retentissant des Français à la Constitution européenne, le sujet de l’Europe est redevenu l’un de sujets principaux du débat politique en France. Il me semble que les Français, en leur ensemble, sont sortis d’un discours trop « défensif » sur l’Europe. C’est très important parce que la France reste l’un des pays fondamentaux en Europe. Elle l’était toujours et probablement, elle le sera toujours.

Konrad Niklewicz, correspendant du quotidien polonais „Gazeta Wyborcza” à Bruxelles
Paru dans Ouest-France, mars 2007

Le Non Belge à la guerre en Irak

(B2) En Belgique, le consensus est quasi-général. Dans ce pays aussi plat qu’un plat, qui héberge non seulement le siège de l’Otan mais aussi plusieurs bases militaires, la tradition pacifiste reste vigoureuse, particulièrement en Flandre. Et les mouvements américains de troupes ne peuvent être passés sous silence.

L’aéroport d’Ostende et le port d’Anvers ont ainsi été mobilisés courant janvier pour embarquer du matériel militaire US. Le tout sous protection de l’armée belge. Ce qui a suscité quelques soubresauts au sein de la coalition au pouvoir. Très vite, socialistes et écologistes sont montés au créneau. Le leader socialiste wallon, Elio Di Rupo, qualifiant ainsi cette « guerre particulièrement insensée », de « tromperie » (1). Un temps favorable à une solution militaire, les libéraux, leurs alliés au gouvernement, ont dû se ranger à l’opinion générale. 84 % de la population est en effet hostile à toute intervention. Un chiffre qu’aucun homme politique ne peut ignorer à trois mois des élections générales.

Dans ce pays aux tréfonds catholiques, nul ne peut également ignorer le vibrant plaidoyer en faveur de la paix de Godfried Danneels, l’archevêque de Malines-Bruxelles. La veille de Noël, il avait stigmatisé le « God Bless America ». « Accaparer Dieu pour sa propre cause, ce n’est pas la première fois que cela se produit dans l’histoire de l’humanité, mais il faut savoir que ça ne se fait pas » a-t-il déclaré, condamnant également toute guerre préventive. « Il faut résoudre les problèmes du monde d’une autre façon ». La Belgique a ainsi suivi à l’OTAN, la France et l’Allemagne dans leur refus de répondre aux demandes d’assistance américaine.

La position des institutions européennes, entre silence et condamnation

La Commission européenne s’est montré d’une hypocrisie peu commune. Alors que parallèlement elle revendique le pouvoir de conduire, aux cotés du conseil des ministres, la politique extérieure, elle n’a montré aucun signe de volonté en ce sens. Interrogée par nos soins, le porte-parole de la Commission, Jean-Christophe Filori, indique que la Commission se range du coté du Conseil… L’exécutif européen en a été même incapable d’émettre le moindre point de vue à titre humanitaire. Comme il avait pu le faire dans le passé.

Le Parlement européen a été plus audacieux. Faisant taire leurs divergences, députés libéraux, socialistes et écologistes, ont en effet voté une résolution forte, condamnant toute « frappe préventive [ce qui] contreviendrait au droit international ». Adoptée par 287 voix pour et 209  contre, ce texte estime également que les « violations de la résolution 1441 (…) actuellement relevées par les inspecteurs en ce qui concerne les armes de destruction massive ne justifient pas le lancement d’une action militaire« . Une délégation de 33 parlementaires européens, mené par l’écolo belge Paul Lannoye et le communiste français, Francis Wurtz, est d’ailleurs actuellement en Irak et devrait rendre compte de sa mission la semaine prochaine.

(Nicolas Gros-Verheyde)

(1) Le PS belge a rappelé « qu’il partage les préoccupations exprimées par un grand nombre de mouvements politiques et d’associations de la société civile pour qui une guerre en Irak aurait des conséquences désastreuses ». « Si le régime anti-démocratique de Saddam Hussein est fortement condamnable, dans l’état actuel des choses, une nouvelle intervention militaire dans ce pays est injustifiable »

(Paru dans Témoignage Chrétien, février 2003)

La carte du tendre européen

(archives B2) Classer les pays européens sur une carte du tendre, politique et économique, européen relève d’une certaine gageure, tant la politique d’un État peut différer à court terme ou à moyen terme, tant les positions peuvent être varier entre l’État central et les collectivités locales (Allemagne), entre l’opposition et la majorité (Espagne) ou même au sein de la coalition au pouvoir (Italie, France).

Le pays sera davantage classé suivant sa tendance de fond bien que des nouveautés puissent apparaître. Ainsi, en Italie, qu’on pouvait jusqu’à présent classer dans les pays fédéralistes, est apparue récemment une divergence entre les positions du premier ministre Amato et du ministre des affaires étrangères Dini, l’un se cantonnant sur la ligne.

Etat fédéral, structure intégrée ou Union d’Etats

Les pays européens se regroupent sur l’Europe politique en trois tendances : fédéraliste (un État fédéral) – “une Europe fédérale dotée d’un gouvernement fort avec un découpage précis des tâches” -, intégrationniste (une communauté intégrée) – “poursuite des avancées communautaires dans une intégration de plus en plus poussée mais avec respect de certaines prérogatives nationales” – ; et souverainiste (une Union d’État) – “souci de préserver la sphère de compétence des États”. Dans cette dernière catégorie, se regroupent des pays qui ont parfois des vues complètement différentes en matière de préservation de leur compétence, le Royaume-Uni par souci de libéralisme, la Suède par souci social-démocrate. Il faut remarquer que la position réservée de la Suède pourrait évoluer avec sa prise de fonction de présidence. En général, commente un diplomate, « un pays qui obtient la présidence devient plus euro-enthousiaste ». Dernier exemple en date, la Finlande.

Intervenir dans l’économie ou laisser faire

La position des États membres sur l’Europe économique peuvent recouper une carte différente. On peut cerner trois tendances. L’une, de modèle colbertiste, entend défendre un pôle important de services publics et un certain rôle d’intervention pour l’État. L’autre, plus souple sur les services publics, de modèle bismarkien, n’entend pas laisser la place au tout libéralisme mais se fonde davantage sur les rapports de force syndicaux, sociaux ou territoriaux (force du régionalisme) pour établir des règles au libre marché, la troisième enfin obéit à une logique davantage libérale classique.

Une place à l’office ou à la table

Quant aux 13 pays candidats, ils voient la déclaration Fischer, et notamment le projet de pays d’avant garde, comme une véritable déclaration de guerre, leur laissant entrevoir une fois leur adhésion acquise qu’une place à l’office et non à la table. Du point de vue économique, leur politique ne permet pas de les classifier suivant les mêmes critères que les pays occidentaux. De pays hyper-administrés, avec une agriculture et industrie totalement ou en partie nationalisée, ils doivent rejoindre l’économie de marché, la politique de libéralisation qu’ils mènent est donc difficilement comparable. Attention donc ! Le classement est donc très sommaire et sujet à caution tout comme à discussion. NB : Il est aussi lié à la politique du gouvernement national du moment.

(Nicolas Gros-Verheyde)

Paru dans France-Soir, juin 2000

Pays

Quelle Europe politique

Quelle Europe économique

Les Quinze

Allemagne fédéraliste dialogue social
Autriche fédéraliste dialogue social
Belgique fédéraliste interventionniste
Danemark Union d’États sociale
Espagne intégrationniste libre marché
Finlande intégrationniste dialogue social
France intégrationniste interventionniste
Grèce intégrationniste interventionniste
Irlande intégrationniste libre marché
Italie * fédéraliste interventionniste
Luxembourg fédéraliste dialogue social
Pays-Bas fédéraliste libre marché
Portugal intégrationniste interventionniste
Royaume-Uni Union d’États libre marché
Suède Union d’États dialogue social
Espace économique
Islande Union d’États dialogue social
Liechtenstein Union d’États
Norvège Union d’États dialogue social
Pays Candidats
Pologne intégrationniste interventionniste
Hongrie fédéraliste dialogue social
Rép. Tchèque intégrationniste libre marché
Slovaquie intégrationniste interventionniste
Bulgarie intégrationniste libre marché
Roumanie intégrationniste interventionniste
Estonie intégrationniste libre marché
Lettonie intégrationniste dialogue social
Lituanie intégrationniste dialogue social
Slovénie intégrationniste dialogue social
Malte intégrationniste libre marché
Chypre intégrationniste dialogue social
Turquie Intégrationniste interventionniste
Autres
Suisse (hors EEE) Union d’États dialogue social

Le parti de la bière, la farce est finie

(Archives B2 – à Varsovie) Dans la grisaille ambiante de la campagne électorale polonaise qui voit s’affronter 64 listes aux différences souvent microscopiques, le parti des amis de la bière détonnait, par sa fraicheur et son humour. Aujourd’hui encore, il marque sa différence mais sur un tout autre registre, celui de la banqueroute.

Né en décembre 1990 comme une plaisanterie d’acteurs en goguette, le parti des amis de la bière est devenu au fil des mois et des sondages, une force sérieuse – entre 3 et 5% des voix – avec lequel il faudrait compter dans ce futur puzzle que sera demain le parlement polonais. L’épiscopat polonais lui a même conféré ses lettres de noblesse, en recommandant fortement aux Polonais de… « ne pas voter » pour ce parti.

Discuter de choses sérieuses autour d’une bière

Rassemblant d’une part les « polonais moyens », ingénieurs, journalistes, acteurs de théâtre… et d’autre part, des businessman, le parti des amis de la bière (Polskiej Partii Przyjaciół Piwa) porte une revendication principale : pouvoir discuter de choses sérieuses, avec calme, sans disputes autour… d’une bière ! Cette couleur politique a également l’avantage, selon ses membres : « pouvoir répondre répondre diplomatiquement à la question rituelle – quelle est votre opinion ? – par un – j’aime beaucoup la bière – ».

Du parti des braves gens au parti du succès

Début juillet, un comité électoral dirigé par Piotr Kaczorowski fut mis en place, et un premier appel de fond lancé. Un groupe de « biznesman » s’est constitué sous la houlette de CZ, directeur d’une société d’électronique s’est constitué. Il a même promis « l’argent tant qu’il en faudra ». Accord conclu… Une première dotation de 2 millions de zlotys (1 million FF) a ainsi été apportée en échange d’une présence sur les listes. Et dix commandements intitulés pour « comment boire la bière » furent édictés. Le programme du parti fut cependant quelque peu modifié, pour le rendre plus « agressif ». Le parti des braves gens devint alors le « parti du succès ». Et certaines revendications, très précises, firent leur apparition, comme la baisse des impôts pour les entreprises ou l’agrandissement des petites exploitations agricoles… La philosophie conviviale du parti commença à être mise à mal, à l’intérieur même du parti.

De la promotion d’idées libérales au petit commerce

Ce n’était qu’un début… Lors des premiers spots télé, les « biznesman » profitèrent de l’aubaine – la minute de publicité télé coûtant 150 millions de zlotys – pour faire la promotion de leur petit commerce plutôt que de leurs idées. On put voir ainsi en pleine campagne électorale un brave vendeur expliquer les détails de son excellente gamme de voitures Ford, ou un brasseur vanter son pub où coule la bonne bière. Enivrés par leur succès, les ‘biznesman’ allèrent même jusqu’à refuser que deux des candidates passent devant le petit écran. Elles « étaient trop jolies pour être vraies ». Ils pensaient que c’était simplement des « modèles » !

L’ambiance tourne à l’aigre

La chope de bière commençait d’être pleine. Le climat « convivial » devint franchement aigre entre les deux composantes du parti. D’autant que tous les ‘biznesman’ n’avaient pas tous payé leur écot au parti. Seuls 700 millions de zlotys (350.000 F) étaient rentrés dans les caisses. A peine de quoi payer quelques affiches électorales. Résultat, à quelques jours des élections, le quartier général du parti des amis de la bière – situé en plein Praga, un des quartiers les plus pauvres de Varsovie – ressemblait davantage à un chantier qu’au siège de futurs députés. Les employés n’étaient plus payés, le téléphone ne fonctionnait plus qu’en réception, et le propriétaire donnait une semaine pour vider les lieux. Chacun commença à accuser l’autre de manipulation. Et un imbroglio digne de la meilleure pièce de boulevard se mit en place en présence même de la presse.

Le parti éclate en pleine conférence de presse

Lors d’une conférence de presse destinée à démonter la manipulation des biznesman, le délégué du comité électoral Kaczorowski confirma le retrait de la candidature du « biznesman » CZ plusieurs fois démissionnaire. Furieux, ce dernier aidé du président du parti, l’humoriste et acteur de série télévisé, Janusz Rewiński, dénonça tout à la fois la tenue de cette conférence de presse sans sa présence, la mauvaise gestion de Kaczorowski et annonça le dépôt d’une plainte auprès du procureur comme la nomination de deux nouveaux responsables. Ces deux derniers, peu heureux de ce cadeau empoisonné fait sans les consulter, signifièrent immédiatement leur démission.

Une dispute inévitable

Le vice-président Adam Halber et plusieurs candidats reprirent alors l’offensive, dénonçant cette manipulation et en apportant leur soutien à Kaczorowski. Pour Adam Halber, journaliste à Pan (*), « cette dispute était inévitable. Car comme dans tout mariage de raison, il y avait une contradiction à résoudre. Personnellement, j’aurais préféré que l’abcès crève après les élections. » Et gardant néanmoins une pointe d’humour, « nous avons essayé de faire baisser la température avec la bière mais cela n’a pas réussi. » Les proportions de houblon et d’orge ne devaient pas être les bonnes …

(Nicolas Gros-Verheude)

article paru dans la Truffe, novembre 1991

Mis à jour : le parti obtient aux élections législatives du 27 novembre 1991, 3,27% des voix et 16 députés font leur entrée à la Diète. Adam Halber est décédé à Varsovie le 25 février 2015

(*) : Monsieur, équivalent du Lui français.