Martin Bartak, futur ministre de la Défense tchèque ? Et autres noms



Martin Bartak
(ODS) pourrait occuper le poste de Ministre de la Défense dans le futur gouvernement « technique transitoire », tchèque constitué entre les socio-démocrates (CSSD) et les chrétiens-démocrates (ODS). Un remaniement rendu nécessaire après le vote de la motion de censure contre le gouvernement Topolanek. Actuellement au poste de secrétaire d’Etat à la défense, c’est le candidat le plus souvent cité pour remplacer la ministre actuelle Vlasta Parkanova (dont le départ semble acquis, son parti ne participant pas au nouveau gouvernement transitoire). Né le 14 février 1967, neurochirurgien de profession (exerçant à l’hôpital « Na Homolce » de Prague), Martin Bartak est le spécialiste des questions de défense et de sécurité de l’ODS. Il a notamment été le conseiller du vice-président de l’ODS, Petr Necas (2002-2006). Le nouveau ministre aura comme tâche de présider la réunion des Ministres de la Défense de l’UE, le 18 mai ; la république Tchèque continuant, vaille que vaille, malgré ses difficultés internes, de présider l’UE jusqu’au 30 juin 2009.



(Mise à jour) Pour les Affaires étrangères, les socio-démocrates ont proposé Jan Kohout. Un diplomate très expérimenté, fin connaisseur des affaires européennes. Membre du CSSD, membre de la Convention européenne, Kohout a été le premier ambassadeur tchèque auprès de l’UE de mai 2004 à 2008. Il avait refusé la charge de Premier ministre en 2005, et est aujourd’hui un des adjoint de Schwarzenberg (actuel ministre des Affaires étrangères, démissionné), vice ministre chargé de la coopération et de l’aide humanitaire.



Aux Affaires européennes, c’est l’actuel ambassadeur auprès de l’OTAN, Stefan Füle, qui est pressenti pour succéder à Vladimir Vondra. Diplômé de philosophie de l’université de Prague, il a suivi les cours de l’Institut des relations internationales de Moscou de 1981 à 1986 (à la « belle époque » soviétique). Sa carrière de diplomate, il l’a essentiellement commencé, à l’ONU à New York puis au département « Nations-Unies » du ministère des Affaires étrangères. Il a servi ensuite comme ambassadeur en Lituanie (1998-2001), a été ensuite premier vice-ministre de la Défense (dans le gouvernement social démocrate, 2001-2002) puis ambassadeur à Londres, avant d’atterir à l’OTAN (2005-2009) où il est devenu un fervent défenseur de la politique suivie par son gouvernement concernant l’implantation d’un radar US dans le cadre du bouclier anti-missiles, alors que son parti y était opposé. Beau tour de force…

(photos : Ministère CS de la Défense, Ministère CS des affaires étrangères, Otan)

(NGV)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

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