L’UE hausse le ton. L’Inde rappelée à ses obligations internationales

(BRUXELLES2) Ton un peu plus ferme de l’Union européenne aujourd’hui dans le litige entre l’Inde et l’Italie sur la traduction en justice des fusiliers marins servant sur le Enrica Lexie. Il est vrai que la ligne de langage, indiquée hier, semblait relativement faible. La Haute Représentante, Catherine Ashton a ainsi fait part – dans un communiqué publié aujourd’hui – de sa « préoccupation » sur les ordonnances du 14 et 18 Mars 2013 de la Cour suprême indienne qui oblige l’ambassadeur d’Italie à demander la permission de la Cour pour quitter le pays jusqu’à nouvel ordre.

Respect de la Convention de Vienne

Elle « rappelle » aussi que « la convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques est une pierre angulaire de l’ordre juridique international et doit être respectée en tout temps. Toute restriction à la liberté de mouvement de l’ambassadeur d’Italie à l’Inde serait contraire aux obligations internationales établies en vertu de la présente Convention » précise-t-elle. Le communiqué poursuit en espérant qu’une solution « mutuellement acceptable » puisse être trouvée « par le dialogue et dans le respect des règles internationales et encourage les parties à explorer toutes les voies à cet effet ».

Lire aussi : dialogue de sourds entre New-Delhi et Rome

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).