Pirates prenez garde ! l’Awacs veille

(crédit : Sirpa Air)

Un awacs français, le E3F du 36ème escadron de détection et de contrôle aéroporté (EDCA) de Avord, est de retour dans l’opération européenne anti-piraterie EUNAVFOR Atalanta (1). Basé à Djibouti, il a effectué son premier vol opérationnel mardi et devrait rester actif dans la zone pendant trois semaines environ.

Avantage d’un tel appareil. Avec une capacité de scanner une zone sur 360° et 250 milles nautiques, il a un spectre d’action plus large que les avions de patrouille maritime (PatMar). Bien utile alors que la zone de « chalandise » des pirates s’accroit tant au sud qu’à l’est (2). Même s’il est moins fin qu’un PatMar, l’Awacs peut permettre de repérer les différents navires marchands qui naviguent dans la zone, comme ceux piratés, voire utilisés par les pirates (3).

Il peut servir également de relais radio entre les différents QG, les navires et avions engagés dans la zone, en cas d’absence de couverture radio.

(1) Un Awacs était déjà présent il y a un an, quelques semaines, à partir de fin août 2009.

(2) Lire notamment :

(3) Lire : Un navire de l’AMISOM attaqué par les pirates. Un cargo en bouclier

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).