EUAM Ukraine réformera 20 postes de police en 2017

Kęstutis Lančinskas (au centre) présente le projet lors d’une table ronde (Crédit: EUAM Ukraine)

(BRUXELLES2) Avec le programme « Soutien à la réforme de la police » l’Union européenne prévoit la transformation de 20 postes de police à travers l’Ukraine, pour en faire des « modèles » de la police nationale. 

20 postes remodelés

Le projet, d’une valeur de six millions d’euros, va permettre de « remettre à neuf et d’équiper les commissariats de police sélectionnés » a expliqué le chef de la mission de conseil de l’Union européenne en Ukraine (EUAM Ukraine), Kęstutis Lančinskas, le 20 décembre dernier. Les 20 postes de police choisis se trouvent dans les régions de Kiev (centre), Kharkiv (est) et Lviv (ouest) (NDLR : deux provinces où la mission européenne a étendu son activité depuis plusieurs mois déjà). Les travaux de rénovation des postes visent à créer un « environnement de travail moderne qui réponde aux besoins des citoyens qui signalent des crimes et qui respecte les droits de la personne détenue ».

… et les policiers formés

Outre une réforme des locaux, le projet prévoit « la formation et l’équipement des policiers, sur [base des] meilleures pratiques de l’Union européenne en matière de police communautaire, ainsi que sur le maintien de l’ordre public. » L’accent sera mis sur les mesures de confiance du public, sur les initiatives de lutte contre la corruption, la sensibilisation du public à la police communautaire et la participation de la société civile à l’élaboration d’un programme annuel de sécurité et de systèmes de gestion des plaintes.

Un modèle pour le futur

« Notre plan porte sur les 20 postes de police avec lesquelles nous allons coopérer, elles serviront de modèles de la nouvelle police pour le reste du pays. » Le projet sera dirigé par EUAM Ukraine, avec le soutien de la police suédoise et du Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS).

(Leonor Hubaut)

Lire aussi:

MurJerusalemCouleursFra@Isr151115

Attentats de Paris. Une nuit en Europe et ailleurs aux couleurs françaises

MurJerusalemCouleursFra@Isr151115

Le mur des lamentations à Jérusalem (crédit : Israel)

(B2) Dans toute l’Europe et ailleurs dans le monde, de nombreux monuments officiels ou symboliques se sont illuminés aux couleurs tricolores cette nuit de samedi à dimanche, en hommage aux victimes des attentats de Paris du 13 novembre 2015, au Bataclan, au Stade de France, sur les terrasses et les rues du 10e et 11e arrondissement. Un hommage visuel qui a sans doute autant de poids que les mots.


Sources : Ministères des Affaires étrangères (Allemagne, Albanie, Finlande, Fyrom, Israel, Lituanie, Montenegro, Pologne, Slovaquie, Ukraine)

 

RussesChervonoe26Fev2015@Stratfor

Stratfor voit le Russe aux portes de Kiev !


RussesChervonoe26Fev2015@Stratfor(BRUXELLES2) Stratfor, s’est livrée à un petit wargame en mars sur les possibilités d’incursion militaire russe plus pointue en Ukraine. Un grand amalgame d’informations avérées et d’autres qui ressemblent davantage à des rumeurs comme le rappelle elle-même la société privée américaine « d’intelligence » (= renseignement).

Scénario 1. Des incursions limitées et la continuité territoriale du territoire séparatiste

Les premiers scénarios examinés sont les plus limité d’entre eux tous. « Dans ce paradigme, la Russie a mené petites incursions le long de la totalité de sa frontière commune avec l’Ukraine dans le but de menacer divers objectifs clés de la région et, ce faisant, d’étaler la puissance de combat ukrainienne autant que possible. Du point de vue militaire russe, c’est efficient et efficace, mais cela ne permettrait pas de réaliser des objectifs politiques ou de sécurité supplémentaires qui ne soient pas déjà en cours. Toutefois, une telle démarche serait probablement utilisée en conjonction avec toutes les futures actions militaires de la Russie ou de séparatistes pro-russes. » Une autre option limitée selon les stratèges de Stratfor « est une petite extension de lignes séparatistes actuelles vers le nord, en incorporant le reste des oblasts de Donetsk et de Louhansk pour rendre le territoire plus autonome. Cette offensive consisterait principalement à l’engagement direct des forces ukrainiennes qui sont concentrées le long de la zone tenue séparatiste. »

Scenario1 Limite@Stratfor

Scénario 2 : Le pont vers la Crimée

Une des options « les plus couramment courues entraînerait la Russie à longer la côte sud de l’Ukraine pour relier la Crimée avec des positions séparatistes dans l’est de l’Ukraine ». Dans ce scénario, Strafor « a supposé que les planificateurs conduiraient l’offensive de front assez large pour assurer l’approvisionnement en eau primaire de Crimée, provenant du Dniepr. Cette caractéristique aquatique est importante, car une grande partie de la ligne défensive de la Russie serait attachée à un point défendable dans la région: à savoir, le fleuve Dniepr. Il faudrait alors atteindre un pont de terre et sécuriser les lignes d’alimentation en Crimée. En menant une telle offensive, la poussée initiale déplacerait les forces rapidement à travers l’Ukraine vers la ville de Kherson et de Nova Kakhovka sur le fleuve Dniepr, où ils seraient mis en place des positions défensives. Une des contraintes potentielles pour ce scénario est le fait que les lignes d’approvisionnement devraient être prolongées sur une assez grande distance le long d’un mince, difficile à défendre, bande de terre. »

ConqueteUkraine3CotesCrimée@Stratfor15

Le scénario du pont vers la Crimée

3e scénario : conquête des côtes et jonction avec la Transnistrie

L’autre scénario considéré « implique de saisir toute la côte sud de l’Ukraine pour connecter la Russie et ses forces de sécurité dans la région séparatiste de Transnistrie. La logique serait de paralyser Kiev en le coupant de la mer Noire, assurant ainsi tous les intérêts russes dans cette région dans un arc continu. Cela nécessiterait une opération de transition compliquée et dangereuse sur une grande rivière, avec un train de la logistique étendue et vulnérables. » Dans ce scénario, « les positions défensives ne peuvent être ancrés sur le fleuve Dniepr. Cela exigerait un plus grand nombre de forces pour tenir le terrain, sans le luxe d’une barrière géographique. La ville portuaire d’Odessa aurait besoin d’être capturée par la suite, ce qui serait une énorme entaille à l’économie ukrainienne. »

Le scénario des côtes

Le scénario des côtes

« Les deux scénarios qui se prolongent le long de la côte possèdent de sérieuses lacunes, laissant la force de la Russie dans des endroits très exposés. Une façade étendue sur un terrain relativement plat, coupée en deux par caractéristiques riveraines, est loin d’être idéale. Il y a des options pour la Russie d’aller au-delà. Toutefois, cela impliquerait de prendre la moitié sud de l’Est de l’Ukraine dans une tentative globale de commettre moins de puissance de combat. Toutefois, cela laisse encore un flanc russe massivement exposé et supprime le bonus de sécurité que représente le Dniepr. Une partie importante des lignes de défense ne serait pas ancrée sur le fleuve Dniepr. Au lieu de cela, elle serait étiré le long de l’axe de Kharkiv-Dnepropetrovsk, le contrôle de ces deux villes, ainsi que Zhaporizhia. »

Scenario 4 : La prise de Kiev

Le dernier scénario considéré par Stratfor « pourrait remédier à ces problèmes. En bref, la Russie pourrait saisir tout l’Est de l’Ukraine à la Dniepr, contrôlant tous les principaux points de passage, et en utilisant l’obstacle majeur de la rivière comme la ligne de front défensif. Pourtant, prendre toute cette zone nécessiterait une quantité importante de forces mobiles dans l’Est de l’Ukraine. L’occupation résultante exigerait également une campagne massive de contre-insurrection, y compris des opérations dans les régions de Kiev, ainsi que dans les villes de Kharkiv, de Dniepropetrovsk et d’autres, où pourrait être attendu un haut niveau de résistance. »

ConqueteUkraine1Kiev@Stratfor15

Cérémonie de clôture (Crédits: EUPOL Afghanistan)

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix l’UE (PSDC) – mai 2015

(B2)

Cérémonie de clôture (Crédits: EUPOL Afghanistan)

Cérémonie de clôture célébrée le 6 mai. (Crédits: EUPOL Afghanistan)

Herat (Afghanistan). Fin de la présence européenne à Herat

La mission européenne de police (EUPOL Afghanistan) va fermer son bureau extérieur à Herat (Ouest de l’Afghanistan) à la fin de mai, après sept années de soutien à leurs homologues afghans. Pour le chef de la mission, Pia Stjernvall, le bureau à Herat a obtenu de bons résultats, en particulier dans la promotion des principes et méthodes de la police communautaire ainsi que l’amélioration de la coopération entre la police, les procureurs et les avocats de la défense. « Les partenaires afghans peuvent prendre le relais maintenant pour un service de police professionnel, responsable et efficace ».

(Crédits: EUCAP Nestor)

(Crédits: EUCAP Nestor)

Djibouti. Gardes-côtes équipés et formés pour les enquêtes sous-marines

Fidèle à sa devise « former et équiper », le Chef de Mission d’EUCAP Nestor, Etienne de Poncins, a remis, à l’issue de la formation, au chef des gardes-côtes djiboutiens, le colonel Wais Omar Bogoreh, des lots d’équipements composés de matériel de plongée, d’enquêtes et de recherche sous-marine ou terrestre. Ces kits, permettant d’équiper 8 plongeurs, seront utilisés pour des exercices de formation plus complexe telle que la délimitation de scènes de crime sous-marine, la recherche de preuves en profondeur ou même la photographie sous-marine. Ces entrainement variés donneront la capacité aux gardes-côtes d’intervenir directement sur les lieux d’un crime en mer, tout particulièrement la piraterie, pour permettre notamment de retrouver des preuves qui auraient été jetées à l’eau par les criminels.

Eunavfor Atalanta. L’Espagne prend le commandement 

Cérémonie de la 19º rotation de commandement de l'opération Atalanta (Crédits: Eunavfor Atalante)

Cérémonie de la 19º rotation de commandement de l’opération Atalanta (Crédits: Eunavfor Atalanta)

L’amiral Alfonso Gómez de la marine espagnole a pris, le mercredi 6 mai 2015, le commandement de la force navale sur zone (FHQ) de l’opération européenne de lutte anti-piraterie (EUNAVFOR Atalanta) lors d’une cérémonie tenue à Djibouti.

Il dirigera la force navale de l’UE pendant environ cinq mois. Force composée de quatre navires : la frégate allemande FGS Bayern (F-217) équipée de deux hélicoptères Super Lynx Mk.88A, la frégate italienne Grecale (F-571) de la classe Maestrale, équipé de 2 hélicoptères AB-212 ASW et les deux navires espagnols, la corvette Infanta Cristina et le Galicia. Auxquels il faut ajouter deux avions : un CASA espagnol CN 235 VIGMA et un P-3C Orion allemand Jester, basés en temps ordinaire à Djibouti.

L’amiral Gomez remplace ainsi  l’Amiral Jonas Haggren, de la Marine suédoise présent sur zone depuis février 2015 ayant lui-même pris le relais des Italiens (lire : Passage de flambeau entre Italiens et Néerlandais dans l’Océan indien

(Crédits: EUNAFOR )

(Crédits: EUNAFOR )

Dar Es-Salaam (Tanzanie). Formation anti-incendie

Le navire espagnol de débarquement Galicia (L51), qui participe à la mission anti-piraterie de l’UE dans l’Océan indien (EUNAVFOR Atalanta), a assuré à la mi-mai, la formation maritime des marins de la Marine Tanzanienne lors d’une visite de port à Dar es-Salaam. Après un briefing sur le système de commandement et de contrôle utilisé sur le navire de guerre espagnole pour surveiller toutes les activités en mer, l’équipage et les visiteurs du navire ont effectué un exercice pratique anti-incendie.

Camp de Jazeera – Mogadiscio (Somalie). Cours terminé pour les commandants de pelotons

La cérémonie de clôture pour le Cours de commandant de peloton a eu lieu au camp d’entraînement Jazeera le 30 avril à Mogadiscio. L’événement a marqué le passage en grade des 58 futurs leaders du peloton. Planifié, organisé et dirigé par EUTM Somalia, ce cours d’une durée de 15 semaines avait commencé en Ouganda, dans l’Académie militaire, et a été complété au camp d’entraînement Jazeera. Les officiers seront maintenant déployés sur tout le territoire somalien, précise-t-on au QG de la mission européenne.

Bapho (Mali). Entraînement au « Combat River Crossing » (CRC)

(Crédit: EUTM Mali)

(Crédit: EUTM Mali)

Pendant neuf semaines, les ingénieurs maliens ont appris à assembler et manoeuvrer un ferry ponton de plus de 1200 kg. Ils ont prouvé leurs compétences dans un exercice final, réalisé sous une extrême chaleur, précise la mission européenne EUTM Mali qui a organisé le cours. Cette formation dite « CRC » (Combat River Crossing) est une compétence clé, compte tenu de l’insuffisance des infrastructures et du petit nombre de ponts sur le fleuve Niger. Cette formation, effectuée par des ingénieurs allemands, est un complément à la formation fournie à Koulikoro.

Kiev (Ukraine). Les équipes pour la gestion de frontières se mettent au travail 

(Crédits: EUAM Ukraine)

(Crédits: EUAM Ukraine)

Une réunion du  » Border Management Assistance Group  » (BMAG) a été organisée, pour la première fois, le 15 mai par la mission de l’UE de conseil à la sécurité intérieure en Ukraine (EUAM Ukraine). Objectif : identifier et trouver des solutions pour les problèmes ukrainiens dans la protection de leurs frontières. Alors que moins de 10% du personnel aux frontières est entrainé pour agir en zones de conflits, les Européens veulent apporter leur expérience dans la vérification des passeports, la communication entre agences et la mise en place de capacités.

Pristina (Kosovo). Formation pratique de juristes sur les crimes de guerre

Que faire lorsqu’un témoin ne raconte pas tous les évènements ou ne s’en rappelle pas l’ordre ? C’est autour de ce cas pratique que les enquêteurs et procureurs kosovars ont travaillé, ce 22 mai. Objectif de la formation faite par les magistrats d’EULEX Kosovo : mettre l’accent sur l’amélioration des capacités des enquêteurs pour mener les interrogatoires et obtenir des déclarations admissibles dans la lutte contre les crime de guerre mais aussi dans les cas d’agressions sexuelles. Le programme de protection de témoins a été aussi étudié pour établir comment l’utiliser dans ces cas précis.

(Leonor Hubaut)

Une journée à Maidan

(BRUXELLES2 à Kiev) La place Maidan ce lundi avait retrouvé son allure traditionnelle où on va se promener le dimanche (lundi était jour férié en Ukraine aujourd’hui en remplacement du 8 mars habituellement férié qui tombait un samedi cette fois). Mais les barricades étaient toujours là, en partie, les murs de pneus, les uniformes kakis, etc. prenait aussi des allures de pèlerinage.

Au moment où d’entrer dans la place, à la porte, où les sacs de sable et de gravas se font plus proéminents, les conversations qui allaient grand train auparavant s’étouffent, les gens se taisent comme s’ils entrent dans une église. Juste s’ils ne font pas le signe de croix. Avant de reprendre plus largement sur la place. Ensuite chacun commente, les pavés démontés sur le côté pour monter la barricade ou servir de projectile, les affiches posées là, les bouquets de fleurs déposés sur des places, où est tombé un défenseur de Maidan.

La catapulte, placée au check point devant l’entrée du stade du Dynamo de Kiev, qui bloque la rue Hrushevskoho, est aussi abondamment commentée. Chacun s’y fait photographier. On peut considérer qu’il s’agit d’un tourisme, voyeur. Sans doute, il y a un peu de cela. Mais c’est aussi pour ceux qui ont participé aux évènements et y reviennent en famille ou ceux qui n’y ont pas participé de s’approprier une part de la lutte menée. Il y a là une « mémoire » historique qui est en train de se créer, la mémoire d’un moment où le peuple a fait vaciller le pouvoir. Et ces milliers de visites prennent ainsi un sens.

De façon plus discrète, des familles viennent se recueillir sur les lieux où un de leurs proches est tombée. On peut les voir s’approcher des dizaines de portraits, affichés à l’entrée de la place, et embrasser discrètement un portrait, celui de leur fils, comme a pu le filmer mes collègues de RTL, ou plus discrètement se rendre telle cette mère et sa fille que j’ai croisé dans les allées du monastère St Michel, qui a servi d’hopital de campagne durant les évènements.

Les ministres du Benelux ont ainsi parcouru une partie de ce chemin mémoriel, avec une gerbe de fleurs à la barricade , puis un détour sur la place Maidan. Et un entretien avec Olga , la doctoresse, chef du service médical. Les sources médicales dont parlait le Premier ministre estonien dans sa conversation interceptée par les services russes. Les Européens ont martelé à leurs interlocuteurs les principaux messages entendus lors du conseil des ministres européens : dialogue large, englobant toutes les régions d’Ukraine, respect des minorités, réformes nécessaires en matière économique, lutte contre la corruption, etc.

(Nicolas Gros-Verheyde)

Officier ukrainien et américain en pleine préparation d'exercice, avec une (charmante) interprète (crédit : Ministère ukrainien de la Défense)

Les armées de l’OTAN et les Ukrainiens se préparent à un exercice commun. As usual

Officier ukrainien et américain en pleine préparation d'exercice, avec une (charmante) interprète (crédit : Ministère ukrainien de la Défense)

Officiers ukrainien et américain en pleine préparation d’exercice, avec une (charmante) interprète (crédit : Ministère ukrainien de la Défense)

(BRUXELLES2) L’évènement serait anodin s’il ne se déroulait dans un contexte instable en Ukraine, où les « bruits » les plus divers courent.

La phase initiale de l’exercice Americano-Ukrainien Rapid Trident 2014 planification vient de se terminer à Lviv (ex Lvov – près de la frontière polonaise), a-t-on appris de l’Etat-Major de l’armée ukrainienne. Environ 50 militaires de 8 pays (USA, Pologne, Roumanie, etc.) ont discuté des conditions de cet exercice et élaboré les premiers documents de planification.

L’exercice aura lieu (normalement) du 14 au 25 Juillet prochains dans la région de Lviv, associant 1000 personnes, des avions de transport militaires, qui largueront des parachutistes et des hélicoptères. Il devrait permettre de tester et d’évaluer les unités ukrainiennes pour l’interopérabilité avec les unités des pays de l’OTAN et leur intégration dans la NRF. Des experts de l’OTAN seront ainsi présents. Car comme le disent les Américains du commandement US pour l’Europe, cet exercice a, avant tout, « pour objectif de promouvoir la stabilité et la sécurité régionale ».

« Rapid Trident is designed to promote regional stability and security, strengthen partnership capacity, and foster trust while improving interoperability between USAREUR, the land forces of Ukraine, and other PfP and NATO partner nations. »

Policiers militaires déployés à Kiev : uniquement pour la protection des bâtiments

Quant au déploiement de personnel militaire des Forces armées pour assurer l’ordre public ou fournir une assistance aux employés du MBC (le ministère de l’intérieur) à Kiev, elles « sont fausses », a expliqué dans un communiqué le chef d’état-major par intérim, chef adjoint de la police militaire, le colonel Oleg Lavrov, le 31 janvier. Des policiers militaires ont bien, apparemment été déployés depuis le 14 janvier mais dans la « cour de l’immeuble de la Maison centrale des officiers des forces armées » et afin d’en assurer « sa protection ». Mais l’objectif est de « protéger les biens des Forces armées de l’Ukraine contre le vol et autres actes criminels » conformément à l’article 3 de la Constitution.

Place Majdan Mercredi 22 janvier (Crédit : Ukrstream.tv)

Morts en Ukraine : l’Union européenne se déplace?

Place Majdan Mercredi 22 janvier (Crédit : Ukrstream.tv)

Place Majdan,  22 janvier (Crédit : Ukrstream.tv)

(BRUXELLES2) L’Union européenne va t-elle agir en faveur des manifestants pro-européens en Ukraine. Alors qu’on apprenait la mort de plusieurs manifestants, tués par balles durant la nuit du mercredi (22 janvier) en Ukraine à Kiev suite à l’assaut  des forces anti-émeutes – les « Berkout » – et des troupes du ministère de l’Intérieur!

Une condamnation unanime

La Haute Représentante de l’Union européenne (UE), Catherine Ashton a été la première a « condamné l’escalade violente des évènements à Kiev » dans un communiqué paru à 12h en anglais, ce mercredi (22 janvier).  « Tous les actes de violence doivent immédiatement cesser et être rapidement source d’enquête. (…) Les responsables devront rendre des comptes ». Appelant le gouvernement et l’opposition à engager un « dialogue véritable » au plus haut niveau, la Haute représentante a pris position pour « les aspirations du peuple ukrainien ». Le président de la Commission européenne, José-Manuel Barroso, qui présentait le paquet « climat » (un des derniers morceaux de sa législature), a dit être « réellement inquiet au sujet de ces évolutions en Ukraine » et « réfléchir à de possibles actions de l’UE et à des conséquences sur nos relations » avec le pays. Le mot sanctions n’a pas été prononcé.

Les Européens se déplacent 

Le commissaire à l’Elargissement, Stefan Füle, devrait aller en Ukraine vendredi 24 et samedi 25 pour « discuter des développements récents dans le pays » a annoncé son porte-parole. « Il y rencontrera des représentants des autorités et de l’opposition, ainsi que des représentants de la société civile. ». C’était avant l’annonce du bilan définitif de la journée (5 morts et 300 blessés).

(MAJ jeudi 23 janvier, 13h) Une visite de la Haute représentante, Catherine Ashton à Kiev, pourrait également être envisagée après le sommet UE-Russie, prévu le 28 janvier, a appris B2. Quant à José Manuel Barroso, il a eu jeudi une conversation téléphonique avec le président ukrainien, V.Ianoukovitch. « Il n’y a pas d’Etat d’urgence prévu en Ukraine » lui a assuré le président ukrainien. Pour l’instant, du côté européen, on ne vise « pas des mesures précises mais (…) un appel politique ».  « Tout le reste n’est qu’une éventualité si la violence n’est pas contenue en Ukraine » complète le porte-parole de la Commission lors du point de presse quotidien.

Ici, regarder en direct les évènements de la place Majdan à Kiev, radiodiffusés par Ukrstream.tv (vidéo en streaming des manifestants ukrainiens).