La fessée ne suffit pas (Danjean)

(BRUXELLES2) Arnaud Danjean – qui préside la commission « Sécurité et Défense » au Parlement européen – est sceptique. Une intervention limitée ne servirait pas à grand chose. « Les frappes punitives ne me paraissent pas une solution très pertinente ». Et d’ajouter, « Sans dire que je le soutiendrais, il serait plus cohérent, en cas de frappes, de frapper réellement et d’atteindre les forces syriennes ». « S’il s’agit juste de donner la fessée à Bachar… »

Des précédents inutiles

Pour justifier sa position, il reprend les exemples « des frappes début 1995 en Bosnie, de l’Irak qui a continué à pourrir jusqu’en 2003 » où l’intervention réduite des occidentaux, n’avait pas réglé les problèmes, ni changé la donne. « Quand nous avons frappé les camps d’entrainement d’Al Qaida en Afghanistan, cela ne les a pas empêché de planifier dans ces mêmes camps les attaques du 11 septembre. » Il met aussi le doigt là où ça fait mal en posant la question de l’après-frappes. « Si le lendemain des frappes, Bachar commet un massacre mais à l’arme conventionnelle, qu’est ce que nous faisons? ».

Une position russe pas si évidente

Pour l’eurodéputé, le rôle de la Russie n’est pas aussi évident que l’on veut bien le croire. Poutine s’est posé en contradiction avec la « doctrine Eltsine » quand celui-ci n’avait pas son mot à dire comme lors des frappes au Kosovo. De plus, si des frappes occidentales ont lieu, la situation sera compliquée pour les Russes. En ne réagissant pas, ils risquent « une perte de crédibilité face à leur alliés » explique-t-il.

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Thomas Le Bihan

Etudiant en "Affaires Publiques parcours Gouvernance Européenne" à Paris I. Stagiaire à B2. Suit l'actualité du Parlement européen.

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