Les opposants iraniens en résidence surveillée depuis 2 ans. L’UE proteste

(BRUXELLES2) La mise en résidence surveillée – depuis deux ans déjà – des dirigeants de l’opposition iranienne Mehdi Karroub et Mir Hossein Moussavi, ainsi que de l’épouse de Moussavi, Zahra Rahnavard, a appelé une réaction d’inquiétude de la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères. Celle-ci, par la voix du son porte-parole, a expliqué sa « très vive préoccupation » et lancé un appel aux autorités de la République islamique d’Iran « de leur accorder leur droit à la liberté de mouvement ».

Violation des droits de l’homme

La mise en résidence surveillée a « été faite sans aucune procédure légale, en violation des obligations internationales de l’Iran à respecter les droits fondamentaux de tous ses citoyens » a-t-elle rappelé. « À la connaissance de l’UE, ils ont eu accès très limité à des visites, y compris de leurs propres membres de famille, qui ont été harcelés: et ce malgré les appels répétés de la communauté internationale pour remédier à la situation. »

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).