F. Hollande veut négocier avec les alliés à Chicago le retrait d’ici fin 2012

(crédit : PS)

(B2) Les dés en sont jetés. Dans un discours programme tenu dimanche (22 janvier) au Bourget, François Hollande le candidat du parti socialiste aux élections présidentielles l’a confirmé. Il a l’intention d’assumer le retrait des troupes françaises d’Afghanistan d’ici la fin de l’année. « Il faut avoir la lucidité de dire – au-delà des hommes qui se dévouent là-bas que notre mission est terminée » a-t-il affirmé. La décision du président Jacques Chirac et du Premier ministre Lionel Jospin, il y a plus dix ans, de participer aux opérations de l’Otan en Afghanistan, « avait un but précis : répondre à l’attaque terroriste sur les Etats-Unis. Je l’avais pleinement approuvée » a-t-il ajouté. « Aujourd’hui, cette mission achevée. Il est donc temps de décider le retrait qui s’impose ».

Le retrait des troupes devra s’effectuer fin 2012, mais en bon ordre. Hollande, en posture très présidentielle, devant une tribune teintée de bleu blanc rouge, a précisé avoir l’intention de se rendre au sommet de l’OTAN à Chicago, fin mai, avec la ferme intention d’expliquer la position française et de pouvoir négocier ce retrait. «  J’en préviendrai nos alliés. Ce retrait se fera en bon ordre, sans en aucune façon menacer la vie de , », a-t-il précisé.

Une décision qui va obliger les alliés de l’Alliance à accélérer le calendrier de retrait. Il y a fort à parier que peu de pays se bousculeront pour remplacer les partants. Et d’autres pays, européens notamment, pourraient embrayer dans ce sens.

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

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