Séisme en Turquie : la cellule protection civile UE en alerte

(BRUXELLES2) Le dispositif européen de protection civile (MIC) a été mis en alerte depuis les débuts du séisme en Turquie, dimanche (*). Le gouvernement Erdogan avait tout d’abord refusé toute aide internationale, estimant ne pas en avoir besoin. Devant l’intensité du séisme – on recense près de 500 morts, plus de 1500 blessés et surtout quelque 200.000 sans abri – vient de changer d’avis, et a demandé l’assistance internationale. L’Union européenne devrait aussi envoyer rapidement une équipe d’experts européens de la protection civile pour coordonner l’aide européenne et faire les évaluations complémentaires. D’autres pays se mobilisent…

  • La Turquie a été victime d’un important tremblement de terre à l’est du pays. L’épicentre se situe à une vingtaine de kms au nord est de la ville de Van (380.000 habitants), avec une magnitude estimée variant de 6,6 à 7,3 selon les instituts de sismologie. Le bas de la fourchette est évalué selon l’institut de sismologie de Kandilli à Istanbul, le haut par l’institut américain de géophysique USGS, s’est produit dimanche dans l’est de la Turquie.

Des premiers besoins : des abris

Selon certaines informations, la première demande d’aide de la Turquie repose sur la possibilité d’avoir des moyens d’hébergement pour permettre d’héberger les nombreuses familles ayant survécu au séisme et qui font face à de rudes conditions climatiques. La température descend au-dessous de 0°. Il faut donc des tentes chauffées, lits, couvertures… En revanche, il ne semblerait pas nécessaire d’avoir des équipes de recherche en situation de séisme. Le besoin est couvert soulignent les autorités turques.

Mobilisation des Etats membres

Plusieurs pays ont déjà répondu. Et d’autres pourraient le faire dans les heures qui suivent.

La France a annoncé, mercredi, préparer l’envoi d’un avion d’assistance humanitaire convoyant un lot important de grandes tentes familiales destinées aux personnes sans abris. Cet « avion sera en mesure de quitter Paris le 27 octobre à destination d’Erzurum, centre logistique des secours, en fonction de la planification définie par les autorités turques » a précisé le quai d’Orsay.

La Belgique a déjà confirmé vouloir envoyer « dès que possible » une équipe d’une quinzaine de personnes de B’Fast permettant la mise en place d’un campement de tente chauffées, permettant d’héberger environ 2000 personnes.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).