Des observateurs européens en Géorgie arrêtés par des Sud-Ossètes

(B2) Incident troublant à la limite frontalière avec l’Ossétie du Sud en Géorgie jeudi (24 octobre). Des observateurs européens ont été arrêtés par des ‘militaires’ sud-ossètes

Une patrouille d’observateurs de l’UE près du village de Chorchana en août (crédit : EUMM Georgia)

Interception par des agents armés sud-ossètes

« Dans l’après-midi du 24 octobre, une patrouille de la mission d’observation de l’Union européenne (EUMM) a été brièvement tenue par des agents de sécurité armés d’Ossétie du Sud, alors qu’elle effectuait une patrouille dans la zone Chorchana-Tsnelisi » indique ainsi un communiqué de la mission partagé avec B2.

Une nervosité accrue

Cet incident est le signe d’une certaine nervosité. On avait déjà pu remarquer durant l’été ces tensions avec la mise en place d’une frontière physique plus dure sur certains points de la limite ‘frontalière’ (lire : Regain de tensions entre Ossétie du Sud et Géorgie. La ‘borderisation’ en cause), justement dans la même zone de Chorchana.

Préoccupation européenne

Le chef de la mission de l’UE Erik Hoeg a exprimé sa « profonde préoccupation » face à cette situation « où des agents de sécurité armés empêchent les observateurs de EUMM de mener leurs activités quotidiennes conformément à leur mandat […] dans une zone considérée comme se trouvant sur le territoire administré par Tbilissi, conformément à l’interprétation traditionnelle de la frontière administrative dans cette zone ».

Ligne d’urgence activée

Après ces incidents, EUMM a considérablement accru ses patrouilles pour soutenir la stabilité dans la région de Chorchana-Tsnelisi. La ligne directe d’urgence avec Tskhinvali (siège du gouvernement local d’Ossétie du Sud) a été activée. L’incident fera l’objet de discussions lors de la réunion technique du Mécanisme de prévention et d’intervention en cas d’incident (IPRM), ce vendredi à Ergneti.

(Nicolas Gros-Verheyde)

NB : EUMM Georgia a été mise en place en 2008 en un temps record, selon un accord Medvedev-Sarkozy, afin d’être un intermédiaire neutre d’observation entre les forces des provinces sécessionnistes pro-russes de Sud-Ossétie et d’Abkhazie, et la Géorgie.

Les points frontières entre Abkhazie et Géorgie rouverts. Satisfaction à EUMM Georgia

(B2) La situation s’améliore le long de l’Abkhazie. Les dirigeants de cette république sécessionniste de Géorgie, sous emprise russe, ont annoncé mercredi (2 octobre) que la frontière entre la région et le reste du pays, entrée en vigueur, était rouverte

Observateur européen sur le pont marquant la limite de démarcation administrative (crédit : EUMM Georgia / Erik Hoeg)

La fin d’un blocage de trois mois

« C’est important que les restrictions aux points de passage contrôlés le long de la limite de démarcation administrative (Administrative Boundary Line) aient finalement été levées » s’est réjoui le chef de la mission européenne d’observation en Géorgie (EUMM Georgia), le Danois Erik Hoeg, dans un tweet diffusé jeudi (3 octobre).

« Pendant plus de trois mois, les hommes de Gali ont été empêchés de traverser, restreignant leurs droits et leurs moyens de subsistance. » Les observateurs d’EUMM sont sur place « pour évaluer l’impact de la normalisation du régime de franchissement et pour recueillir des chiffres précis sur les franchissements ».

(NGV)

Regain de tensions entre Ossétie du Sud et Géorgie. La ‘borderisation’ en cause

(B2) La mise en place d’une frontière physique plus dure sur certains points de la limite entre l’Ossétie du Sud et la Géorgie fait remonter la tension dans cette ex-république soviétique

Patrouille de véhicules de la mission d’observation de l’UE dans la forêt de Chorchana (crédit : EUMM Georgia)

Une réunion de médiation qui tourne court

La réunion prévue de l’IRPM (le mécanisme d’alerte et de médiation) à Ergneti jeudi (29 août) regroupant toutes les parties concernées (Russes, Géorgiens, Ossètes) a tourné court. La confrontation a remplacé la discussion, selon nos informations. Et elle n’a pu aboutir à la décrispation espérée. Point confirmé entre les lignes par le communiqué officiel diffusé après la réunion par la mission d’observation de l’UE présente dans la région depuis l’intervention russe de l’été 2008.

« The meeting was marked by a series of intense exchanges on the topic of Tsnelisi between participants. Regrettably it was impossible to complete discussions on all agenda points as the meeting was disrupted. »

La ‘borderisation’

Depuis plusieurs semaines, la ‘borderisation’, terme issu de l’anglais ‘border’ (frontières), menace les relations entre la Géorgie et la province sécessionniste d’Ossétie du Sud. Les Ossètes ont entamé un durcissement de leur frontière. Près de Gugutiantkari, une nouvelle clôture a ainsi été installée, plus rigide. Cela « divise davantage les communautés » a souligné le chef de la mission européenne d’observation de l’UE (EUMM Georgia). Erik Hoeg a fait une inspection du terrain mercredi (28 août) en compagnie des deux co-présidents (ONU et OSCE) du groupe de discussions de Genève (GID).

Visite des coprésidents du groupe de discussion de Genève, le long de la frontière qui s’est durcie (crédit : EUMM Georgia)

Entre Tsnelisi côté ossète et Chorchana côté géorgien, la situation s’est brutalement aggravée également avec l’arrivée de matériel lourd militaire russe, de blindés, de forces armées, etc. Tandis que les Géorgiens répliquaient avec l’installation d’un poste mobile de contrôle de la police.

Une situation inacceptable

« La situation autour de Chorchana, comme la proximité étroite d’acteurs armés des deux côtés de la limite administrative (ABL) et le langage de confrontation utilisé aujourd’hui lors de la réunion de l’IRPM  sont inacceptables » a déclaré Carl Hartzell, l’ambassadeur de l’UE à Tbilissi, dans un message transmis à deux heures du matin sur twitter. « Nous attendons à ce que toutes les parties fassent preuve de la plus grande retenue et usent de leur influence pour que la situation ne dégénère pas ».

Un appel au calme

La situation empêche de dormir (au propre et au figuré) les diplomates en charge du dossier. Le message a été transmis au gouvernement de Tbilissi de ne pas en rajouter. « Heureusement la Géorgie a un comportement assez responsable » nous précise un diplomate européen. Des coups de fils ont aussi été passés, selon nos informations, à quelques responsables russes à Bruxelles et Moscou pour leur demander de calmer leurs troupes.

(Nicolas Gros-Verheyde)

Point de passage en Abkhazie restreint. Les observateurs européens inquiets

(B2) Le chef de la mission des observateurs européens en Géorgie (EUMM Georgia), Erik Hoeg, a exprimé vendredi (28 juin) sa « profonde préoccupation » après les restrictions imposées depuis la veille (jeudi 27 juin) aux points de passage contrôlés par les autorités abkhazes

Point de passage vers l’Abkhazie (crédit : EUMM Georgia)

« Les patrouilles de EUMM ont confirmé aujourd’hui une diminution significative des mouvements dans l’Abkhazie », cette région qui a fait sécession de la Géorgie depuis le début des années 1990. Cette décision « restreint sévèrement la liberté de mouvement et nuit aux moyens de vie des résidents locaux » indique-t-il.

La mission d’observation de l’UE en Géorgie (EUMM Georgia) recrute 60 personnes

(B2) La mission d’observation de l’UE en Géorgie (EUMM Georgia) a lancé un appel à recrutement pour environ 60 personnes, essentiellement sous forme de détachement des États membres, ou de contrats

Sont notamment recherchés le chef, le chef adjoint et des rapporteurs pour son département des rapports analytiques, le responsable des relations publiques et presse (PPIO), son conseiller politique (POLAD), son responsable de la planification et de l’évaluation, gestionnaire de l’information, etc. Tous les postes sont basés à Tbilissi. Une quarantaine d’observateurs ainsi que les responsables de ses bureaux (Field office) à Mtskheta, Gori et Zugdidi, sont aussi recrutés. Un poste de ressources humaines est ouvert, basé à Bruxelles. Quelques postes sont ouverts à des contractuels : Agent de sécurité de la mission à Mtskheta ou chargé des transports à Tbilissi.

Date limite d’envoi des candidatures : vendredi 28 juin 2019 à 17h00 (heure de Bruxelles).

Informations détaillées, voir ici.

PS : pour parfaire vos connaissances sur la politique européenne, le manuel sur la politique européenne de sécurité et de défense est le complément indispensable à votre préparation

Le message de Erik Høeg aux Géorgiens et Ossètes : utilisez davantage la ligne rouge

(B2) La fermeture des points de passages contrôlés était au cœur des discussions du mécanisme de réponse et de prévention des incidents (IPRM – Incident Prevention and Response Mechanism), réuni le 22 mars 2019 à Ergneti, près de l’Ossétie du Sud

(crédit : EUMM Georgia)

Pour le chef de mission d’observation de l’UE (EUMM Georgia), Erik Høeg, les différents acteurs devraient davantage utiliser la ligne d’urgence pour « prévenir les incidents et échanger les informations de manière optimale ». Il souhaite ainsi « autant que possible, limiter les effets néfastes de la fermeture des points de passage contrôlés » sur la « limite administrative » (= frontière). Il faut veiller à « l’impact sur la liberté de mouvement » insiste-t-il. Cela concerne tant la libre circulation des denrées alimentaires que l’accès aux écoles ou aux centres de soins. Prochaine réunion est prévue : le 16 mai 2019.

(MHA)

Lire aussi : Patrouille avec EUMM à la « frontière » entre la Géorgie et l’Ossétie du Sud

Patrouille avec EUMM à la « frontière » entre la Géorgie et l’Ossétie du Sud

(B2 à Tbilissi) B2 a accompagné une patrouille de la mission d’observation de l’Union européenne en Géorgie (EUMM), près de la ligne de démarcation avec l’Ossétie du Sud. Non armés, ces observateurs, dont beaucoup sont d’anciens ou d’actuels policiers, s’appliquent à réduire le niveau de tensions

Deux observateurs de EUMM Georgia regardent un camp de gardes-frontières russes (©B2/Romain Mielcarek)

EUMM Georgia est composée de 200 observateurs, issus de 27 des 28 pays membres (la Slovaquie n’a pas de personnel au moment de notre visite, mais en déploie habituellement). Présents depuis octobre 2008, suite aux combats qui ont opposé l’armée géorgienne aux rebelles sud-ossètes et abkhazes, appuyés par l’armée russe, ils sont le dernier canal de dialogue entre les parties au conflit. Ils patrouillent dans toute Géorgie, privilégiant largement les lignes de démarcation avec les 20% du territoire occupés par les forces russes et leurs alliés.

Une situation qui reste tendue

Des frontières qui se durcissent…

Les Géorgiens et de nombreux médias parlent souvent de « frontières » qui progressent. Les Sud-Ossètes et les Abkhazes, appuyés par les Russes, feraient avancer progressivement la ligne en ajoutant ici du barbelé autour d’un champ, là une barrière à l’entrée d’un village coupé en deux. Pour le porte-parole de l’EUMM qui nous accueille à Akhmazi, « ce n’est pas une question de frontières qui avancent mais de frontières qui se durcissent » : les infrastructures évoluent avec la multiplication de nouvelles caméras, de miradors, d’obstacles physiques, perçus par les Géorgiens comme autant de menaces et de provocations.

… Et s’imposent de facto

Sur le poste frontière que nous avons pu observer, la circulation est relativement fluide. 400 personnes le traversent chaque jour. Des gardes sud-ossètes contrôlent les véhicules : laissez-passer des passagers, contenu du coffre, absence d’armes ou d’équipements dangereux. En second rideau, des garde-frontières russes sont présents. Lorsque des étrangers se présentent sans les documents nécessaires, ils sont simplement expulsés. Mais les Géorgiens, eux, sont arrêtés et jugés. « Une pratique inhabituelle pour quelqu’un qui a travaillé à un poste frontière dans un autre pays », souligne un membre de l’EUMM.

Le vocable reste un sujet compliqué. Si les Sud-Ossètes et les Abkhazes parlent de « frontière », les Européens préfèrent le terme « ligne de démarcation administrative » (administrative boundary line). Les Géorgiens parlent eux très clairement de « territoires occupés ».

Des interdits maintenus

Déployée suite aux combats de 2008, l’EUMM entre dans le cadre de l’accord en six points négocié à l’époque par l’Union européenne avec les belligérants. Deux de ces points ne sont pourtant toujours pas respectés, un peu plus de dix ans après : les observateurs européens n’ont pas accès aux territoires occupés et les Russes ne se sont pas retirés. Si Moscou reste discret sur les effectifs présents en Ossétie du Sud et en Abkhazie, la Military Balance estime à environ 7000 le nombre de leurs militaires, faisant de la Géorgie le deuxième théâtre d’opérations de la Russie en effectifs après l’Ukraine (28.000 hommes) et devant la Syrie (5000 hommes).

Lire : Dépenses de défense. Entre Etats-Unis et Russie, l’Europe en quête des bons équilibres stratégiques

La population prise en otage

Pour les Géorgiens, qu’ils soient d’un côté ou de l’autre de la ligne de démarcation, cette situation crée une forte précarité. Les permis de circulation ne sont valides que trois ans et rien ne garanti qu’ils seront reconduits à terme. Plus ennuyeux, les autorités de facto peuvent à tout moment suspendre la relative liberté de passage. C’est ce qui s’est passé le 11 janvier quand les Sud-Ossètes et les Abkhazes ont décidé de fermer les frontières pour éviter l’arrivée de la grippe H1N1, qui a tué 15 personnes en Géorgie. Ceux qui étaient du mauvais côté, notamment des étudiants venus visiter leurs familles pour célébrer le nouvel an, sont restés coincés deux mois sans recours. Environ 140 personnes avaient tout de même été exceptionnellement autorisées à sortir, pour des raisons sanitaires majeures. De quoi maintenir, selon un membre de EUMM Georgia, une « pression psychologique ».

Présence russe explicite

Depuis la route qui va d’un côté à l’autre de la ligne de démarcation, les camps des gardes-frontières russes (1), sont parfaitement visibles. Dans chacun des deux territoires, 19 de ces camps, parfaitement identiques, sont répartis le long des frontières. A l’intérieur, les Russes vivent avec femmes et enfants. Autant d’indicateurs qui laissent penser, comme le souligne un membre d’EUMM, « qu’ils veulent montrer qu’ils sont là pour longtemps ». Les bases militaires russes, les vraies, sont plus à l’intérieur des terres, à une bonne vingtaine de kilomètres de la frontière.

EUMM Georgia en première ligne

Les Européens au contact

Dès 2008, l’Union européenne a négocié dans le cadre des Arrangements techniques (Technical Arrangements) avec les autorités géorgiennes que ces dernières ne déploient pas une police trop lourdement équipée, voir l’armée, à proximité de ces zones. EUMM se charge de surveiller et d’informer les acteurs sur ce qu’elle observe. Un moyen de réduire les tensions. Si les Russes ont été appelés à suivre une logique comparable, ils ne l’ont pour l’instant pas fait. De la même manière, l’Otan ne laisse pas son personnel approcher de ces zones, pour éviter toute accusation d’espionnage ou de provocation. Les Géorgiens ont tout de même déployé une police spéciale chargée de surveiller les flux en direction et en provenance d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie. Celle-ci ne dépend pas des gardes-frontières… Puisqu’aucune frontière n’est reconnue.

Les missions de EUMM

Le mandat de EUMM Georgia lui fixe quatre missions : suivre la situation et la stabiliser ; encourager le processus de normalisation ; multiplier les contacts et les projets pour réduire les tensions ; éclairer la décision politique de l’Union européenne. Si depuis 2008 la situation est relativement calme, difficile pourtant de parler de progrès. Aucune piste de solution ne se dessine.

Le nombre d’appels de la hotline de EUMM, depuis 2011, ne cesse de croître. Les motifs : détentions, criminalité, explosions, coups de feu, urgences sanitaires…

Hotline

En février 2009, les parties au conflit ainsi que l’UE, l’OSCE et l’ONU ont adopté un Mécanisme de prévention et réponse aux incidents (IPRM). Celui-ci doit permettre un dialogue entre les belligérants mais fonctionne par intermittence. La hotline mise en place par EUMM Georgia dans ce cadre semble être l’outil le plus concret et le plus efficace. Seul canal de dialogue opérationnel, il permet aux observateurs européens d’avoir des contacts directs avec des interlocuteurs identifiés des deux bords. En cas d’incidents, les uns et les autres peuvent s’en servir comme d’un relais d’information : si les Géorgiens ne peuvent appeler directement les forces de sécurité sud-ossètes, ils peuvent demander à EUMM de le faire pour obtenir des informations sur un événement spécifique. De quoi éviter les malentendus lorsque les Sud-Ossètes s’entrainent au tir, par exemple.

Une mission difficile à comprendre

Frustrations géorgiennes

De nombreux Géorgiens ont parfois l’impression que les équipes de EUMM ne font rien. Patrouillant avec leurs gilets bleus, sans armement et ne pouvant intervenir par la force, leur mission peut paraître futile. Ils peinent parfois à comprendre, par exemple, que des membres de EUMM les orientent vers des sources de financement pour des projets humanitaires. Pourquoi les Européens ne le font-ils pas eux-mêmes ? Parce que cela ne fait pas partie de leur mandat. Le porte-parole de l’opération admet cette difficulté et multiplie les efforts de pédagogie et d’information, afin de mieux expliquer le rôle de EUMM, notamment en ce qui concerne l’intermédiation entre les différentes parties au conflit.

Un déficit de médiatisation

Faute d’actualité (et d’explosion de violence ?), EUMM peine à médiatiser ses activités et ses petits succès du quotidien. La situation en Géorgie reste pourtant particulièrement importante pour l’Europe, sur fond de tensions avec la Russie et de projet d’intégration de Tbilissi dans l’UE et dans l’Otan. Pour inciter les journalistes locaux à prendre de la hauteur sur les événements, EUMM organise par ailleurs un prix en faveur du journalisme de paix (peace journalism), qui récompense des reportages engagés et éthiques, échappant au manichéisme et la facilité.

(Romain Mielcarek)

(1) Ce service fait partie du service de sécurité russe plus connu sous le nom de FSB.

Lire aussi :

 

La mission d’observation de l’UE en Géorgie (EUMM) recrute

(B2) La mission d’observation de l’UE en Géorgie (EUMM Georgia) recrute actuellement quelques personnels par voie de contrat (ou de détachement) :

  • responsable de la logistique
  • chef de l’unité de gestion des installations,
  • responsable des marchés publics
  • responsable des transports
  • officier de sécurité de la mission et son adjoint.

D’autres sont recrutés uniquement par voie de détachement des États membres, notamment le chef des opérations, le chef adjoint du département des rapports analytiques et de la sensibilisation, un personnel chargé de la planification et de l’évaluation, un officier de liaison avec le service de sécurité de Géorgie, et plusieurs observateurs ou analystes de situation, situés dans les ‘Fields office’ de Mtskheta, Gori et Zugdidi.

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE – PSDC (octobre 2018)

(B2) En octobre, Européens de l’EUNAVFOR et Chinois coordonnent leurs efforts dans la réalisation d’un exercice médical au large de la Somalie. En Cisjordanie, dix officiers de police de la Special Police Force Unit ont suivi une formation au commandement, fournie par EUPOL Copps. Quant à la mission d’observation en Géorgie, EUMM Georgia, elle, fête ses dix ans.

Djibouti. Européens et Chinois coordonnent leurs efforts au large de la Somalie

(Crédit : EU NAVFOR Atalanta)

L’équipage de la frégate italienne ITS Federico Martinengo (F-596), qui participe à la mission de l’UE de lutte contre la piraterie au large de la Somalie (EUNAVFOR Atalanta), et la marine chinoise ont réalisé leur premier exercice médical conjoint, axé autour de l’évacuation médicale et l’assistance d’urgence. Les deux partenaires ont notamment établi des méthodes de communication, arrêté des paramètres d’opération et défini une structure de commande et de contrôle pour l’exercice. Du personnel médical militaire chinois a embarqué dans un hélicoptère italien pour porter assistance à différents blessés sur la frégate lance-missiles italienne qui les a transporté jusque leur centre médical sur leur nouvelle base de Djibouti. Cet exercice n’est que l’un des nombreux effectués conjointement par ces deux partenaires dans le cadre de la coopération contre la piraterie dans la région.

Jéricho (Cisjordanie). Des commandement et contrôle efficaces dans les opérations de police

(Crédit : EUPOL Copps)

Une formation vient de se terminer à l’école de la police (College for Police Sciences) de Jéricho. Donnée sous la supervision du Subintendent Norberto Rodrigues de la police portugaise, organisée et financée par EUPOL COPPS, la mission de l’UE de soutien aux forces de polices dans les territoires palestiniens, elle a permis durant trois jours, à dix officiers de police de la Special Police Force Unit d’appréhender les concepts de commandement et de contrôle, ou la notion d’échanges lors de la prise de décision sur des opérations de police. La gestion de la sécurité lors d’évènements majeurs ou d’opérations complexes, l’utilisation des outils de soutien de la décision d’un commandant lors de la planification et l’exécution d’opérations complexes était aussi au programme.

Dix officiers de police de la Special Police Force Unit représentant les 11 districts de la région ont également participé à un atelier de travail de trois jours à Jéricho animé par un expert portugais. Les participants ont échangé sur le concept de la ‘psychologie des foules’, la formation proposant des approches de gestion des foules, notamment de l’usage de la force graduelle, des évènements de masse et des services d’urgence.

Géorgie. La mission d’observation en Géorgie fête ses dix ans

(Crédit : EUMM Georgia)

EUMM Georgia, la mission d’observation en Géorgie a fêté ses dix ans le 1er octobre. Lancée pour assurer le respect de l’accord en six points qui a mis fin à la guerre russo-géorgienne de l’été 2008 (lire : Retrait des Russes de Géorgie, le texte de l’accord du 8 septembre), elle a pour rôle principal de ramener le calme dans la région. La limite administrative entre les deux provinces sécessionnistes de Géorgie (Ossétie du Sud et Abkhazie) est devenue frontière. Mais la présence des Européens, qui patrouillent régulièrement, et évaluent la situation, permet d’éviter aux éventuels incidents de prendre une tournure trop dramatique, d’éviter un retour des hostilités, de faciliter le retour à une vie normale et sûre autour de la ligne de démarcation  En dix ans, la mission a conduit plus 65.000 patrouilles et répondu à plus de 8.000 appels sur sa hotline.

Fin de mission pour le navire irlandais L.É. James Joice

Le navire irlandais L.É. James Joyce  a terminé son engagement en Méditerranée et est rentré chez lui après 100 jours d’activité au sein de l’opération Sophia (EUNAVFOR Med) de lutte contre les trafics. Le navire a, en grande partie, assuré un contrôle de l’embargo sur les armes : il a ainsi ‘hèlé’ 214 navires de commerce, effectué six approches amicales et mené deux inspections à bord de navires de commerce transitant dans la zone d’opérations.

(Informations recueillies par Aurélie Pugnet, avec NGV)

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE – PSDC (juillet 2018)

(B2) Ce mois-ci les Européens ont les policiers ukrainiens au contrôle des foules. Tandis que leurs collègues basés au Mali formaient la Garde nationale à venir en soutien du contrôle des frontières. Et les marins de l’opération EUNAVFOR Atalanta ont fait un entraînement de la garde-côte djiboutienne.

Kharkiv (Ukraine). La communication pour contrôler les foules

Crédit : EUAM Ukraine

14 policiers de la région de Donetsk ont reçu une formation de trois jours dispensée par la mission européenne de conseil aux forces de sécurité intérieure (EUAM Ukraine). Au cœur de la formation, la communication : un instrument que la police ukrainienne veut utiliser pour prévenir tout risque de violences lors d’évènements de masse. Des exercices pratiques ont permis de mettre l’accent sur la façon d’identifier les risques, sur la psychologie des masses et comment désamorcer des tensions, mais aussi sur l’établissement d’une communications constante avec organisateurs et participants, notamment via la communication dîte préventive. Des policiers ukrainiens, formés antérieurement par EUAM, ont aussi encadré la formation. Un fait dont se réjouit l’expert de la mission Lena Borg. « C’est super de voir des formateurs, qui ont reçu ce cours il y a un an, transmettre ces bonnes pratiques à leurs collègues ».

Tbilisi (Géorgie). Ecouter la société civile

Table ronde avec des acteurs de la société civile géorgienne à Tbilissi (Crédit : EUMM Georgia)

La mission d’observation de l’Union européenne en Géorgie (EUMM) veut renforcer ses liens avec la société civile géorgienne. Objectif : connaitre leur point de vue sur les problèmes rencontrés avec les deux provinces sécessionnistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud. Au QG de la mission à Tbilissi, le 12 juillet dernier, les représentants des dix organisations présentes ont ainsi pu exprimé leur inquiétude sur le manque d’opportunité de réconciliation.

Bamako (Mali). Formation sur la sécurité des frontières

Une équipe de conseil et de formation de la mission de soutien aux capacités de sécurité intérieure maliennes (EUCAP Sahel Mali) a formé une dizaine de membres de la Garde nationale sur la sécurité des frontières indique un communiqué, durant la semaine du 9 au 13 juillet. Au programme : la gestion intégrée des frontières, la surveillance, l’égalité de genre et les droits de l’Homme, tout comme l’accueil et l’orientation des personnes aux postes frontaliers, les techniques de collecte de renseignement et la collaboration entre les différentes forces de sécurité. . « C’est une bonne formation, surtout contre le terrorisme et elle va renforcer nos compétences dans le contrôle et la surveillance de nos frontières avec les autres pays » dixit un stagiaire.A noter que la Garde nationale ne fait pas de contrôle aux postes de sécurité.

Corne de l’Afrique. EUNAVFOR forme la garde côte djiboutienne

Ravitaillement en mer par la marine américaine pour l’EUNAVFOR

Le ravitailleur américain USNS Bighorn a ravitaillé, début juillet, le navire espagnol ESPS Meteoro de la flotte anti-piraterie de l’UE (EUNAVFOR), lui transférant ainsi 197,000 litres de carburant, précise un communiqué de l’opération Atalanta.

Palestine. Les missions européennes au titre de la PSDC prolongées

Le Conseil de l’UE a étendu le 1er juillet le mandat de la mission de l’UE pour l’aide frontalière du point de passage Rafah (EUBAM Rafah), ainsi que celui de la mission de soutien à la police dans les territoires palestiniens (EUPOL COPPS) jusqu’au 30 juin 2019. (communiqué)

(informations rassemblées par Aurélie Pugnet st.)

Lire aussi les missions/opérations de la PSDC ce mois-ci :

Et sur l’opération Sophia :

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE – PSDC (juin 2018)

(B2) Exercices aux premiers secours en Géorgie, séance de travail sur les mafias en Ukraine, formation à la sécurisation du processus électoral au Mali ou à la lutte contre la fraude transfrontalière en Palestine et le dernier bilan de l’opération anti-piraterie dans l’Océan indien… Les dernières nouvelles des missions et opérations de maintien de la paix de l’UE sur différents points du globe

Tbilisi (Géorgie). Formations médicales au QG de l’EUMM Georgia

Session d’entrainement au QG à Tbilissi (Crédit : EUMM Georgia).

La mission d’observation de l’UE en Géorgie (EUMM Georgia), a organisé, entre le 28 mai et le 9 juin, à Tbilissi, à son quartier général, pour la première fois, un exercice de sécurité médicale, impliquant la théorie, pratique et exercice de simulation. Un cours dispensé par l’agence suédoise de protection civile (MSB)  à 34 officiers de sécurité venus de plusieurs missions européennes (EULEX Kosovo, EUAM Ukraine, EUCAP Sahel Mali, EUCAP Sahel Niger, EUCAP Somalia, EUBAM Libya, EUPOL COPPS, EUMM Géorgia et le commandant des missions civiles CPCC).. (communiqué)

Ukraine. Coordonner la lutte contre le crime organisé

(Crédit EUAM Ukraine)

Des experts internationaux, à l’occasion d’une table ronde au Kyiv Regional Public Prosecutors Office (PPO), se sont entretenus sur un nouveau moyen de coordonner la lutte contre le crime organisé, qui est actuellement la tâche de 10 agences différentes. L’entretien, soutenu par la mission de conseil aux forces de sécurité intérieure ukrainienne (EUAM Ukraine) et l’ambassade britannique en Ukraine, les 14 et 15 juin derniers, a permis à plus de 300 procureurs et officiels des forces de l’ordre ukrainiennes de présenter le concept d’une amélioration de la communication et la coordination aux niveaux tactique et opérationnel. La coordination pourrait s’appuyer sur les modèles britanniques et suédois. Le chef de PPO, Dmytro Chibisov, a annoncé sa volonté de mettre en place un nouveau système de task force ukrainien au niveau régional. (communiqué)

EUBAM Rafah. Officiers de frontières entrainés à la lutte contre la fraude

Agents de frontières en formation (Crédit : EUBAM RAFAH)

L’European Anti-Fraud Office (OLAF), a dispensé une formation à 20 officiers supérieurs de la Palestinian General Authority for Border and Crossings (GABC) et autres agences de frontières, les 26 et 27 juin derniers. La mission de police et d’assistance frontalière en Palestine (EUBAM Rafah) a organisé la formation pour un contrôle des frontières efficace et de développer les connaissances sur la fraude trans-frontalières, en plus de méthodes pour détecter les tentatives de fraude, la prévention contre la fraude, l’évaluation des risques de fraude. Les participants ont réalisé des cas pratiques sur à la fraude commerciale et de tabac. (communiqué)

Koulikoro (Mali). Sécurisation du processus électoral

(Crédit : EUTM Mali)

La mission de formation de l’UE au Mali (EUTM Mali) a déployé à Koulikoro deux conseillers de l’Advisory Task Force (ATF) pour former les Forces Armées Maliennes (FAMa), sur la sécurisation du processus électoral, pour qu’elle « puissent tenir toute leur place dans le processus électoral et la sécurisation des élections présidentielles 2018 ». Au programme de la formation du 26 au 28 juin : droits de l’Homme, renseignement, méthodologie de communication. Les quatre officiers et quatorze sous-officiers formés devrait « transmettre ces savoir-faire à l’ensemble du personnel FAMa des régions militaires de KATI et KAYES ». Ce stage, organisé à la demande des FAMa, est le deuxième de ce genre à ce jour et permet notamment de répondre à un besoin identifié lors des échanges entre l’EUTM, la MINUSMA et les FAMa. (communiqué) Le communiqué) et le (communiqué) sur la sécurisation du processus électoral de 2018.

Koulikoro (Mali). Changement de commandement de l’Éducation et Training Task Force (ETTF)

(Crédit : EUTM Mali)

Une cérémonie a eu lieu au camp d’entraînement de Koulikoro, samedi 30 juin, pour marquer le changement de commandant du groupe de travail sur l’éducation et la formation (ETTF) de la mission de formation de l’UE au Mali (EUTM Mali), transféré entre deux commandants espagnols : le colonel sortant Ignacio Olazabal Elorz et le colonel entrant Ignacio Rosales de Salamanca. (communiqué)

Océan indien. 1,7 million de tonnes d’aide du programme alimentaire mondial acheminés à bon port vers la Somalie

(Aurélie Pugnet)

Lire aussi : La mission EULEX Kosovo émasculée. Son mandat d’action revu a minima