En passant par Tartous… avec mes gros navires

(crédit : ministère russe de la Défense)

(BRUXELLES2) Ce pourrait presque être une chanson… Le groupe tactique de la flottille de la mer noire en partance pour l’opération de lutte anti-piraterie dans l’Océan indien a fait une halte tout à fait opportune à Tartous… Le croiseur lance-missiles Moskva, le patrouilleur Smetlivy, les navires de débarquement Novotcherkassk et Saratov et plusieurs navires de soutien ont ainsi fait escale dans le port syrien « pour des opérations de maintenance conformément au calendrier de la mission », a confirmé officiellement le ministère russe de la Défense jeudi (22 novembre). Elles seront « assurées par les spécialistes de l’atelier technique russe PM-56 de Tartous » comme le signalent nos confrères de l’agence Ria Novosti.

De la maintenance, puisqu’on vous le dit

On se doute bien que ces opérations ne pouvaient pas être assurées dans le port d’attache et qu’il était absolument nécessaire, avant le passage par le canal de Suez. Et, bien entendu, cela n’a rien à voir, mais à rien à voir avec le conflit civil syrien en cours, la livraison ou remise à niveau de matériels, voire l’évacuation de certains autres… Il est vrai que les Russes ne sont pas les seuls à livrer des armes en Syrie. Et qu’aucun embargo international sur les armées ne frappe le pays. Donc rien d’illégal !

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).