Dernières nouvelles de la piraterie (8 octobre 2012) (MAJ)

(BRUXELLES2)

La Turquie a pris le commandement de la CTF151

Le Rear Admiral Oğuz Karaman de la marine turque a pris la relève de son homologue sud-coréen, le Rear Admiral Anho Chung, à la tête de la CTF151, la coalition de navires emmenés par les Américains dans le Golfe d’Aden. Une prise de fonctions qui a eu lieu le 19 septembre. Durant la période de commandement coréenne, aucun navire n’a été piraté. Ce qui correspond à une tendance qui semble désormais se compter en mois et non plus en semaines, de baisse notable de la piraterie. Et au QG de la CTF 11, on se félicite surtout de « l’excellente coordination » entre les trois coalitions anti-piraterie : la CTF 151, la CTF 465 de l’Union européenne (EUNAVFOR Atalanta) et la CTF 508 de l’OTAN (Ocean Shield), avec des communications régulières, quotidiennes, au niveau tactique et des rendez-vous hebdomadaires par chat sans oublier deux réunions des « Big 3 » tenues à l’été, les 30 juillet et 24 août 2013. « A des personnes extérieures, notre mission peut sembler une tâche facile. Mais notre ennemi est très déterminé et dangereux » a expliqué Wang Geon lors de son discours d’adieu à bord du Roks. « As long as the rewards far outweigh the risks, they will continue to find ways to hijack merchant vessels, but we are committed too. On any given day, there are a number of naval warships operating in the area, patrolling assigned sectors in the IRTC, conducting convoy operations, assisting the World Food Program in the Somali Basin, launching and recovering helicopters, and simply doing what they have trained to do. »

Accord d’échange d’informations entre l’OTAN et Interpol

Un accord de partage d’information entre l’Alliance atlantique et Interpol durant l’opération maritime anti-piraterie a été au centre des discussions menées vendredi (5 octobre) entre l’assistant du secrétaire général de l’OTAN, Rick Froh, et Interpol. Un projet pilote commun devrait être lancé à la fin 2012. D’une durée de trois mois, il vise à partager avec les bureaux nationaux centraux d’Europol les informations collectées sur zone, de la manière « aussi étendue que possible« , en tenant compte des possibles « restrictions existant au plan national« . Une information qui sera traitée conformément aux règles d’Interpol précise-t-on à la direction de cet organisme. L’objectif est de permettre de identifier les réseaux criminels de la piraterie, de relier les preuves trouvées en mer à des poursuites en justice, en cours ou potentielles. La base de données d’Interpol contient déjà 11.000 données, comprenant des détails sur plus que 1.100 suspects. « Le soutien d’Interpol encourage à l’uniformité dans la recherche des preuves pour les enquêtes menées dans de multiples endroits » a précisé à cette occasion, Pierre St Hilaire, le chef de la task force « piraterie » de Interpol.

Navire grec piraté dans le port d’Abidjan en Côte d’Ivoire

Le tanker grec « Orfeas » qui transportant 32.000 tonnes de combustible a subitement disparu du port d’Abidjan dans la nuit de vendredi à samedi à 1 h du matin. Son gestionnaire, la société Grace Management a confirmé lundi (8 octobre) qu’elle avait perdu tout contact depuis le 6 octobre avec son navire moderne, l’Orfeas construit en 2008. La dernière position indiquait qu’il avait pris la route de Lagos, au Nigeria. Toute tentative de reprendre contact avec le navire a été sans résultat. 24 membres d’équipage sont à bord : 2 Grecs et 22 Philippins.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).