BAE – EADS : les positions se rapprochent selon le MinDéf français

(BRUXELLES2 à l’OTAN) Sans vouloir entrer dans le détail, Jean-Yves le Drian a tenu devant quelques journalistes, au siège de l’Alliance, à sinon démentir, du moins ne pas donner du crédit à la nouvelle d’un échec des négociations entre les actionnaires d’EADS et BAE.

Plusieurs séries d’entretiens bilatéraux ont eu lieu ces dernières semaines. Des « discussions approfondies » qui ont permis aux positions de « se rapprocher » a-t-il expliqué. L’accord n’est pas encore là. Mais « nous avons beaucoup progressé. Avons-nous suffisamment progressé ? » s’est-il interrogé. « C’est aux (industriels) de le dire. » « Ces positions se sont suffisamment rapprochées pour que les entreprises puissent considérer de demander un report. Mais c’est aux entreprises de décider. »

Le Ministre a aussi rappelé ce qui était important pour la France et les positions qu’elle entendait défendre : «  1° la garantie de ses intérêts stratégiques propres, 2° la garantie de son poids dans la nouvelle structure, 3° répondre à des interrogations sur la future stratégie industrielle globale du nouveau groupe fusionné ».

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).