Dernières nouvelles des missions PSDC de maintien de la paix de l’UE (août 2019)

(B2) A Pristina, la numérisation des anciens dossiers criminels est en bonne voie. La police somalienne reçoit un équipement de formation. En Afrique, les formations continuent : sûreté aérienne au Mali, maintien de l’ordre au Niger

Pristina (Kosovo). La numérisation des vieux dossiers criminels a été accélérée avec le soutien de la mission EULEX Kosovo. Pus de 170.000 personnes condamnés et plus de 207.000 incriminations pénales sont déjà enregistrées dans le nouveau fichier. Avantage : les juges et procureurs ainsi plus facilement retrouver toutes les données. video

Odessa (Ukraine). La mission européenne EUAM Ukraine (assistance aux forces de sécurité intérieure) a mené sa première formation ‘scène de crime’ dans la région d’Odessa pour les enquêteurs, inspecteurs criminels et patrouille de police de Podilsk. Informations

Rajlovac (Bosnie-Herzégovine). La général Reinhard Trischak commandant l’opération de stabilisation EUFOR Althea, a visité Rajlovac le 14 août, et a été briefé par le ministre de la Défense et les forces armées de Bosnie-Herzégovine des progrès faits par le pays dans le marquage, l’enregistrement et la gestion des armes. Autres informations.

Salalah (Oman). L’équipage de la frégate italienne ITS Marceglia s’est entraîné avec les forces de la marine d’Oman dans différents exercices de ‘Capacity Building’. Tandis que le contre-amiral Armando Paolo Simi, commandant de la force d’Atalanta, discutait avec les autorités à Salalah.

Operation ATALANTA Force Commander Meets with Omani Authorities

Djibouti. Le détachement aérien espagnol au sein EUNAVFOR Atalanta a célébré fin juillet sa 1500e mission de surveillance maritime avec un P3M Orion au large des côtes somaliennes, en même temps que la 66e rotation du détachement de surveillance maritime au sein de l’opération anti-piraterie de l’UE. Autres informations

(crédit : EUNAVFOR Atalanta)

SHIP IN A BOX – a new training facility for SPF Maritime Police Unit

(Mali). Dix officiers de l’armée de l’air malienne ont participé à un stage formation au commandement et à la conduite des opérations aériennes (CCOA). Leur diplôme de fin de cours a été remis le 19 août.

(crédit : EUTM Mali)

(crédit : EUTM RCA)

Formation au maintien de l’ordre par les Carabinieri (crédit : MOD Italie)

(NGV)

Mis à jour début septembre avec l’info Oman – EUNAVFOR Atalanta. Complété le 22 septembre avec les photos manquantes.

La compagnie motorisée malienne formée aux Casspir

(B2) Une compagnie malienne d’infanterie vient d’être formée avec les nouveaux véhicules blindés Casspir, reçus de l’Allemagne

La nouvelle compagnie motorisée malienne avec ses véhicules Casspir (crédit : Bundeswehr)

29 véhicules

Ce véhicule blindé de transport de troupes est complètement nouveau pour l’armée malienne. Dix premières unités sont arrivées en mai, les 19 autres suivant quelques semaines plus tard. L’ambassadeur d’Allemagne au Mali, Dietrich Becker, a remis officiellement le 16 juillet sur la base de Kati au général de division Abdoulaye Coulibaly, le chef d’état-major des armées, l’ensemble des véhicules, ainsi que plusieurs équipements de protection : 4100 gilets pare-balles, 4300 chaussures rangers, 2700 casques balistiques. L’entraînement tactique étant assuré par les formateurs de la mission européenne EUTM Mali. Les chauffeurs et les mécaniciens ont d’abord été formés au préalable par une société sud-africaine (qui a fabriqué ses engins). La mission EUTM Mali a ensuite pris le relais pour s’occuper du reste, lors de deux sessions, en mai et en juillet.

Une formation au véhicule

Cette formation a été montée de toutes pièces, non pas selon les standards allemands ou européens, mais maliens. « C’est une particularité de la formation : nous n’avons pas de cadre déjà existant. Nous avons essayé de trouver une solution pratique » explique le capitaine allemand, Nils Z. Durant quatre semaines, les soldats maliens ont pu découvrir le nouveau véhicule de transport : l’apprentissage de la connaissance du véhicule comme le changement de pneus. La formation s’est ensuite poursuivie avec les premiers secours, l’entraînement aux pièges et aux convois ainsi que les bases de l’infanterie.

Apprendre l’ordre de montée dans le véhicule

L’ordre dans lequel il faut monter et descendre du véhicule est pratiqué pendant une journée entière. « C’est très important. Chaque siège a sa propre fonction. Par exemple, le copilote est aussi le mitrailleur », explique Nils Z. Le premier soldat à droite est responsable de l’ouverture et de la fermeture de la porte hydraulique. « Pour être efficace rapidement et sous stress, il est important de connaître la procédure de fermeture en un éclair ».

La conduite en convoi

Une autre session d’entraînement a consisté à apprendre à déplacer les véhicules en convoi. À plus de 40 degrés dehors, l’exercice est particulièrement exigeant. Premier apprentissage avec un arrêt à 360° : l’inspection des lieux. « Les alentours du véhicule sont ensuite fouillés à la recherche d’engins explosifs », explique le sergent-major Daniel M. L’important est la cohésion. « C’est la seule façon de transformer les tireurs individuels en une unité. Les progrès sont bien visibles », explique Daniel M.  La particularité du Casspir est sa cabine haute — explique-t-on du côté de la Bundeswehr. « Avec sa forme en V caractéristique, il réduit le risque de blessure en cas d’explosion d’une mine. »

(NGV)

  1. L’Allemagne avait déjà donné il y a un an, le 21 juin 2018, un lot de 25 camions mercedes et 3 chariots de l’élévateur et des pièces de recharge d’un coût total estimé à 1 milliard de francs CFA.

Les coopérations européennes à l’honneur du 14 juillet

(B2) Ce défilé du 14 juillet est placé sous le symbole de la coopération et de l’Agir ensemble, nouveau maître mot d’Emmanuel Macron, afin d’illustrer l’ensemble des coopérations militaires que conduit la France avec ses voisins européens

(crédit : Eurocorps)

La volonté du gouvernement français est d’apporter « un hommage appuyé » aux coopérations militaires européennes — bilatérales ou multilatérales — dans le cadre de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) de l’Union européenne ou dans le cadre de l’OTAN. De quoi « offrir aux spectateurs une image d’unité » précise un officier de l’Eurocorps.

A pied…

Une compagnie espagnole du 3e régiment d’infanterie de Siero de la Brigada Galicia VII participera au défilé, de retour du Mali dans le cadre de la mission de formation de l’armée malienne EUTM Mali, ainsi que 450 hommes de la brigade franco-allemande (BFA), qui a aussi été récemment engagée au Mali. Pour les Espagnols, ce défilé est une première : 128 soldats essentiellement de l’armée de terre, mais aussi de la marine et de l’armée de l’air, fouleront le pavé (ou voleront au-dessus) des Champs Elysées. C’est aussi une manière de rendre hommage aux militaires espagnols qui ont assuré par leur courage et leur promptitude de réaction en février dernier la sauvegarde du camp malien de Koulikoro. L’Eurocorps sera aussi présent avec un contingent de 35 militaires sous le commandement de son chef, le général de corps d’armée Jürgen Weigt, aux cotés du corps de réaction rapide France (CRR-France) basé à Lille.

En l’air

Côté aérien également, il y a aura un aréopage européen. On trouvera ainsi, aux cotés des Mirage ou Rafale français, des Typhoon/Eurofighter (espagnol et britannique), un Tornado allemand et des F-16 (belge et néerlandais). Seront également présents un Casa CN 235 portugais, un A400M allemand et un KC-130 espagnol afin d’illustrer la coopération croissante en matière d’aviation de transport ou de ravitaillement.

Coté hélicoptères, des appareils Tigre espagnols et allemands voleront de concert avec leurs camarades français, ainsi que deux hélicoptères NH90 (Caiman) — un allemand et un espagnol du BHELMA III —, ainsi que deux appareils de transport lourd CH 47 britanniques.

Les étendards des dix pays de l’EIE

De façon plus symbolique, des étendards des unités militaires de dix pays participants à l’Initiative européenne d’intervention (IEI) —Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, France — défileront en ouverture du défilé à pied. En tout quelque 4200 militaires, 196 véhicules à roues, 69 avions et 39 hélicoptères sont attendus sur les Champs Elysées dimanche.

Un mini sommet européen centré autour des pays de l’IEI

Après le défilé, le président français Emmanuel Macron recevra à déjeuner une dizaine de dirigeants européens qui participent à l’IEI. Un moyen de relancer politiquement une initiative qui s’est un peu enlisée dans des sables ‘techniques’… et peut-être également de discuter un peu politique européenne (notamment du soutien nécessaire à la candidate à la Commission européenne, Ursula von der Leyen).

La Chancelière Angela Merkel sera bien présente, ainsi que le Premier ministre belge Charles Michel, son homologue néerlandais Mark Rutte et le président finlandais Sauli Niinistö. Le président portugais Marcelo Rebelo de Sousa et son alter ego estonienne Kersti Kaljulaid seront également de la partie, tout comme le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg.

Côté espagnol, c’est la ministre de la Défense Margarita Robles qui sera présente, le Premier ministre Pedro Sanchez étant très occupé à Madrid à tenter de mettre sur pied une majorité. Le Danemark sera représenté par sa tout nouvelle ministre de la Défense Trine Bramsen. Quant aux Britanniques, ils boudent ou sont en campagne électorale. Theresa May n’a pas franchi la Manche, représentée par un simple ministre délégué (le ministre d’Etat de son cabinet).

NB : apparemment, ni Ursula von der Leyen, actuelle ministre de la Défense et candidate à la Commission européenne, ni Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne (en déplacement en Irak) ne seront présentes.

(Nicolas Gros-Verheyde)

Quatre soldats espagnols décorés pour leur action courageuse à Koulikoro (V2)

(B2) Le ministère espagnol de la Défense a décoré le 18 juin quatre soldats espagnols d’EUTM Mali qui avaient arrêté l’assaut de la base malienne de Koulikoro, au Mali

Le soldat D. Gomez (crédit : armée espagnole)

Une décoration amplement méritée. Il est certain que sans leur action décisive, l’attaque sur le camp de Koulikoro, de la mission de l’UE de formation de l’armée malienne (EUTM Mali), aurait fait des ravages.

Un massacre évité

Les soldats espagnols avaient dû faire face à une attaque qui a débuté à trois heures du matin. Arrivés à proximité du centre, les terroristes sont descendus d’un des véhicules et ont commencé à tirer à proximité de l’une des portes d’accès secondaires. Les véhicules s’étaient ensuite dirigés vers la porte principale. Les soldats espagnols, assurant la protection du camp, ainsi que les soldats maliens ont repoussé les assaillants. Le second véhicule, voyant que le premier ne pouvait pénétrer dans le campement, a déclenché une explosion près de la porte du centre, sans causer cependant de dommages importants. Personne n’a été tué du côté européen, mais deux soldats maliens ont été blessés et pris en charge par les services médicaux. Lire les détails de l’attaque.

Les deux soldats des forces de protection décorés

Richard Ríos et Daniel Gómez, soldats des forces de protection de la mission EUTM Mali ont ainsi reçu la croix du mérite militaire avec une décoration rouge pour leur comportement lors de l’opération nécessitant le recours à la force armée contre un attentat terroriste survenu le 24 février dernier.

… et deux soldats de l’équipe de neutralisation

Le sergent chef Óscar Néstar, chef de la première équipe de neutralisation des explosifs (qui est intervenu dans la zone de l’incident après l’explosion) et le premier sergent Pedro Varela (qui travaillait comme opérateur) ont reçu la croix du mérite militaire avec distinction bleue. Les deux hommes étaient responsables du processus ultérieur de désactivation des dispositifs, sécurisant ainsi la zone.

(NGV)

Un hommage particulier leur a été rendu lors du défilé du 14 juillet en France, une compagnie du 3e régiment d’infanterie de Siero ayant été invitée à ouvrir le défilé sur les Champs Elysées pour la fête nationale française

Mis à jour le 14 juillet 2019

Un engin suspect désarmorcé près du QG d’EUTM Mali à Bamako (v2)

(B2) Un engin suspect a été désarmorcé vendredi (7 juin) près de l’entrée du quartier général d’EUTM Mali

L’engin suspect a été découvert à l’aube, vers 6h30, sur un véhicule lors d’un contrôle de routine à la porte principale du siège d’EUTM Mali, à Bamako.

« Des mesures de sécurité ont immédiatement été prises pour éviter tout dommage au personnel de l’EUTM Mali comme la population locale » indique la mission européenne de formation de l’armée malienne. L’engin a été détruit vers 10h55 par un robot de l’équipe EOD (Explosive ordnance disposal) de la brigade spéciale d’interventions (BSI) de la police nationale malienne. « Personne n’a été blessé ».

Après inspection, il s’est avéré que l’engin suspect était en fait un dispositif utilisé pour les formations d’EUTM. L’enquête est en cours afin de déterminer pourquoi ce dispositif s’est retrouvé là à ce moment, a expliqué à B2 un responsable de la mission. Le véhicule appartenait à un officier espagnol selon les précisions d’un journaliste local du Figaro du Mali. Mais un responsable de la mission interrogé par B2 nous a précisé qu’aucun officier espagnol n’est impliqué.

(NGV)

Mis à jour à 18h sur l’officier espagnol

Le 18e CMATT formé à Ségou

(B2) La cérémonie de clôture de la formation de la 18ème CMATT (Combined Mobile Advisory Team) par les Européens de EUTM Mali s’est déroulée vendredi (10 mai) sur la place d’armes du camp Amadou Cheick Oumar Tall de Ségou, dans le centre du Mali.

(crédit : FAMA)

Cette formation était organisée par la mission européenne de formation de l’armée malienne sur trois semaines (du 15 avril au 10 mai 2019) pour quatre officiers subalternes et 101 sous-officiers et militaires du rang de la 212ème compagnie d’infanterie motorisée. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité de la 2ème région militaire. Etaient présents à la remise des diplômes le colonel Lunder (pour EUTM Mali) et le colonel Modibo Kouyaté (pour le chef d’état-major de l’armée de terre).

(NGV)

Les cours reprennent à Koulikoro

(B2) Le rythme normal des formations a repris au camp de Koulikoro — le camp de formation de l’armée malienne où se trouvent également les formateurs européens de EUTM Mali —, annonce l’état-major des forces armées espagnoles mercredi (20 mars).

(crédit : EMAD)

Un cours d’orientation

Un cours d’orientation et de cartographie a été ainsi organisé par les formateurs espagnols (1), français, belges et irlandais, à l’intention des commandants de différentes unités et académies de l’armée malienne. Le cours comportait deux parties : une séance théorique, puis pratique, sous la forme d’une course d’orientation, en relais, auxquels ont participé les binômes malien-européen.

Un excellent exercice de cohésion

Une excellente manière de symboliser le retour à la vie normale et d’assurer la cohésion entre tous les militaires cohabitant dans le camp après l’attaque subie fin février (Lire : Attaque terroriste sur le centre de formation de EUTM Mali à Koulikoro cette nuit (V7) et Des détails sur l’attaque du camp d’EUTM Mali à Koulikoro).

(NGV)

  1. Le contingent espagnol est formé principalement de membres du personnel de la Brigade d’infanterie aéroportée légère (BRILAT) de Pontevedra et du Tercio de Armada de San Fernando

Un drone survole le QG d’EUTM Mali, la force protection réagit

(B2) Les soldats européens qui assurent la protection de la mission de l’UE de formation de l’armée malienne (EUTM Mali) ont « répondu avec feu ciblé sur un drone qui a été détecté alors qu’il survolait illégalement » le quartier général à Bamako a précisé jeudi (7 mars) la mission dans un tweet. Une « mesure défensive limitée [qui] ne constituait à aucun moment une menace pour la population locale » a ajouté le porte-parole, afin de rassurer la population des alentours.

Trois coups de feux

Il était 13h30 environ. Deux des sentinelles qui montaient la garde, se sont dirigés sur la route « à 100 mètres de leur poste pour tirer sur un drone qui survolait la zone en progressant vers la base de l’EUTM. Les tirs n’ont pas touché la cible et l’appareil a aussitôt rebroussé chemin » précise Mohamed Salaha du journal malien Nord Sud qui a recueilli plusieurs témoignages sur place.

Une peur dans le quartier

Les trois coups de feu qui ont retenti ont semé la panique dans ce quartier d’affaires, dénommé ACI 2000, selon notre confrère malien. « Tout le monde dans le coin a eu peur. Certains couraient dans tous les sens. La scène n’a pas dépassé cinq minutes. Ils ont tiré et ont regagné tranquillement leurs postes sans dire mot à quelqu’un », témoigne un homme qui tient un kiosque juste en face de la base. « Dès que les coups de feu ont retenti, l’appareil a automatiquement fait demi-tour. C’est comme si le manipulateur de l’appareil était là avec nous. »

Les raisons du survol inconnues

On ne connait pas la fonction du drone, ni raison du survol ou son propriétaire. « Les autorités maliennes ont été averties » précise-t-on du côté d’EUTM Mali. Une enquête doit être diligentée.

(NGV)

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE – PSDC (février 2019)

(B2) Les gardes-côtes du Somaliland sont formés pour assurer la sécurité maritime. La mission de l’UE en Irak visite les territoires libérés de Daesh. En Cisjordanie, EUBAM Rafah soutient l’agence de gestion des frontières palestiniennes… les dernières nouvelles des missions et opérations de l’UE déployées au titre de la PSDC

Anbar et Basra (Irak). EUAM Iraq dans les régions libérées de Daesh

Plusieurs experts d’EUAM Iraq se sont rendus dans la province d’Anbar (ouest de l’Irak) puis à Basra (sud-est), fin janvier. Objectif : s’informer sur les méthodes d’enquête, la police de proximité, la planification, la gestion de la criminalité et les opérations conduites par les forces de l’ordre irakiennes. La mission affirme que la coopération sera renforcée, en particulier avec la région d’Anbar, pour couvrir certaines problématiques, comme la formation policière et le renseignement dans les territoires récemment libérés de Daesh.

(crédits: EUAM Iraq)

Jericho (Cisjordanie). Don de matériel pour le checkpoint de Rafah

Un accord a été signé entre le chef de la mission de l’UE EUBAM Rafah, Günther Freisleben et le directeur général de l’Administration générale des frontières et des points de passage (GABC) le 16 janvier dernier. Le don de matériel et le soutien au centre de formation visent à renforcer les capacités des agences de gestion des frontières à opérer le checkpoint de Rafah « selon les standards internationaux ». EUBAM soutient également la création d’une équipe de formateurs au sein de la GABC ainsi que la fourniture d’équipements nécessaires. NB : Ce don fait suite à la réhabilitation du centre de formation GABC en 2017.

(crédits: EUBAM Rafah)

Somaliland. Exercice de recherche et sauvetage en mer au large de Berbera

Sur base de cinq scénarios, les garde-côtes du Somaliland ont effectué leur premier exercice de recherche et sauvetage en mer. A bord de trois navires, ils se sont entraînés à chercher et à communiquer des positions, et à mener des opérations de recherche de survivants. Les exercices étaient coordonnés par la salle d’opération de Berbera et la majorité des échanges se sont faits en anglais. L’exercice, organisé et facilité par EUCAP Somalia, « démontre les progrès effectués par les gardes-côtes du Somaliland ».

(crédits: EUCAP Somalia)

Somaliland. Les marins espagnols à bord des garde-côtes du Somaliland

Le navire espagnol Relámpago a accueilli à son bord fin janvier des gardes-côtes du Somaliland et des représentants du ministère de l’Intérieur. Objectif : une présentation sur la sécurité maritime et sur les procédures de contre-piraterie, suivie d’un exercice pratique. Les marins espagnols sont ensuite montés à bord des bateaux des garde-côtes, précise l’opération anti-piraterie de l’UE EUNAFOR Atalanta.

(crédits: EUNAVFOR Somalia)

Bamako (Mali). Protection des VIP 

C’est vêtus de leurs costumes noirs de garde rapprochée et cachés derrière leurs lunettes de soleil, que les stagiaires maliens de la Brigade spéciale d’intervention ont effectué un exercice de mise en situation organisé par la mission EUCAP Sahel Mali. Objectif : assurer la sécurité d’une haute personnalité en visite au Mali. Pour l’occasion une dimension « grandeur nature » avait été donnée à l’exercice, avec location de véhicules particuliers et mise en pratique de toutes les techniques enseignées dans les cours théoriques.

(crédits: EUCAP Sahel Mali)

Sénou (Mali). Fin de la formation « fusiliers commandos »

Traiter un blessé en zone de combat, combattre en milieu urbain, ou bien sécuriser une base aérienne, sont autant d’activités auxquelles les « fusiliers commandos » maliens ont été formés par EUTM Mali. Cette formation, dispensée sur douze semaines, s’est clôturée par un exercice sur la base aérienne de Sénou, en présence du général de brigade (allemand) Peter Mirow, le chef d’EUTM Mali, et du chef de l’état-major de l’armée de l’air malienne, le général de brigade Bamba.

(crédits: EUTM Mali)

Lviv (Ukraine). La protection des lanceurs d’alerte

Un groupe de travail a été organisé par la mission de l’UE de conseil auprès des forces de sécurité intérieure (EUAM Ukraine), dans le but de faire un état des lieux de la protection des lanceurs d’alerte en Ukraine. Y participaient des représentants de l’administration régionale, de la mairie de Lviv, des forces de l’ordre, ainsi des ONGs luttant contre la corruption. Les expériences danoise et lituanienne ont été présentées, les participants ont débattu de la possibilité de faire de ces expériences des modèles à suivre pour l’Ukraine. NB : EUAM Ukraine avait déjà organisé deux conférences sur le sujet en février et novembre 2018 à Kiev.

(MHA)

Des détails sur l’attaque du camp d’EUTM Mali à Koulikoro

(B2) Les détails de l’attaque sur le camp de Koulikoro, où sont déployés les formateurs d’EUTM Mali, dans la nuit de samedi à dimanche sont désormais plus clairs. En voici le récit fait par les Européens

Une attaque en deux phases

« Arrivés au voisinage du centre, les occupants d’un des véhicules sont descendus [du véhicule] et ont commencé à tirer à proximité d’une des portes d’accès secondaires. » Puis, les véhicules se sont dirigés vers l’accès principal, l’entrée Sud du Camp. Les militaires espagnols de la brigade VII ‘Galicia’ qui assurent la protection du camp (‘force protection‘), ainsi que leurs homologues maliens, ont « repoussé le premier des véhicules » en tirant dessus.

Une première explosion suivie d’une seconde

Le conducteur a « alors actionné son gilet explosif » qui a provoqué l’embrasement du véhicule et son explosion. Voyant que le premier véhicule ne pouvait pénétrer dans le camp, le second « a alors explosé à proximité de la porte centrale, sans causer de gros dégâts », du moins au niveau humain.

Un des véhicules explosés à l’entrée du camp de Koulikoro (crédit : armée espagnole)

Sur les photos diffusées, on voit en effet que nombre de véhicules présents à proximité sont brûlés ou ont les vitres éventrées.

Vue aérienne du camp (crédit : armée espagnole)

Enquête en cours

Une enquête a été ouverte. Le « nombre d’attaquants notamment » reste encore à déterminer, indique EUTM Mali. Les militaires ont commencé les travaux « pour réparer les dégâts et revenir à la normale dès que possible ». Les militaires maliens blessés (trois selon EUTM Mali) seraient déjà sortis de l’hôpital, selon nos informations. 

(NGV)


Le communiqué de la mission EUTM Mali

  • Koulikoro Training Centre (KTC) was attacked by unknown elements during the night from the 23rd to 24th February 2019 about three o’clock in the morning
  • In the attack 2 vehicles, loaded with explosives, as well as dismounted elements were involved
  • The attackers opened fire and tried to breach the main gate (south entrance) of Koulikoro Training Centre, but were stopped by Force Protection elements
  • One of the two vehicles burned down after being stopped at the main gate, and the second one exploded
  • Three Malian soldiers were wounded, and brought to ROLE 2 for further treatment
  • Koulikoro Training Centre was set to high alert status and manned its defensive positions
  • No EUTM Mali personnel were injured
  • All three Malian soldiers have been discharged from ROLE 2
  • We wish the three wounded Malian soldiers a speedy recovery
  • The number of killed attackers is under investigation

 

Attaque terroriste sur le centre de formation de EUTM Mali à Koulikoro cette nuit (V8)

(B2) Le centre de formation à Koulikoro, où sont déployés les militaires européens de la mission EUTM Mali, a été l’objet, cette nuit de samedi à dimanche (23 au 24 février), d’une attaque terroriste à la voiture piégée. Deux militaires maliens blessés. Pas de victimes côté européen

Centre de formation de Koulikoro (Crédit : Conseil de l’UE – archives B2)

Une attaque complexe, à la ‘voiture piégée’ suivie de tirs

L’attaque a eu lieu entre 2h50 et 3h10 du matin (heure locale, + 1 heure Bruxelles). Elle a été très courte, selon une méthode désormais éprouvée par les terroristes : tirs et  voiture(s) piégée(s), par des engins explosifs (IED). D’après le gouverneur de la région, le col. major Mamary Camara, il ne s’agit pas d’un véhicule (comme évoqué au début), mais bien « de deux véhicules kamikazes  avec un nombre indéterminé d’assaillants » qui ont mené l’attaque. Ils « ont d’abord ouvert le feu sur le poste de contrôle de Mafèya sur l’axe Koulikoro Banamba », puis ont ensuite foncé « vers le centre d’instruction militaire Boubacar Sada Sy où il se sont explosés à l’entrée ». Mais il n’a pas confirmé l’information de Mali24, parlant d’« une roquette tirée de l’autre côté du fleuve ayant explosé devant l’entrée du camp ».

La bonne réaction des Maliens et de la force de protection

Les soldats maliens (FAMA) comme la force de protection du camp de l’UE ont bien réagi, repoussant l’attaque, selon nos sources. Ils ont ainsi largement contribué à ce que cette attaque ne soit pas meurtrière, comme escompté. Information confirmée du côté du ministère malien de la Sécurité et de la protection civile. « Face à l’alerte et la réaction des sentinelles, les assaillants se sont vus obligés de déclencher leurs systèmes juste à l’entrée du camp ». Le deuxième véhicule kamikaze « bourré d’explosifs » n’a ainsi pas « pu être déclenché ». Les démineurs devaient procéder à « son explosion contrôlée » de façon à éliminer tout risque.

Trois Maliens blessés

Au bilan : deux militaires maliens ont été blessés, assez légèrement. Ils ont été pris en charge immédiatement par l’hôpital de campagne (le ‘Rôle 2’) déployé à l’intérieur du camp. Un civil a été plus « gravement » atteint, selon le gouverneur de Koulikoro. Bilan ensuite revu ensuite à la baisse pour être qualifié de « léger ». Au moins « deux corps » ont été retrouvés sur les lieux (les assaillants). Il n’y a « pas de pertes à déplorer parmi les Européens », selon nos sources. Bilan officiellement confirmé par EUTM Mali dans un tweet à 12h20 : « Aucun membre d’EUTM Mali n’a été blessé. » Comme par la Bundeswehr (1).

Pas de pertes côté européen

L’état-major des forces armées espagnoles a très vite communiqué pour indiquer que les militaires espagnols — qui assurent en partie la sécurité du camp – n’avaient à déplorer aucun blessé. « Tout va bien » ont-ils indiqué. Message destiné à rassurer les familles.

De la même façon, le porte-parole du commandement des opérations de la Bundeswehr a tenu à envoyer le même message : « Les soldats de la Bundeswehr et ceux des autres forces de l’Union européenne ne sont pas affectés » comme le rapporte notre collègue à Berlin, Thomas Wiegold (Augengeradeaus).

Une attaque condamnée

L’attaque a été condamnée « fermement » par le représentant spécial de l’UE au Sahel, Angel Losada, affirmant que l’Union européenne continue de se tenir aux côtés du Mali et des forces armées maliennes (FAMA).

Un contexte bousculé

Visite française et neutralisation de plusieurs terroristes

Cette attaque survient dans un contexte marqué à la fois par la visite au Mali du Premier ministre français Edouard Philippe et de la ministre des Armées Florence Parly, arrivés vendredi soir dans le pays, mais aussi de l’annonce de la ‘neutralisation’ par les forces françaises de l’opération Barkhane d’un des responsables d’AQMI dans le pays, Yahia Abou Hamman (Le numéro 2 du RIVM abattu par les forces françaises au nord Mali).

Des Européens devenus une cible

Ce n’est pas la première fois que les Européens sont pris délibérément pour cible au Mali. En mars 2016, le QG de la mission à Bamako avait été attaqué, sans dégâts. En juin 2017, l’attaque terroriste contre l’hotel Le Campement où se trouvaient plusieurs militaires européens au repos, avait fait plusieurs victimes, dont un soldat portugais et un agent de la délégation de l’UE (près de Bamako. Des morts parmi les Européens). Ce sans compter les victimes d’attentats en ville : un Belge, agent de la sécurité pour la délégation de l’UE au Mali, avait été tué en mars 2015 lors de l’attentat dans un restaurant de Bamako. (2) En l’espèce, les terroristes semblaient tout autant viser l’armée malienne que les Européens, comme ils l’avaient fait contre le QG du G5 Sahel à Sévaré en juin 2018 (lire aussi : L’UE va financer la reconstruction du QG du G5 Sahel à Sévaré).

Le principal camp de formation de l’armée malienne

Le camp de Koulikoro abrite l’école militaire inter armées (EMIA) de l’armée malienne, dénommée Boubacar Sada Sy. C’est dans cette structure située à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Bamako, légèrement à l’extérieur de la ville, près du fleuve Niger, que sont assurés la plupart des formations assurées par les Européens depuis le début de la mission en 2013.

Un entraînement régulier

Ce type d’attaque n’est pas, en soi, une surprise. A chaque rotation de la force de protection, les militaires européens s’entraînent avec leurs collègues maliens, à une attaque à l’explosif (IED), pour tester à la fois la réaction et la chaîne d’évacuation médicale. C’était le cas par exemple en août 2015 (lire ici)

(Nicolas Gros-Verheyde, avec Leonor Hubaut)


Trois casques bleus tués à Siby

On a appris également que trois Casques bleus du contingent de Guinée Conakry de la MINUSMA qui partaient en permission à bord d’un véhicule de location, ont été attaqués vendredi (22 février), vers 22h, « par des hommes armés non identifiés sur la route de Siby », selon la Minusma. Au bilan : trois casques bleus tués et un blessé. Le civil, qui conduisait le véhicule, « a également été blessé ». Siby est situé à 44 km au sud-ouest de Bamako, à l’exact opposé de Koulikoro par rapport à la capitale malienne.


  1. La mission est actuellement assurée en bonne partie par les Allemands, avec l’Allemagne comme nation-cadre, et le général Peter Mirow à sa tête (EUTM Mali. L’Allemagne prend le lead)
  2. En Somalie, par ailleurs un convoi de EUTM Somalia avait été visé par un attentat à Mogadiscio le 1er octobre dernier.

Mis à jour le 24. fév. entre midi et 14h, avec les informations de la Bundeswehr (V2), la confirmation EUTM Mali (V3), le rappel des attaques récentes (V4), le bilan officiel du gouverneur malien de la région (signalé par Jigi Africa – V5), avec les détails sur les circonstances de l’incident par le ministère malien de la sécurité et de la protection civile (V6) – (19h) le conditionnel enlevé sur le bilan de l’attaque (V7), avec le rappel des exercices passés (V8).