Une réunion des ministres sur la task-force Takuba. A 26 pour faire le point

(B2) Après les annonces d’Emmanuel Macron sur la réorganisation de l’opération Barkhane et la nouvelle place donnée à Takuba, il était nécessaire de faire le point avec les différents pays européens engagés ou intéressés par l’opération

réunion ministérielle en VTC (MOD Roumanie)

Les ministres de la Défense ou leurs représentants de 26 pays ont participé à une réunion par vidéo-conférence ce mardi (13 juillet). Certains étaient déjà à Paris pour assister au défilé du 14 juillet qui verra les troupes de Takuba à l’honneur et défiler en tête.

Faire un état des lieux

Objectif de la réunion selon un des participants : « évaluer les derniers développements au Mali » et « aborder les questions de coopération dans le domaine de la sécurité, de la stabilité et de la lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel ».

Rechercher le plus grand soutien international

Les participants ont surtout « pris acte » du projet de reconfiguration de l’engagement français au Sahel, annoncé vendredi dernier par le président français Emmanuel Macron. Ils « se sont engagés à rechercher le plus grand soutien international possible pour la stabilisation des pays du G5 Sahel et leurs programmes de lutte contre le terrorisme », rapporte l’un des participants.

La formation en ligne de mire

La future participation des alliés internationaux devrait « se concentrer sur la formation et le renforcement des capacités des forces armées nationales locales », à travers deux outils : la Task Force Takuba et la mission de formation de l’Union européenne de formation EUTM Mali. Enfin, ils ont adressé un message aux autorités maliennes pour qu’elles « suivent le calendrier électoral adopté lors du sommet de la CEDEAO en juin ».

26 pays participants

Étaient représentés à la réunion, outre la France* : 17 membres de l’UE (Allemagne, Belgique, République tchèque*, Chypre, Danemark*, Estonie*, Grèce, Hongrie, Italie*, Lituanie, Pays-Bas, Pologne, Portugal*, Roumanie*, Slovaquie, Espagne, Suède*), quatre pays proches (Royaume-Uni, Norvège*, Serbie, Ukraine), deux Nord-Américains (Canada, États-Unis) et les deux pays africains les plus concernés (Mali, Niger).

(Nicolas Gros-Verheyde)

* Des pays qui contribuent directement sur le terrain ou ont déjà décidé de contribuer dans un avenir proche. On arrive ainsi à huit pays participants (en plus de la France). Notre classification est légèrement différente de celle établie officiellement qui prend en compte tous les pays qui envoient seulement un officier dans l’état-major, mais pas sur le terrain.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

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