Pas d’unité A400M à Melsbroek

Les 7 A400M belges sont destinés à remplacer les 11 C130, ici, sur l’aéroport de Melsbroek (crédit © NGV / B2)

(BRUXELLES2) L’aéroport militaire de Melsbroek (près de Bruxelles) n’accueillera pas d’unité multinationale d’avions de transport Airbus A400M. Ce projet du ministre belge de la Défense, Pieter de Crem, est mort et enterré. Il s’est heurté au principe de réalité. La France et l’Allemagne ne sont pas d’accord, pour délocaliser deux ou trois avions chacun sur l’aéroport militaire de la capitale belge aux côtés de 7 avions belges et de l’avion luxembourgeois. « J’ai pris acte de la décision de mes collègues français et allemand de ne pas poursuivre ce projet » a constaté le ministre devant la chambre des représentants, comme le rapporte l’agence Belga.

L’Europe : un dossier de longue haleine

« Ce n’est pourtant pas faute d’avoir insisté auprès des deux ministres sur le caractère exemplatif de ce projet de collaboration européenne en matière de défense » explique le Ministre. « Je n’ai pas manqué de rappeler par ailleurs les autres initiatives en cours à l’European Air transport Command (EATC) à Eindhoven dans le but d’optimiser la synergie, la standardisation et l’interopérabilité entre les pays utilisateurs de l’A400M ». Arguments qui n’ont convaincu ni Paris ni Berlin qui ne veulent pas payer en plus. Pour le ministre belge de la Défense, « Cette question prouve que l’intégration européenne en matière de défense reste un dossier de longue haleine qui nécessite de la persévérance ».

Poursuite des travaux

Le ministre estime cependant que cette décision française et allemande n’aura « aucune influence opérationnelle » ni sur les travaux d’infrastructures nécessaires à l’accueil des Airbus militaires belges et luxembourgeois. Facture : 125 millions d’euros imputée sur le budget de la Défense.

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).