piraterie

Le Puntland devient une destination officielle

(crédit : DFID/Uk)

(BRUXELLES2) Andrew Mitchell, le ministre britannique au Développement, est un des premiers (*) ministres européens à avoir fait le déplacement au Puntland, région autonome de Somalie d’où sont originaires nombre de pirates qui écument l’Océan indien.

Mitchell était ainsi à Garowe ce lundi (30 janvier) après avoir Gedo dans le sud du pays samedi (28 janvier). Durant sa visite, il a annoncé un soutien britannique pour plusieurs projets, l’un concernant les services de santé (20 millions £), l’autre la saisie par les forces de police du Puntland des armes en circulation, le troisième consistant en une aide aux groupes de déminage (Mines Advisory Group).

Une conférence sur la Somalie

Mais ce déplacement était aussi, et surtout, destiné à préparer la conférence sur la Somalie que le Royaume-Uni organise le 23 février à Londres (voir le site de la conférence). Une conférence dont Mitchell entend bien qu’elle clôture plus de 20 années d’échec en Somalie et ouvre la porte vers une approche internationale forte, permettant de s’attaquer aux causes et aux effets des problèmes auquel le pays fait face. « We want to secure a new, stronger international approach in London next month, to break this cycle of decline and offer ordinary Somalis hope of a better future » a expliqué le Ministre. « The famine was caused by a terrible drought, high food prices and insecurity – conditions made much worse by the fact Somalia is a failed state. Famine, piracy, terrorism – these are all symptoms of years of breakdown. »

(*) Ce n’est cependant la première visite d’officiels européens. Les responsables militaires d’Eunavfor Atalanta se sont déjà rendus sur place à plusieurs reprises. Et en avril 2010, une délégation de plusieurs diplomates européens — emmenée par l’Espagnol Nicolas Martin Cinto au titre de la présidence espagnol, le Français Renaud Ferrand et des diplomates italien, belge et finlandais — s’étaient rendus dans la capitale du Puntland, rencontrer des membres du gouvernement puntlandais ainsi que des Anciens.

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Le Lübeck force les pirates à abandonner un de leurs bateaux-mères

(Crédit : marine allemande)

(BRUXELLES2) La frégate allemande FGS Lübeck, engagée dans l’opération anti-piraterie de l’UE (EUNavfor Atalanta) n’a pas laissé de répit aux pirates qui avaient tenté de s’en prendre à un navire hauturier néerlandais MV Flintstone et réussi à libérer l’équipage (lire : Première épreuve du feu pour les VPD néerlandais).

Dès le 17 janvier, un dhow enregistré en Inde est repéré se dirigeant vers les côtes yéménites. Il a été utilisé, le matin même, comme bateau-mère par les pirates pour attaquer le MV Flintstone. Il n’y a pas de doute possible : le dhow est identifié, avec les skiffs à bord et du matériel de piraterie sur le pont. Par radio, l’équipage du Lubeck demande au dhow. Sans réaction. Idem pour les tirs d’avertissement.

Les Allemands passent alors à des tirs plus… précis. La proue du dhow est visée. Et l’hélicoptère de bord est utilisé pour neutraliser les skiffs. Davantage parait cependant difficile, précise-t-on à l’Etat-Major d’Atalanta, « les pirates menacent de s’en prendre à l’équipage et de faire feu si quiconque tentait de prendre le bateau ». Malgré tout, le Lübeck maintient la pression en restant à proximité. Onze personnes ont déjà été comptabilisés à bord du navire-mère. Le navire a quitté la direction de l’île de Socotra et se dirige désormais à vitesse réduite vers la côte somalienne. Il faut le bloquer…

Un tanker de renfort pour les pirates

Les pirates du dhow appellent alors en renfort le MV Enrico Ievoli, un tanker italien qu’ils avaient piraté en décembre dernier, avec 18 otages à bord. Dans la nuit du 19 au 20 Janvier, ils passent sur leur « bateau de soutien », transférant les blessés de l’attaque du Flintstone, abandonnent le dhow indien et prennent le cap de la Somalie. L’équipage du dhow indien (15 marins) est désormais libre ; et « en bonne santé » d’après les premières constatations du médecin de bord allemand.

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L’OpsCenter sur les rails: les grands principes adoptés lundi. Et quelques détails…

L’OpsCenter sur les rails: les grands principes adoptés lundi. Et quelques détails…

(BRUXELLES2, exclusif) Le centre opérationnel de l’UE (OpsCenter) n’est pas encore… opérationnel. Mais, histoire de faire avancer le « schmilblick », les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne adoptent ce lundi (23 janvier) les grands principes qui régiront le fonctionnement de l’OpsCenter. B2 a pu lire ses conclusions en avant-première. Et obtenir également d’autres détails sur la mise en place de ce premier centre de commandement des opérations militaires établi à Bruxelles. L’appel à candidature pour le chef de cet OpsCenter vient ainsi d’être lancé aujourd’hui vendredi (20 janvier), traduisant la volonté de la plupart des Etats membres d’aller assez vite sur ce dossier.

Coordination de trois opérations

Le centre aura pour vocation de coordonner toutes les opérations de la Corne de l’Afrique. Il s’agira donc non seulement de coordonner l’opération militaire de formation des soldats somaliens en Ouganda (EUTM Somalia) et la future opération de renforcement des capacités maritimes des pays de la région de l’Océan indien et de l’Afrique de l’Est (EUCAP Corne de l’Afrique) mais aussi de s’occuper de l’opération de lutte anti-piraterie (EUNavfor Atalanta). La conduite simultanée de trois opérations requiert un « niveau renforcé de la coordination et l’interaction, notamment entre acteurs civils et militaires » précisent les conclusions du Conseil.

Un rôle variable selon les opérations

C’est pour EuCap où l’OpsCenter jouera le rôle principal : il fournira un « soutien direct » au commandant des opérations civiles pour la « planification opérationnelle comme pour la conduite de la mission ». Pour EUTM Somalia, il fournira un soutien au commandant de mission et renforcera la « coordination stratégique entre la mission et les autres actions » ; son rôle pourra aussi augmenter dans le cadre de la 3e phase d’EUTM (EUTM3) qui ne devrait pas commencer avant la fin de l’année. Pour l’opération Atalanta, l’Ops Center aura surtout comme mission de faciliter l’interaction ; il aura ainsi une fonction de super officier liaison.L’OpsCenter aura aussi des fonctions transversales : « renforcer les synergies civiles et militaires », assurer la liaison « entre les différentes missions/opérations et les structures (politico-diplomatiques) de Bruxelles ».

Dans ces différents rôles, le commandant du Centre aura un rattachement hiérarchique variable : il sera ainsi placé sous la responsabilité du commandant d’opération concerné : selon le cas, le chef d’EUTM Somalia (le colonel irlandais Michael Beary), le commandant d’Atalanta (le contre-amiral britannique Duncan L. Potts) ou le commandant des opérations civiles de l’UE (ou CPCC, le diplomate allemand Hansjörg Haber) pour la mission EUCAP.

Une décision encore « à écrire »

La décision fixant le fonctionnement, la chaîne hiérarchique et le commandant de l’OpsCenter doit encore être écrite. Elle n’a pas pu être préparée à temps pour le Conseil des Affaires étrangères pour différentes raisons, à la fois pratiques et de fond. Le fait que le conseil des Ministres ait été avancé d’une semaine et la monopolisation des diplomates « affaires extérieures » des 27 (groupe Relex) par le dossier iranien (voir ) a empêché d’avoir le texte prêt à temps. Il faut aussi remarquer que la première décision sur l’OpsCenter datait… Elle n’avait pas été mise à jour depuis la création de la CPCC – l’Etat-Major des opérations civiles de l’UE – et du SEAE – le service diplomatique européen. Un certain travail préparatoire, « plus complexe qu’il n’y parait de prime abord » comme le rapporte à B2 un expert des opérations de défense de l’UE, est donc nécessaire. Cette décision devrait être approuvée ultérieurement, au besoin par procédure écrite.

Le recrutement du commandant est lancé 

Les « 27″ (*) ont lancé aujourd’hui l’appel à candidature pour le chef de l’OpsCenter. La proposition initiale de voir le centre placé sous le commandement du chef d’Etat-Major de l’UE (actuellement le général Van Osch) a été refusée par la plupart des Etats membres qui préféraient désigner un commandant en leur sein. Les différentes candidatures seront examinées au sein du comité militaire de l’UE qui émettra ensuite une recommandation. Ce recrutement pourrait s’opérer rapidement ; l’avis du comité militaire est attendu pour début février.

Personnel mixte

L’OpsCenter devrait compter environ une trentaine de personnes selon nos informations. Certains agents proviendront de l’Etat-Major militaire de l’UE ou des Etats membres. Ceux-ci se sont engagés à mettre à disposition le personnel nécessaire pour cet OpsCenter, un peu comme ils le font pour la mise en place d’un quartier général d’opérations (OHQ). L’organisation de l’OpsCenter devrait d’ailleurs être similaire à un mini-OHQ, avec une répartition des postes en J1, J2, J3… Une fois proposé par leurs Etats membres, le personnel sera ensuite sélectionné par la voie des panels.

Localisé au sein de l’Etat-Major de l’UE

L’OpsCenter devrait être localisé au sein des structures de gestion de crise de l’UE, « au Cortenberg », colocalisé ainsi avec l’Etat-Major militaire et l’Etat-major civil (CPCC) de l’Union européenne. Le problème est de lui trouver « un peu de place » rapporte un expert du dossier. « La place dévolue à l’OpsCenter » – qui n’a pas été occupée durant des années de manière opérationnelle – est « aujourd’hui occupée par la Situation Room » du service diplomatique européen. Il faudra peut-être se serrer un peu…

(*) Précisons que le terme de 27 est choisi par commodité. Le Danemark ne participe pas à la planification et conduite des opérations militaires.  

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Encore un Danois ! Cette fois à la tête de la CTF-151

(Crédit : US Ve Fleet / Lieutenant Gary H Turner Royal Navy)

(BRUXELLES2) La CTF 151, la coalition maritime contre la piraterie soutenue par les Américains, sera commandée par un Danois. Eh oui ! Les Danois sont partout ces temps-ci :-) . Le Commodore Aage Buur Jensen a ainsi pris le relais, le 12 janvier, du contre-amiral Kaleem Shaukat de la marine pakistanaise.

A bord d’un navire US

Le Commodore Jensen ne disposera cependant pas d’un navire national pour assurer son commandement ; il sera basé à bord du navire américain USS Halsey qui assure le rôle de navire-amiral. A sa prise de fonction, il n’a pas caché sa détermination à agir contre la piraterie « à 100% ». « Mon intention est de dissuader et désorganiser les groupes d’attaque pirates le plus tôt possible et à toute occasion et une approche (plus) flexible du commandement et de la coordination. »

Relations délicates entre marines Us et pakistanaises

Cette relève intervient alors que les relations entre les gouvernements américain et pakistanais sont entrées dans une phase délicate. Le vice-amiral américain Mark Fox, commandant de la Ve Flotte US, a donc bien soin de saluer « le remarque niveau d’engagement de la marine pakistanaise ». Tandis que le contre-amiral pakistanais soulignait « l’engagement (du Pakistan) pour la sécurité et la sûreté de la haute mer et la promesse d’honorer nos engagements internationaux, malgré tous les obstacles ». Les relations au sein de la région du Golfe sont primordiales, selon lui, pour lutter contre la piraterie. « Outre la campagne navale en mer, nous sommes restés engagés avec les pays régionaux à terre afin d’encourager leur participation et leur contribution à la campagne contre la piraterie, ainsi que le renforcement de leur capacité à faire face à la piraterie ».

Un parcours fourni

Agé de 56 ans (né en 1955), Aage Buur Jensen a rejoint la marine à l’âge de 20 ans. Après l’académie navale, il est incorporé dans l’unité sous-marine jusqu’à 1988. En 1989, il suit les cours à l’école britannique de Manadon (Royal Naval Engineering College) et devient commandant des forces spéciales en 1990. En 1995, il devient conseiller du ministre de la Défense, Hans Hækkerup (Social-démocrate) dans le gouvernement de Poul Nyrup Rasmussen (à ne pas confondre avec l’actuel secrétaire général de l’OTAN). En 1997, il rejoint l’OTAN à la Division « Joint Plans & Policy » au QG de l’Alliance à Stavanger en Norvège. Commandant du Trion, un patrouilleur océanique (entre 2000 et 2001), il revient à ses premières classes comme commandant de l’escadrille sous-marine. En 2004, il passe à l’Etat-Major : d’abord comme chef adjoint « Operations et ressources » à la Marine, puis au QG de défense comme chef Operations puis Concept et Developpement. Il est aujourd’hui commandant du Danish Task Group.

 Les Danois … partout

Le Royaume du Danemark est effectivement sur tous les fronts ces mois-ci. Il assure la présidence du Conseil de l’Union européenne. C’est l’ancien Premier ministre danois (A.F. Rasmussen) qui est à la tête de l’OTAN. Un diplomate danois conduit le groupe de travail « questions juridiques » du groupe de contact international sur la piraterie. Et c’est un Danois qui a été nommé à la tête du comité militaire de l’OTAN. Outre la CTF-151, la marine danoise est très active dans l’opération anti-piraterie avec l’Absalon qui assure une présence souvent offensive. Pas mal pour un « petit » pays de 5 millions d’habitants ! Sans oublier l’engagement militaire en Afghanistan, 750 militaires y servent dans la province disputée du Helmand aux cotés des Américains et Britanniques. Et ils ont toujours été aux avant-postes, prenant des risques importants. En dix ans d’engagement, les Danois ont ainsi perdu 42 de leurs hommes. Ce qui est le « score » le plus élevé de pertes de la coalition (plus que les Espagnols ou Polonais).

Lire également : Un Danois présidera le comite militaire de l’OTAN à partir de 2012

(Maj) Avec la présidence du comité militaire danois

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2 bateaux-mères, indien et iranien, neutralisés par les forces de l’OTAN (Maj)

(BRUXELLES2) Coup sur coup, les forces anti-piraterie de l’OTAN ont libéré deux dhows utilisés comme bateau-mère par les pirates somaliens. La première intervention a eu lieu vendredi (6 janvier) au sud-ouest de la cote d’Oman, dans le corridor international, sur le Al Qashmi. C’est le navire américain USS Carney qui était à la manoeuvre.

Un dhow indien …

Disposant d’informations que ce dhow battant pavillon indien avait été piraté, l’Uss Carney l’a suivi jusqu’au moment où il était possible de l’intercepter sans dégâts. Les marins américains ont brandi un texte pour persuader les pirates de stopper et de permettre la visite à bord. Une fois à bord, l’équipe de recherche et de visite a trouvé les preuves matérielles de piraterie. Après interrogatoire de l’équipage du dhow, celui-ci a révélé qu’ils avaient été capturé par 9 pirates qui opéraient à partir d’un aurre dhow. Les suspects ont été libérés remis à bord d’un de leurs skiffs avec suffisamment d’essence, de nourriture et d’eau pour retourner en Somalie. Tandis que l’équipage du Al Qashmi a été assisté pour reprendre la route.

… puis un autre dhow, iranien cette fois

L’autre opération s’est déroulée à quelques encablures de la côte somalienne, au large de Bossasso. Cette fois-ci c’était la frégate danoise HDMS Absalon qui était à la manoeuvre, avec comme objectif un dhow iranien. Lors d’une manoeuvre de reconnaissance l’hélicoptère danois repère des skiffs dotés de moteurs hors bord rapides, sur le dhow. « Ce qui est plutôt inhabituel pour un dhow (de pêcheurs) » note un militaire de l’OTAN « mais caractéristique des méthodes utilisées par les pirates ». Après tirs de sommation, les équipes de visite de l’Absalon partent à l’assaut du dhow, sous protection de l’hélicoptère. L’équipage de 14 membres (5 Iraniens et 9 Pakistanais) sont libérés. Et 25 suspects sont arrêtés, ainsi que tout l’attirail classique du pirate. Ils sont « actuellement détenus sur l’Absalon, en attendant de plus amples investigations et qu’une décision soit prise sur leur poursuite en justice. Ce qui devrait être fait dans les jours prochains », précise le QG de l’opération anti-piraterie de l’OTAN, à Northwood (Royaume-Uni). « L’opération s’est déroulée comme prévu et sans blessés tant dans l’équipage, des otages ou des pirates », a déclaré de son côté, le commandant de l’Absalon, le capitaine Carsten Fjord Larsen.

« Nous avons infligé aux organisateurs de la piraterie une sévère perte de leur potentiel d’action, en neutralisant deux dhows,  avec un total de 34 suspects » s’est réjoui le commandant de la CTF 508 (la force de l’OTAN), le contre-amiral turc, Sinan Azmi Tosun. A noter que c’est le second dhow iranien libéré en quelques heures ; le précédent l’avait par l’USS Kidd (lire également : 13 pêcheurs iraniens libérés par la marine US. Un geste diplomatique aussi).

NB : La CTF 508 actuellement commandé par les Turcs se compose de 5 navires — TCG Giresun (Turquie) qui est le navire amiral, la frégate HDMS Absalon (Danemark), le ravitailleur RFA Fort Victoria (Royaume-Uni), USS Dewert et USS Carney (Usa) — et d’1 avion de patrouille et de reconnaissance danois.

(Maj : 16h, ajoute les déclarations du capitaine danois)

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La Chambre des communes tance son gouvernement sur la piraterie

La Chambre des communes tance son gouvernement sur la piraterie

(crédit : Royal Navy)

(BRUXELLES2) En termes politiques, c’est une sévère admonestation à son gouvernement  que vient d’adresser la Chambre des communes britannique dans le rapport sur la piraterie maritime qu’elle vient de publier. Un rapport juste à propos puisqu’il intervient alors que le Foreign office compte accueillir en février 2012 une grande conférence sur la piraterie maritime.

Un fossé entre la rhétorique et l’action

« Depuis un trop long moment, il y a un fossé notable entre la rhétorique gouvernementale et son action », est-il écrit. « La piraterie n’est pas une tâche prioritaire de la Royal Navy. » « Il est difficile de voir comment le Royaume-Uni peut continuer à jouer un rôle leader dans la réponse internationale sans avoir un engagement visible d’au moins un navire tout le temps », expliquent les députés qui s’inquiètent des conséquences de la Strategic Defense Review sur les forces disponibles.

Si le Royaume-Uni a autorisé des gardes privés armés à bord des navires marchands britanniques, « les lignes directrices publiées par le gouvernement offrent des conseils pratiques mais ne fournissent pas de ligne claire et complète sur l’usage légal de la force ». « Il n’y a aucune raison juridique à empêcher que le Royaume-Uni affirme sa compétence juridictionnelle sur des pirates suspects si aucun autre Etat n’a la volonté de le faire ». Quant au traçage et à la lutte contre le blanchiment de l’argent des rançons – environ 135 millions $ récoltés en 4 ans -, le rapport avoue sa surprise devant la « faiblesse des informations disponibles sur le financement et les profits par les pirates ». Même sur l’aide aux familles prises en otage, la Chambre des communes se montre critique, estimant que « le Foreign office devrait revoir sa communication et ses autres procédures pour apporter un soutien aux membres des familles d’otages britanniques ». Une remarque faite après avoir entendu Paul et Rachel Chandler, capturés en 2009-2010 … Ca décoiffe !

Non content de faire cette volée de constat, les députés font aussi une série de recommandations. Parmi elles, on peut souligner :

Equipes VPD. Le gouvernement devrait examiner avec l’industrie comment celle-ci pourrait financer la présence de détachements de protection embarquée (VPD/EPE) ou de personnel militaire à bord des navires marchands. Une question souvent passée sous silence, mais une partie de l’industrie maritime britannique préférerait avoir des militaires à bord, et serait prête à payer pour cela – le ministère de la Défense rétorque par la faiblesse des moyens disponibles ;

Gardes privés. Les parlementaires soulignent combien le dispositif existant reste encore trop flou. Le gouvernement doit clarifier l’usage de la force par les compagnies privées, en précisant (comme pour les militaires), les cas où ils peuvent utiliser la force, y compris les moyens mortels, ainsi que des exemples de réponses graduées. Il doit examiner le risque qu’il peut y avoir à ce que les gardes ou le capitaine du navire doivent faire face dans un autre Etat aux suites d’un incident impliquant l’usage des armes.

Forces navales. A défaut d’avoir un commandement unifié, ce qui serait l’idéal, le gouvernement doit être « rigoureux en éliminant toute duplication entre les différentes opérations ». Les règles d’engagement doivent être révisées régulièrement pour assurer qu’elles puissent répondre de façon flexible aux tactiques des pirates. Et le gouvernement doit promettre de maintenir un engagement d’au moins un navire. (NB : on remarque que dans le tableau publié par le rapport, les Britanniques n’ont jamais mis plus d’un navire à disposition des différentes forces de la coalition – OTAN essentiellement -, ce qui n’est pas au niveau de l’effort consenti par plusieurs pays européens comme l’Allemagne, la France ou l’Espagne).

Moyens satellites. A la manière de ce qui s’est fait en Afghanistan, le rapport milite pour une utilisation de nouvelles voies de détection des skiffs, en utilisant la surveillance micro-satellite.

Poursuite en justice. C’est un des points forts du rapport – et un des points faibles de la réponse britannique. Si les députés soutiennent leur gouvernement d’avoir refusé l’établissement d’une cour extra-territoriale (comme le proposait le rapport de Jack Lang à l’ONU), ils estiment qu’ils devraient étudier les propositions plus récentes de cours spécialisées établies dans les pays de la région et fonctionnant sous le droit ordinaire. La formation de juges somaliens prendra en effet du temps (sur les 120 juges du Somaliland et les 76 juges du Puntland, seuls 5% sont formés au droit selon le rapport de J. Lang, et l’ONU qui a entamé la formation d’une vingtaine de juges estime que cela mettra 3 ans avant d’avoir des procès en Somalie qui remplissent les standards internationaux). Le rapport souligne donc que davantage d’efforts – et de pressions – doivent être faits sur les pays de la région pour qu’ils acceptent des suspects et les poursuivre devant leurs tribunaux (Kenya notamment). C’est en effet cette voie de poursuite locale qui a la « préférence » de la Chambre des Communes.

Mais les députés estiment aussi que le gouvernement doit s’assurer que tous les aspects de la piraterie internationale sont couverts par la loi britannique et devrait préciser quels obstacles s’opposent à la poursuite des ravisseurs des Chandler. Il transparait de ce rapport, en effet, que le droit britannique n’est pas tout à fait à jour : il n’a pas encore vraiment intégré dans son droit national la convention de l’ONU sur le droit de la mer. NB : Etonnamment, il est assez peu fait état dans ce rapport que le Royaume-Uni est un des seuls Etats européens à n’avoir jamais poursuivi, ou même tenté de poursuivre, un pirate arrêté par ses forces ou concernant un de ses nationaux !

Rapport à télécharger dans les Docs de B2

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Prolongation des Opex espagnoles

(B2) Le nouveau gouvernement espagnol, issu des dernières élections, a approuvé, fin décembre, la prolongation des opérations extérieures de l’armée espagnole pour un an. Les Espagnols participent actuellement à cinq opérations à l’étranger : 1521 militaires et 40 gardes civils en Afghanistan (IFAS/OTAN), 1050 au Liban (FINUL), 25 en Bosnie-Herzégovine (EUFOR Althea), 395 pour l’opération Atalanta contre la piraterie dans l’océan Indien (EUNAVFOR), et 20 pour la mission de formation des soldats somaliens en Ouganda (EUTM-Somalie). Cet accord comprend également la possibilité de mettre à disposition 50 observateurs militaires pour les organisations internationales dont est membre l’Espagne, ainsi que d’unités navales pour participer à l’opération Active Endeavour en Méditerranée, dans les mêmes conditions qu’au cours des années précédentes.

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Un Basque spécialiste du maritime et de la défense… à la Défense espagnole

(BRUXELLES2) Le nouveau ministre de la Défense, Pedro Morenes, qui prend ses fonctions demain (jeudi 22 décembre) n’est pas un nouveau venu dans le monde de la défense ou de la sécurité ni de la politique. C’est aussi un homme de l’entreprise, un juriste, habitué à la gestion et aux restructurations. Enfin, il a été proche de Rajoy, l’actuel Premier ministre, et de Josep Piqué.

Il a en effet été membre du gouvernement Aznar sans discontinuer, d’abord comme secrétaire d’Etat à la Défense de mai 1996 à mai 2000 auprès de Eduardo Serra Rexach. Il gère ainsi le processus de professionnalisation et de modernisation de l’armée espagnole. Au changement de législature, et remaniement de gouvernement, il passe à la Sécurité comme secrétaire d’Etat auprès de Mariano Rajoy jusqu’en juillet 2002 et enfin secrétaire d’Etat à la politique scientifique et technologique d’août 2002 à avril 2004. Depuis Juin 2010, il était directeur pour l’Espagne de MBDA, la société européenne de missiles. Et il est également président de la société de sécurité privée Ségur Ibérica, dont les gardes armés assurent la sécurité des pêcheurs espagnols au large des Seychelles. Une confusion des genres sur laquelle il devra veiller pour éviter toute accusation de collusion d’intérêt.

Né en 1948, à Getxo en Biscaye dans le pays basque espagnol, diplômé en droit de l’Université de Navarre, il travaille de 1984 à 1988 dans un cabinet d’avocats, puis en 1988 aux chantiers navals Empresa Astilleros Españoles, et en 1991, à l’ Instituto Nacional de Industria. Après sa carrière politique, il retourna aux affaires, d’abord comme secrétaire général du cercle des entrepreneurs, puis à partir de Janvier 2009 comme président du conseil d’administration des chantiers naval du Nord et, dernièrement, de MBDA Espagne. Le milieu maritime, il connait bien puisqu’il a également enseigné durant plusieurs années à l’Instituto Marítimo Español et également à l’Institut européen des études maritimes. C’est enfin un amoureux du golf, m’ont assuré mes collègues espagnols, il préside ainsi le prestigieux Real Club de la Puerta de Hierro de Madrid.

(crédit photo : ministère US de la Défense, P. Morenes reçu avec les honneurs au Pentagone par son homologue J. Hamre)

Lire également : Les gardes privés arrivent à bord des thoniers espagnols

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Pour Noël, n’oublions pas les 200 otages en Somalie

(BRUXELLES2) La mission Eunavfor Atalanta vient d’envoyer un message d’alerte et de soutien pour les 200 marins et plaisanciers qui demeurent otages des pirates en Somalie. Un message qui prend tout son sens à la veille de Noël mais qui est inhabituel tant dans sa forme, que par les problématiques évoquées, et le ton, très politique, employé. Le message se termine, un peu, comme un appel à chacun (et notamment aux responsables politiques) de prendre conscience et d’agir face aux otages, sans tarder.

« Mis à part quelques cas individuels, le sort des équipages marchands, qui représentent la majorité de ces otages, ne retient pas souvent l’attention et n’est pas assez pris en considération. » Il y a actuellement 199 hommes et une femme retenues en Somalie après le piratage de leurs navires « Et tous sont détenus contre leur volonté par des gangs criminels qui comptent les utiliser pour obtenir des rançons. » Une « tragédie humanitaire » dont il est important de souvenir « particulièrement à Noël, un moment où les familles se réunissent normalement », souligne-t-on au QG anti-piraterie de Northwood.

Plus de 2000 marins pris en otage en 4 ans

Depuis le début de l’opération européenne anti-piraterie en décembre 2008, 2317 marins de la marine marchande ont été pris en otage ; la détention durant en moyenne près de 5 mois. Le record de longueur de captivité est le lot des 24 membres de l’équipage du MV Iceberg 1, qui sont toujours détenus, depuis 19 mois.

Le mythe du gentil pirate n’existe pas

Les spécialistes anti-piraterie de l’UE veulent détruire un mythe : celui du gentil pirate. Il paraît aujourd’hui loin le temps où les otages étaient relativement bien traités. « Au moins 60 marins marchands ont péri à la suite de leur captivité aux mains des pirates et de nombreux autres ont souffert de cas de tortures et d’abus physiques. 49 otages sont actuellement détenus sans un navire », soit que leur navire ait coulé, soit qu’il ait été abandonné. « Leur avenir est moins clair et leur valeur est (souvent) considérée comme inférieure à celle d’un navire ».

Nouvelle tactique de négociation des pirates

Les « gangs criminels » ont adopté une nouvelle tactique précise d’Eunavfor : ils «acceptent le paiement d’une rançon pour le navire et son équipage mais retiennent ensuite en otage une partie de l’équipage qu’ils comptent monnayer en échange de la libération des pirates somaliens condamnés dans le pays d’origine des membres de l’équipage ». Actuellement 4 Sud-coréens et 7 Indiens du MV Gemini et du MV Asphalt Venture sont ainsi retenus en otage après la libération de leurs navires.

Autre tactique. Certains navires – il y en actuellement 3 comme cela – sont abandonnés sur la plage, ce qui peut créer une source de pollution potentielle, tandis que leurs équipages, totalisant 54 hommes, sont toujours en captivité. Le Shiuh Fu No.1 piraté à la Noël 2010, a ainsi été abandonné sur la plage « tandis que le sort de l’équipage de 13 Chinois, 12 Vietnamiens et un Taiwanais reste inconnu ».

Un appel à régler la question des otages

« La piraterie dans l’océan Indien nous touche tous » conclut le QG de l’opération qui entreprend ainsi une opération de sensibilisation. « Elle ajoute un prix significatif pour chaque baril de pétrole et chaque conteneur qui passe dans la région. (…) À plus long terme, les causes profondes de la crise la piraterie doivent être résolus au sein de la Somalie. Mais à l’heure actuelle, c’est la situation de 200 otages (qui) reste incertaine. » Un vrai appel aux autorités politiques à régler cette situation.

Le message original (en anglais)

(crédit photo : Eunavfor Atalanta)

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Un drone américain s’écrase aux Seychelles

The MQ-9 drone being pulled out of the sea at the Seychelles International Airport

(BRUXELLES2) Un drone de l’armée américaine Reaper MQ-9 s’est bien écrasé sur l’aéroport de Port Victoria, mardi (13 décembre). L’autorité de l’aviation civile des Seychelles ainsi que l’ambassade Us à l’Ile Maurice l’ont confirmé, rapporte le quotidien the Nation. Aucun blessé n’est à déplorer. La tour de contrôle – rapportent nos collègues seychellois – a été avertie des difficultés que rencontrait le drone durant son vol et d’un atterissage d’urgence. Mais apparemment, celui-ci n’a pu stopper sa course à temps et a fini sur les rochers et a pris feu. Le drone n’était pas armé et fait partie des engins basés aux Seychelles par l’armée américaine dans un but de lutte contre la piraterie, et plus généralement de surveillance des différents mouvements dans la région. (crédit photo : The Nation)

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Les dhows suspects raccompagnés vers les côtes somaliennes

(BRUXELLES2) Plusieurs bateaux-mères ont été repérés par les forces multinationales déployées au large de la Somalie et sont depuis suivis à la trace. L’un de type Jelbut opère au large de la Somalie centrale, à environ 100 milles. Un autre avec une coque de couleur orange-brun et des rayures bleu clair opère au large d’Oman. Et un troisième, de type dhow yemenite, en mer d’Arabie. Pour être sûrs qu’ils ne puissent opérer, les navires de la coalition ont résolu d’opter pour une approche résolument préventive, et de passer à l’action avant même toute tentative d’attaque, dès qu’ils ont repéré un navire suspect.

Sous escorte vers les côtes

L’ USS De Wert, un navire américain de l’opération de l’OTAN, Ocean Shield, est ainsi intervenu samedi (10 décembre) sur un dhow suspect, le forçant à reprendre le chemin de la Somalie. Le navire américain est en mission de ravitaillement quand il reçoit une information de la présence dans le secteur d’un dhow suspect qui paraît se préparer à une attaque. Prévu aux premières heures de la matinée, l’abordage échoue cependant. La mer agitée empêchant la réalisation de cette opération « en toute sécurité« . Faute de mieux, l’USS de Wert contine de suivre, très étroitement, le navire  « le contraignant à faire demi-tour vers les côtes somaliennes, où il pourra être contenu et empêché d’aller à nouveau patrouiller en mer » précise-t-on au QG anti-piraterie de l’OTAN. « Cette perturbation fait perdre aux pirates un précieux temps et le prive de succès du déploiement d’un groupe d’action.» « Bien que les pirates suspects n’ont pas été arrêtés à ce moment, ce résultat peut être néanmoins qualifié de succès » a commenté le contre-amiral Sinan Azmi TOSUN, commandant de la force de l’OTAN

Nb : La force de l’OTAN est constituée de 6 navires : Le Turc TCG GIRESUN  (qui est le navire-amiral), le Danois HDMS ABSALON (vieux routier de la lutte anti-piraterie), l’Italien ITS GRECALE, le Britannique RFA FORT VICTORIA et deux navires américains l’USS DEWERT et l’USS CARNEY.
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Le concept de la mission Eucap HOA (RMCB) formellement approuvé

(BRUXELLES2) Les ambassadeurs du Coreper ont formellement approuvé le Concept de gestion de crise (CMC) pour une action possible de la PSDC sur le renforcement des capacités maritimes régionales dans les états de la Corne de l’Afrique et dans l’océan Indien occidental (RMCB). Cette approbation était attendu après le « Oui » de principe des ministres des Affaires étrangères à la dernière réunion le 1er décembre, ainsi que nous l’avions mentionné. Le petit nom devrait être EUCAP HOA/WOI – Eucap comme mission de l’UE de renforcement des capacités ; HOA pour « Corne de l’Afrique » (en anglais) ; WIO pour « Océan indien occidental » (en anglais). 

La mission EUCAP HOA aura deux tâches principales :

- hors Somalie, renforcer les capacités maritimes des pays de la région (Djibouti, Kenya, Tanzanie, Mozambique, Seychelles, Ile Maurice et Yemen) ;

- en Somalie, « entraîner une force de police côtière » – on ne parle pas de gardes-côtes en tant que tel – « aussi bien que la formation et la protection des juges » est-il précisé. L’objectif est de donner des conseils sur des questions juridiques, opérationnels et politiques concernant la sécurité maritime ; de former des gardes côtes pour permettre de renforcer l’application des lois en mer ; de passer des marchés pour obtenir l’équipement nécessaire. Les régions du Puntland, du Somaliland et de Galmudug sont concernés.  

La mission devrait être basée à Djibouti ainsi que dans les pays concernés. Elle sera planifiée et commandée à partir du centre de commandement de l’UE à Bruxelles qui sera activé, pour la première fois, depuis sa création en 2004.

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Un proche de Papandreou nommé représentant spécial pour la Corne de l’Afrique

(BRUXELLES2) Alexander Rondos, vient d’être nommé représentant spécial de l’Union européenne pour la Corne de l’Afrique, a confirmé aujourd’hui la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères.

Diplomate grec, né en Tanzanie, avec une « grande expérience des négociations diplomatiques dans le monde » – selon les termes du communiqué officiel, Rondos a tenu plusieurs postes de premier plan auprès du Premier ministre, au ministère grec des Affaires étrangères (notamment comme chef du service de coopération au développement international) ainsi qu’à la Banque mondiale. Selon nos informations, il est diplômé de Harvard et surtout connu pour avoir été un des proches conseillers de G. Papandreou (au ministère des affaires étrangères) jusqu’aux élections en 2004 s’impliquant largement dans les questions des Balkans. Il ainsi été un des premiers à rencontrer Vojislav Kostunica, en 2000, et entretenait des relations étroites avec le Premier ministre serbe Zoran Djindjic, assassiné en 2003. Il était en effet ambassadeur extraordinaire et envoyé spécial du ministre dans les Balkans, au Moyen-Orient et dans les situations d’urgence humanitaire.

Avant d’entrer au gouvernement, il a travaillé effectivement à la Banque mondiale et a consacré aussi une partie de sa vie à l’aide humanitaire et aux efforts de développement. En 1992, il a créé la première agence d’aide pour l’Eglise chrétienne orthodoxe, les œuvres chrétiennes orthodoxes, après avoir travaillé avec l’organisation Catholic Relief Services en Ethiopie, au Moyen-Orient et lors de différentes crises humanitaires. D’où lui vient cette connaissance de la Corne de l’Afrique.

Une région qui est « une priorité pour l’Union européenne » a assuré Catherine Ashton la Haute représentante dans un communiqué annonçant cette nomination. « La récente adoption d’un cadre stratégique pour la Corne de l’Afrique montre notre détermination pour faire ce que nous pouvons pour aider à réaliser la paix, la sécurité et le développement dans la région ».

The recent adoption of the strategic framework for the Horn of Africa shows our determination to do all we can to help achieve lasting peace, security and development in the region. This is a priority for the European Union. »

A ce poste il aura une vision large de la région qui va du Kenya à l’Erythrée en passant par l’Ouganda, l’Ethiopie, le Soudan et le Sud Soudan (en lien étroit avec l’autre représentant spécial de l’UE pour le Soudan). Mais il devra surtout se concentrer – selon les termes de son mandat – sur les questions de piraterie maritime et de la Somalie.

Lire également : L’UE va nommer un représentant spécial pour la Corne de l’Afrique. Le mandat

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