Protection Civile

Les Super Puma grecs volent toujours. Heureusement !

Les Super Puma grecs volent toujours. Heureusement !

(crédit : armée de l'air grecque)

(BRUXELLES2) Heureusement que les Grecs ont encore des hélicoptères en état de vol, comme l’a également remarqué le blog Theatrum Belli. Un Super Puma de l’armée de l’air grecque est ainsi venu à la rescousse d’un yacht de luxe français, en perdition, en mer Egée (*). Quelques détails sur ce sauvetage nous ont été fournis par les militaires grecs.

Le Yogi, un navire de croisière de 60 mètres de long, se trouve alors entre les îles de Skyros et Psara. Il signale une voie d’eau. Un premier hélicoptère Super Puma du 130e de combat décolle au petit matin de l’aéroport de Limnos pour se porter à leur secours. Mais il doit se contenter d’une reconnaissance ; les conditions météorologiques sont trop défavorables. Il « n’est pas possible de transporter immédiatement les occupants en raison des conditions défavorables », confirme un porte-parole de l’armée de l’air grecque. Un deuxième hélicoptère décolle une heure plus tard et peut hélitreuiller les huit ressortissants, tous Français, qui sont ramenés sains et saufs sur l’île de Skyros.

Le Yogi est signalé dans les registres comme appartenant à une entreprise de placement, LOV NB 49, dirigée par Guillaume Fonquernie. Il est normalement loué ou affrété au profit d’amateurs de plaisir de luxe. Il comporte, en effet, 6 cabines de luxe pouvant héberger 12 passagers, jacuzzi, salle de massage et surtout une superbe piscine sur le pont, selon sa fiche technique. Ce n’est pas vraiment le type de navire ancien. Au contraire, il est flambant neuf. Et les peintures n’ont pas eu le temps de s’écailler. Fabriqué dans les chantiers navals turcs, il a été livré il y a à peine un an, en mars 2011.

(*) N’y voyez aucune allégorie à un candidat posant sur une affiche au large de la mer d’Egée :-)

La video du sauvetage

Διάσωση Επιβαινόντων σε Γαλλική Θαλαμηγό from haf.webmaster on Vimeo.

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L’armée en alerte en Autriche face aux risques d’avalanches

(crédit : armée autrichienne)

(BRUXELLES2) Face aux conditions météorologiques difficiles en Autriche, particulièrement dans les montagnes du Tyrol et dans le Vorarlberg, l’armée autrichienne a mis en alerte ses équipes de chasseurs alpins. Onze unités, composée chacune de 40 soldats formés à l’intervention en zones d’avalanche, sont prêtes à intervenir. Dotées de vivres pour 2 jours, équipées de balises d’avalanche et des skis, elles disposent également d’une équipe de première intervention à même de fournir les premiers secours.

Quatre hélicoptères de type « Alouette III » et AB-212 sont aussi prêts à intervenir. Ces unités – basées pour certaines dans les casernes de St. Johann im Pongau, Saalfelden, Tamsweg et Hochfilzen – resteront en alerte jusqu’à la mi-avril, fin de la saison de neige, prêtes à intervenir face aux avalanches et autres accidents alpins.

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Fusillade à Liège : 6 morts. Contrôle des armes en question ? (Maj6)

(BRUXELLES2) Alors qu’un conseil des ministres de l’Intérieur de l’Union européenne se déroulait à Bruxelles, à Liège à 100 km de là, se déroulait une scène de panique. Un tireur (isolé selon les dernières informations de la police) a fait irruption sur une des places principales de la ville, la place St Lambert, à l’heure où les passants font leurs courses l’école. Armé de grenades et d’un fusil automatique type FAL (on a parlé au départ d’un fusil automatique type Kalachnikov), il a envoyé plusieurs grenades puis dirigé son tir vers les arrêts de bus, remplis à cette heure là, notamment de collégiens qui rentrent de l’école, avant de prendre un revolver et de se suicider d’un coup à la tête. Nombre des blessés ont moins de 20 ans.

Tous les hôpitaux de la région ont été mis en alerte, y compris celui de Maastricht aux Pays-Bas. Les écoles et certains établissements publics, proches des lieux ont été fermés le temps que la situation se calme (environ 1 à 2 heures).

Bilan fluctuant

(**) Le bilan établi en fin d’après-midi mardi fait état d’abord de 2 morts puis de 4 morts, selon les sources judiciaires (le tireur, un adolescent de 15 ans, un autre de 17 ans, une personne âgée de 75 ans) et de 123 blessés, dont 5 graves. Un bébé de 17 mois est mort dans la soirée à l’hôpital. Et les policiers ont retrouvé au domicile du tueur un autre corps, celui de sa femme de ménage (âgée de 45 ans). Un temps (mercredi 14 déc.), on a cru pouvoir revoir le bilan à la baisse, la personne de 75 ans étant toujours en réanimation, mais son décès a finalement été constaté dans la nuit du 14 au 15 décembre. Le dernier bilan est donc de 6 morts. Deux autres personnes (un jeune de 20 ans et un bébé de moins de 2 ans) sont toujours dans un état critique.

Responsables politiques sur place

L’émotion est à son comble dans le royaume. La ministre de l’intérieur Joelle Milquet s’est rendue sur place. Le Premier ministre Elio di Rupo se déplace également. Rude coup pour celui qui vient tout juste d’être confirmé comme chef de gouvernement après près d’un an et demi de négociation. Le Roi Albert II et la Reine étaient attendues au palais provincial en fin d’après-midi, mardi (13 décembre).

Un auteur connu pour aimer les armes

Quant à l’auteur des coups de feu, il serait connu de la justice ayant fait l’objet d’une condamnation à 4 ans et 10 mois de prison pour détention d’armes et de plants de cannabis en 2008 (** il avait été ensuite acquitté en 2e instance pour les faits d’armes, du fait d’un vice de procédure). Il avait chez lui en 2007 tout un arsenal d’armements (comme un AK47, un MP40, des viseurs lasers et une série de pièces de rechanges et de munitions, 9500 pièces en tout), a témoigné J.M. Crespin un journaliste de la Dernière Heure, le quotidien populaire belge. Ce qui n’avait rien à voir avec un « petit » délinquant. Il a agi « seul » a tenu à affirmer rapidement le Centre fédéral de crise, démentant ainsi des rumeurs d’existence de plusieurs auteurs ou de lien avec une affaire de braquage qui devait être jugée au palais de justice de Liège aujourd’hui. Selon le procureur du Roi, Danièle Reynders, l’individu n’est « pas du tout connu pour des faits de terrorisme ».

Même si les mobiles semblent différents, a priori, et le bilan incomparable, on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec la tuerie d’Oslo. Il semble aujourd’hui que la menace terroriste, si pregnante il y a dix ans, se déplace vers une menace sécuritaire, moins facile à contrôler ou à prévenir car plus diffuse. La question du contrôle des armes automatiques notamment va devoir être évoquée et devrait devenir une question de la plus haute importance au niveau européen.

** C’est d’ailleurs le sens de la question qui a été posée en conseil des ministres restreint (kern), mercredi (14 décembre), par la nouvelle ministre de l’Intérieur, Joelle Milquet, dont c’est le bâptême du feu « On constate une recrudescence du trafic d’armes, notamment des armes de guerre. La Belgique n’est pas le seul pays touché. Il faudra une coordination européenne »…

** Mis à jour jeudi matin

Lire également : L’erreur de cible de l’anti-terrorisme européen

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Un accord UE-US sur les secours en cas de catastrophe

Un des membres de l'équipe recherche et sauvetage en milieu urbain lors du passage du cyclone Katrina à la Nouvelle-Orléans (Crédit: Jocelyn Augustino/FEMA)

(BRUXELLES2) « Nous pouvons travailler mieux ensemble », c’est en quelque sorte le message qu’ont délivré la commissaire européenne chargée de l’aide humanitaire et de la réponse de crise, Kristalina Georgieva, et Craig Fugate  directeur de l’US Federal Emergency Management Agency (FEMA), lors d’un sandwich-débat organisé par The Center vendredi dernier. Les Européens ont déjà prêté main forte aux Américains, lors de la catastrophe pétrolière de Deepwater Horizon. Et ils ont travaillé, côte à côte, lors de l’explosion de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon. Pour aller plus loin, la Commission européenne a signé un mémorandum de coopération avec son équivalent américain.  

Une première étape : le partage d’informations, de retour d’expérience

On ne verra pas encore tout de suite des équipes communes. Mais cet accord est une première étape. Il comprend ainsi le principe d’échanges d’informations de faon régulières entre la cellule de coordination de la protection civile (MIC) et le RCC, le National Resource Coordination Center de la FEMA. Une information qui devient en temps réel lors des catastrophes, ce qui peut aller jusqu’à l’échange de personnel pour observer les opérations là où c’est possible. L’examen des retours d’expériences, des meilleures pratiques de prévention, comme d’alerte ou de secours est aussi un critère.

« Il faut regarder tous les systèmes possibles, comme les alertes par SMS par exemple » explique la commissaire. L’échange d’information passera aussi sur le développement de plans de prévention et de préparation aux catastrophes, ou les programmes de volontariat. 

« Nous devons petit à petit voir comment nous travaillons, comment faire ensuite pour que nos moyens soient opérationnels l’un l’autre (interopérables dirait-on en jargon militaire), que ce soit pour les procédure d’intervention, les moyens de communication… » a confié la commissaire Georgieva après cette rencontre. 

D’autres accords ont été signés entre l’unité de la protection civile de la Commission et ses équivalents en Russie et en Australie. Un autre devrait l’être prochainement, selon nos informations, avec le Chili. 

Télécharger l’accord : docs de B2

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L’UE répond à la demande de la Turquie après le séisme

(BRUXELLES2) Plusieurs pays de l’Union européenne ont répondu à l’appel à l’aide internationale, lancée tardivement par la Turquie (mercredi soir) après l’important séisme qui a touché la province turque de Van il y a une semaine. Les autorités turques demandaient des tentes et des maisons préfabriqués ceux qui avaient perdu leurs maisons.

Dans les 24 heures, 14 pays de l’UE (Autriche, Belgique, République Tchèque, Danemark, France, Royaume-Uni, Suède, Slovaquie, Slovénie, Roumanie, Luxembourg, Pays-Bas, l’Allemagne et l’Espagne) ont offert 4700 tentes permettant de mettre à l’abri 22.500 personnes.

La Commission européenne a également envoyé, sur place, une équipe européenne de protection civile sur le site de la catastrophe, composée de sept experts (suédois, finlandais, britannique, autrichien et belge) pour assurer la coordination de l’aide d’urgence de l’Europe sur le terrain.

Lire également : Séisme en Turquie : la cellule protection civile UE en alerte

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Séisme en Turquie : la cellule protection civile UE en alerte

(BRUXELLES2) Le dispositif européen de protection civile (MIC) a été mis en alerte depuis les débuts du séisme en Turquie, dimanche (*). Le gouvernement Erdogan avait tout d’abord refusé toute aide internationale, estimant ne pas en avoir besoin. Devant l’intensité du séisme – on recense près de 500 morts, plus de 1500 blessés et surtout quelque 200.000 sans abri – vient de changer d’avis, et a demandé l’assistance internationale. L’Union européenne devrait aussi envoyer rapidement une équipe d’experts européens de la protection civile pour coordonner l’aide européenne et faire les évaluations complémentaires. D’autres pays se mobilisent…

  • La Turquie a été victime d’un important tremblement de terre à l’est du pays. L’épicentre se situe à une vingtaine de kms au nord est de la ville de Van (380.000 habitants), avec une magnitude estimée variant de 6,6 à 7,3 selon les instituts de sismologie. Le bas de la fourchette est évalué selon l’institut de sismologie de Kandilli à Istanbul, le haut par l’institut américain de géophysique USGS, s’est produit dimanche dans l’est de la Turquie.

Des premiers besoins : des abris

Selon certaines informations, la première demande d’aide de la Turquie repose sur la possibilité d’avoir des moyens d’hébergement pour permettre d’héberger les nombreuses familles ayant survécu au séisme et qui font face à de rudes conditions climatiques. La température descend au-dessous de 0°. Il faut donc des tentes chauffées, lits, couvertures… En revanche, il ne semblerait pas nécessaire d’avoir des équipes de recherche en situation de séisme. Le besoin est couvert soulignent les autorités turques.

Mobilisation des Etats membres

Plusieurs pays ont déjà répondu. Et d’autres pourraient le faire dans les heures qui suivent.

La France a annoncé, mercredi, préparer l’envoi d’un avion d’assistance humanitaire convoyant un lot important de grandes tentes familiales destinées aux personnes sans abris. Cet « avion sera en mesure de quitter Paris le 27 octobre à destination d’Erzurum, centre logistique des secours, en fonction de la planification définie par les autorités turques » a précisé le quai d’Orsay.

La Belgique a déjà confirmé vouloir envoyer « dès que possible » une équipe d’une quinzaine de personnes de B’Fast permettant la mise en place d’un campement de tente chauffées, permettant d’héberger environ 2000 personnes.

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Protection civile européenne : passer à l’âge adulte (maj)

Permanence de la celllule Mic lors de l'évacuation des citoyens de Libye © NGV / B2

(BRUXELLES2, décryptage) Il est « indispensable de renforcer la coordination de la capacité de réaction aux catastrophes, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des frontières ». Il est « possible d’apporter des améliorations en termes d’efficacité, d’efficience, de cohérence et de visibilité de l’assistance ». Il faut assurer une meilleure « cohérence politique au niveau européen ». C’est le sens du message politique porté par le rapport d’Elisabetta Gardini (eurodéputée italienne) adopté aujourd’hui au Parlement européen à Strasbourg, qui prône de faire un saut qualitatif pour doter, enfin, l’Union européenne de moyens à hauteur de ses ambitions, comme cette force européenne de protection civile, « qui respecterait pleinement le principe de subsidiarité » qu’avait déjà préconisé le rapport Barnier en 2006.

Sortir de l’amateurisme

Des propositions concrètes

Au-delà du message politique, ce rapport approuve des propositions concrètes qui devraient faire passer la réponse européenne de l’ère de l’amateurisme – on coordonne comme on peut avec ce qu’on a – à l’âge adulte – en repérant les risques primordiaux, les lacunes de capacités, avec des éléments prépositionnés et un centre de coordination d’urgence.

Reprenant la communication faite par la commissaire Kristalina Georgieva, il développe une approche complète « tous risques », allant de la prévention à l’intervention, englobant tous les moyens (humains, financiers, logistiques, militaires…) et « rassemblant tous les acteurs concernés, en particulier la société civile, en ce compris les ONG et les bénévoles ».

On doit passer de la coordination ad hoc actuelle à un « système prévisible et planifié dans le cadre du mécanisme de protection civile de l’Union européenne », qui se fonde sur des ressources « préalablement identifiées et pouvant faire l’objet d’un déploiement immédiat », avec un centre européen de réaction aux situations d’urgence, décrit le rapport.

Une base juridique

Ce n’est pas la première fois que le Parlement européen invite la Commission à présenter des propositions législatives concernant la création de cette force européenne de protection civile. Mais cette demande s’appuie aujourd’hui sur une base juridique plus solide, notamment la clause de solidarité contenue dans l’article 222 et la base législative pour la protection civile contenue à l’article 196 du Traité de Lisbonne. La Commission devrait faire une proposition rapidement, au mois d’octobre.

L’expérience du tsunami et de Fukishima

« Au cours de nombreuses crises, notamment lors du tsunami du 26 décembre 2004, de nombreux problèmes ont été soulevés quant à l’absence au niveau européen de scénarios et de protocoles d’action systématiques pour répondre aux risques et quant à la trop faible visibilité de l’action européenne par rapport à l’effort global déployé », note le rapport. A l’inverse, l’appel du Japon après l’accident nucléaire de Fukishima est symptomatique de ce que l’on attend de l’Europe. « Le gouvernement japonais a demandé à l’Union européenne de former une seule équipe réduite de protection civile, coordonnée par la Commission, pour la distribution de l’aide, au lieu d’envoyer plusieurs équipes de protection civile de différents États membres à des moments différents ».

Les moyens d’intervention

La force protection civile devrait, selon le rapport, « fondée sur le mécanisme de protection civile de l’UE, permettant de rassembler les moyens nécessaires » pour fournir aux victimes une protection civile et une assistance immédiate dans les situations d’urgence.

Un centre de réaction aux crises 24h/24

Le Parlement accueille chaleureusement  la décision de la Commission de créer un véritable centre de réaction aux situations d’urgence, fonctionnant 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Ce centre provient de la fusion du centre de suivi et d’information (MIC) et le centre de crise de l’office d’aide humanitaire ECHO. Les eurodéputés soulignent que cette fusion doit être « effective » et le financement « adéquat ». Il veut même qu’il soit renforcé afin de « servir de plaque tournante centrale en vue d’une coordination prompte et efficace de toutes les formes d’assistance en nature ainsi que des contributions financières à l’aide humanitaire ».

Repérer les lacunes, mettre en commun

Le Parlement demande à la Commission de « identifier les lacunes actuelles en matière de capacités » et même « d’envisager la création de ressources au niveau européen en évitant toute forme de concurrence et/ou de chevauchement avec les ressources nationales ». Une « liste et une carte des ressources clés qui pourraient être mises à disposition par les États membres » devrait être dressée en vue d’une réaction d’urgence de l’Union européenne

NB : Une démarche qui n’est pas sans rappeler celle employée au niveau militaire en matière de pooling and sharing.

Communications et logistique

Il faut explorer la « possibilité de doter l’Union d’une capacité de télécommunication dédiée et sécurisée ainsi que de solutions intégrées pour la gestion de crise allant de la prévention à la réhabilitation » défend le rapport.

Il préconise aussi des « dispositifs communs, efficaces, en matière de logistique, intégrant notamment les équipes d’assistance technique et de soutien (TAST) financées par l’Union européenne », qui puissent fournir un appui sur le terrain aux agents et aux équipes de l’Union et des États membres, en particulier en cas d’effondrement des infrastructures locales ».

Bases en outre-mer

L’Europe dispose d’un atout : ses régions ultrapériphériques. « Les pays et territoires d’outre-mer européens peuvent constituer des points d’appui pour faciliter la logistique et le prépositionnement des ressources de l’Union dans tous les océans. »

Un « uniforme » européen

La visibilité a toujours été un point faible de l’intervention européenne qui est plus importante que ce que l’on peut en percevoir. Loin de voeux restés pieux, le rapport entre donc dans le détail et demande « la création d’une tenue vestimentaire commune et d’un sigle commun, parallèlement aux badges nationaux, pour l’ensemble du personnel européen ».

Les moyens militaires utiles, sous conditions

L’usage des moyens militaires – transports, logistique, sécurité – à l’appui d’opérations humanitaires peut constituer un soutien essentiel, en particulier lors de catastrophes naturelles de grande ampleur ». Mais ils doivent être utilisés « dans des circonstances bien particulières » et « en dernier recours », conformément aux recommandations des Nations unies.

Mutualiser les moyens consulaires

Le Parlement plaide « dans un souci de bonne utilisation des capacités existantes, que soit envisagée la mutualisation des ressources consulaires des États membres, afin d’améliorer la rapidité et la qualité de notre réaction à l’échelle mondiale ». Cette mutualisation n’avait pas trouvé place dans le règlement sur le SEAE, plusieurs Etats membres s’y opposant. Le parlement revient par la fenêtre…

La guerre des structures doit prendre fin

Le Parlement demande aussi la fin des guéguerres de structure. Un message destiné à la Commission comme au service diplomatique européen (SEAE) afin qu’ils s’entendent pour « mettre au point des modalités appropriées de travail et des règles transparentes afin de garantir, si possible, une coopération et une coordination étroites (…), en se fondant sur les mécanismes existants et sans ralentir les opérations de secours ».

Réviser le Fonds de Solidarité

Il faut réviser le règlement du Fonds de solidarité, plaide E. Gardini. Ce fonds est assorti de trop de conditions préalables « qui compliquent et retardent sa mobilisation dans certaines situations de catastrophe », que ce soit pour les montants et types de dépenses éligibles ou « la rigidité des délais et des procédures ». Les critères d’éligibilité devraient être « adaptés aux caractéristiques de chaque région et de chaque catastrophe, y compris les catastrophes à évolution lente telles que les sécheresses, et permettre une mobilisation plus souple et en temps voulu du fonds ».

Intervenir mais aussi prévenir

L’approche « tous risques »

L’approche européenne se veut « tous risques », en développant l’activité de prévention en temps réel aux différentes phases opérationnelles: surveillance, notamment via l’utilisation de données satellitaires, alerte précoce, déclenchement de l’alarme, puis réaction et aide à la population potentiellement concernée.

Attention à certains risques

Il faut s’intéresser à certains risques spécifiques comme les incendies, les pollutions des plates-formes pétrolières et gazières offshore, les marées noires, les installations nucléaires ou d’accidents impliquant des substances dangereuses et à certaines zones comme les régions côtières, insulaires et montagneuses, plus « vulnérables en raison de leurs caractéristiques géographiques ».

Télécharger le rapport dans les docs de B2

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Les canadairs européens au secours de l’Albanie et de la Grèce

Un canadair espagnol du 43e Groupe des Forces Aériennes espagnoles (Crédit : 43e)

(BRUXELLES2) Face aux feux de forêts qui ravagent le nord-est de la Grèce et l’Albanie (*), l’alerte rouge a été lancée au niveau européen. L’UE a activé le mécanisme communautaire de protection civile, la Grèce puis l’Albanie ayant demandé une aide aérienne d’urgence contre les feux de forêts qui font rage. Plusieurs régions grecques sont atteintes, dans différentes parties du territoire : à Alexandroupolis et Evros (nord-est de la Grèce pas loin de la Turquie), à Ioannina (près de la frontière albanaise), à Missolonghi, Amphilochia et Etolie-Acarnanie (un peu plus au sud). La situation était particulièrement critique près de la frontière turque avec la présence d’un dépôt d’armes et de munitions, à Ferres, qui se retrouvait à proximité de la zone exposée.

L’Espagne, l’Italie et la France ont répondu présent. Deux avions français sont arrivés dans le Peponnèse en Grèce ce matin. Le dispositif déployé s’opère en deux temps : l’Espagne et la France ont envoyé chacune une escadrille de 2 Canadairs en Grèce tandis que l’Italie envoyait un de ses avions CL 415 (Canadair) en Albanie d’abord puis en Grèce. Mais comme l’Italie est actuellement en alerte orange face aux risques d’incendie, un avion français a aussi été mis en alerte pour prêter, le cas échéant, main forte aux Italiens. Tous ces avions ont quitté leurs bases aujourd’hui, explique la Commission européenne, qui cofinance une partie de ce déploiement, et doivent être à pied d’oeuvre.

A noter que le ministère des situations d’urgence russe devait également envoyer des avions.

(*) Les foyers importants se situent dans les régions de  et d’, ainsi que d’.

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Un budget un peu plus réactif ?

(BRUXELLES2) La commission des affaires étrangères (Afet) du Parlement européen a demandé que le règlement financier soit amendé, notamment pour le rendre un peu réactif aux crises. Les eurodéputés « Afet » recommandent ainsi une « approche différenciée quand l’UE doit répondre à des urgences humanitaires, des crises internationales dans des pays tiers, soutenant un processus de transition démocratique ».

Ils recommandent ainsi que dans les opérations d’aide humanitaires, de protection civile, ou de gestion de crises, et « si l’urgence le justifie, l’enregistrement du transfert de fonds devrait pouvoir être fait dès la signature de la personne responsable de l’engagement de ces fonds ».

Dans les ambassades de l’UE à l’étranger, en cas de circonstances exceptionnelles et sur une base temporaire, le service diplomatique devrait pouvoir déléguer aux agents de la Commission européenne certains de ses pouvoirs de mise en œuvre budgétaire.

NB : Le règlement financier devrait adopté au mois de septembre. Il reste, en effet, un certain nombre d’autres sujets en débat à la commission du budget (compétente sur le fond). La commission des Affaires étrangères ne donne qu’un avis.

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12 morts et deux démissions. La marine chypriote décapitée

(crédit : Cyprus Mail)

(BRUXELLES2) Les munitions iraniennes avaient été saisies en 2009 alors qu’elles transitaient sur un navire chypriote (le Monchegorsk) vers la Syrie. Elles étaient restées, depuis, stockées en plein soleil sur la base navale Evangelos Florakis près de Mari (à Chypre). Elles ont explosé pour une raison encore inconnue faisant au moins 12 morts, tous militaires ou pompiers. Parmi eux, le commandant de la marine chypriote, Andreas Ioannides, et le commandant de la base, Lambros Lambrou, ainsi que 4 autres officiers et 6 pompiers dont les identités ont été révélées par un communiqué de la police chypriote. Une soixantaine de blessés ont également été relevés – selon la presse chypriote- dont 2 sont encore dans un état critique à l’hopital. L’usine électrique à proximité – qui est la plus moderne de l’ile et dessert la moitié de l’électricité – a également été touchée. Le ministre de la Défense chypriote, Costas Papacostas, a présenté sa démission ainsi que le chef d’Etat-Major, Petros Tsalikides. Elles ont été acceptées.

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Une équipe de la protection civile européenne au Japon

(crédit : Commission européenne)

(BRUXELLES2) Une équipe d’une quinzaine d’experts de protection civile s’est envolée vendredi pour le Japon. Elle comprend 15 personnes : des experts des Etats membres chargés de la coordination de l’aide (Tchèque, Hongrois, Suédois, Norvégiens, Français, Polonais), 2 experts CRBN (nucléaire et radiologique), une équipe de 6 personnes chargée de l’assistance (TAST) et un officier coordinateur du MIC (le système d’information de la protection civile de l’UE). Cette équipe répond à une demande du Japon, faite le 15 mars, d’avoir une aide européenne qui soit coordonnée). L’aide sera dispatchée à partir de plusieurs centres « hubs » disposés à l’extérieur ou à l’intérieur du Japon (Séoul…). 9 Etats membres (Autriche, Bulgarie, Danemark, Grèce, France, Irlande, Lituanie, Suède, Slovaquie) ont offerts du matériels : en tout 100.000 couvertures, 11.000 jerrycans, 1300 lits, des générateurs…

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L’évacuation des citoyens européens du Japon commence

L'airbus A-330 du 15 Wing de Transport Aérien a été mobilisé récemment en Tunisie pour rapatrier les réfugiés de Libye. Arrivé à Djerba dim 8 mars, l'avion belge a rallié l'Egypte, le Ghana et le Mali, transportant 1600 personnes en tout (Crédit : armée belge)

La Belgique prépare le rapatriement de ses ressortissants. Du moins de ceux qui le veulent du Japon. « Vu la situation inquiétante à la centrale nucléaire de Fukushima, les Affaires étrangères conseillent à nos compatriotes de quitter le Japon si leur présence n’y est pas essentielle. » vient d’indiquer le ministère belge qui a mobilisé des moyens militaires. Un Airbus A330 qui est actuellement à Washington a ainsi reçu l’ordre de se rendre à Séoul en Corée, prêt à rallier le Japon. Pourquoi Séoul ? « Les Japonais ne veulent plus donner d’horaire indicatif sur leurs aéroports sur un délai trop long » explique un responsable de la Défense belge. « A Séoul, nous sommes à environ deux heures et pouvons donc réagir très vite. » L’Airbus pourrait d’ailleurs, à l’aller, emporter des équipes de secours ou du matériel, de la Croix-Rouge coréenne ou des Européens.

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Le Japon demande la coordination de l’aide européenne. Une équipe du MIC sur le départ

Une équipe de 10 personnes de la MIC (la cellule de crise européenne « protection civile) est prête à partir pour le Japon, afin de coordonner l’aide fournie par les Etats membres et de fournir une aide logistique. C’est une demande même des Japonais, qui veulent éviter toute dispersion et complication pour gérer cette aide : que les Européens viennent avec leur structure de coordination. Les dix experts proviennent de 8 Etats membres (Rép. Tchèque, Hongrie, Suède, Pologne, Norvège *, Italie, Pays-Bas). Et une composante radiologique pourrait également être rassemblée. L’objectif est d’avoir le « maximum d’efficacité avec un minimum de moyens humains » explique-t-on du coté de la MIC.

Devant l’évolution de la situation (tsunami + catastrophe nucléaire et évacuation d’une zone plus large de territoire), le Japon a aussi revu sa demande de moyens : il n’est plus question maintenant d’équipes de sauvetage (search and rescue, ou d’installations médicales) mais davantage de moyens propres à soutenir les milliers de personnes déplacées (couvertures, literie, bottes, citernes d’eaux …). Les premières offres de secours, faites par 19 pays européens doivent donc être revues. Selon nos informations, la Suède et la France ont déjà fait une proposition d’aide répondant à la requête précise des autorités japonaises.

* Participent au système MIC des Etats non membres de l’UE comme la Norvège.

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