Protection Civile

La salle de danse devient … un PC 24/24 pour la protection civile européenne

La salle de danse devient … un PC 24/24 pour la protection civile européenne

(BRUXELLES2) La salle est flambant neuve. Et Claus Sorensen, le directeur général de la DG Echo (Aide humanitaire) et Protection civile, n’est pas peu fier. Dans quelques jours, la trentaine de permanenciers et experts de la MIC – la cellule de protection civile de la Commission européenne – prendront leurs fonctions ici. Dans ce qui était un espace inutilisé au 1er étage dans l’immeuble de la DG Pêche et Taxud et était même à l’origine… une salle de danse tombée en désuétude, cela deviendra le centre européen de réponse d’urgence (CERU).

L’endroit est spacieux, fonctionnel. Ecrans au mur – pouvant afficher cartes, schémas, timing… – ordinateurs, téléphones… tout ce qui est nécessaire pour une salle de crise s’y trouve. Il est prévu pour fonctionner 24 heures / 24, 7 jours / 7. L’astreinte de nuit et de week-end étant assurée sur place par 2 personnes. Il est effectivement le loin le temps où dans un petit bureau de la DG Environnement, quelques personnes géraient le dispositif MIC voire l’ancienne salle de crise à Beaulieu qui était vraiment un peu à l’étroit. Pour pouvoir observer et suivre la situation, les spécialistes disposent des données satellites des dispositifs européens de veille sur les catastrophes naturelles Copernicus et GMES.

Salle principale, backup et salle “secret”

Outre la grande salle, deux autres petites salles – backup – permettent soit de suivre la “crise principale”, soit de gérer deux mini-crises. Une hypothèse qui n’est pas d’école comme le précise, Peter Billing, le chef d’unité adjoint à la réponse urgente de crises de la DG ECHO. « En 2011, nous avons dû gérer simultanément une grande crise en Libye, et deux autres le séisme-tsunami au Japon et le séisme à Van en Turquie ».

A l’arrière se trouvent d’autres salles, plus calmes, prévues pour les réunions, pour la gestion logistique – transport, les formations. Une salle de réunion a été prévue pour pouvoir accueillir les experts des Etats membres au besoin ainsi qu’une grande salle de briefing pouvant accueillir médias et télévisions. Enfin, une cuisine et même un divan pour pouvoir se reposer…

Au fond du dispositif, une salle apparemment anodine… Des murs à peine peints, bruts, comme une salle de stockage. C’est en fait une salle type cage faraday, répondant aux normes “top secret”, avec porte blindée, permettant à des personnels de pouvoir entrer en communication avec les dispositifs “protégés”. Utile en cas d’alerte terroriste.

Coordination avec les salles spécialisées

Le dispositif sera servi en temps ordinaire par le personnel de la MIC auxquels pourront s’adjoindre au besoin des personnels spécialisés de la DG Sanco (en cas d’épidémie ou de risque particulier d’épidémie), de la DG Energie (en cas de risque radiologique ou sur les réseaux électriques), de la DG Move (en cas de problème de transport routier, ferroviaire ou aérien), voire des personnels du SEAE comme les personnels de l’Etat-Major de l’UE pour la partie “transport”. Des accords ont été passés en ce sens avec à peu près toutes les DG (Sanco, Home, Move, Recherche…) ou sont en passe de l’être.

Avec le SEAE, « des pourparlers sont en cours » explique fort diplomatiquement Sorensen. D’après nos informations, le “cours” est lent… Et le fait que la cellule de crise de la Protection civile soit « le réceptacle de toutes les crises » comme l’ambitionnent ses promoteurs et ce qui est inscrit dans le projet de décision sur la “clause de la solidarité”

Un exercice aujourd’hui

Aujourd’hui, un exercice grandeur nature a lieu, mettant en oeuvre une inondation en Moldavie, aux frontières de la Roumanie. 2400 personnes évacués, 1 mort, environ 5000 personnes affectées, 778 maisons inondées dont 106 détruites. 2 ponts sous l’eau comme certaines routes Un village et la moitié d’un autre entièrement dévastés et qui seront à reconstruire…

Un test grandeur réelle demain ?

Mais demain (16 mai), ce pourrait être une catastrophe naturelle, concrète qui sera à gérer. Les spécialistes de la Protection civile suivent avec attention ainsi le cyclone tropical Mahasen 13 qui se rapproche du Golfe de Bengale à une vitesse d’environ 100 km/h et pourrait causer de gros dégâts. 7,2 millions de personnes pourraient être concernées dont certaines en Birmanie, sont très vulnérables, car vivant déjà sous des abris précaires, ayant déjà été “déplacés”, des réfugiés de l’intérieur. Le gouvernement de Rangoon a conseillé à chacun de fuir la région et même utilisé la menace d’utiliser la force pour les récalcitrants. 160.000 personnes sont ainsi concernées particulièrement.

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Des Tchèques parmi les victimes de Waco

(BRUXELLES2) Des Tchèques pourraient se trouver parmi les victimes de l’explosion d’usines d’engrais à West près de Waco. C’est ce que mentionnent nos confrères tchèques, notamment de Radio Prague. La commune de West constitue en effet un des principaux centres tchèques au Texas, 3/4 de ses 2700 habitants posséderait des origines tchèques, ayant immigré aux Etats-Unis au XIXe siècle. Le tchèque est encore enseigné dans les écoles locales ainsi que des messes en tchèque y sont célébrées. L’ambassadeur tchèque aux Etats-Unis, Petr Gandalovič, se rend sur le lieu de l’accident. Selon le consul honoraire, de nombreux descendants d’immigrés tchèques sont parmi les victimes de la première explosion de même que parmi les pompiers blessés par la deuxième explosion alors qu’ils intervenaient sur les lieux.

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Naufrage du Baltic Ace en mer du Nord : moyens belges et néerlandais engagés (maj3)

Navire de sauvetage à l'oeuvre (ministère néerlandais de la Défense)

(BRUXELLES2) Les opérations de secours se sont déclenchées pour venir au secours de l’équipage du Baltic Ace, qui a coulé mercredi soir (5 décembre) après une collision avec un autre navire, le Corvus J, un porte-containers battant pavillon chypriote, à environ 65 km des côtes de la Hollande méridionale (Zuid-Holland). Le Baltic Ace, un cargo grec battant pavillon des Bahamas et transportant des voitures était parti du port de Zeebruge en Belgique à destination de Kotka en Finlande.

A son bord, 24 personnels d’équipage (chiffre encore à préciser). 11 d’entre eux seraient de nationalité polonaise, selon l’agence PAP (six sont rescapés). Les autres marins sont Bulgare (un rescapé), des Ukrainiens et Philippins.

13 rescapés, 5 morts, 6 disparus

13 marins ont pu être récupérés très vite : les uns par le Corvus, les autres par les moyens militaires et civils, néerlandais et belges, mobilisés sur place sous la coordination des gardes-côtes néerlandais de Den Helder. Ils ont été transportés les uns à l’hôpital Erasme de Rotterdam, les autres vers les hôpitaux d’Ostende et de Furnes en Belgique, en état d’hypothermie mais vivants.

A 22h30, 11 marins restaient disparus. Avec des espoirs assez minces de parvenir à tous les récupérer. La mer est forte (avec des vagues de force 6 à 7 et une température de l’eau à 10°). Mais surtout, les marins n’auraient pas tous des combinaisons de survie. Selon les sauveteurs, le temps de survie serait de trois heures. Peter Verburg, des gardes côtes de Dan Helder, a ainsi confirmé dans la nuit que 4 corps avaient été repêchés. Les recherches ont été suspendues à 2 heures du matin précise la garde-côtière. Elles ont repris au petit matin. Ce qui a permis de repêcher un 5e corps. 2 marins polonais, 1 marin ukrainien et 2 philippins figurent parmi les décédés. Il reste 6 disparus. Les recherches ont été à nouveau interrompues, cette fois définitivement, vendredi soir.

Navires et hélicoptères mobilisés

Huit navires, dont trois navires de la société néerlandaise de sauvetage en mer (KNRM) et deux navires de la marine, le Friesland et le Groningen, ainsi que 1 avion de patrouille maritime et 4 hélicoptères, dont un AB 412 SP de la défense néerlandaise et deux Sea King de la base aérienne belge de Coxyde, ont été mobilisés pour les opérations de recherche en mers et de secours.

(mis à jour, jeu 6 décembre 1h – ven 7 décembre 8h et 19h)
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Les députés réclament plus de prévention au niveau des feux de forêt (Maj)

( credit : Army National Guard )

(BRUXELLES2) Les eurodéputés du sud de l’Europe ont saisi la présidence chypriote sur les raisons des feux de forêt de cet été. Ils protestent tout particulièrement quant à l’abandon de financement spécifique en matière de prévention des risques d’incendies au niveau européen. Conséquence, selon le groupe «Forêt» du Parlement européen : la gestion et l’entretien des espaces forestiers en Europe se sont fortement dégradés. Un manque de financement spécifique qui a fait subir à l’Espagne «des incendies particulièrement dévastateurs (…) plus de 150.000 hectares touchés du 1er janvier au 28 août, soit 0,55% de la surface forestière du pays». Et il regrette la même situation au Portugal (84.000 hectares), en France (plus de 1.900 hectares) et en Grèce où «l’île de Chios a subi des pertes inestimables». Gaston Franco, membre UMP et président du groupe parlementaire «Forêt» demande donc à ce que le futur mécanisme européen de protection civil ainsi que le futur règlement sur le développement rural fasse la part plus importante aux mesures de prévention. En d’autres termes, les députés demandent à ce que plus d’argent européen soit alloué à l’entretien des forêts du sud de l’Europe. Mieux vaut prévenir que guérir, disent-ils en quelque sorte.

Le problème c’est que les pays du nord de l’Europe ne veulent pas financer pour les pays du sud, nous explique Gaston Franco. Même si “Le sud mérite toute la considération de l’Europe“. “Et même si “ça ne concerne pas seulement les feux de forêts” mais toute catastrophe, naturelle ou technologique, qui peut frapper l’un des pays membres. Dans ce contexte, le groupe “Forêt” ne compte plus vraiment sur le moindre accord au niveau des 27. L’espoir maintenant, c’est d’arriver à signer une coopération renforcée, et pour cela, il leurs faut un minimum de 9 signataires. “Nous espérons donc qu’avec l’arrivée (le 1er juillet 2013) de la Croatie dans l’Union Européenne”  un tel accord pourra être trouvé avec les pays du sud, avoue M. Franco. D’autant plus que la gravité de la situation environnementale devrait s’accentuer dans les années à venir.

Une ligne budgétaire existait il y a de cela quelques années.  Et “elle avait fait la preuve de son efficacité” proteste M. Franco. Mais c’est le Parlement européen qui avait, à l’époque, estimé que la prévention n’était pas de la compétence de l’UE, mais bien de celle des Etats membres. “Ca n’était pas une ligne budgétaire extraordinaire. C’était une poignée de millions d’euros, mais elle permettait un effet de levier intéressant” continue M. Franco. L ‘euro-député insiste. “Un nouveau financement pour un mécanisme de prévention ne remplacerait en rien la prestation des Etats, mais leurs prêterait simplement main forte“.

Lire aussi : Des Canadairs européens au secours du Portugal

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Des Canadairs européens au secours du Portugal

L'incendie qui a éclaté à l'aube le 2 Septembre à Carragozela a nécessité l'intervention de 210 pompiers, 57 véhicules et un avion bombardier d'eau. L'incendie s'est répandu rapidement du district de Guarda au district de Coimbra (crédit : service d'incendie portugais)

(BRUXELLES2) Les feux de forêts qui ravagent le pays depuis plusieurs jours mettent le Portugal sous tension. Face à la situation, l’alerte rouge a été donnée ; le mécanisme européen de sécurité civile (MIC) déclenché. Et des renforts dépêchés sur place. Deux avions bombardiers d’eau français ont immédiatement été déployés sur zone, auxquels devraient venir s’ajouter deux avions espagnols supplémentaires. La situation portugaise est suivie de près à la cellule de crise “sécurité civile” de l’Union européenne.

L’avancée des flammes a été la plus grave à Ourem, dans la nuit de dimanche à lundi, faisant un mort (un agriculteur). Deux pompiers ont aussi été blessés dans l’accident de leur hélicoptère, un Kamov 32, alors qu’ils effectuaient un ravitaillement en eau dans un lac. Les autorités portugaises ont été mises en cause pour leur manque d’anticipation et le déficit de personnel à certains endroits. « Il y a un manque de pompiers » titrait dernièrement le Correio da Manhã pointant du doigt les déficits, que ce soit à Lisbonne – où il n’y a que 700 pompiers sur les 1200 normalement requis – à Coimbra ou Setúbal. C’est alors qu’ils se sont décidés à faire appel à l’aide européenne.

Le Portugal n’est pas le seul pays à bénéficier de cette solidarité européenne. Un hélicoptère slovaque est actuellement en renfort en Albanie et un Canadair italien devrait prochainement venir le seconder.

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Chypre comme l’UE se préparent à évacuer Européens et étrangers de Syrie (Maj)

Chypre comme l’UE se préparent à évacuer Européens et étrangers de Syrie (Maj)

Un C130 autrichien prêt pour l'évacuation "Liban 2006 (crédit: Bundesheer)

(BRUXELLES2 à Nicosie) Chypre a non seulement la présidence tournante de l’Union européenne. Mais l’ile doit se préparer aussi à un autre évènement : une explosion en Syrie qui obligerait à faire un pont aérien pour évacuer les Européens et autres étrangers, avec l’arrivée également de réfugiés. Le souvenir du précédent de 2006 est présent dans tous les esprits. L’offensive israélienne sur le Liban pousse les étrangers à évacuer le pays, en quelques jours, en pleine saison touristique l’ile accueille alors plus de 80.000 personnes (la plupart Américains ou à double nationalité américaine) fuyant le pays du Cèdre. Et les officiels chypriotes craignent non seulement de devoir accueillir les résidents de Syrie, mais aussi une contagion sur le Liban tout proche qui doublerait les difficultés.

200.000 personnes à évacuer ?

« Nous sommes à 120 milles de la côte libanaise, ce qui ne fait que 4 à 10 heures selon le moteur du bateau » explique à B2 un officier chypriote. Et de nombreuses personnes ont la double nationalité dans ce Moyen-Orient si compliqué. L’estimation du nombre d’Européens et d’autres étrangers vivant en Syrie aujourd’hui – et qui pourraient donc être évacués – est d’environ 200.000 personnes à évacuer et relocaliser, sans compter les Syriens. Pour l’instant, le flot arrivé à Chypre reste minime : « quelques familles sont arrivés par la ‘buffer zone’ » selon la ministre chargée de l’Asile et de l’Immigration, Eleni Mavrou, interrogée par la presse lors de notre séjour ici. Ce sont les pays voisins (Jordanie en premier lieu, Turquie…) qui accueillent actuellement la majeure partie des réfugiés (voir ci-dessous).

… Les Chypriotes se préparent

Ironie de l’histoire : les Chypriotes avaient prévu un exercice de simulation, en octobre, pour l’évacuation de citoyens européens. « Quand nous avons décidé cela, nous pensions que la situation en Syrie était moins critique, moins intense qu’aujourd’hui et craignons de devoir organiser une réelle évacuation plutôt qu’une simulation. » explique E. Mavrou. « Nous nous attendons et préparons pour une arrivée en nombre » La situation en Syrie sera d’ailleurs à l’ordre du jour du déjeuner lors de la rencontre informelle des ministres de la Justice et des Affaires intérieures des “27″, les 24 et 25 juillet à Nicosie. En attendant, les chypriotes peaufinent leur préparation. « Nous avons un plan impliquant tous les départements. » précise ainsi la ministre de l’Asile et de l’Immigration.

Selon les éléments recueillis par B2, la cellule d’alerte au niveau des Affaires étrangères coordonne l’effort de tous les ministères et structures publiques ou parapubliques (défense, protection civile, croix-rouge…). Des stocks sont en passe d’être constitués ainsi que des bâtiments ou tentes pour accueillir les réfugiés. Au ministère de la Défense, on estime que le risque pourrait se réaliser, plus ou moins rapidement, « durant l’été ou en septembre ».

L’Union européenne également…

Cette analyse est partagée, coté européen, comme a pu le confirmer B2 lors de discussions directes avec les différents responsables impliqués. « C’était l’un des objets de ma visite ici. Nous en avons parlé de façon détaillée » a ainsi expliqué Catherine Ashton, la Haute représentante, lors d’une conversation impromptue avec B2 et un autre collègue européen. Le directeur du département de la réponse de crises du service diplomatique européen (SEAE), Agostino Miozzo devrait d’ailleurs être dans l’ile, dès lundi, pour examiner concrètement avec ses homologues chypriotes les différents moyens d’action.

Du coté de l’aide humanitaire européenne, également, on ne cache pas son inquiétude. Pour Kristalina Georgieva, la commissaire en charge de l’Aide humanitaire et de la Protection civile, les chiffres de réfugiés dans les pays voisins « augmentent de façon rapide » ces dernières semaines et jours. Ce qui est un signe « inquiétant ». La commissaire s’est rendu récemment en Turquie « En trois jours, le pays (ainsi que les autres pays environnants) ont reçu environ 10.000 réfugiés de plus ». Et malgré une bonne préparation et des structures d’accueil « de très bon niveau, 5 étoiles » – la Turquie semble atteint le maximum de son effort. « Ils ont demandé le soutien financier de l’Europe ». Quant à la Jordanie, beaucoup plus discrète, elle a déjà accueilli plus de 100.000 réfugiés !

Si nécessaire, la MIC – la cellule d’urgence de la Protection civile européenne, pourrait être activée ; ce qui permettrait alors au budget européen de prendre en charge les rotations d’avions nécessaires pour l’évacuation des civils. Comme cela avait le cas lors de la crise en Libye.

Un soutien européen discret sur place

Chypre dispose pour l’organisation d’une présence européenne discrète mais bien utile pour faire la liaison. Plusieurs pays européens (ou de l’OTAN) ont sur l’ile une présence militaire permanente. La plus visible et la plus importante sont les forces britanniques – au titre des deux bases de souveraineté britannique -. Mais ils ne sont pas les seuls comme nous l’a confirmé un officiel de la Défense chypriote. Les Allemands disposent ainsi d’une unité logistique de soutien pour soutenir leur engagement au sein de la mission des Nations-Unies au Liban (FINUL II/Unifil). La France, la Belgique, l’Italie, le Canada ont aussi sur l’île de relais logistiques, principalement au niveau aérien, pour gérer leur opération et les effectifs en Afghanistan. Sans oublier les Turcs qui ne sont pas loin… Précisons que c’est à Chypre, par exemple, que se trouvent le “sas de décompression” pour de nombreux soldats – français – particulièrement de retour du front…

  • Selon le HCR, le nombre de réfugiés enregistrés (au 5 juillet) atteindrait désormais plus de 100.000 : 35.500 en Turquie, 31.000 en Jordanie, 30.000 au Liban, et 6500 en Irak. Mais ce chiffre serait sous-estimé. La Jordanie annonce en effet avoir compté déjà 120.000 Syriens. Le fait plus inquiétant est l’accélération du nombre d’arrivées. Les premiers jours de juillet, plus de 3000 Syriens sont arrivés ainsi en Jordanie, la plupart en provenance de Dar’a.

Lire aussi : la tragédie syrienne vue de Chypre

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Le plan Rouge européen activé pour les feux en Grèce

Le plan Rouge européen activé pour les feux en Grèce

Les canadairs italiens avaient déjà engagés il y a deux ans sur les feux en Russie (crédit : Protection civile italienne)

(BRUXELLES2) Les feux en Grèce à Keratea dans le sud de l’Attique (50 km au sud d’Athènes) ont atteint une telle intensité que la Grèce a demandé l’aide de ses voisins. Le mécanisme européen de protection civile a ainsi été “activé” dans la nuit, précise-t-on du coté de la Commission européenne. « Les incendies menacent les zones résidentielles. La Grèce a besoin d’engins de lutte contre l’incendie comme des bombardiers d’eaux Canadair CL/415 pour soutenir ses propres forces engagées dans la campagne. » Sur place, la situation est difficile. 3 pompiers ont ainsi été blessés selon la presse locale. Tandis que le vent fort empêchait l’utilisation d’avions pour écoper à partir du lac samedi après-midi, rapporte le quotidien Ekatimerini. Les Grecs ont engagé 4 avions et 1 hélicoptère pour assister les pompiers au sol (75 véhicules et près de 300 hommes du feu).

Des Canadairs italiens à la rescousse

Plusieurs pays ont immédiatement répondu à cet appel à l’aide : la Direction de la protection civile italienne qui a mis en alerte, aussitôt, 2 Canadairs avec 11 membres d’équipage sur la base aérienne de Ciampino,. Aide acceptée par la Grèce. Les équipages ont alors préparé les matériels. Et les deux avions ont pu quitté leur base à 13 h pour être opérationnels le plus vite possible, dès dimanche après-midi. Chaque appareil a une capacité de 6.000 litres d’eau et un liquide d’extinction et est en mesure de s’approvisionner en seulement 12 secondes précise la protection civile italienne. La Bulgarie a également offert un hélicoptère anti-incendie, ainsi que la Croatie – nouveau venu dans le Mécanisme – qui a mis à disposition un avion de lutte contre l’incendie. La France a également offert des moyens.

NB : le principe de ce mécanisme est double. Il permet de coordonner l’aide européenne. L’Etat demandeur étant libre, ou non, d’accepter les offres. Il permet également une prise en charge commune. Une fois le mécanisme activé, certains frais comme les frais de transport sont pris en charge par le budget communautaire. Aide précieuse aujourd’hui pour plusieurs Etats.

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Malgré la crise, agir “Européen” face aux catastrophes est nécessaire (sondage)

Une équipe de recherche et sauvetage en Indonésie, après l'éruption du volcan Merapi le 26 octobre 2010 (Crédit : Commission européenne - ECHO/Mathias Eick)

(BRUXELLES2) Les citoyens européens font confiance à l’action de l’UE en termes de protection civile, si l’on en croit les résultats du dernier sondage (eurobaromètre), réalisé en février et mars derniers, et qui est publié aujourd’hui. Malgré la crise, ces chiffres montrent que le sens de la solidarité n’est pas mort…

Soutien à l’aide humanitaire…

Une large majorité des sondés (84%) estiment ainsi qu’il faut continuer à financer l’aide humanitaire malgré la crise économique et les pressions sur les finances publiques, ce qui représente une hausse de 9 points par rapport à 2010. « Même en ces temps difficiles, les citoyens de l’UE restent favorables à l’aide que nous apportons aux populations du monde entier qui connaissent de graves difficultés pour des raisons indépendantes de leur volonté », souligne la commissaire européenne en charge de l’Aide humanitaire et de la Réponse aux crises, Kristalina Georgieva.

… et pour la gestion des catastrophes

Sur les quelques 26 751 répondants, 82% estiment qu’en ce qui concerne la gestion des catastrophes, l’action au niveau de l’UE est plus efficace que des actions menées individuellement par les Etats Membres. En cause, le manque de ressources de certains Etats, et donc la nécessité de mutualiser ces ressources : 92% pensent que tous les pays n’ont pas les ressources suffisantes pour gérer à eux seuls une catastrophe majeure. De plus, les catastrophes ignorent les frontières nationales : une réponse au niveau européen est donc plus pertinente.

… mais des variations selon les pays

Toutefois, on observe des différences selon les pays. Parmi les plus grands adeptes d’une gestion européenne des catastrophes, on trouve Chypre (96%), la Grève (91%) ou encore la Belgique (88%), tandis que d’autres sont un peu moins enthousiastes: la Roumanie (75%), le Royaume-Uni (76%), l’Autriche ou encore la République Tchèque (78% tous les deux). En outre, l’action de l’UE ne doit pas se limiter au territoire européen : 89% des sondés sont d’accord pour dire que l’UE doit aider tout Etat non-membre frappé par une catastrophe, en coordonnant l’envoi d’experts et de matériel sur place.

Des Européens fortement préoccupés par le risque de catastrophe

D’après ce sondage, les Européens semblent exprimer un haut degré de préoccupation vis-à-vis d’éventuelles catastrophes. En particulier, ce sont les catastrophes causées par l’homme qui font l’objet de craintes : 75% des répondants placent les désastres comme les accidents nucléaires ou les marées noires en haut de la liste, avant les catastrophes naturelles comme les inondations ou les tremblements de terre (67%), les attaques terroristes (64%) ou encore les conflits armés (59%). Une grande majorité (84%) est d’accord pour dire que les Etats Membres de l’UE devraient être obligés, par la loi, de préparer (et publier) des plans de gestion de crise à cet effet.

NB : ce fort soutien à la solidarité internationale de l’UE n’est pas nouveau, c’est une constante depuis des années. Le fait que ce chiffre se maintienne malgré la crise est un signe notable. Même s’il faut toujours prendre avec des “pincettes” les sondages Eurobaromètre réalisés par la Commission européenne, qui sont souvent orientés vers des nécessités politiques. On remarque toutefois que si les citoyens européens appuient l’action de l’UE dans la protection civile, cela ne veut pas forcément dire qu’ils la connaissent ou la comprennent bien. Seuls 17% estiment être informés des activités de l’UE dans la protection civile (27% en ce qui concerne l’aide humanitaire). Il y a ainsi encore un net effort à faire entre les projections du “désir” d’action européenne et la “connaissance” de son action réelle.

Résumé de l’enquête, à télécharger ici (catastrophes) et (aide humanitaire). Rapport complet dans les Docs de B2

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