En Centrafrique, la France fait “quelque chose de grand” (Asselborn)

(BRUXELLES2) Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn a tenu, lundi, à saluer l’intervention française en Centrafrique et le courage de François Hollande. « Je dois tirer ma révérence pour ce que la France a fait » a-t-il déclaré devant la presse (dont B2).

La France a été “poussée à agir”…

Il réfute les explications rapides. « Voir des arrières pensées partout pour ce que fait la France » est faux selon lui. « Il faut savoir que la France a été poussée par les Nations-Unies, par les organisations humanitaires, à intervenir, à tout faire face à cette évolution dans ce pays. » Le ministre parle ici sur la base de son expérience directe, « Le Luxembourg siège au Conseil de sécurité ».

Face à un véritable drame, il n’y avait “pas dix options”

Sur place, « il y avait un véritable drame qu’on ne voit pas tous les jours, quelque chose d’ignoble ». Et « pour faire quelque chose dans ce cas là, (…) il n’y a pas dix options ». Et de reconnaitre : « La République centrafricaine avait été oubliée, coincée entre, d’un côté, le Mali et, de l’autre, la Syrie ».

“Quelque chose de grand”

« Les Français ont déjà eu 2 morts et mourir pour l’Afrique centrale n’est pas évident à faire accepter à une opinion publique. S’ils arrivent à endiguer la situation et à aider la RCA à redémarrer, ce sera quand même quelque chose de grand. »

 

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).