Frontex déclenche l’opération « Hermes » sur Lampedusa (Maj)

Frontex déclenche l’opération « Hermes » sur Lampedusa (Maj)

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Policiers déployés entre Grèce et Turquie lors de l'opération Rabbit à l'été 2010 (crédit : Frontex)

(mis à jour mardi) 4 avions, 2 hélicoptères, 2 bateaux et une trentaine d’experts au sol.. L’agence européenne de surveillance des frontières (Frontex), basée à Varsovie, vient de déclencher l’opération « Hermes 2011 » destinée à venir en aide aux autorités italiennes qui doivent faire face à un afflux de réfugiés.

Une trentaine d’experts de France, Espagne, Belgique, Portugal, Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Roumanie,  Malte, Suède, Suisse participeront à cette opération. L’Italie fournit des moyens navals et aériens. Le reste des moyens aériens est fourni par la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, Malte, l’Espagne. « En cas de besoin plus d’hommes et moyens pourront être mis a disposition dans les prochaines semaines » a précisé, à Bruxelles2, un expert du dossier.

L’opération a démarré dimanche avec le déploiement d’experts chargés du debriefing et screening. Leur tâche sera essentiellement de recueillir des informations et leur analyse, afin de « formuler des hypothèses concernant les nationalités des migrants, permettre la détection précoce et la prévention de possibles activités criminelles aux frontières extérieures de l’UE » indique l’Agence Frontex. L’étape suivante verra la fourniture d’une assistance pour organiser le retour dans les pays d’origine. Cette mission n’est qu’une « partie de l’effort européen » a précisé la commissaire aux Affaires intérieures, Cecilia Malmström, qui inclut « une coopération avec les autorités tunisiennes, l’identification d’enveloppes financières d’urgence et l’assistance par Europol ». Les coûts sont pris en charge sur le budget communautaire de Frontex.

Sur cette carte vous pouvez situer l'ile de Lampedusa à mi chemin entre la cote tunisienne et l'ile de Malte, la Lybie n'est pas loin (crédit : Michelin)

On peut effectivement avoir quelques doutes sur l’arrivée soudaine de ces réfugiés. Environ 6000 réfugiés provenant d’Afrique du Nord sont arrivés le dernier mois en Italie, essentiellement de Tunisie (dont 3000 depuis le 11 février, alors qu’ils n’étaient que 14 à être arrivés en 2011 avant cette date). Et il parait nécessaire d’identifier la source de cette provenance. Certains regards se tournent notamment vers la Lybie (qui a toujours soutenu le régime Ben Ali). Le flot d’immigration venant du sud s’était tari au point que Malte avait décidé, début février, de ne pas participer (pour la seconde année consécutive) à l’opération « Nautilus » qui voyait des patrouilles maritimes communes en Méditerranée centrale.