Le Parlement convoque 5 nouveaux ambassadeurs pour les auditionner

(BRUXELLES2) (mis à jour) La commission des affaires étrangères du Parlement européen a décidé, aujourd’hui, à Strasbourg de procéder à l’audition de cinq des nouveaux ambassadeurs de l’UE (1) : en Chine, au Japon, en Géorgie, au Liban et au Pakistan, ainsi que la nouvelle représentante spéciale de l’UE au Soudan, Rosalind Marsden, nommée au mois d’août (2). L’audition aura lieu devant la commission des affaires étrangères en octobre. Une audition qui aura bien lieu publiquement (et non à huis clos comme annoncé précédemment) ; les coordinateurs des groupes ayant décidé de ne pas retenir le format utilisé précédemment, pour entendre le nouvel ambassadeur en Afghanistan (3) et aux Etats-Unis. Cette nouvelle procédure résulte d’un gentleman agrément conclu entre le Parlement européen et la Haute représentante de l’UE, dans le cadre du nouveau service diplomatique (4).

Comme le Parlement européen ne peut pas, non plus auditionner tous les ambassadeurs, il a convenu de se limiter aux postes « stratégiquement importants« . Même si ces auditions n’ont qu’une valeur limitée, au niveau juridique, il serait difficile à la Haute représentante de valider la nomination d’un ambassadeur si le Parlement exprime un désaveu public. Et le Parlement pourrait être décidé à imposer sa marque en « chahutant » un peu les candidats, sinon ceux-là, au moins les suivants. Comme il l’avait fait pour les auditions des commissaires européens qui n’étaient conçues au départ que comme un simple échange de vues et sont devenues avec la nomination de la Commission Barroso I puis Barroso II, un quasi-droit de récusation, entériné ensuite par le Traité.

Lire aussi :
(1) Les nouveaux ambassadeurs de l’UE. Et les nommés sont…
(2) Rosalind Marsden nommée au Soudan
(3) Usackas (RepSpé Afghanistan) auditionné au Parlement
(4) Le Parlement européen met le pied dans la porte du Service diplomatique

(Nicolas Gros-Verheyde)