1200 postes supprimés outre-manche. Les militaires inquiets

(B2) Dire que les militaires britanniques grognent serait un faible mot. Avec le dernier projet du gouvernement de supprimer 1200 postes sur les 4500 qui constituent l’administration civile et militaire du ministère de la Défense, les militaires s’expriment dans la presse.

Un retard pour l’équipement des opérations

Témoin ce dimanche, dans le Sunday Times. Le général Figgures Andrew, vice-chef d’état-major chargé de l’achat de matériel, dit qu’il ne voit pas comment les réductions puissent être « pleinement mises en œuvre, tant que le tempo opérationnel actuel perdure ». Avec le personnel de manutention réduit d’un tiers, cela rend « plus difficile » l’appui des troupes engagés à l’étranger.

Une seule opération gérable à l’avenir ?

Le général Peter Wall, chef adjoint à l’état-major en charge des opérations, avertit : le quartier général des opérations britannique qui contrôle actuellement deux opérations principales, en Irak et en Afghanistan ne sera « plus capable de gérer plus d’une crise à la fois dans l’avenir ». « Il y a un risque que les réductions entraînent un certain nombre de défaillances dans l’organisation » et de « réduction de la capacité pour la planification d’urgence ».

(NGV)