Un navire emirati libéré. Les marins espagnols à la rescousse

(crédit : Eunavfor)

(BRUXELLES2) Après un an de captivité, le MV Royal Grace a été libéré ainsi que l’équipage. Ce chimiquier emirati, battant pavillon panaméen, avait été capturé par les pirates le 2 mars 2012 au large d’Oman, alors qu’il faisait route de Dubai vers le Nigeria. Il faisait partie des navires dont le président somalien espérait récemment sa libération grâce à la négociation avec les pirates (lire : Les otages des pirates en voie de libération ?). Une rançon aurait été versée selon les autorités du Puntland comme le relate l’agence Reuters.

Hier matin (vend 8 mars), alors que le Mendez Nunez « menait des patrouilles de lutte contre la piraterie à 20 miles nautiques au large de la côte nord de la Somalie » — raconte l’officier de permanence au QG d’Eunavfor Atalanta —, il aperçut le MV Royal « dérivant au nord de son ancrage pirate à une vitesse de 4 noeuds ». Peu de temps après, la passerelle du navire espagnol « a reçu un appel radio du capitaine du MV Royal Grace, confirmant que son navire était libre et que ses 20 hommes d’équipage (*) avaient besoin de nourriture, d’eau et d’assistance médicale ».

Le capitaine du Méndez Núñez a alors rapidement envoyé ses équipes de visite et une équipe médicale pour fournir les premiers soins et le nécessaire en eau et vivres. Le MV Royal Grace a alors pu reprendre sa route. Il est en route vers Mascatte (Muscat) sous surveille d’un autre bâtiment de la flotte européenne, le Rayo (de la marine espagnole).

(*) L’équipage comprenait 22 personnes en tout au départ de Dubai : 17 Indiens, 1 Pakistanais, 1 Bangali, 3 Nigérians. Un des Nigérians est mort durant la captivité par manque de soins et médicaments.