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The Netherlands maintain their presence in Althea

(BRUXELLES2) Le gouvernement néerlandais a proposé de reconduire jusqu’au 30 mai 2010 la participation néerlandaise dans la force militaire européenne “EUFOR ALTHEA”. Elle a ainsi présenté à la 2e chambre du pays un projet de décision. 85 soldats sont présents, notamment dans les équipes de liaison et d’observation (LOT) à Travnik, Mrkonjic Grad, Drvar and Livno. Coût de la mission pour un an de mission : 7 millions d’euros (3,6 millions pour 2009 et 3,4 millions pour 2010).

No transformation of the Eufor military mission immediately

En filigrane derrière cette décision apparemment opérationnelle figure une décision très politique : les Pays-Bas sont un des pays, plutôt réservés au retrait des militaires européens de Bosnie (lire les différents avis en présence). “C
omme la majorité des Etats membres de l’UE, (ils) ne s’opposent pas, en principe, à la transformation d’EUFOR en une mission de formation militaire (1) mais estiment que ce n’est pas encore le moment to transform EUFOR".

The risk of withdrawal minimized

En 2008, la Suède, la République tchèque et la Belgique ont retiré leurs soldats d’Eufor (une participation modeste). Plus récemment, la France (96 soldats) et la Finlande (45 soldats) ont décidé, de façon unilatérale, de retirer leurs troupes à l’horizon l’été 2009. Un retrait qui n’a pas d’impact opérationnel, soulignent les Néerlandais, d’autant que d’autres pays ont déjà annoncé une contribution accrue. L’Espagne et l’Irlande, aussi, ont également annoncé leur retrait (ce qui est sans doute plus inquiétant). De tels retraits sont considérés comme regrettables par le gouvernement néerlandais qui craint que la “crédibilité de l’opération soit affectée".

A situation always at risk

La présence des militaires de l’EUFOR est “importante pour remplir complètement les objectifs de l’accord de Dayton  (y compris la démobilisation, le déminage, le contrôle de l’espace aérien, d’armes)". Elle “ne crée pas seulement un environnement fiable pour la coopération entre les différentes entités de Bosnie dans le complexe de l’État. Mais elle a aussi un effet dissuasif sur ceux qui voudrait perturber le processus politique d’unité de la Bosnie. En outre, la situation sécuritaire en Bosnie-Herzégovine doit être suivie de près dans le contexte plus large de la stabilité dans les Balkans. La criminalité organisée (avec le trafic d’armes et de drogues) et la corruption constituent encore une menace pour le processus politique.”

The conditions of the transformation

Une décision sur l’avenir de l’EUFOR Althea devrait tenir compte de la transition de la fonction du Haut Représentant (OHR) à celui d’un envoyé spécial de l’UE (EUSV). La fermeture de l’OHR et la fin de la possibilité d’auto-saisine (substitution, destitution, annulation… pouvoirs-dits de Bonn) pourrait signifier un vide du pouvoir et la possibilité de troubles reste inquiétante. Idéalement, le passage d’EUFOR à une mission de formation devrait avoir lieu qu’après avoir constaté que le passage à l’EUSV a été achevée avec succès.

(1) Parmi les 4 options en cause — 1) poursuivre la situation actuelle, 2) nouvelle réduction de la mision, 3) transformation  en mission de formation militaire et 4) fin de la mission — le Conseil a choisi l’option 3 (la transformation).

Download the project submitted by the government to the 2nd chamber (in Dutch)

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Nicolas Gros Verheyde

Chief editor of the B2 site. Graduated in European law from the University of Paris I Pantheon Sorbonne and listener to the 65th session of the IHEDN (Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale. Journalist since 1989, founded B2 - Bruxelles2 in 2008. EU/NATO correspondent in Brussels for Sud-Ouest (previously West-France and France-Soir).

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