Réaction absente de l’UE sur le Sénégal (maj)

(BRUXELLES2) La situation qui dégénère au Sénégal n’a pas encore suscité de commentaire approfondi au niveau européen. L’Union européenne « condamne dans des termes très formes tout acte de violence » a expliqué un porte-parole de la Commission interrogé par B2. L’UE « appelle toutes les parties à suivre les procédures légales, à montrer de la retenue et d’oeuvrer pour le dialogue dans l’intérêt d’élections équitables, libres et pacifiques qui reflètent la volonté du peuple sénégalais » a-t-il ajouté. Mais l’UE refuse d’aller plus loin, notamment de s’exprimer sur la position de la Cour constitutionnelle. Celle-ci a, le 27 janvier dernier, refusé d’admettre certains candidats, comme le chanteur Youssou N’Dour, mais validé au contraire pour un troisième mandat celle de Abdoulaye Wade qui préside aux destinées du pays depuis 2000. L’UE « suit de près le processus électoral conduisant aux élections présidentielles » explique-t-il. Mais « Ce n’est pas à l’UE – à ce stade – d’entrer dans le débat constitutionnel au Sénégal. L’UE respecte les institutions sénégalaises, et est intéressée à en faciliter le déroulement équitable, libre et pacifique ». Commentaire : Un peu léger pour une situation qui pourrait s’aggraver…

Wade doit dégager

(maj) Coté américain, le Département d’Etat ne s’est pas embarrassé d’une telle prudence. Par la voix de Victoria Nuland, sa porte-parole qui s’exprimait lors de son point de presse quotidien, il a estimé que « le président Wade devait céder (le pouvoir) à la génération suivante. Nous pensons que ce serait le mieux », ajoutant « notre idée est que la démocratie sénégalaise est assez forte pour évoluer dans la prochaine génération » (*). 

(*) Texte original.  » Our own view, while we respect the process, the political and legal process in Senegal, the fact that he’s now been cleared to run, our message to him remains the same: that the statesmanly-like thing to do would be to cede to the next generation, and we think that would be better. (…) our view is that Senegalese democracy is strong enough to move to the next generation.
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