Les séminaristes du Triangle de Weimar

(BRUXELLES2) Après un premier séminaire, organisé à Ulm (Allemagne), sur les structures de commandement, deux autres séminaires des pays du « Triangle de Weimar »  sont organisés ces prochains jours : l’un sur les battlegroups le 5 juillet au Palais d’Egmont (Bruxelles) par la présidence polonaise de l’UE, l’autre sur la mutualisation à Paris le 13 juillet.

Les battlegroups

Organisé par le ministère polonais de la Défense avec l’institut de recherche d’Egmont, le principal objectif de ce séminaire est « d’initier une discussion directe et ouverte sur la manière d’améliorer la flexibilité et l’utilité des Battlegroups, pour permettre ainsi d’avoir une réponse plus efficace aux menaces et de répondre aux attentes de l’UE comme un partenaire mondial ». Il s’agit de voir comment améliorer les capacités militaires des Battlegroups et leur participation des activités civilo-militaires, quels sont les problèmes pratiques qui se posent (transport, logistique, financement commun…). Sont notamment invités les pays qui avaient, en 2004, proposé le concept de Battlegroups (France, Allemagne, Royaume-Uni) ainsi que la Suède qui avait fait durant sa présidence des propositions pour l’amélioration du fonctionnement des battlegroups.

Et la mutualisation

Le 13 juillet, ce sera autour de la France – et Paris – d’accueillir, à la veille du défilé du 14 juillet, auquel seront conviés certains des participants, un séminaire autour du pooling and sharing. Pardon :-), le titre du séminaire est (en français) : « mutualisation et coopération : un défi sans alternative ». L’objectif des organisateurs est de « pouvoir proposer des pistes concrètes de relance de la coopération européenne en matières de capacités de défense ». Après une entrée en matière du ministre français de la Défense, Gérard Longuet, les « séminaristes » pourront suivre trois panels : le premier sur « La nécessité de coopérer : faire plus et mieux avec moins, c’est faire ensemble », le second sur « Coopération : quels obstacles faut-il lever? » avec des cas concrets comme la coopération au sein des pays de Visegrad ou EATC. Après un déjeuner en forme d’alerte sur « Le risque de déclassement stratégique de l’Europe », le dernier panel de la journée sera consacré aux « facteurs clés du succès ? ». Notons la participation de deux représentants des gouvernements allemand et polonais, Christian Schmidt et Zbigniew Wlosowicz.

Le programme dans les docs de B2