EUNAVFOR Atalanta

Dernières nouvelles de la piraterie (16 juin)

(BRUXELLES)

Les marins brûlés rejoignent l'ambulance qui les attend au pied de la coupée (Crédit : Marine espagnole)

Les marins brûlés rejoignent l’ambulance qui les attend au pied de la coupée (Crédit : Marine espagnole)

Evacuation de deux marins blessés

La frégate espagnole Numancia est intervenue vendredi (7 juin), pour venir en aide à deux marins philippins brûlés aux mains et au visage après un incendie dans la salle machines de leur tanker, le MT Pearl, et les a évacués vers l’hopital de Port Victoria aux Seychelles. C’est la frégate australienne « HMAS Newcastle», de la Task Force 150, qui avait répondu en premier à l’alerte. Et pris en charge les blessés. Mais comme elle ne pouvait procéder à l’évacuation des blessés, le commandement de la Task Force 150 a demandé si le « Numancia » pouvait prendre en charge l’évacuation. La frégate espagnole a recueilli alors à son bord les blessés. Traités par l’équipe médicale de bord, ils ont été réhydratés, mis en observation et stabilisés jusqu’à l’arrivée à Port-Victoria, dimanche (9 juin). Ils étaient attendus alors par l’officier de liaison d’EUNAVFOR dans l’ile et une ambulance. Ils ont tenu cependant à descendre à pied la coupée pour rejoindre l’ambulance. Le Numancia avait déjà procédé à une évacuation du numéro 2 du navire auxiliaire « Fort Victoria ».

Ile Maurice : jugement à l’automne

Le procès des douze Somaliens arrêtés en début d’année, soupçonnés d’acte de piraterie, devant la justice mauricienne devrait commencer en septembre. Convoqués devant le procureur, les douze suspects ont nié toute implication dans la piraterie et plaider non coupables, estimant être de simples pêcheurs.

Retour au pays pour le Zr Ms De Ruyter

De bemanning van Zr. Ms. De Ruyter staat aangetreden op de kade na terugkeer in Den Helder. Foto: Ministerie van Defensie

(Crédit : marine néerlandaise)

Après une participation réussie à l’opération anti-piraterie Atalanta, la frégate néerlandaise Zr Ms De Ruyter est rentrée à son port d’attache de Den Helder, samedi (8 juin). Le navire était parti début février vers le Golfe d’Aden et le bassin somalien. Mission première : la protection et l’escorte des navires naviguant pour le Programme alimentaire mondial. Le capitaine du navire a dressé le bilan de 4 mois en mer : neuf pirates présumés ont été arrêtés et remis à la justice et 20 navires suspects interrogés. En outre, la frégate néerlandaise a participé également à la libération d’un dhow détourné par les pirates, le Saad 1. Sans oublier, les patrouilles menées le long des côtes somaliennes, qui ont permis de ramener « de précieuses informations sur les activités côtières et les modes de vie ». Au total, le Zr Ms De Ruyter parcouru 33.916 miles nautiques. Mais c’était aussi la première mission opérationnelle pour l’hélicoptère de bord, le NH90. Un hélicoptère qui a bien tenu dans les conditions chaudes et humides de l’Océan indien et a volé 232 heures.

Libération de cinq marins au large du Nigeria

Les pirates ont libéré jeudi (6 juin) ou vendredi (7 juin) – selon les versions ) cinq marins pakistanais kidnappés lors d’une attaque sur un pétrolier il y a deux semaines. Le 25 mai, huit pirates armés avaient effectivement pris d’assaut le MT Matrix battant pavillon nigérian. Usant de leurs armes, ils avaient raflé différentes marchandises et les biens des marins, et enlevé les cinq hommes. Ceci à environ 40 miles nautiques des côtes de l’Etat de Bayelsa, une zone riche en pétrole et prisée par les pirates et bandes armées en tout genre.

Formation des forces tanzaniennes

Profitant d’une escale visite dans le port de Dar Es Salaam (Tanzanie), la frégate française FS Nivôse – qui participe à l’opération européenne anti-piraterie (EUNAVFOR Atalanta) a organisé le 3 juin une formation de la marine tanzanienne, sur la base d’une formation donnée par ses compatriotes du FS Guépratte quelques jours plus tôt. Douze marins de la Garde côtière tanzanienne ont pu ainsi suivre une démonstration des méthodes utilisées par les équipes de visite de la marine française pour arrêter et fouiller un navire suspect et son équipage. Au programme également : une démonstration des méthodes utilisées pour désarmer les équipages suspects transportant des armes. Cet événement était organisé par l’officier de liaison de la force navale de l’UE au Kenya et en Tanzanie.

Lire aussi  :

& la section piraterie

 

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La Slovénie cesse sa participation à Atalanta. C’est grave commandant ?

(BRUXELLES2) Le gouvernement slovène a décidé de ne pas renouveler, après fin juin, le mandat mandat de l’officier des Forces armées slovènes, présent au QG de l’opération européenne de lutte anti-piraterie (EUNAVFOR Atalanta). Le ministère de la Défense avait décidé effectivement, au mois de mai, de prendre cette décision de clore « sa participation à l’opération Atalanta », justifiant de nécessité financière. Pour le ministère de la Défense, il s’agit, en effet, de « redéfinir les priorités de la participation de la Slovénie dans les opérations et missions internationales » en tenant compte « des ressources limitées au plan financier ». La Slovénie ayant décidé de participer à la mission européenne au Mali, il fallait choisir. Et « l’amélioration de la situation de sécurité dans la région, en raison (même) du succès d’Atalanta », ne plaidait pas en faveur du maintien de cette participation, explique-t-il à Ljubljana. La Slovénie avait envoyé un officier à l’Etat-Major depuis 2009.

Deux remarques

1° Pour symbolique, qu’elle soit, cette décision n’entraîne pas de problème opérationnel. Les principales ressources – en navires – sont en effet fournies par d’autres pays : en premier lieu, l’Allemagne, la France et l’Espagne (qui ont fourni un navire systématiquement) ; en second lieu, la Belgique et les Pays-Bas, la Suède et la Finlande, l’Italie, le Portugal, etc. (qui envoient un navire à tour de rôle).

2° Ce n’est pas la première fois (ni la dernière !) qu’un Etat cesse sa participation à une opération pour raison financière. La Grèce avait interrompu sa participation et rapatrié, de façon anticipée, son navire (il n’y avait plus d’argent pour payer le gasoil). De façon similaire, la Roumanie a limité à quelques semaines sa participation à l’opération EUNAVFOR Atalanta. Dans d’autres formations ou missions multinationales, plusieurs pays ont cessé d’envoyer leurs nationaux. C’est ainsi le cas pour Chypre, pour la Bulgarie… Pour d’autres opérations, on sait bien que la réticence à envoyer. La crise frappe tous les pays et va obliger à des choix draconiens…

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Des Indiens échappent aux pirates. La Marine suédoise en intervention

Un militaire suédois avec un des membres de l’équipage du dhow indien (crédit : Eunavfor)

(BRUXELLES2) 14  marins indiens ont été secourus et mis en sécurité, dans la nuit de mercredi à jeudi, par le navire suédois Carlskrona (membre de la force européenne Eunavfor Atalanta) – en liaison avec le navire néerlandais HNLMS Van Speijk (membre de la force de l’OTAN Ocean Shield) après l’attaque de leur dhow par des pirates dans l’Océan indien.

Attaque menée par 12 pirates

Le capitaine du boutre indien (Shaahi al Nuuri) avait sonné l’alarme mercredi (5 juin) dans l’après-midi (16h30 locales) , alors qu’il naviguait au large des côtes nord de la Somalie, disant qu’il était attaqué par 12 pirates armés. Le Carlskrona, qui était en patrouille dans le Golfe d’Aden, s’est alors dirigé vers le navire.

Une première reconnaissance – effectuée par l’hélicoptère de bord – a permis de confirmer la présence de pirates à bord. La nuit tombée, il a « maintenu une veille constante sur le navire suspect », mais « à distance, afin de ne pas compromettre la vie des otages » précise un officier supérieur suédois.

La pression sur les pirates

Les pirates, « sous la pression croissante des militaires » — raconte-t-on au QG d’Atalanta — ont alors compris qu’ils avaient perdu. Ainsi que l’explique un officier, « l’identification du navire comme son suivi à la trace du dhow ont fait perdre son utilité de bateau-mère ». Ils ont alors obligé le capitaine à se rapprocher des côtes somaliennes puis ont abandonné le navire au milieu de la nuit. Le capitaine du navire a alors signalé ce départ. Et une équipe de visite de la marine suédoise a pu monter à bord pour sécuriser le navire. Aucun blessé à signaler.

Une menace toujours réelle

Pour le chef de l’opération de la Force navale de l’UE, le contre-amiral britannique Bob Tarrant : « Cette dernière attaque montre encore une fois que la menace de la piraterie est réelle. Nous devons tous rester vigilants. » Un peu plus tôt dans la semaine – selon nos informations – plusieurs « approches » suspectes dans le Golfe d’Aden avaient été signalées, mais sans tir ou de tentative d’abordage.   

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La piraterie : ce n’est pas fini !

(BRUXELLES2) « La tendance est bonne. Il n’y a aujourd’hui plus que 2 navires et 54 otages aux mains des pirates » a expliqué le Rear-Admiral Tarrant, chef de l’opération anti-piraterie de l’UE (EUNAVFOR Atalanta). Un chiffre à comparer à ce qui était le cas, il y a un an. « Début 2011, il y avait encore 32 navires et 736 otages aux mains des pirates somaliens ». Pour autant, il ne faut pas relâcher les efforts, a expliqué l’officier aux Chefs d’Etat-Major des « 27″, réunis, ce jeudi (16 mai), au sein du comité militaire de l’UE au Justus Lipsius. Il y a une « nécessité de poursuivre les efforts. La piraterie n’est pas entièrement éradiquée. On continue d’arrêter des pirates. » (Cela a été le cas récemment, lire : Six “suspects” appréhendés dans l’Océan indien).

La vigilance doit rester de mise

Peu avant, le QG d’Atalanta avait diffusé un message s’adressant plus spécifiquement au milieu maritime. « Les marins et les nations (ne doivent pas) baisser la garde et le soutien aux opérations de lutte contre la piraterie en croyant que la menace de piraterie est terminée. (…) Les pirates somaliens sont toujours déterminés à sortir en mer. Et, si il se présente une cible facile, ils pourront attaquer. (…) Il est essentiel que nous restions vigilants. Ou alors le nombre d’attaques va encore une fois augmenter. »

NB : Ce message de vigilance est constant dans l’esprit de l’opération anti-piraterie de l’UE. Avant de quitter ses fonctions, le mois dernier, le contre-amiral espagnol Pedro Garcia De Paredes l’avait déjà précisé. Lire : Une vigilance de mise. Bilan de 4 mois en mer du commandant espagnol

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Six « suspects » appréhendés dans l’Océan indien

(crédit : marine espagnole)

(BRUXELLES2) Le navire espagnol, Rayo, qui participe à l’opération EUNAVFOR Atalanta, a relâché vendredi (9 mai) six hommes somaliens dont on ne peut vraiment dire s’il s’agit de pirates mais dont on ne peut dire également que ce sont de simples pêcheurs.

C’est le thonier espagnol Txori Toki, qui opérait dans la région, qui avait donné l’alerte quelques jours auparavant. Il avait repéré l’embarcation toute proche, à environ 4 miles de l’endroit où il était.

L’alerte donnée via le COVAM, le centre opérationnel de surveillance et d’action de la marine espagnole, a été transmise au QG anti-piraterie de l’UE et au Rayo, qui se trouvait à ce moment à 150 miles. Le skiff « suspect » a été localisé et abordé par l’équipe de visite du navire espagnol, mardi (6 mai) à 250 miles nautiques à l’est de Mogadiscio. Le skiff dérivait, ses moteurs endommagés.

L’inspection effectuée par les militaires espagnols n’a pas permis de rapporter des preuves évidentes de piraterie. Mais cependant certains signes laissaient à penser qu’il ne s’agissait pas que de pêcheurs. Le bateau ne disposait d’aucun matériel classique du pêcheur. En revanche, il était doté de deux moteurs hors bord puissants, d’un GPS et de plusieurs téléphones mobiles sans cartes. Compte tenu des mauvaises conditions de mer, du manque de nourriture, les « marins » ont été embarqués sur le navire et « retenus » à bord, avant d’être redéposés sur la terre ferme en Somalie. Aucun fait précis ne permettant de les traduire en justice, cette méthode permet cependant de neutraliser toute velléité d’action.

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Dernières nouvelles de la piraterie (12 mai)

(BRUXELLES2) Temps calme sur l’Océan indien. Une seule attaque a été signalée dans le Golfe d’Aden En revanche sur l’Afrique de l’Ouest, les attaques et les alertes se succèdent, près du Togo ou du Nigeria.

Une tentative d’attaque ? dans le Golfe d’Aden

Quatre skiffs se dirigeant à haute vitesse avec trois personnes à bord de chaque skiff se sont approchés d’un tanker le 5 mai dans le Golfe d’Aden, à 13°Nord et 48° Ouest, signale le BMI, le bureau maritime international. « Ils se sont divisés en deux groupes en passant par tribord. Deux autres skiffs se trouvaient à une distance de 200 m du tanker quand l’équipe de sécurité armée a tiré des coups de semonce en résultent dans les skiffs qui ont alors arrêté l’approche et se sont éloignés. » L’incident est cependant considéré avec suspicion par le BMI, qui a décidé de ne pas le décompter dans ses statistiques. NB : cette non prise en compte illustre le propos d’un officier engagé dans la lutte anti-piraterie ayant quelques doutes sur certaines alertes qui ressemblaient plus à de l’auto-justification de l’action de gardes privés qu’à une réelle menace.

Deux attaques près de Lomé

Huit personnes dans un bateau ont accosté un pétrolier ancré dans le port jeudi (9 mai) et tenté de monter à bord. L’équipe d’alerte a repéré l’approche et sonné l’alarme. La marine togolaise a été alertée. Et un navire s’est rapproché. Pendant ce temps, les tuyaux d’incendie ont été mis en action. Et même si le bateau-pirate a tenté de contourner le navire, il a fini par abandonner toute tentative d’attaque. Tout l’équipage a été mis en sécurité.

Une autre attaque est survenue le 5 mai. Durant une opération de transfert (ship-to-ship (STS) transfer operation), un pétrolier a vu les pirates armés sur le pont du navire adjacent. L’alerte a été donnée. Les gardes à bord ont échangé des tirs avec les pirates. Un grand canot avec huit à dix pirates armés a été repéré, peu après, quittant le navire adjacent et se dirigeant vers le tanker. Voyant cela, le capitaine a demandé à tous les membres de l’équipage de se retirer dans la citadelle et a informé la Marine togolaise. Les gardes à bord ont pris les mesures nécessaires pour empêcher les pirates de monter à bord du tanker tandis que la Marine togolaise dépêchait deux navires de patrouille pour fournir une assistance et escorté le pétrolier jusqu’au port.

Le Danemark participera à la mission Ocean Shield

La frégate danoise Iver Huitfeldt engagée dans l’opération anti-piraterie Ocean Shield (OTAN) va rentrer au pays. Mais ce n’est pas un adieu définitif. Le Danemark va continuer à s’engager activement dans cette mission. Un avion de surveillance de type de Challenger devrait ainsi être envoyé environ deux mois de Septembre à Novembre dans les deux années 2013 et 2014 et la frégate Iver Huitfeldt devrait faire son retour dans l’Ocean indien en Octobre 2013 pour une période d’environ trois mois et à partir de juillet 2014 pour une période d’environ six mois.

Formation à la lutte contre l’incendie

Durant une escale à Djibouti, les marins du Carlskrona, le navire suédois engagé dans l’opération de lutte anti-piraterie EUNAVFOR Atalanta, ont fait un entraînement à la lutte contre l’incendie pour 5 gardes-côtes djiboutiens.

La formation a débuté par un examen en salle de classe de techniques et de procédures anti-incendie, ainsi qu’une explication détaillée des équipements disponibles à bord du navire suédois.

Les garde-côtes ont ensuite eu l’occasion d’essayer quelques-uns des appareils respiratoires utilisés contre l’incendie à bord HSwMS Carlskrona. Et s’entraîner à l’extinction des incendies avec différents extincteurs – ici un exercice de lutte contre un incendie d’essence.

Lire ces derniers jours :

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Militaires maltais en entrainement anti-piraterie

Une équipe de militaires maltais s’entraîne au débarquement d’un hélicoptère Cougar à Gilze-Rijen (crédit : Marine néerlandaise)

(BRUXELLES2) Avant leur déploiement cet été au large des côtes somaliennes, les militaires maltais sont en train de s’entraîner avec leurs homologues néerlandais aux techniques anti-piraterie, de débarquement sur un navire, de visite et de descente en filin d’un hélicoptère (comme le montre la photo prise le 8 mai dernier à Gilze-Rijen).

Le navire de transport amphibie de la marine néerlandaise Zr. Ms Johan de Witt sera, en effet, déployé dans le cadre de l’opération européenne EUNAVFOR Atalanta dès cet été. Il comptera à son bord une équipe de protection embarquée (EPE ou VPD), de militaires maltais, à même d’aller assurer les visites de navires ou d’assurer la protection d’un des navires du Programme alimentaire mondial durant son trajet dans l’Océan indien.

Six semaines de formation pour être pleinement opérationnels

Les forces maltaises ne disposent pas de forces spéciales ou de fusiliers marins, habituellement dédiés à ce type de mission. Mais d’après le lieutenant de l’infanterie de marine Daan Dreijer, qui a participé aux formations, « leur niveau de base est bon. Et avec ces formations, ils pourront agir comme des équipes spécialisées ».

Un dispositif bien utile

Plusieurs marines européennes – déployées dans l’Océan indien – ont développé des collaborations semblables avec des militaires de plusieurs pays de dimension modeste. Les Allemands et Français avec les Estoniens, les Néerlandais avec les Maltais (déjà embarqués lors de précédentes campagnes en 2010 et 2011).

Cela a plusieurs avantages, concrets : permettre à des forces de « petits pays » d’être déployées dans des opérations internationales, dans des contextes parfois fort différents de leur entraînement habituel ; faciliter l’interopérabilité entre les différentes armées européennes ; économiser des effectifs des marines déjà bien employées dans l’Océan indien et démultipler les efforts. Une équipe de VPD bien disposée et entraînée sur un navire du PAM permet de garder un navire pleinement opérationnel pour d’autres missions.

Lire aussi :

Bientôt une nouvelle équipe VPD maltaise ?

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Avec les gardes côtes des Seychelles, développer le recueil de preuves

(BRUXELLES2) Profitant de son escale aux Seychelles, le BPC Tonnerre – qui participe à l’opération anti-piraterie de l’UE – et la Garde côtière des Seychelles ont effectué vendredi (26 avril) un exercice en commun, dans le cadre de la mission européenne de renforcement des capacités maritimes dans l’Océan indien (EUCAP Nestor).

En jeu : l’interception (fictive) d’un skiff de pirates présumés dans les eaux seychelloises arrêtés conjointement par le Topaz, le navire des gardes-côtes, et un hélicoptère de la marine nationale du Tonnerre.

Objectif de la manoeuvre : renforcer la coordination et la coopération entre la Garde côtière des Seychelles et les forces européennes, et entraîner la garde côtière dans les procédures de traitement de preuve, au plan international. EUCAP Nestor développe, actuellement, un manuel avec la Garde côtière des Seychelles sur les procédures de traitement de la preuve. Et des experts européens étaient à bord du Topas pour préciser « fournir des conseils sur le traitement des pirates présumés et le recueil des preuves sur le skiff » précise-t-on au QG d’Atalanta.

NB : le recueil et la conservation des preuves sont un des problèmes principaux auxquels sont confrontés les forces multinationales anti-piraterie déployées au large de la Somalie et dans l’Océan indien quand il s’agit de vouloir transférer à la justice des pirates arrêtés en mer, que ce soit en flagrant délit ou en prévention.

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