EUNAVFOR Atalanta

Dernières nouvelles de la piraterie (2.3.2014)

(BRUXELLES2)

La frégate amarrée en Crète (crédit : ministère ukrainien de la Défense)

La frégate amarrée en Crète (crédit : ministère ukrainien de la Défense)

La frégate ukrainienne Hetman Sagaidachniy rentre au pays

La frégate ukrainienne Hetman Sagaidachniy rentre à la maison après avoir terminé ses deux périodes dans l’Océan indien sur la lutte contre la piraterie, d’abord au titre de l’OTAN puis de l’UE. Elle avait rejoint la Force navale de l’Union européenne (EUNAVFOR), début janvier. Le Hetman Sagaidachniy a effectué plusieurs patrouilles dans le golfe d’Aden et l’océan Indien et fait un certain nombre d’approches amicales avec les marins et les pêcheurs locaux. C’était la première fois que l’Ukraine participait à une opération maritime de l’UE. Pour le commandant du contingent ukrainien, le contre-amiral Andrey (Andrii) Tarasov : « cela a été un grand honneur d’être le premier navire de guerre ukrainien de contribuer aux efforts internationaux de lutte contre la piraterie ». Le navire a fait une halte à la base grecque de La Sude (Crète) pour ravitaillement. Et le ministère ukrainien de la défense a démenti que le navire ait abordé la « Croix de Saint-André », l’emblème de la marine russe. « Les soldats ukrainiens restent fidèles au serment du peuple de l’Ukraine, continuent de servir honorablement leurs fonctions et sont fiers d’aborer le drapeau de l’Ukraine sur le chemin de leur terre natale » a expliqué Andrey Tarasov.

Deux incidents dans l’Océan indien ces derniers 15 jours

Un porte-containers a fait l’objet d’une « approche suspecte », le 13 février, par un skiff isolé vers 15h (UTC) à 1° nord et 44°, dans l’Océan indien à quelques miles au large de Barawe (Puntland). Cinq personnes étaient à bord du skiff, armés, et ont tiré en direction du roulier. L’équipe de sécurité à bord a répliqué par des tirs ; il a fallu cependant 20 minutes pour les attaquants pour abandonner et quitter le bord. Quelques containers ont souffert de certains dommages par balles, précise-t-on au BMI. Mais navire et personnel sont sains et saufs.

Un autre incident s’est produit de l’autre côté de l’Océan, fin février (28 février), dans le Golfe d’Oman, à 40 miles de Gwadar (Pakistan). Un vraquier a été pris en chasse par un skiff durant environ 4 heures. Le capitaine a utilisé des manoeuvres pour éviter et retarder les attaquants, s’est rapproché des côtes pakistanaises et demandé l’aide de la marine. La marine pakistanaise a déployé un navire qui a réussi à localiser le skiff et arrêté les suspects.

Share Button

La Grèce revient dans l’opération Atalanta (piraterie)

(crédit : ministère grec de la Défense)

(crédit : ministère grec de la Défense)

(BRUXELLES2) La frégate grecque Psara devrait rejoindre, jeudi selon nos informations, l’opération européenne anti-piraterie (EUNAVFOR Atalanta). Partie du Pirée, la semaine dernière, elle restera trois mois en opération dans le Golfe d’Aden et dans l’Océan indien et opérera sous le commandement du navire français Siroco. Elle viendra, en quelque sorte, relever ses homologues ukrainiens. Le Hetman Sagaidachny quittant l’opération à la fin du mois.

Retour

C’est un retour pour les Grecs après une longue absence. La dernière fois, c’était il y a trois ans, à l’été 2011, avec la frégate Nikoforos Fokas. Le passage effectué en 2012 par la frégate Hydra avait été, en effet, très court pour être effectif. Elle n’avait tenu que quelques semaines sur place avant de rentrer pour cause de manque d’argent (Pour la frégate Hydra, la chasse aux pirates, c’est fini. Retour à la maison). Le retour du Psara est donc hautement symbolique. Puisque c’est cette frégate avait été le premier navire amiral de l’opération Atalanta (lire : L’Opération Atalanta anti-pirates. Dispositif européen et tiers). « La Grèce traverse des temps difficiles, et la situation budgétaire a pesé sur nous et continue de peser » a expliqué le ministre grec de la Défense Dimitris Avramopoulos », avant le départ. Mais nous devons maintenir la réputation, la fierté et le courage de notre pays à un haut niveau de combatitivité.

De la présidence européenne aux intérêts nationaux en passant par l’aide humanitaire

Pour D. Avramopoulos cet engagement répond à plusieurs objectifs : « tout d’abord, participer à une mission européenne ; nous ne devons pas oublier cette période où notre pays préside l’Union européenne. Et c’est presque raisonnable pour nous d’être là. » Il y a aussi des objectifs plus généraux comme assurer « l’aide humanitaire » à la Somalie, ou assurer une « présence dans des régions vulnérables ». Mais « nous ne devons pas l’oublier, assurer la protection de nos intérêts nationaux financiers, au nom de la communauté mondiale maritime qui est si importante pour notre pays et notre économie ».

Share Button

Petites nouvelles des missions de la PSDC

(BRUXELLES2)

Afghanistan : une nouvelle Ecole nationale de police 

Le nouveau local de l’Ecole Nationale de police afghane et l’ université de gestion de la criminalité de la police nationale afghane pour le ministère de l’Intérieur a été inauguré officiellement le 2 février. C’est l’ambassadeur de l’UE dans le pays, Franz – Michael Mellbin, qui en a remis les clés aux autorités afghanes. L’investissement de 13 millions d’euros  facilitera l’acquisition de compétences professionnelles fortes en leadership chez les policiers afghans de haut rang ainsi que plus efficace et la mise à jour des mesures de prévention du crime et d’enquête. Pour Thomas Stabler, responsable de la composante formation EUPOL, cet investissement est essentiel. « L’ Ecole de police va permettre aux citoyens Afghans d’avoir un service de police qu’ils attendent, qu’ils méritent et dont ils peuvent être fiers ».

Géorgie : réunion du Mécanisme de prévention et réponse aux incidents. Les difficultés concrètes des habitants de part et d’autre de la la ligne de « démarcation administrative » en jeu

(Crédits : EUMM Georgia )

(Crédit : EUMM Georgia )

La 41e réunion de suivi du Mécanisme de prévention et réponse aux incidents (IRPM), a eu lieu à Ergneti, le 21 janvier dernier. Toivo Klaar, chef de la mission européenne de monitorisation en Georgie (EUMM Georgia), et les participants ont traité de différentes sujets très concrets auxquels font face les communautés locales sur le terrain, avec la présence de clôtures le long de la « ligne de démarcation administrative » (ABL). Ils ont aussi examiné les détentions qui ont eu lieu depuis décembre 2013 comme des problèmes liés à l’électricité et l’approvisionnement en eau, ainsi que la pollution des terres agricoles. Prochaine réunion : le 27 février 2014.

Niger : « La presse face aux défis sécuritaires »

C’est le titre de l’atelier international organisé par la mission civile EUCAP Sahel a organisé, conjointement avec l’ambassade des Etats-Unis au Niger, à Niamey les 28 et 29 janvier 2013.  Aux journalistes africains présents, se sont unis plusieurs journalistes internationaux comme Giovanni Porzio et Eduardo Cué et David Lewis, directeur adjoint du bureau régional de Reuters. L’initiative, qui réuni pour la première fois, les forces armées et la presse indépendante, ont donné lieu « à des débats francs qui permettront l’amélioration des relations et la connaissance des exigences réciproques » selon les termes officiels.

Djibouti : Nouveaux véhicules pour EUCAP Nestor

(Crédits : EUNAVFOR Somalia) La mission civile de l’Union européenne dans la Corne de l’Afrique et l’Océan indien (EUCAP Nestor) a reçu la semaine dernière, deux véhicules blindés. Arrivés au port de Mombasa, escale vers leur destination finale Mogadiscio, les véhicules ont ensuite été transportés vers Djibouti par le navire français FS Siroco, navire amiral de l’opération européenne de lutte contre la piraterie (EUNAVFOR Atalanta). Le contre-amiral Hervé Bléjean, commandant de la force européenne, considère cette livraison comme un « exemple montrant l’augmentation de la coopération et des dynamiques des opérations européennes dans la région ».

Share Button

Dernières nouvelles de la piraterie (1er février)

(BRUXELLES2)

Seconde patrouille pour le Hetman Sahaydachnyi

La frégate ukrainienne Hetman Sahaydachnyi a fini sa seconde patrouille dans le mandat d’EUNAVFOR Atalanta durant lequel il a notamment procédé à « plusieurs visites et approches « amicales » de petits navires » de pêche ou de commerce, apprend-on auprès de la marine ukrainienne. Après une escale, fin janvier, dans le port de Djibouti pour le soutien logistique, ravitaillement et procédures de maintenance, elle a mis le cap sur le port de Salalah (Sultanat d’Oman).

La frégate néerlandais en relève pour Ocean Shield

La frégate néerlandaise Evertsen a quitté dimanche dernier (26 janvier) son port d’attache de Den Helder pour se rendre dans le Golfe d’Aden, dans le cadre de l’opération anti-piraterie de l’OTAN (Ocean Shield). Elle devrait arriver dans la zone la semaine prochaine. A son bord un hélicoptère NH90 ainsi qu’une équipe d’abordage du corps des marines. Les Pays-Bas ont fourni régulièrement depuis 2008 un navire dans les opérations engagées au large de la Somalie contre les pirates, soit au titre de l’OTAN, soit au titre de l’UE.

L'Evertsen lancée à pleine machine (crédit : marine Néerlandaise)

L’Evertsen lancée à pleine machine (crédit : marine Néerlandaise)

Le Francesco Mimbelli franchit le canal de Suez

Un destroyer italien précède juste son homologue néerlandais. Le Francesco Mimbelli, a passé le Canal de Suez, le 29 janvier, et est entré dans les eaux de la mer rouge pour participer à la mission  » Ocean Shield « , annonce l’Etat-major de la marine italienne. Il était parti de la base navale de Tarente , le 18 janvier dernier. A bord un équipage de 330 hommes et femmes, dont le détachement groupe aérien (pour l’hélicoptère), des fusiliers-marins de San Marco et un commando des forces spéciales marines (Comsubin ou Comando Subacqueo Incursori).

Le Mimbelli dans le canal de Suez  (crédit : Marine italienne)

Le Mimbelli dans le canal de Suez
(crédit : Marine italienne)

Rotation des équipes de surveillance et patrouille aérienne de EUNAVFOR Atalanta 

La mission européenne de lutte contre la piraterie dans la Corne de l’Afrique compte sur une nouvelle équipe de surveillance et patrouille aérienne. La 33ème relève a été faite par les Espagnols des Forces aériennes maritimes de Patrouille et reconnaissance (MPRA en anglais) dans le ciel de Djibouti le 23 janvier 2014. En plus de la reconnaissance maritime, le MPRA est utilisé pour les missions de recherche et sauvetage. La mission des pilotes et du personnel de maintenance a une durée de deux mois. Depuis la base militaire de Palma de Majorque, l’équipe de la 32ème rotation a réalisé 25 vols et a cumulé plus de 200 heures de vols.

(Crédits : EUNAVFOR Somalia)

Les 44 membres du MPRA espagnols  (Crédits : EUNAVFOR Somalia)

On ravitaille…

Trois navires de l’opération européenne de lutte contre la piraterie au large de la Somalie (EUNAVFOR Somali) ont fait le plein auprès du navire américain USNS Joshua Humphreys. Le TCD Siroco, le FGS Hessen et l’ESPS Tornado se sont ainsi donné rendez-vous dans le bassin somalien pour se ravitailler. Le jour antérieur, c’est l’ITS Libeccio qui a pu bénéficier de la « pompe flottante » du Joshua Humprheys.

(Crédits : EUNAVFOR Somalia)

Ravitaillement simultané de deux navires de l’Eunavfor Somalie (Crédits : EUNAVFOR Somalia)

 

Exercice anti-incendie à Djibouti

Le 15 janvier, le port de Djibouti a été le théâtre de la formation de 20 gardes-côtes et militaires somaliens en matière de lutte contre les incendies. Les formateurs de la mission civile EUCAP Nestor ont été accompagnés par une équipe de la frégate allemande FGS Hessen, navire de la mission européenne de lutte contre la piraterie EUNAVFOR Somalia, qui a accueilli l’exercice. Suite à un briefing théorique, les formateurs européens ont réalisé une démonstration. Les gardes-côtes djiboutiens ont mis en pratique la formation dans un exercice réel.

 (Crédits : EUNAVFOR Somalia)

Rencontre de l’ESPS Tornado avec les officiers Coréens

Le Lieutenant Commander Juan Belizon, à la tête du navire espagnol ESPS Tornado, a accueilli mardi 14 janvier le captain Choi Sung-Mok, commandant du navire sud-coréen participant à l’opération CMF – d’impulsion américaine – pour la lutte contre la piraterie dans la Corne de l’Afrique. Les deux commandants se sont accordés sur la nécessité de continuer à collaborer pour éviter une recrudescence de la piraterie. Le Commandant Belizon a assuré « qu’il n’y a pas de doute que lorsque nous travaillons ensemble, nous sommes plus forts, ce qui rend plus difficile les attaques pirates. Cette opérations nous donne une occasion unique de connaitre des navires du monde entier, et d’avoir une meilleure connaissance de leurs fonctionnements. »

(Crédits : EUNAVFOR Somalia)

Le commandant de l’ESPS Tornado fait un tour de visite à ses homologues coréens, lors de son passage à Salalah (Crédits : EUNAVFOR Somalia)

(informations rassemblées par Nicolas Gros-Verheyde et Leonor Hubaut)

Lire aussi :

Share Button

Les pirates remis aux Seychelles

Mise au point des derniers détails à bord du Siroco (crédit : marine française / DICOD)

Mise au point des derniers détails à bord du Siroco (crédit : marine française / DICOD)

(BRUXELLES2) Les cinq suspects arrêtés par le TCD Siroco le 18 janvier dans le Golfe d’Aden ont été remis aux Seychelles pour y être jugés (lire : Arrestation des 5 pirates dans le Golfe d’Aden).

Un officier de la police judiciaire des Seychelles s’est ainsi « rendu à bord » du TCD qui sert aussi de navire-amiral pour l’opération EUNAVFOR Atalanta « pour procéder aux formalités administratives » indique-t-on à l’Etat-Major des armées françaises et récupérer « l’ « evidence package », constitué des pièces à conviction, des témoignages et des procès-verbaux recueillis » par les militaires français. Il était accompagné d’un expert juridique (LEGAD) de l’Etat-major d’Atalanta. « Au pied de la coupée, l’officier de liaison de l’opération Atalanta présent aux Seychelles et des officiers de police judiciaires seychellois ont pris le relais des marins du Siroco pour le transfert des présumés pirates vers leurs unité de rétention locale ».

Commentaire : ce n’est pas la première fois effectivement que des suspects sont remis aux autorités des Seychelles. Mais c’est la première fois que l’archipel accepte de prendre en charge des pirates qui ont commis leurs forfaits aussi loin de la zone de l’archipel. L’évènement s’étant déroulé à proximité des côtes d’Oman plutôt que dans la partie sud de l’Océan indien. Cela témoigne d’une volonté du gouvernement de Port-Victoria d’être l’instance de juridiction des pirates au plan régional. Compétence que ne dispute aucun Etat de la région (notamment le Kenya qui a renoncé à prendre en charge les suspects remis par les forces internationales). Cela atteste aussi que le dispositif en deux temps, mis au point au niveau international, et soutenu (financièrement et opérationnellement) par les Européens, fonctionne. C’est-à-dire : 1° Remise des pirates et jugement aux Seychelles, avec détention provisoire le temps du jugement définitif. 2° Transfert dans une prison mise aux normes internationales en Somalie (Somaliland ou Puntland, pour l’instant) pour accomplir le reste de la peine.

Share Button

La piraterie, la panoplie d’un business mafieux (Bléjean)

Le contre-amiral Blejean (à droite) en conversation avec son homologue espagnol Diaz Del Rio (Ocean Shield) (crédit : Eunavfor, déc. 2013)

Le contre-amiral Blejean (à droite) en conversation avec son homologue espagnol Diaz Del Rio (Ocean Shield) (crédit : Eunavfor, déc. 2013)

(BRUXELLES2) Intervenant lors du dernier point de presse hebdomadaire des armées françaises, en video conférence, le Contre-Amiral Hervé Bléjean, commandant l’opération militaire anti-piraterie de l’UE, EUNAVFOR Atalanta, a donné quelques éléments supplémentaires sur l’action de la force européenne et notamment la dernière arrestation effectuée début janvier (lire : Arrestation des 5 pirates dans le Golfe d’Aden).

Les pirates du Shane Hind en attente de transfert

Pour le contre-amiral, le dhow (ou boutre) indien du Shane Hind – libéré lors de l’intervention des marins du TCD Siroco – était piraté « probablement depuis quelques jours, selon les témoignages des membres d’équipage ». « Une ordonnance du juge des détentions et des libertés a validé la qualité de rétention de ces présumés pirates. A bord du Siroco, c’est le droit français qui s’applique. » a-t-il précisé. Et d’ajouter : « Leur état d’esprit est bon, des bilans de santé sont faits régulièrement et ils se nourrissent. » Quant à leur destination afin d’être jugés, elle est « actuellement en cours d’étude ».  Il existe « des accords de transferts avec différents pays de la région qui ont été contactés » (Nb : Seychelles et Ile Maurice surtout). « La décision devrait être prise dans quelques jours. »

La piraterie, un facteur de la panoplie de groupes mafieux

« Il y a toujours des groupes actifs en Somalie apparentés à des systèmes mafieux avec plusieurs types d’activités légales ou illégales. Les actes de piraterie font partie de leur panoplie il est probable que le faible taux de réussite les dissuade actuellement. »

Maintenir la pression

La piraterie est « contenue mais on ne peut pas dire qu’elle a disparu ce qui nécessite une pression permanente avec l’application des mesures de protection à bord des navires marchands. »

L’utilité des drones

Actuellement aucun navire de la force Atalante ne dispose de drone. « Cet outil intéressant serait utilisé s’il était présent comme ce fut le cas lors du précédent mandat néerlandais. Néanmoins l’action des avions de patrouille maritime et des hélicoptères permettent déjà de collecter du renseignement. »

Lire aussi :

L’action à terre

Le droit de poursuite à terre « est autorisé par l’ONU mais est très encadré. Le droit de poursuite est possible dans les eaux territoriales mais pas à terre ». En revanche, il existe « une possibilité d’action à terre limitée à la destruction de dépôts logistiques. Cette action a été conduite à une seule reprise en 2012 par un bâtiment espagnol. Elle n’a pas été reconduite car les conditions sont rarement réunies pour mener une action de ce type en ayant l’assurance de l’absence de risque de dégâts collatéraux. »

Avec les autres forces

Les relations avec les autres forces sont « très étroites. Les différentes responsabilités de coordination et de gestion des moyens sont partagées et les contacts entre les force commanders sont réguliers. Au niveau stratégique, une réunion de déconfliction se réunit tous les 3 mois. » (NB : une relation qui n’est pas de pure forme. B2 en a pu être le témoin. Les différentes forces partagent en effet leurs informations quotidiennement, notamment par le canal d’un « chat » sécurisé).

A noter – EUNAVFOR c’est aujourd’hui 1200 hommes et femmes, répartis à travers 5 navires — le transport de chalands et débarquement TCD Siroco qui sert de navire amiral, la frégate allemande FGS Hessen, italienne ITS Libeccio, le patrouilleur espagnol ESPS Tornado, et la frégate ukrainienne Hetman Sagaidachny), 7 hélicoptères, 4 avions de patrouille maritime — 1 P3 Orion allemand et 1 Casa CN 235 espagnol, basés à Djibouti + 2 SW3 Merlin affrétés par le Luxembourg basés aux Seychelles —, + une équipe de protection (VPD) serbe à bord des bâtiments du PAM.

Share Button

Arrestation des 5 pirates dans le Golfe d’Aden (Maj)

(crédit : Marine française / EUNavfor Atalanta)

(crédit : Marine française / EUNavfor Atalanta)

(BRUXELLES2) Les auteurs de l’attaque du 17 janvier contre le tanker Nave Atropos battant pavillon des îles Mashall près des côtes yémenites et omanes ont été arrêtés samedi (18 janvier) en fin de matinée. C’est le navire-amiral de l’opération européenne anti-piraterie Atalanta, le TCD Siroco (France), aidé de moyens japonais, qui a stoppé, dans le Golfe d’Aden, un dhow servant de bateau-mère aux pirates (le Shane Hind).

Dans la nuit du vendredi 17 janvier 2014, l’état-major de la force navale européenne EUNAVFOR Atalanta, embarqué à bord du TCD Siroco, avait été alerté par le biais du réseau Mercury (qui sert de plate-forme d’échanges d’information entre toutes les forces de la région) de l’attaque du pétrolier. Un avion de patrouille maritime japonais P3 Orion et un premier repérage par l’hélicoptère de bord JS Samidare ont permis d’abord de localiser le dhow.

Le TCD Siroco qui se trouvait non loin a ensuite pris le relais, avec son hélicoptère de bord, Alouette III, pour stopper le dhow, suivi d’une équipe d’abordage à bord d’un RHIB pour arrêter ses occupants. Les militaires ont identifié de façon précise le dhow comme étant celui recherché lors de l’attaque.

(Comme de coutume), les suspects à la vue de l’hélicoptère ont commencé par jeter par-dessus bord leurs différents équipements de piraterie. Manoeuvre dûment enregistrée par l’hélicoptère français, et les marins du RHIB. L’équipage des 11 marins, des Indiens, a été libéré et cinq suspects arrêtés. Les « 5 présumés pirates ont été pris en charge par l’équipage du Siroco conformément aux règles juridiques » précise-t-on à l’Etat-Major de l’armée française. Ils ont « subi un examen médical et ont pu se restaurer en attendant la procédure de recueil de preuves devant permettre la poursuite des présumés pirates devant un tribunal ».

(MAJ) 21.01 avec les détails sur le suivi judiciaire

Share Button

Passation de commandement adjoint à Eunavfor Atalanta

(crédit : marine espagnole / EUNAVFOR Atalanta)

(crédit : marine espagnole / EUNAVFOR Atalanta)

(B2) Un contre-amiral espagnol, Bartolomé Bauzá, a pris le relais vendredi (17 janvier) de son homologue allemand, le Rear Admiral Jean Martens, comme commandant adjoint d’opérations (DCOM) pour l’opération anti-piraterie de l’Union européenne (EUNAVFOR Atalanta). Le CA Martens avait rejoint l’opération en juillet 2013. Il a été applaudi par tout le staff de commandement d’EU Navfor présent à Northwood lors de son départ. Il reprendra en Allemagne son commandement de la 1ère flottille allemande.

Né en 1956, Bartolomé Bauzá a rejoint la marine espagnole en 1975. Tout au long de son service en mer, il a occupé un certain nombre de rendez-vous de la marine et commandé quatre navires de guerre , dont la frégate ESPS Baléares (2002-2003) et le navire de débarquement ESPS Galicia (2007-2008).

Share Button

Dernières nouvelles de la piraterie (12 janvier 2014). Bilan piraterie 2013

(BRUXELLES2)

La piraterie en 2013 : bilan

234 incidents de piraterie ont été recensés en 2013, dont 12 étaient des captures et prises d’otage, selon le dernier bilan dressés le Bureau Maritime International (BMI). Au Nigéria, 30 incidents ont été constatés, contre 13 en Somalie. L’immense majorité des actes de piraterie modernes se déroule sur la ligne de l’équateur, à l’ouest de l’Afrique ou à l’est, comme on peut le constater sur la carte interactive du BMI.

(Crédits: Ministère français de la Défense)

La frégate Sagaïdatchny été antérieurement engagée dans l’opération Ocean Shield de l’OTAN (Crédits: Ministère français de la Défense)

La frégate ukrainienne se joint à Eunavfor Atalanta

La frégate ukrainienne Guetman Sagaïdatchny a changé de pavillon, le 3 janvier. Quittant le pavillon de l’OTAN, elle a arboré celui de l’Union européenne, passant ainsi de l’opération anti-piraterie de l’Alliance Ocean Shield à l’opération « soeur » européenne Eunavfor Atalanta. Dotée d’un commando spécial et d’un hélicoptère Ka-27, le navire escortera des cargos au large des côtes somaliennes. Lire aussi : L’Ukraine rejoint l’Union européenne. ласкаво просимо

 

(Crédits: EUNAVFOR Somalia )

(Crédits: EUNAVFOR Somalia )

Formation de marins Tanzaniens à Dar Es Salaam

Le navire-amiral Siroco de l’opération européenne EUNAVFOR Atalanta a fait escale en Tanzanie. Neuf marins tanzaniens ont reçu une formation théorique sur les manoeuvres d’approches. Le plus gros de la formation s’est centrée sur le système Mercure utilisé par les forces de lutte contre la piraterie pour se coordonner dans la région. L’objectif étant d’améliorer la connaissance réciproque entre les forces européennes et les forces tanzaniennes. « La Tanzanie est un partenaire régional clé et nous sommes toujours désireux de promouvoir notre coopération, en travaillant ensemble contre la piraterie dans la Corne de l’Afrique » a déclaré le contre-amiral Hervé Bléjean, commandant de la force européenne.

L'helicoptère inutilisable soulevé par une grue pour être placé sur le camion de transport (Crédits: EUNAVFOR Somalia)

L’hélicoptère endommagé a été placé sur un trailer et transporté jusqu’à l¡aéroport avec la protection des français (Crédits : EUNAVFOR Somalia)

Nouvel hélicoptère pour l’hélico Tornado espagnol

Le navire espagnol ESPS Tornado, amarré à Djibouti, a dû changer son hélicoptère. L’hélicoptère Augusta Bell 212 est inutilisable et sa réparation n’était pas possible à bord ni dans en Somalie. La marine espagnole a frété un avion Ilyushin pour transporter l’hélicoptère de substitution. Arrivé à Djibouti le 28 décembre, ce gros porteur est reparti le lendemain avec le modèle endommagé, dont l’équipage a dû démonter l’hélice principale pour le placer dans l’avion de transport. Le nouvel appareil a réalisé son premier vol dès le 29 décembre.

(Crédits: Xinxhua )

En 2013, 11 navires ont été secourus par les Chinois au large de la Somalie  (Crédits: Xinxhua )

Cinq années de présence chinoise dans le Golfe d’Aden

Pékin n’envisage pas de cesser sa participation à la sécurisation des eaux au large de la Somalie et dans l’océan Indien, par l’envoi de navire d’escorte. C’est même devenu une « obligation internationale », mais l’aviation chinoise ne sera pas encore envoyée sur place. A l’occasion du cinquième anniversaire de l’engagement chinois dans cette zone, Dong Yiping, le chef adjoint de l’état-major de la marine chinoise, a rappelé que 16 groupes navals chinois ont déjà été déployés, avec 42 navires au total et 13 214 marins et commandos. Les navires chinois ont escorté 565 bâtiments marchands et secouru 42 navires attaqués par des pirates. En 2013, 11 navires ont été secourus par les Chinois et aucun n’a été capturé.

Sécurité privée sur les navires français

La France pourrait bientôt déléguer la lutte contre la piraterie maritime à des sociétés privées. Le Conseil des ministres a proposé un projet de loi visant à autoriser des agents armés à prendre place à bord des navires traversant des zones dangereuses, particulièrement dans les golfes d’Aden et de Guinée. Cette pratique est déjà autorisée dans plusieurs pays européens. Le projet de loi pourrait être examiné dès février prochain par le Parlement. Pour Éric Banel, directeur délégué général d’Armateurs de France, ceci permettra d’être compétitifs dans le marché. « Les entreprises françaises perdaient des marchés par rapport à leurs concurrents – je pense notamment aux Britanniques – parce que ces pays-là ont autorisé très tôt l’embarquement de gardes privés et que nous, nous ne sommes pas capables d’assurer une protection continue de nos navires », explique-t-il.

Share Button