EUNAVFOR Atalanta

Relève italo-allemande dans l’Océan indien

(BRUXELLES2) Le destroyer italien Andrea Doriava va prendre la relève du commandement de l’opération européenne anti-piraterie EUNAVFOR Atalanta au large de l’Océan indien le 6 août.

A son bord, le commandant de la force, le contre-amiral Guido Rando qui va relever son homologue allemand, Jὓrgen Zur Mȕhlen, et l’Etat-major de la force. Celui-ci est composé de 34 officiers et sous-officiers de 11 Etats membres (Belgique, Croatie, France, Allemagne, Grèce, Italie, Lettonie, Pays-Bas, Portugal, Roumanie, et Espagne) ainsi que de la Serbie. L’Andrea Doria, placé sous le commandement du capitaine Gianfranco Annunziata, compte un équipage de 208 hommes et femmes, dont des équipes spécialisées de fusiliers marins San Marco, et un groupe aérien d’hélicoptère, avec un hélicoptère EH 101.

C’est la troisième fois que l’Italie prend le commandement de la force Atalanta depuis le démarrage de l’opération en décembre 2008. « A cette époque, la situation dans l’océan Indien était critique. Aujourd’hui, la situation est sous contrôle, grâce à l’intervention des opérations maritimes de l’UE, de l’OTAN et de la coalition CTF151, avec une prise de conscience des navires de commerce et l’utilisation d’équipes de protection (NDLR : privées ou militaires). Mais il ne faut pas baisser la garde. La menace des pirates ne peut pas être sous-estimée. » a averti le contre-amiral Rando, avant le départ du destroyer de la base de Tarente, le mardi (22 juillet).

Outre le navire italien, la force navale anti-piraterie sera composée ces prochains mois de quatre frégates (1 Néerlandaise, deux Espagnoles et 1 Allemande) ainsi que d’un navire-ravitailleur de la marine allemande.

(NGV)

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Attentat à Djibouti. Plusieurs membres des missions européennes PSDC blessés (Maj)

(BRUXELLES2) Plusieurs membres des missions européennes EUCAP Nestor et EUNAVFOR Atalanta ont été blessés dans l‘attentat contre le restaurant la Chaumière, à Djibouti, samedi (24mai) à 20h. Ce lieu, tenu par un ancien militaire français est bien connu des expatriés à Djibouti. Et à cette heure là, 20h, le restaurant était bondé. C’est alors que les kamikazes ont attaqué à la grenade le restaurant, certains entrant dans le lieu, selon les premiers éléments de l’enquête. La Mission « Eucap Nestor » compte 3 blessés dans ces rangs, dont 1 sérieusement. Et l’opération « Eunavfor Atalanta » 9 militaires, dont 1 gravement.

Une vingtaine de blessés

Selon le dernier bilan, l’attentat a fait trois morts – dont un ressortissant turc et un ou deux des kamikazes. On dénombre également une vingtaine de blessés, dont certains assez sérieux. Selon un décompte provisoire, parmi les blessés : il y a 7 Français, 4 Allemands, 3 Espagnols (armée de l’air) – dont 1 grave - 6 Néerlandais (marine). Tous ont été pris en charge notamment par les médecins militaires français de l’hôpital général « Bouffard ».

Les trois Espagnols blessés proviennent du détachement du P3 Orion qui assure la surveillance aérienne anti-piraterie pour l’opération européenne EUNAVFOR Atalanta. L’un est « en état grave mais stable » assure le ministère espagnol de la Défense à Madrid. Le 1er sergent Manuel Maria Lorenzana souffre en effet « de blessures par éclats d’obus. Tandis que les caporaux Manuel López Veiga et Jose Miguel Mateos Hernandez, « souffrent de blessures mineures et leur état n’est pas grave ». Un avion T-22 de l’ Armée de l’Air est parti dans la nuit de samedi de la base aérienne de Torrejon en Espagne pour évacuer les trois blessés.

Les six Néerlandais servent sur la frégate De Zeven Provinciën engagée dans l’opération anti-piraterie de l’UE (EUNAVFOR Atalanta) et qui faisait escale à Djibouti. Ils ont été légèrement blessés (notamment avec des éclats de verre) et choqués. « Ils ont réintégré leur navire rapidement et vont très bien » a assuré le commandant du navire. Par mesure de précaution, le navire a d’ailleurs quitté Djibouti plus tôt que prévu et repris la mer avec l’équipage au complet. La frégate venait tout juste le 19 mai, de rejoindre l’opération européenne anti-piraterie, après avoir embarqué à Malte, un détachement de soldats maltais qui assurent la fonction d’équipe de protection embarquée (VPD ou EPE) à bord des navires marchands.

Trois Allemands blessés servaient dans la mission européenne de renforcement des capacités maritimes (EUCAP Nestor). L’un d’entre eux est plus sérieusement atteint (une femme), au visage, mais « sa vie n’est pas en danger », précise-t-on de source bien informée. Ils ont été rapatriés par évacuation sanitaire dimanche soir vers un hôpital allemand.

Quatre Français sont des employés de la société Sovereign Global Services (SGS) qui assure la formation de l’armée djiboutienne, parmi eux deux colonels français de la gendarmerie, ainsi que le signale mon collègue Jean Guisnel du Point.

La Haute représentante de l’UE, Catherine Ashton, a rapidement condamné cet attentat et adressé « toutes ses pensées aux victimes et à leurs familles. Et nous souhaitons un plein et rapide rétablissement. » (*)

(Nicolas Gros-Verheyde)

Lire aussi : In Memoriam. Diplomates et militaires morts en mission CE / UE

(*) “We strongly condemn the terrorist attack that targeted a restaurant in Djibouti Saturday evening. Our thoughts are with all the victims and their families, and we wish a full and speedy recovery to those injured, including several members of the EU missions EUCAP Nestor and EU NAVFOR Atalanta. Such attacks against innocent people can never be justified. Those responsible must be brought to justice and held accountable for their acts.

(Maj) Lundi 26 mai – matin

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Un dhow libéré dans le Golfe. Le capitaine soulagé

La frégate Brandeburg et le dhow (crédit : Eunavfor)

La frégate Brandeburg et le dhow (crédit : Eunavfor)

(BRUXELLES2)  Un dhow, capturé par les pirates, vient d’être libéré sans tirer un coup de feu, ce samedi (26 avril), a-t-on appris hier. Si on en croit le QG de Atalanta, l’opération européenne anti-piraterie, à Northwood, le capitaine d’un dhow et son équipage qui étaient dans l’océan indien ont eu chaud. Six pirates armés, qui avaient pris le navire et l’équipage en otage durant 14 jours, ont fui la scène du crime après l’arrivée d’un avion de patrouille maritime espagnol qui appartient à la Force aéronavale de l’UE (EUNAVFOR) et avant celle d’un navire de la flotte, le FGS Brandenburg.

Le capitaine a confirmé son calvaire aux militaires de l’équipe d’intervention du FGS Brandenburg venu le libérer. « J’ai été forcé de naviguer dans le golfe d’Aden, où ils (les pirates) avaient prévu d’utiliser le boutre comme un « bateau-mère » pour attaquer les navires marchands en mer » a-t-il déclaré aux militaires. Les pirates ont cependant, avant de quitter le navire, emporter quelques « souvenirs » : « du matériel électronique et d’autres objets personnels de l’équipage ». Pour le contre-amiral Jürgen zur Mühlen qui commande la flotte européenne, « cet événement confirme que la menace de la piraterie est encore très réelle ».

On attend l’arrestation des auteurs qui ne saurait tarder normalement…

Commentaire : nous pourrions ajouter que cet évènement montre aussi combien les statistiques anti-piraterie ne sont pas tout à fait exactes. Nous apprenons ainsi, incidemment, qu’un dhow a été capturé il y a 14 jours et 14 marins retenus en otages. Cet évènement ne figure pas dans les statistiques européennes qui affichent toujours un 0 pointé en matière de capture alors qu’il faudrait le remplacer par un « 1″. Il faudrait commencer à sérieusement revoir ces statistiques qui commencent à ressembler aux chiffres grecs de déficit avant 2008. Un leurre !

(NGV)

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Ursula rend visite à ses troupes engagées dans la lutte anti-piraterie

(crédit : ministère allemand de la Défense)

(crédit : ministère allemand de la Défense)

(BRUXELLES2)La ministre allemande de la Défense, Ursula Von Der Leyen, a rendu visite, mercredi (23 avril) au contingent allemand engagé dans l’opération anti-piraterie de l’Union européenne (EUNAVFOR Atalanta).

Elle s’est rendue notamment sur l’aéroport de Djibouti – où est stationné un avion de surveillance aérienne P3 Orion – comme sur le port – où est actuellement accostée la frégate Brandenbourg. L’opération est en effet désormais commandée sur zone par un amiral allemand, Jürgen zur Mühlen. Et le Brandebourg est actuellement le navire amiral de l’opération Atalanta, avec 34 officiers venant de 12 pays européens.

Conditions de vie des militaires

Une bonne partie de l’adresse de la ministre aux militaires a cependant été consacrée aux conditions de vie dans les opérations et à sa préoccupation de positionner la Bundeswehr comme un employeur attractif. « Nous avons parlé de là où le bat blesse — a-t-elle fait remarqué prenant en exemple ses quelques conversations impromptues menées de façon individuelle avec les militaires — avoir plus de prévisibilité et de fiabilité de leurs temps d’engagement en opération ».

Une visite au Liban

Cette visite à Atalanta s’inscrit dans une tournée de la ministre qui s’est rendue ensuite au Liban rendre visite au contingent naval allemand engagé dans le FINUL (UNIFIL), à l’école navale de Jounieh, doublé d’un entretien avec son homologue libanais Samir Mokbel. Gageons qu’il n’a pas été question que de conditions de vie dans la Bundeswehr, mais davantage de questions liées au renforcement de l’armée libanaise face aux tensions qui traversent le pays et, surtout, face au conflit syrien.

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Dernières nouvelles de la piraterie (2.3.2014)

(BRUXELLES2)

La frégate amarrée en Crète (crédit : ministère ukrainien de la Défense)

La frégate amarrée en Crète (crédit : ministère ukrainien de la Défense)

La frégate ukrainienne Hetman Sagaidachniy rentre au pays

La frégate ukrainienne Hetman Sagaidachniy rentre à la maison après avoir terminé ses deux périodes dans l’Océan indien sur la lutte contre la piraterie, d’abord au titre de l’OTAN puis de l’UE. Elle avait rejoint la Force navale de l’Union européenne (EUNAVFOR), début janvier. Le Hetman Sagaidachniy a effectué plusieurs patrouilles dans le golfe d’Aden et l’océan Indien et fait un certain nombre d’approches amicales avec les marins et les pêcheurs locaux. C’était la première fois que l’Ukraine participait à une opération maritime de l’UE. Pour le commandant du contingent ukrainien, le contre-amiral Andrey (Andrii) Tarasov : « cela a été un grand honneur d’être le premier navire de guerre ukrainien de contribuer aux efforts internationaux de lutte contre la piraterie ». Le navire a fait une halte à la base grecque de La Sude (Crète) pour ravitaillement. Et le ministère ukrainien de la défense a démenti que le navire ait abordé la « Croix de Saint-André », l’emblème de la marine russe. « Les soldats ukrainiens restent fidèles au serment du peuple de l’Ukraine, continuent de servir honorablement leurs fonctions et sont fiers d’aborer le drapeau de l’Ukraine sur le chemin de leur terre natale » a expliqué Andrey Tarasov.

Deux incidents dans l’Océan indien ces derniers 15 jours

Un porte-containers a fait l’objet d’une « approche suspecte », le 13 février, par un skiff isolé vers 15h (UTC) à 1° nord et 44°, dans l’Océan indien à quelques miles au large de Barawe (Puntland). Cinq personnes étaient à bord du skiff, armés, et ont tiré en direction du roulier. L’équipe de sécurité à bord a répliqué par des tirs ; il a fallu cependant 20 minutes pour les attaquants pour abandonner et quitter le bord. Quelques containers ont souffert de certains dommages par balles, précise-t-on au BMI. Mais navire et personnel sont sains et saufs.

Un autre incident s’est produit de l’autre côté de l’Océan, fin février (28 février), dans le Golfe d’Oman, à 40 miles de Gwadar (Pakistan). Un vraquier a été pris en chasse par un skiff durant environ 4 heures. Le capitaine a utilisé des manoeuvres pour éviter et retarder les attaquants, s’est rapproché des côtes pakistanaises et demandé l’aide de la marine. La marine pakistanaise a déployé un navire qui a réussi à localiser le skiff et arrêté les suspects.

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La Grèce revient dans l’opération Atalanta (piraterie)

(crédit : ministère grec de la Défense)

(crédit : ministère grec de la Défense)

(BRUXELLES2) La frégate grecque Psara devrait rejoindre, jeudi selon nos informations, l’opération européenne anti-piraterie (EUNAVFOR Atalanta). Partie du Pirée, la semaine dernière, elle restera trois mois en opération dans le Golfe d’Aden et dans l’Océan indien et opérera sous le commandement du navire français Siroco. Elle viendra, en quelque sorte, relever ses homologues ukrainiens. Le Hetman Sagaidachny quittant l’opération à la fin du mois.

Retour

C’est un retour pour les Grecs après une longue absence. La dernière fois, c’était il y a trois ans, à l’été 2011, avec la frégate Nikoforos Fokas. Le passage effectué en 2012 par la frégate Hydra avait été, en effet, très court pour être effectif. Elle n’avait tenu que quelques semaines sur place avant de rentrer pour cause de manque d’argent (Pour la frégate Hydra, la chasse aux pirates, c’est fini. Retour à la maison). Le retour du Psara est donc hautement symbolique. Puisque c’est cette frégate avait été le premier navire amiral de l’opération Atalanta (lire : L’Opération Atalanta anti-pirates. Dispositif européen et tiers). « La Grèce traverse des temps difficiles, et la situation budgétaire a pesé sur nous et continue de peser » a expliqué le ministre grec de la Défense Dimitris Avramopoulos », avant le départ. Mais nous devons maintenir la réputation, la fierté et le courage de notre pays à un haut niveau de combatitivité.

De la présidence européenne aux intérêts nationaux en passant par l’aide humanitaire

Pour D. Avramopoulos cet engagement répond à plusieurs objectifs : « tout d’abord, participer à une mission européenne ; nous ne devons pas oublier cette période où notre pays préside l’Union européenne. Et c’est presque raisonnable pour nous d’être là. » Il y a aussi des objectifs plus généraux comme assurer « l’aide humanitaire » à la Somalie, ou assurer une « présence dans des régions vulnérables ». Mais « nous ne devons pas l’oublier, assurer la protection de nos intérêts nationaux financiers, au nom de la communauté mondiale maritime qui est si importante pour notre pays et notre économie ».

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Petites nouvelles des missions de la PSDC

(BRUXELLES2)

Afghanistan : une nouvelle Ecole nationale de police 

Le nouveau local de l’Ecole Nationale de police afghane et l’ université de gestion de la criminalité de la police nationale afghane pour le ministère de l’Intérieur a été inauguré officiellement le 2 février. C’est l’ambassadeur de l’UE dans le pays, Franz – Michael Mellbin, qui en a remis les clés aux autorités afghanes. L’investissement de 13 millions d’euros  facilitera l’acquisition de compétences professionnelles fortes en leadership chez les policiers afghans de haut rang ainsi que plus efficace et la mise à jour des mesures de prévention du crime et d’enquête. Pour Thomas Stabler, responsable de la composante formation EUPOL, cet investissement est essentiel. « L’ Ecole de police va permettre aux citoyens Afghans d’avoir un service de police qu’ils attendent, qu’ils méritent et dont ils peuvent être fiers ».

Géorgie : réunion du Mécanisme de prévention et réponse aux incidents. Les difficultés concrètes des habitants de part et d’autre de la la ligne de « démarcation administrative » en jeu

(Crédits : EUMM Georgia )

(Crédit : EUMM Georgia )

La 41e réunion de suivi du Mécanisme de prévention et réponse aux incidents (IRPM), a eu lieu à Ergneti, le 21 janvier dernier. Toivo Klaar, chef de la mission européenne de monitorisation en Georgie (EUMM Georgia), et les participants ont traité de différentes sujets très concrets auxquels font face les communautés locales sur le terrain, avec la présence de clôtures le long de la « ligne de démarcation administrative » (ABL). Ils ont aussi examiné les détentions qui ont eu lieu depuis décembre 2013 comme des problèmes liés à l’électricité et l’approvisionnement en eau, ainsi que la pollution des terres agricoles. Prochaine réunion : le 27 février 2014.

Niger : « La presse face aux défis sécuritaires »

C’est le titre de l’atelier international organisé par la mission civile EUCAP Sahel a organisé, conjointement avec l’ambassade des Etats-Unis au Niger, à Niamey les 28 et 29 janvier 2013.  Aux journalistes africains présents, se sont unis plusieurs journalistes internationaux comme Giovanni Porzio et Eduardo Cué et David Lewis, directeur adjoint du bureau régional de Reuters. L’initiative, qui réuni pour la première fois, les forces armées et la presse indépendante, ont donné lieu « à des débats francs qui permettront l’amélioration des relations et la connaissance des exigences réciproques » selon les termes officiels.

Djibouti : Nouveaux véhicules pour EUCAP Nestor

(Crédits : EUNAVFOR Somalia) La mission civile de l’Union européenne dans la Corne de l’Afrique et l’Océan indien (EUCAP Nestor) a reçu la semaine dernière, deux véhicules blindés. Arrivés au port de Mombasa, escale vers leur destination finale Mogadiscio, les véhicules ont ensuite été transportés vers Djibouti par le navire français FS Siroco, navire amiral de l’opération européenne de lutte contre la piraterie (EUNAVFOR Atalanta). Le contre-amiral Hervé Bléjean, commandant de la force européenne, considère cette livraison comme un « exemple montrant l’augmentation de la coopération et des dynamiques des opérations européennes dans la région ».

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Dernières nouvelles de la piraterie (1er février 2014)

(BRUXELLES2)

Seconde patrouille pour le Hetman Sahaydachnyi

La frégate ukrainienne Hetman Sahaydachnyi a fini sa seconde patrouille dans le mandat d’EUNAVFOR Atalanta durant lequel il a notamment procédé à « plusieurs visites et approches « amicales » de petits navires » de pêche ou de commerce, apprend-on auprès de la marine ukrainienne. Après une escale, fin janvier, dans le port de Djibouti pour le soutien logistique, ravitaillement et procédures de maintenance, elle a mis le cap sur le port de Salalah (Sultanat d’Oman).

La frégate néerlandais en relève pour Ocean Shield

La frégate néerlandaise Evertsen a quitté dimanche dernier (26 janvier) son port d’attache de Den Helder pour se rendre dans le Golfe d’Aden, dans le cadre de l’opération anti-piraterie de l’OTAN (Ocean Shield). Elle devrait arriver dans la zone la semaine prochaine. A son bord un hélicoptère NH90 ainsi qu’une équipe d’abordage du corps des marines. Les Pays-Bas ont fourni régulièrement depuis 2008 un navire dans les opérations engagées au large de la Somalie contre les pirates, soit au titre de l’OTAN, soit au titre de l’UE.

L'Evertsen lancée à pleine machine (crédit : marine Néerlandaise)

L’Evertsen lancée à pleine machine (crédit : marine Néerlandaise)

Le Francesco Mimbelli franchit le canal de Suez

Un destroyer italien précède juste son homologue néerlandais. Le Francesco Mimbelli, a passé le Canal de Suez, le 29 janvier, et est entré dans les eaux de la mer rouge pour participer à la mission  » Ocean Shield « , annonce l’Etat-major de la marine italienne. Il était parti de la base navale de Tarente , le 18 janvier dernier. A bord un équipage de 330 hommes et femmes, dont le détachement groupe aérien (pour l’hélicoptère), des fusiliers-marins de San Marco et un commando des forces spéciales marines (Comsubin ou Comando Subacqueo Incursori).

Le Mimbelli dans le canal de Suez  (crédit : Marine italienne)

Le Mimbelli dans le canal de Suez
(crédit : Marine italienne)

Rotation des équipes de surveillance et patrouille aérienne de EUNAVFOR Atalanta 

La mission européenne de lutte contre la piraterie dans la Corne de l’Afrique compte sur une nouvelle équipe de surveillance et patrouille aérienne. La 33ème relève a été faite par les Espagnols des Forces aériennes maritimes de Patrouille et reconnaissance (MPRA en anglais) dans le ciel de Djibouti le 23 janvier 2014. En plus de la reconnaissance maritime, le MPRA est utilisé pour les missions de recherche et sauvetage. La mission des pilotes et du personnel de maintenance a une durée de deux mois. Depuis la base militaire de Palma de Majorque, l’équipe de la 32ème rotation a réalisé 25 vols et a cumulé plus de 200 heures de vols.

(Crédits : EUNAVFOR Somalia)

Les 44 membres du MPRA espagnols  (Crédits : EUNAVFOR Somalia)

On ravitaille…

Trois navires de l’opération européenne de lutte contre la piraterie au large de la Somalie (EUNAVFOR Somali) ont fait le plein auprès du navire américain USNS Joshua Humphreys. Le TCD Siroco, le FGS Hessen et l’ESPS Tornado se sont ainsi donné rendez-vous dans le bassin somalien pour se ravitailler. Le jour antérieur, c’est l’ITS Libeccio qui a pu bénéficier de la « pompe flottante » du Joshua Humprheys.

(Crédits : EUNAVFOR Somalia)

Ravitaillement simultané de deux navires de l’Eunavfor Somalie (Crédits : EUNAVFOR Somalia)

 

Exercice anti-incendie à Djibouti

Le 15 janvier, le port de Djibouti a été le théâtre de la formation de 20 gardes-côtes et militaires somaliens en matière de lutte contre les incendies. Les formateurs de la mission civile EUCAP Nestor ont été accompagnés par une équipe de la frégate allemande FGS Hessen, navire de la mission européenne de lutte contre la piraterie EUNAVFOR Somalia, qui a accueilli l’exercice. Suite à un briefing théorique, les formateurs européens ont réalisé une démonstration. Les gardes-côtes djiboutiens ont mis en pratique la formation dans un exercice réel.

 (Crédits : EUNAVFOR Somalia)

Rencontre de l’ESPS Tornado avec les officiers Coréens

Le Lieutenant Commander Juan Belizon, à la tête du navire espagnol ESPS Tornado, a accueilli mardi 14 janvier le captain Choi Sung-Mok, commandant du navire sud-coréen participant à l’opération CMF – d’impulsion américaine – pour la lutte contre la piraterie dans la Corne de l’Afrique. Les deux commandants se sont accordés sur la nécessité de continuer à collaborer pour éviter une recrudescence de la piraterie. Le Commandant Belizon a assuré « qu’il n’y a pas de doute que lorsque nous travaillons ensemble, nous sommes plus forts, ce qui rend plus difficile les attaques pirates. Cette opérations nous donne une occasion unique de connaitre des navires du monde entier, et d’avoir une meilleure connaissance de leurs fonctionnements. »

(Crédits : EUNAVFOR Somalia)

Le commandant de l’ESPS Tornado fait un tour de visite à ses homologues coréens, lors de son passage à Salalah (Crédits : EUNAVFOR Somalia)

(informations rassemblées par Nicolas Gros-Verheyde et Leonor Hubaut)

Lire aussi :

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Les pirates remis aux Seychelles

Mise au point des derniers détails à bord du Siroco (crédit : marine française / DICOD)

Mise au point des derniers détails à bord du Siroco (crédit : marine française / DICOD)

(BRUXELLES2) Les cinq suspects arrêtés par le TCD Siroco le 18 janvier dans le Golfe d’Aden ont été remis aux Seychelles pour y être jugés (lire : Arrestation des 5 pirates dans le Golfe d’Aden).

Un officier de la police judiciaire des Seychelles s’est ainsi « rendu à bord » du TCD qui sert aussi de navire-amiral pour l’opération EUNAVFOR Atalanta « pour procéder aux formalités administratives » indique-t-on à l’Etat-Major des armées françaises et récupérer « l’ « evidence package », constitué des pièces à conviction, des témoignages et des procès-verbaux recueillis » par les militaires français. Il était accompagné d’un expert juridique (LEGAD) de l’Etat-major d’Atalanta. « Au pied de la coupée, l’officier de liaison de l’opération Atalanta présent aux Seychelles et des officiers de police judiciaires seychellois ont pris le relais des marins du Siroco pour le transfert des présumés pirates vers leurs unité de rétention locale ».

Commentaire : ce n’est pas la première fois effectivement que des suspects sont remis aux autorités des Seychelles. Mais c’est la première fois que l’archipel accepte de prendre en charge des pirates qui ont commis leurs forfaits aussi loin de la zone de l’archipel. L’évènement s’étant déroulé à proximité des côtes d’Oman plutôt que dans la partie sud de l’Océan indien. Cela témoigne d’une volonté du gouvernement de Port-Victoria d’être l’instance de juridiction des pirates au plan régional. Compétence que ne dispute aucun Etat de la région (notamment le Kenya qui a renoncé à prendre en charge les suspects remis par les forces internationales). Cela atteste aussi que le dispositif en deux temps, mis au point au niveau international, et soutenu (financièrement et opérationnellement) par les Européens, fonctionne. C’est-à-dire : 1° Remise des pirates et jugement aux Seychelles, avec détention provisoire le temps du jugement définitif. 2° Transfert dans une prison mise aux normes internationales en Somalie (Somaliland ou Puntland, pour l’instant) pour accomplir le reste de la peine.

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