Piraterie

Nouvelle attaque pirate au large d’Oman

drapeau-pirates(BRUXELLES2) Un navire marchand a fait l’objet d’une nouvelle tentative d’attaque, le 5 avril dernier, par des pirates au large d’Oman, non loin de l’ile de Masirah selon les données géographiques (20° Nord, 59° Est).

Les attaquants, à bord de deux skiffs et d’un dhow, se sont rapprochés assez prêts, à 300 mètres du navire selon les sources maritimes, avant d’être dissuadés par des tirs des gardes privés embarqués à bord du navire. (NGV)

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Une attaque de pirates échoue dans le détroit d’Ormuz

(BRUXELLES2) Un tanker s’est fait attaqué, ce dimanche (30 mars), par des pirates dans le détroit d’Ormuz, à 24° Nord et 61° Est, apprend-on de sources maritimes, à environ 8 miles de l’ile de Musandam (Oman). Le navire a été approché par deux skiffs, à moins de deux mètres. La présence d’armes aux mains des poursuivants et d’une échelle à bord d’un skiff ne laissait aucun doute sur les intentions des poursuivants. Les pirates – ils étaient six à bord – n’ont d’ailleurs pas hésité à tirer, à deux reprises, pour tenter de stopper leur proie. Les marins ont été obligés de manoeuvrer durant 25 bonnes minutes, d’actionner les pompes à incendie, et de pousser les moteurs à fond, avant que les pirates ne rebroussent chemin.

Commentaire : ce n’est pas la première qu’une attaque a lieu dans cette zone, proche du Pakistan. Mais rarement une attaque n’avait été perpétrée aussi profondément dans le détroit. Il semble bien que la menace de la piraterie se soit déplacée ces dernières semaines des côtes somaliennes vers les côtes d’Oman et du Pakistan.

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Direction Golfe de Guinée pour le Godetia

EntrainZodiac@BE14

(crédit : ministère belge de la Défense)

(BRUXELLES2) Le navire de commandement et de soutien logistique Godetia a mis le cap sur le Golfe de Guinée, ce dimanche (23 mars). Objectif : donner des formations pour la lutte contre la piraterie, le trafic de drogue et la pêche illégale aux marins et garde-côtes de six pays d’Afrique de l’Ouest (Maroc, Gabon, Bénin, Togo, RD Congo et Congo Brazaville). « Nous donnerons des cours théoriques ayant toujours un aspect pratique » explique le capitaine de corvette Luc Desanghere. L’équipage comprend 90 marins et une quinzaine d’instructeurs. Une campagne de formation nommée « Maritime Capacity Building 2014″ menée dans le cadre de l’Africa Partnership Station, une initiative américaine pour renforcer la sécurité maritime autour de l’Afrique. Retour prévu à Zeebruges le 20 juin prochain. A noter : le Godetia achemine également 250 mètres cubes de biens de première nécessité dont du matériel médical pour des hôpitaux situés en Gambie, au Gabon, au Bénin et sur les deux territoires congolais.

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Dernières nouvelles de la piraterie (16 mars 2014)

(BRUXELLES2)

La flotte iranienne continue sa mission anti-piraterie

La 29e flotte de la marine iranienne a escorté 52 tankers et 48 navires marchands ainsi que 195 navires d’autres pays durant cette mission anti-piraterie, a déclaré Afshin Tashek, le commandant de la marine, lors d’une escale à Salalah (Oman), début mars. Deux tentatives de piraterie ont été déjouées durant cette mission a-t-il précisé selon l’agence iranienne FARS. La marine iranienne patrouille régulièrement dans le Golfe d’Aden depuis novembre 2008 et l’attaque du cargo iranien MV Delight au large des côtes du Yemen. NB : Une manière également pour la république islamique – comme pour la plupart des marines présentes dans la zone de faire de la présence et ce qu’on appelle la « diplomatie navale ».

Nouvelle attaque dans le Golfe d’Aden

Un navire marchand a été encore attaqué vendredi (7 mars) dans le Golfe d’Aden, au large du Yemen. Il a été approché alors qu’il se trouvait à 14° nord et 53° est par 3 skiffs profitant des heures de pénombres. Les gardes privés armés ont tiré des coups de semonce à plusieurs reprises avant que les attaquants n’abandonnent. C’est la troisième attaque en quelques semaines, dans le nord de l’Océan indien (entre Golfe d’Oman et Golfe d’Aden), démontrant qu’un groupe pirates est toujours à l’oeuvre dans la région.

Deux gardes privés du Maersk Alabama trouvés morts lors d’une escale aux Seychelles

La mort des deux Américains à bord du Maersk Alabama, semble être complexe. Les deux anciens des commandos marines (SEAL) reconvertis dans la sécurité privée avaient été retrouvés morts le 18 février dernier, lors d’une escale aux Seychelles. Jeffrey Reynolds et Mark Kennedy, étaient agés de 44 ans, et travaillaient pour la société Trident Group. Les premiers éléments de l’autopsie ont révélé un arrêt respiratoire couplé avec un arrêt cardiaque suspect, selon la chaine américaine CNN. L’hypothèse d’une overdose est ouvertement évoquée, avec des traces de drogues dans le corps des agents, une seringue et des traces d’héroïne ayant été au surplus trouvés dans la cabine. Le Maersk Alabama est un navire cargo utilisé par la marine américaine pour convoyer matériel et soutien logistique. Son nom a été rendu célèbre lors de l’attaque et la prise d’otages par les pirates somaliens, illustré dans le film « Captain Philips ».

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6 mois de détention pour les 35 membres du Mv Seaman Guard Ohio en Inde

(BRUXELLES2) Les 10 marins et 25 gardes privés du MV Seaman Guard Ohio sont toujours détenus en Inde. Arrêtés le 12 octobre alors qu’ils convoyaient un navire de protection anti-piraterie, pour le compte de AdvanFort (une société militaire privée américaine), ils sont toujours accusés de possession illégale d’armes et la justice indienne ne semble pas incline à la tendresse. Lire : Des gardes privés européens arrêtés en Inde. Une affaire qui n’est pas sans rappeler celle des fusiliers marins italiens du Enrica lexie

Pas de libération sous caution ?

Le procureur du Tamil Nadu, Shanmuga Velayutham, a, en effet, recommandé, vendredi (14 mars), de rejeter la demande du capitaine (Dudinik Valentyn) et des 34 autres personnes qui demandaient leur libération sous caution. « Si le tribunal leur accorde la liberté sous caution, (les enquêteurs) auront à faire face à des difficultés pour s’assurer de leur présence (au procès) » a-t-il déclaré ainsi que le relate The Times of India. « Nous avons déjà eu cette expérience dans l’affaire de meurtre de deux pêcheurs indiens par l’équipage du navire italien sur la côte du Kerala en 2012 » a-t-il ajouté. Le juge doit se prononcer le 20 mars.

Une pétition des familles britanniques

Parmi eux des Indiens, des Ukrainiens et des Estoniens et six gardes privés, anciens des forces armées britanniques. Les familles viennent d’en appeler au Premier ministre, David Cameron, pour qu’il intervienne. Une pétition signée par 136.000 personnes – lancé par les proches d’un des prisonniers – a ainsi été remise à Downing street – précise la BBC – demandant l’intervention du gouvernement britannique.

Le moral des prisonniers « au plus bas »…

Billy Irving, de Connel, Argyll; Nick Dunn, de Ashington, Northumberland; Ray Tindall de Chester; Paul Towers de Pocklington, Yorkshire; John Armstrong de Wigton, Cumbria, et Nicholas Simpson, de Catterick, North Yorkshire sont, en effet, emprisonnés depuis le 24 octobre. Témoignant à nos confrères, Yvonne MacHugh, compagne d’un des gardes a expliqué la situation. « Il a perdu beaucoup de kilos. Ils paraissent exténués et perdent espoir d’être libérés. Leur moral est de plus en plus bas. Ils ne savent pas ce qui va advenir de leur dossier ».

Et profil bas au Foreign office

Au Foreign Office, on fait profile bas. « Un cas difficile, dont le Premier ministre a parlé avec les ministres indiens aussi bien qu’avec le ministre des Affaires étrangères. Nous continuons de faire tout ce que nous pouvons faire » a déclaré un porte-parole à la BBC. « Bien que nous ne pouvons pas exiger la libération des ressortissants britanniques, ou interférer dans les processus judiciaires d’un autre pays, nous continuons de faire très clairement savoir notre intérêt dans ce dossier, et l’importance de qu’il soit résolu le plus rapidement possible. »

Commentaire :  cette affaire – comme l’affaire italienne du Enrica Lexie – illustre toute la difficulté de la lutte anti-piraterie au plan international. Elle n’est pas de très bon augure pour Londres qui a beaucoup misé sur l’expansion des gardes privés et se retrouve ainsi avec un beau casse-tête juridique qui devrait également préoccuper toutes les capitales européennes qui ont mis en place (ou veulent la mettre) une législation sur l’utilisation de gardes privés en mer. Si la mise en place ou l’agrément des gardes privés peuvent être faits au niveau national, il reste, en effet, un vide juridique quant à leur présence et leur utilisation dans des eaux internationales, comme dans des eaux territoriales d’autres pays. Jusqu’à nouvel ordre, la loi d’un pays ne peut s’imposer à celle d’un autre. En l’espèce, sans donner raison à l’Inde, force est de reconnaitre qu’elle n’a pas tout à fait tort d’être aussi chatouilleuse sur sa souveraineté territoriale et maritime. Maintenant, il serait juste que des hommes ne pâtissent pas trop longtemps de l’imprévoyance et du manque de concertation de leurs gouvernements.

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Nouvelle attaque pirate dans le Golfe d’Oman

(BRUXELLES2) Un navire marchand a été pris en chasse par 3 skiffs pirates, ce matin (6 mars), à 37 miles des côtes d’Oman (au large de Sur, à l’entrée du Golfe d’Oman). A bord de chaque skiff, 2 pirates chacun. Les poursuivants se sont rapprochés très près du navire, à environ 1000 mètres du navire. Le navire a pu s’échapper en accélérant et prenant toutes les mesures de précaution habituellement préconisées par les forces anti-piraterie (et résumées dans un document dit BMP4). Une attaque avait déjà eu lieu dans la même zone (plus proche du Pakistan cependant, fin février).

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Dernières nouvelles de la piraterie (2.3.2014)

(BRUXELLES2)

La frégate amarrée en Crète (crédit : ministère ukrainien de la Défense)

La frégate amarrée en Crète (crédit : ministère ukrainien de la Défense)

La frégate ukrainienne Hetman Sagaidachniy rentre au pays

La frégate ukrainienne Hetman Sagaidachniy rentre à la maison après avoir terminé ses deux périodes dans l’Océan indien sur la lutte contre la piraterie, d’abord au titre de l’OTAN puis de l’UE. Elle avait rejoint la Force navale de l’Union européenne (EUNAVFOR), début janvier. Le Hetman Sagaidachniy a effectué plusieurs patrouilles dans le golfe d’Aden et l’océan Indien et fait un certain nombre d’approches amicales avec les marins et les pêcheurs locaux. C’était la première fois que l’Ukraine participait à une opération maritime de l’UE. Pour le commandant du contingent ukrainien, le contre-amiral Andrey (Andrii) Tarasov : « cela a été un grand honneur d’être le premier navire de guerre ukrainien de contribuer aux efforts internationaux de lutte contre la piraterie ». Le navire a fait une halte à la base grecque de La Sude (Crète) pour ravitaillement. Et le ministère ukrainien de la défense a démenti que le navire ait abordé la « Croix de Saint-André », l’emblème de la marine russe. « Les soldats ukrainiens restent fidèles au serment du peuple de l’Ukraine, continuent de servir honorablement leurs fonctions et sont fiers d’aborer le drapeau de l’Ukraine sur le chemin de leur terre natale » a expliqué Andrey Tarasov.

Deux incidents dans l’Océan indien ces derniers 15 jours

Un porte-containers a fait l’objet d’une « approche suspecte », le 13 février, par un skiff isolé vers 15h (UTC) à 1° nord et 44°, dans l’Océan indien à quelques miles au large de Barawe (Puntland). Cinq personnes étaient à bord du skiff, armés, et ont tiré en direction du roulier. L’équipe de sécurité à bord a répliqué par des tirs ; il a fallu cependant 20 minutes pour les attaquants pour abandonner et quitter le bord. Quelques containers ont souffert de certains dommages par balles, précise-t-on au BMI. Mais navire et personnel sont sains et saufs.

Un autre incident s’est produit de l’autre côté de l’Océan, fin février (28 février), dans le Golfe d’Oman, à 40 miles de Gwadar (Pakistan). Un vraquier a été pris en chasse par un skiff durant environ 4 heures. Le capitaine a utilisé des manoeuvres pour éviter et retarder les attaquants, s’est rapproché des côtes pakistanaises et demandé l’aide de la marine. La marine pakistanaise a déployé un navire qui a réussi à localiser le skiff et arrêté les suspects.

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La Grèce revient dans l’opération Atalanta (piraterie)

(crédit : ministère grec de la Défense)

(crédit : ministère grec de la Défense)

(BRUXELLES2) La frégate grecque Psara devrait rejoindre, jeudi selon nos informations, l’opération européenne anti-piraterie (EUNAVFOR Atalanta). Partie du Pirée, la semaine dernière, elle restera trois mois en opération dans le Golfe d’Aden et dans l’Océan indien et opérera sous le commandement du navire français Siroco. Elle viendra, en quelque sorte, relever ses homologues ukrainiens. Le Hetman Sagaidachny quittant l’opération à la fin du mois.

Retour

C’est un retour pour les Grecs après une longue absence. La dernière fois, c’était il y a trois ans, à l’été 2011, avec la frégate Nikoforos Fokas. Le passage effectué en 2012 par la frégate Hydra avait été, en effet, très court pour être effectif. Elle n’avait tenu que quelques semaines sur place avant de rentrer pour cause de manque d’argent (Pour la frégate Hydra, la chasse aux pirates, c’est fini. Retour à la maison). Le retour du Psara est donc hautement symbolique. Puisque c’est cette frégate avait été le premier navire amiral de l’opération Atalanta (lire : L’Opération Atalanta anti-pirates. Dispositif européen et tiers). « La Grèce traverse des temps difficiles, et la situation budgétaire a pesé sur nous et continue de peser » a expliqué le ministre grec de la Défense Dimitris Avramopoulos », avant le départ. Mais nous devons maintenir la réputation, la fierté et le courage de notre pays à un haut niveau de combatitivité.

De la présidence européenne aux intérêts nationaux en passant par l’aide humanitaire

Pour D. Avramopoulos cet engagement répond à plusieurs objectifs : « tout d’abord, participer à une mission européenne ; nous ne devons pas oublier cette période où notre pays préside l’Union européenne. Et c’est presque raisonnable pour nous d’être là. » Il y a aussi des objectifs plus généraux comme assurer « l’aide humanitaire » à la Somalie, ou assurer une « présence dans des régions vulnérables ». Mais « nous ne devons pas l’oublier, assurer la protection de nos intérêts nationaux financiers, au nom de la communauté mondiale maritime qui est si importante pour notre pays et notre économie ».

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De l’usage de statistiques en matière de piraterie. Beaucoup de vrai, un peu de faux

De l’usage de statistiques en matière de piraterie. Beaucoup de vrai, un peu de faux

(crédit : Marine nationale / DICOD)

(crédit : Marine nationale / DICOD)

(BRUXELLES2 – exclusif) La première attaque et arrestation de l’année n’a suscité que peu de commentaires. Et j’en suis étonné. Car elle recèle deux éléments qui donnent une vision incomplète de la lutte contre la piraterie.

Les chiffres de la piraterie ne tiennent pas compte des navires locaux

On a ainsi appris par incidence que les forces maritimes avaient libéré un dhow indien capturé par les pirates. Cette capture ne figure cependant nulle part dans les statistiques officielles des autorités maritimes. Le BMI (bureau maritime international) comme les forces maritimes ne décomptent pas les captures de bateaux locaux. Un point déjà constaté dans le passé mais qui mérite d’être mis à nouveau en lumière.

Officiellement, ces navires qui ne se signalent pas auprès des différents QG internationaux ne sont pas suivis et leur capture est ainsi difficilement identifiable. Officieusement, il y a d’autres raisons. Tout d’abord, ils ne ne sont pas « assurés » auprès d’assureurs internationaux et ne représentent donc vraiment une valeur « marchande » qui nécessite une intervention internationale. Ensuite, comme un officier me le confiait, en son temps. « On n’est pas tout à fait sûr du caractère involontaire » de l’usage d’un dhow comme bateau-mère. Dans la typologie « capture et prise d’otages », on pourrait aussi parfois parler d’un « affrètement forcé avec intéressement aux prises ». Mais aucun de ses marins n’a jamais été poursuivi pour complicité. Et il n’y a pas de raison de douter de leur bonne foi.

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Le tableau statistique remis par les forces maritimes anti-piraterie (source : OTAN / Ocean Shield)

Au final, peu importe les raisons, les chiffres livrés régulièrement (chaque trimestre ou chaque an) sont faussés.

Une vision étroite des transferts de pirates aux Seychelles

Autre fait étrange ! Selon la mission EUNAVFOR Atalanta, les Seychelles auraient reçu 47 personnes et l’archipel aurait déjà jugé 33 pirates. Or ce chiffre ne correspond pas (du tout) à ce qui sort de notre base « Pirates » : il en manque au moins 100 !

Selon les données de B2, les Seychelles ont, en effet, déjà reçu 147 pirates et 47 ont déjà été condamnés (*). Sur ce chiffre, 56 ont été remis par les forces placées sous pavillon européen (EUNavfor Atalanta), 54 par des navires opérant dans l’opération de l’OTAN, au titre essentiellement d’accords bilatéraux (Royaume-Uni, Danemark), 15 par les Américains. Tandis que 22 ont été arrêtés par les forces locales.

Cette forte différence tient à un petit détail technique et juridique : EUNavfor ne décompte officiellement que les suspects transférés au titre de l’accord au titre de l’accord signé entre l’UE et l’archipel. Pas les autres. C’est relativement logique d’un point de vue institutionnel. Mais cela n’est pas vraiment objectif. D’ailleurs au point de vue opérationnel, il est bien fait mention de l’intervention des autres forces (Ocean Shield, CTF 151…) quand celles-ci participent à une interception. Cela sème ainsi la confusion. Confusion d’autant plus grande que cette qualification (transférés par les forces « Eunavfor ») tient parfois d’ailleurs à un fil…

Ainsi, pour nous, le chiffre des transferts « EUNAVFOR » s’établit à 56 (contre 47 officiellement). Tout simplement, car nous décomptons les 9 pirates appréhendés par les forces européennes (Espagnols du Numancia), en avril 2009, relâchés pour être « immédiatement » (ré)arrêtés par les gardes-côtés seychellois (Lire : Retour au pays pour 23 pirates détenus par les Seychelles). Une astuce opérationnelle, rendue nécessaire par l’absence d’accord opérationnel avec les Seychelles à l’époque, mais qui ne trompe personne et n’a pas trompé les magistrats seychellois. Ces suspects ont été libérés ensuite.

NB : le communiqué de l’opération européenne n’est pas seulement « signé » par le QG de Northwood (forces européennes) mais l’est également au nom du groupe de contact international de lutte contre la piraterie, que préside l’Union européenne en ce moment. Il n’est pas vraiment juste de minorer le rôle joué par les Seychelles. Il n’est pas non plus sain de jouer avec les chiffres, en usant d’arguties pseudo-institutionnelles. Sinon c’est la crédibilité de ces « bilans » qui pourront être remis en cause.

(*) Ces chiffres doivent être pris comme un minima car nous n’avons pas toutes les données (et certaines mises à jour doivent encore être faites).

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