Piraterie

La piraterie : ce n’est pas fini !

(BRUXELLES2) « La tendance est bonne. Il n’y a aujourd’hui plus que 2 navires et 54 otages aux mains des pirates » a expliqué le Rear-Admiral Tarrant, chef de l’opération anti-piraterie de l’UE (EUNAVFOR Atalanta). Un chiffre à comparer à ce qui était le cas, il y a un an. « Début 2011, il y avait encore 32 navires et 736 otages aux mains des pirates somaliens ». Pour autant, il ne faut pas relâcher les efforts, a expliqué l’officier aux Chefs d’Etat-Major des “27″, réunis, ce jeudi (16 mai), au sein du comité militaire de l’UE au Justus Lipsius. Il y a une « nécessité de poursuivre les efforts. La piraterie n’est pas entièrement éradiquée. On continue d’arrêter des pirates. » (Cela a été le cas récemment, lire : Six “suspects” appréhendés dans l’Océan indien).

La vigilance doit rester de mise

Peu avant, le QG d’Atalanta avait diffusé un message s’adressant plus spécifiquement au milieu maritime. « Les marins et les nations (ne doivent pas) baisser la garde et le soutien aux opérations de lutte contre la piraterie en croyant que la menace de piraterie est terminée. (…) Les pirates somaliens sont toujours déterminés à sortir en mer. Et, si il se présente une cible facile, ils pourront attaquer. (…) Il est essentiel que nous restions vigilants. Ou alors le nombre d’attaques va encore une fois augmenter. »

NB : Ce message de vigilance est constant dans l’esprit de l’opération anti-piraterie de l’UE. Avant de quitter ses fonctions, le mois dernier, le contre-amiral espagnol Pedro Garcia De Paredes l’avait déjà précisé. Lire : Une vigilance de mise. Bilan de 4 mois en mer du commandant espagnol

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Six “suspects” appréhendés dans l’Océan indien

(crédit : marine espagnole)

(BRUXELLES2) Le navire espagnol, Rayo, qui participe à l’opération EUNAVFOR Atalanta, a relâché vendredi (9 mai) six hommes somaliens dont on ne peut vraiment dire s’il s’agit de pirates mais dont on ne peut dire également que ce sont de simples pêcheurs.

C’est le thonier espagnol Txori Toki, qui opérait dans la région, qui avait donné l’alerte quelques jours auparavant. Il avait repéré l’embarcation toute proche, à environ 4 miles de l’endroit où il était.

L’alerte donnée via le COVAM, le centre opérationnel de surveillance et d’action de la marine espagnole, a été transmise au QG anti-piraterie de l’UE et au Rayo, qui se trouvait à ce moment à 150 miles. Le skiff “suspect” a été localisé et abordé par l’équipe de visite du navire espagnol, mardi (6 mai) à 250 miles nautiques à l’est de Mogadiscio. Le skiff dérivait, ses moteurs endommagés.

L’inspection effectuée par les militaires espagnols n’a pas permis de rapporter des preuves évidentes de piraterie. Mais cependant certains signes laissaient à penser qu’il ne s’agissait pas que de pêcheurs. Le bateau ne disposait d’aucun matériel classique du pêcheur. En revanche, il était doté de deux moteurs hors bord puissants, d’un GPS et de plusieurs téléphones mobiles sans cartes. Compte tenu des mauvaises conditions de mer, du manque de nourriture, les “marins” ont été embarqués sur le navire et “retenus” à bord, avant d’être redéposés sur la terre ferme en Somalie. Aucun fait précis ne permettant de les traduire en justice, cette méthode permet cependant de neutraliser toute velléité d’action.

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En Allemagne, un demandeur d’asile soupçonné de piraterie

(B2) Un Somalien demandeur d’asile en Allemagne est soupçonné d’un acte de piraterie. Arrêté à Giessen lors d’un contrôle de routine, les autorités l’ont confondu avec ses empreintes digitales, rapporte l’agence DPA se fondant sur un article à paraître dans l’édition de lundi du Neue Zeitung Osnabruecker. Elles seraient identiques à celles prélevées sur le Marida Merguerite, après son détournement par les pirates le 8 mai 2010. Selon le procureur Alexander Retemeyer, l’homme a partiellement avoué et pourrait être inculpé de prise d’otages avec demande de rançon et lésions corporelles graves.

Détourné le 8 mai 2010, le Marida Merguerite et ses 22 marins avaient été retenus pendant 8 mois par les pirates somaliens jusqu’à qu’une rançon de 5,5 millions $ soit versée. L’homme aurait participé à la sécurisation des approvisionnements alimentaires et a été payé avec l’argent de la rançon. Pendant le détournement, les otages auraient été torturés, parfois contraints nu dans le congélateur du navire et, d’autres fois, presque étouffés avec des sacs en plastique sur la tête. Lire aussi : Pirates : un nouveau pas dans l’escalade a été franchi

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Dernières nouvelles de la piraterie (12 mai)

(BRUXELLES2) Temps calme sur l’Océan indien. Une seule attaque a été signalée dans le Golfe d’Aden En revanche sur l’Afrique de l’Ouest, les attaques et les alertes se succèdent, près du Togo ou du Nigeria.

Une tentative d’attaque ? dans le Golfe d’Aden

Quatre skiffs se dirigeant à haute vitesse avec trois personnes à bord de chaque skiff se sont approchés d’un tanker le 5 mai dans le Golfe d’Aden, à 13°Nord et 48° Ouest, signale le BMI, le bureau maritime international. « Ils se sont divisés en deux groupes en passant par tribord. Deux autres skiffs se trouvaient à une distance de 200 m du tanker quand l’équipe de sécurité armée a tiré des coups de semonce en résultent dans les skiffs qui ont alors arrêté l’approche et se sont éloignés. » L’incident est cependant considéré avec suspicion par le BMI, qui a décidé de ne pas le décompter dans ses statistiques. NB : cette non prise en compte illustre le propos d’un officier engagé dans la lutte anti-piraterie ayant quelques doutes sur certaines alertes qui ressemblaient plus à de l’auto-justification de l’action de gardes privés qu’à une réelle menace.

Deux attaques près de Lomé

Huit personnes dans un bateau ont accosté un pétrolier ancré dans le port jeudi (9 mai) et tenté de monter à bord. L’équipe d’alerte a repéré l’approche et sonné l’alarme. La marine togolaise a été alertée. Et un navire s’est rapproché. Pendant ce temps, les tuyaux d’incendie ont été mis en action. Et même si le bateau-pirate a tenté de contourner le navire, il a fini par abandonner toute tentative d’attaque. Tout l’équipage a été mis en sécurité.

Une autre attaque est survenue le 5 mai. Durant une opération de transfert (ship-to-ship (STS) transfer operation), un pétrolier a vu les pirates armés sur le pont du navire adjacent. L’alerte a été donnée. Les gardes à bord ont échangé des tirs avec les pirates. Un grand canot avec huit à dix pirates armés a été repéré, peu après, quittant le navire adjacent et se dirigeant vers le tanker. Voyant cela, le capitaine a demandé à tous les membres de l’équipage de se retirer dans la citadelle et a informé la Marine togolaise. Les gardes à bord ont pris les mesures nécessaires pour empêcher les pirates de monter à bord du tanker tandis que la Marine togolaise dépêchait deux navires de patrouille pour fournir une assistance et escorté le pétrolier jusqu’au port.

Le Danemark participera à la mission Ocean Shield

La frégate danoise Iver Huitfeldt engagée dans l’opération anti-piraterie Ocean Shield (OTAN) va rentrer au pays. Mais ce n’est pas un adieu définitif. Le Danemark va continuer à s’engager activement dans cette mission. Un avion de surveillance de type de Challenger devrait ainsi être envoyé environ deux mois de Septembre à Novembre dans les deux années 2013 et 2014 et la frégate Iver Huitfeldt devrait faire son retour dans l’Ocean indien en Octobre 2013 pour une période d’environ trois mois et à partir de juillet 2014 pour une période d’environ six mois.

Formation à la lutte contre l’incendie

Durant une escale à Djibouti, les marins du Carlskrona, le navire suédois engagé dans l’opération de lutte anti-piraterie EUNAVFOR Atalanta, ont fait un entraînement à la lutte contre l’incendie pour 5 gardes-côtes djiboutiens.

La formation a débuté par un examen en salle de classe de techniques et de procédures anti-incendie, ainsi qu’une explication détaillée des équipements disponibles à bord du navire suédois.

Les garde-côtes ont ensuite eu l’occasion d’essayer quelques-uns des appareils respiratoires utilisés contre l’incendie à bord HSwMS Carlskrona. Et s’entraîner à l’extinction des incendies avec différents extincteurs – ici un exercice de lutte contre un incendie d’essence.

Lire ces derniers jours :

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Militaires maltais en entrainement anti-piraterie

Une équipe de militaires maltais s’entraîne au débarquement d’un hélicoptère Cougar à Gilze-Rijen (crédit : Marine néerlandaise)

(BRUXELLES2) Avant leur déploiement cet été au large des côtes somaliennes, les militaires maltais sont en train de s’entraîner avec leurs homologues néerlandais aux techniques anti-piraterie, de débarquement sur un navire, de visite et de descente en filin d’un hélicoptère (comme le montre la photo prise le 8 mai dernier à Gilze-Rijen).

Le navire de transport amphibie de la marine néerlandaise Zr. Ms Johan de Witt sera, en effet, déployé dans le cadre de l’opération européenne EUNAVFOR Atalanta dès cet été. Il comptera à son bord une équipe de protection embarquée (EPE ou VPD), de militaires maltais, à même d’aller assurer les visites de navires ou d’assurer la protection d’un des navires du Programme alimentaire mondial durant son trajet dans l’Océan indien.

Six semaines de formation pour être pleinement opérationnels

Les forces maltaises ne disposent pas de forces spéciales ou de fusiliers marins, habituellement dédiés à ce type de mission. Mais d’après le lieutenant de l’infanterie de marine Daan Dreijer, qui a participé aux formations, « leur niveau de base est bon. Et avec ces formations, ils pourront agir comme des équipes spécialisées ».

Un dispositif bien utile

Plusieurs marines européennes – déployées dans l’Océan indien – ont développé des collaborations semblables avec des militaires de plusieurs pays de dimension modeste. Les Allemands et Français avec les Estoniens, les Néerlandais avec les Maltais (déjà embarqués lors de précédentes campagnes en 2010 et 2011).

Cela a plusieurs avantages, concrets : permettre à des forces de “petits pays” d’être déployées dans des opérations internationales, dans des contextes parfois fort différents de leur entraînement habituel ; faciliter l’interopérabilité entre les différentes armées européennes ; économiser des effectifs des marines déjà bien employées dans l’Océan indien et démultipler les efforts. Une équipe de VPD bien disposée et entraînée sur un navire du PAM permet de garder un navire pleinement opérationnel pour d’autres missions.

Lire aussi :

Bientôt une nouvelle équipe VPD maltaise ?

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54 otages et 2 navires aux mains des pirates

l’appel au secours des familles des marins du Mv Albedo

(BRUXELLES2) Selon les sources européennes, interrogées par B2, après la libération des six marins du MV, les pirates somaliens détiennent encore 2 navires marchands (MV Albedo et FV Naham) et 54 otages. Voici la liste – complétée par les informations issues de la base de données de B2 :

- 4 du navire de pêche thailandais “FV Prantalay 12″,capturés en avril 2010 ! Utilisé comme bateau-mère par les pirates, ce navire avait été coulé lors d’une action décisive menée au printemps 2011 par la flotte de l’OTAN contre plusieurs bateaux-mères. Les deux autres navires “Prantalay” capturés au même moment avaient été libérés par la marine indienne peu avant. Lire : L’offensive contre les bateaux-mères pirates continue (Maj2)

- 7 Indiens du tanker norvégien MT Asphalt Venture, capturés le 28 septembre 2010 au large de Dar es Salaam (Tanzanie). Le navire et 8 marins indiens ont été libérés contre versement d’une rançon d’environ 3,5 millions $ en avril 2011. Les pirates refusant de libérer tout l’équipage. Lire : Le MV Asphalt Venture capturé par les pirates à proximité de la Tanzanie

- 15 marins (7 Bangali, 6 Sri lankais, 1 Indien, 1 Iranien) du navire iranien battant pavillon malaisien “MV Albedo” capturé le 28 novembre 2010. 7 marins Pakistanais ont été libérés en août 2012 contre versement d’une rançon de 1,1 million $, issus d’une collecte effectuée auprès de la population. 1 marin indien est mort lors de la capture du navire. Lire : Un navire malaisien capturé par les pirates

- 28 marins (Chinois et Taiwanais, Indonésiens, Philippins, Vietnamiens), du navire thailandais battant pavillon d’Oman, FV Naham 3, capturés le 26 mars 2012. Un des marins (taiwanais) serait mort en captivité selon Somalia Report.

NB : Ces chiffres ne comprennent pas normalement les marins locaux (yemenites…) “réquisitionnés” ou pris en otage. Mais ce nombre de bateaux mères a également diminué, les forces multinationales anti-piraterie (Eunavfor, OTAN, CTF) ainsi que la marine indienne s’étant attachés à les détruire ou les poursuivre de façon assez systématique (ce qui est une des techniques les plus efficaces employés contre les pirates). 

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L’équipage du MV Leopard libéré. Une rançon importante versée

Le Mv Leopard (crédit : Shipcraft)

(BRUXELLES2) Les six membres du MV Leopard — 2 Danois et 4 Philippins — détenus par les pirates somaliens depuis plus de deux ans « sont maintenant sains et saufs » vient d’annoncer le ministre danois de la Défense, Nick Hækkerup. Les hommes des forces spéciales de la marine danoise (Frømandskorpset) avec l’hélicoptère de la frégate Iver Huitfeldt ont récupéré les otages sur les côtes somaliennes dans des circonstances qui n’ont pas été détaillées par les autorités danoises. « Søren Lyngbjørn et Eddy Lopez et leurs 4 collègues philippins » ont été « mis en sécurité », à bord de la frégate et ont « reçu des soins médicaux » précise le ministère danois de la Défense.

Des “criminels cyniques”

Le ministre des Affaires étrangères, Villy Søvndal, a lancé un appel à la presse pour laisser les marins libérés en « paix » quelques temps et leur permettre « de se concentrer sur son retour à une vie dans la liberté et d’être avec leurs familles après la conclusion d’une longue période en captivité ». Il avait auparavant condamné « dans les termes les plus forts » les preneurs d’otages. « Ce sont des criminels cyniques et sans scrupules qui méritent d’être capturés et traduits en justice. Et même si les efforts internationaux de lutte contre la piraterie ont limité la capacité des pirates somaliens à prendre de nouveaux otages, de nombreux marins sont encore en captivité. »

Les otages sans le navire

Les six marins avaient été capturés en janvier 2011, au large des côtes d’Oman alors que le MV Leopard estimant être sorti de la zone dangereuse, venait de se séparer de son équipe de sécurité (lire sur Somalia Report: Mystery of Missing MV Leopard Crew Member). Le navire avait été endommagé lors de l’attaque et n’était plus utilisable. Les pirates – qui opéraient loin de leur base à l’aide d’un bateau mère qu’ils avaient également capturé – avaient alors décidé d’abandonner le navire à la dérive et de conserver uniquement les otages. Technique plutôt originale dans les modalités habituellement suivies par les pirates. Lire : Dans le Golfe, les pirates s’en donnent à coeur joie

Une rançon importante versée

« Depuis l’enlèvement, nous nous sommes battus tous les jours, aidés de nos conseillers, pour trouver une solution » a expliqué Claus Bech, le directeur de Shipcraft, l’armateur du MV Leopard, tenant à remercier « les experts externes et les autorités danoises pour leur aide et leur assistance durant cette période difficile ». Cette affaire des otages a traîné pendant plus de deux ans. (Mais) Nous sommes une très petite entreprise. Et les pirates avaient des attentes irréalistes pour obtenir une rançon » a-t-il précisé. Même s’il n’a pas voulu précisé le montant de la somme versée « par souci de toutes les situations de prise d’otages à venir », le directeur a cependant convenu qu’une rançon « plus élevée que lors des précédentes prises d’otages où des Danois avaient été impliquées » avait été versée.

NB : les rançons versées pour les navires varient de 1,5 millions $ à 13 millions $ (selon notre base de données). Pour la libération du navire danois M/V CEC Future, une rançon de 1,7 millions de $ avait été versée. Mais c’était début 2009. Pour la libération du navire allemand MV Beluga Nomination, une rançon de 5 millions $, en avril 2011, avait été versée.

Commentaire : si l’on ne peut que se réjouir de l’issue heureuse de cette prise d’otages, surtout après une aussi longue durée, on ne peut cependant qu’être inquiet du versement d’une somme d’argent importante qui va redonner aux pirates le souffle d’air qui leur manquait jusqu’ici pour mener des opérations. Gageons (espérons) cependant que des actions, discrètes, sont mises en oeuvre pour soit mettre la main sur certains des auteurs, soit sur une partie de l’argent, afin de neutraliser cet effet négatif

Lire aussi : 54 otages et 2 navires aux mains des pirates

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Avec les gardes côtes des Seychelles, développer le recueil de preuves

(BRUXELLES2) Profitant de son escale aux Seychelles, le BPC Tonnerre – qui participe à l’opération anti-piraterie de l’UE – et la Garde côtière des Seychelles ont effectué vendredi (26 avril) un exercice en commun, dans le cadre de la mission européenne de renforcement des capacités maritimes dans l’Océan indien (EUCAP Nestor).

En jeu : l’interception (fictive) d’un skiff de pirates présumés dans les eaux seychelloises arrêtés conjointement par le Topaz, le navire des gardes-côtes, et un hélicoptère de la marine nationale du Tonnerre.

Objectif de la manoeuvre : renforcer la coordination et la coopération entre la Garde côtière des Seychelles et les forces européennes, et entraîner la garde côtière dans les procédures de traitement de preuve, au plan international. EUCAP Nestor développe, actuellement, un manuel avec la Garde côtière des Seychelles sur les procédures de traitement de la preuve. Et des experts européens étaient à bord du Topas pour préciser « fournir des conseils sur le traitement des pirates présumés et le recueil des preuves sur le skiff » précise-t-on au QG d’Atalanta.

NB : le recueil et la conservation des preuves sont un des problèmes principaux auxquels sont confrontés les forces multinationales anti-piraterie déployées au large de la Somalie et dans l’Océan indien quand il s’agit de vouloir transférer à la justice des pirates arrêtés en mer, que ce soit en flagrant délit ou en prévention.

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