Eucap Nestor

Avec les gardes côtes des Seychelles, développer le recueil de preuves

(BRUXELLES2) Profitant de son escale aux Seychelles, le BPC Tonnerre – qui participe à l’opération anti-piraterie de l’UE – et la Garde côtière des Seychelles ont effectué vendredi (26 avril) un exercice en commun, dans le cadre de la mission européenne de renforcement des capacités maritimes dans l’Océan indien (EUCAP Nestor).

En jeu : l’interception (fictive) d’un skiff de pirates présumés dans les eaux seychelloises arrêtés conjointement par le Topaz, le navire des gardes-côtes, et un hélicoptère de la marine nationale du Tonnerre.

Objectif de la manoeuvre : renforcer la coordination et la coopération entre la Garde côtière des Seychelles et les forces européennes, et entraîner la garde côtière dans les procédures de traitement de preuve, au plan international. EUCAP Nestor développe, actuellement, un manuel avec la Garde côtière des Seychelles sur les procédures de traitement de la preuve. Et des experts européens étaient à bord du Topas pour préciser « fournir des conseils sur le traitement des pirates présumés et le recueil des preuves sur le skiff » précise-t-on au QG d’Atalanta.

NB : le recueil et la conservation des preuves sont un des problèmes principaux auxquels sont confrontés les forces multinationales anti-piraterie déployées au large de la Somalie et dans l’Océan indien quand il s’agit de vouloir transférer à la justice des pirates arrêtés en mer, que ce soit en flagrant délit ou en prévention.

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La mission Eucap Nestor sort de l’ombre. La question des droits souverains en mer

Le siège d’Eucap Nestor à Djibouti (© Nicolas Gros-Verheyde / B2)

(BRUXELLES2) Un premier séminaire s’est terminé à Djibouti le 8 février dernier. Mené sous l’égide de la mission européenne de renforcement des capacités maritimes (EUCAP Nestor), il a permis, durant plusieurs jours, de confronter les idées entre représentants somaliens et responsables de la mission EUCAP Nestor. Etaient présents, côté somalien, notamment le chef adjoint de la marine somalienne, l’amiral Said Adan Yusuf Puntland et le ministre d’Etat de la Sécurité du Puntland, H.E. Abdullahi Jama. La réunion était assurée, côté européen, par l’Amiral Jacques Launay qui commande la mission EUCAP Nestor.

La protection de la souveraineté en mer de la Somalie : une priorité

L’objectif était de voir s’exprimer les besoins des Somaliens en matière de renforcement maritime. Une nécessité maintenant que le gouvernement permanent est installé. Ce qui ressort aussi de ces différents travaux est la « priorité » mise sur la protection des droits souverains et des territoires et le renforcement du potentiel économique, des zones maritimes de la Somalie. Ce qui peut être résumé par trois mots, bien connus sur les côtes françaises : “Action de l’Etat en Mer”.

Ce n’est pas très étonnant. Le président somalien, lors de son dernier passage au Parlement européen, avait insisté sur la question de la lutte contre la pêche illégale, qui figure dans les objectifs de l’opération Eunavfor Atalanta, mais est souvent peu mis en avant par les différents acteurs internationaux engagés dans la lutte contre la piraterie.

Lire également : Premier exercice pour Eucap Nestor

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La Norvège va participer à l’opération EUCAP Nestor

(BRUXELLES2, exclusif) La Norvège va apporter une contribution à la mission civile de l’Union européenne EUCAP NESTOR visant à renforcer des capacités maritimes des pays d’Afrique de l’Est et de l’Océan indien.

Une offre a été faite par le pays nordique qui répondait ainsi à l’appel à candidatures européen. Un officier de police devrait ainsi travailler à Djibouti à partir de la mi-janvier dans le domaine du renforcement des capacités.

En témoignage de cette contribution considérée “comme importante”, la Norvège devrait être exonérée de contribution financière au budget général de la mission, comme doit le confirmer une décision du COPS, qui va être publiée prochainement au Journal officiel.

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Premier exercice pour Eucap Nestor

Pavillons djiboutien et français en haut du Floreal lors de l’opération “7 brothers” de surveillance en commun du détroit de Bab el Manded (crédit : Marine nationale / DICOD)

(BRUXELLES2) Un premier exercice a eu lieu, en novembre, dans le cadre de la mission Eucap Nestor, à Djibouti mettant en scène un navire de la force européenne anti-piraterie (Eunavfor Atalanta), la marine djiboutienne, les garde-côtes djiboutiens et la police.

Enjeu : transporter un “présumé pirate”, prisonnier à bord d’un navire  militaire européen vers l’aéroport international de Djibouti avec différents transferts en mer, d’un bâtiment à l’autre. L’exercice avait notamment pour but de permettre aux deux entités indépendantes de la défense côtière djiboutienne d’avancer vers une compréhension de leurs procédures respectives. Comme l’explique un participant à l’exercice, « le plus compliqué est de faire travailler ensemble les deux corps djiboutiens qui n’ont pas automatiquement l’habitude de travailler ensemble. »

Le réel s’est glissé dans le scenario

L’opération devait également permettre d’évaluer quelques paramètres « essentiels au regard des principes européens ». Un traitement respectueux des droits de l’homme, un transfert d’un bâtiment à l’autre dépourvu de risques pour le pirate présumé ou encore un suivi scrupuleux de la chaîne légale, c’est-à-dire un traitement prudent des moyens de preuve. Un exercice « mené à bien » malgré quelques incidents. Un des bateaux participants a, en effet, eu une panne moteur. Mais, au final, tant les experts maritimes et légaux de la mission Eucap Nestor, que des autorités djiboutiennes ou la force Atalanta, ont été satisfaits, souligne-t-on à Djibouti au QG de la mission Eucap Nestor, qui a pour objectif le renforcement des capacités maritimes.

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Berlin prépare son engagement dans EUCAP Nestor

(BRUXELLES2) Le gouvernement allemand a approuvé jeudi (le 16 août) un projet de loi permettant la présence de militaires et policiers dans EUCAP Nestor, la nouvelle mission européenne déployée en Afrique de l’Est et Océan indien pour renforcer les capacités maritimes des Etats de la région. Le maximum de personnels pouvant être employé est de 10 personnes : 5 militaires et 5 fonctionnaires de police fédéral ou des Länder pouvant servir comme instructeur et personnel de soutien dans EUCAP Nestor. La présence de militaires dans la mission suppose en effet l’accord du Bundestag, le parlement allemand.

 

 

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Eucap Nestor recrute 6 personnes

(BRUXELLES2) Il reste 24 heures pour envoyer votre CV si vous voulez candidater à un des derniers appels à recrutement de la nouvelle mission européenne de renforcement pour les capacités maritimes (EUCAP Nestor). 6 profils sont recherchés. 3 en détachement de membres d’Etats membres : un officier de liaison avec la Tanzanie – basé d’abord à Djiboubi puis à Dar es Salaam, dès que la Tanzanie aura approuvé l’envoi de la mission de l’UE ; deux agents du soutien (administration, marchés publics et finances) basés à Bruxelles. 3 autres postes sont recherchés en détachement ou en contractuels : deux agents chargés de la sécurité de la mission (l’un senior) et un/e infirmier. Les postes doivent être remplis “dès que possible”.

Télécharger la liste des profils recherchés = PDF (5) et le formulaire de candidature = doc_logo

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Entretien avec Amiral Launay (Eucap Nestor). Objectif : “faire travailler ensemble”

Entretien avec Amiral Launay (Eucap Nestor). Objectif : “faire travailler ensemble”

(BRUXELLES2, exclusif) « Faire du lien », « mettre en réseau », « générer la confiance », « catalyser les énergies » voici les maîtres mots de l’Amiral Launay qui vient de prendre ses fonctions de chef de la nouvelle mission européenne EUCAP Nestor. Objectif : renforcer les capacités de la Somalie et de ses voisins face à la piraterie mais aussi aux autres risques maritimes. J’ai eu la chance de le rencontrer à Paris récemment (*), en marge du séminaire sur la sécurité maritime, organisé par le ministère fr. de la défense et la présidence chypriote de l’UE.

L’amiral Launay n’est pas un novice de la région… C’est un atout. Il était en 2007 commandant des forces françaises dans l’Océan indien (Alindien) et avait mis sur pied “Alcyon”, l’opération française destinée à protéger les bateaux du Programme alimentaire mondial (une opération en quelque sorte précurseure de l’opération EUNAVFOR Atalanta). La situation « a changé depuis » prévient-il. Il n’empêche que les contacts pris à l’époque — avec l’Union africaine, avec certains responsables somaliens — seront bien utiles…

L’amiral Launay est prudent. Il ne veut pas générer d’attentes inutiles et, de fait, ne veut pas donner à la mission une trop grande visibilité qui pourrait nuire à son efficacité. Il sait que ce travail sera long, un lent travail de tisserand, et se fera beaucoup en coulisses, pour cette mission qui sera avant tout du “software”, de l’expertise, du conseil, de l’intelligence… Et surtout il estime trop tôt de baisser la voilure sur l’opération de lutte anti-piraterie Eunavfor Atalanta.

Un déploiement progressif… Le déploiement des 175 personnes de la mission se fera « de façon progressive ». Une première équipe doit être déployée rapidement à Djibouti et Seychelles, fin juillet début août, pour prendre contact avec les autorités. Une première équipe d’experts de 20-25 personnes sera déployée en septembre. Ensuite, la vitesse du déploiement « dépendra de plusieurs facteurs : 1° les difficultés techniques ou politiques sur la place, 2° des difficultés externes, logistiques par exemple, 3° la disponibilité des Etats membres à fournir le personnel nécessaire. Nous avons besoin de compétences très spécifiques » (Nb: que les Etats peuvent avoir envie de garder en interne). L’objectif de la mission est, rappelons-le d’avoir une pleine capacité opérationnelle début 2013.

La première difficulté, le premier travail ? « La première difficulté, le premier travail, sera de savoir avec quelle administration travailler, dans les différents pays. Il faudra tisser des liens de confiance, faire comprendre ce que notre expertise peut apporter. Il faut faire en sorte que des gens n’ont pas l’habitude de travailler ensemble, que ceux qui se connaissent mais ne se parlent pas, travaillent ensemble. »

L’objectif de Eucap Nestor ? « …Faire prendre conscience qu’ils doivent travailler ensemble pour garantir la stabilité en mer et, ensuite, régler leurs problèmes internes, que c’est aux Etats riverains de prendre en main la notion de sécurité pour favoriser le développement. » « C’est facile à dire, c’est beaucoup plus difficile à faire. Et c’est pas demain qu’on verra les premiers résultats. Mais il n’est pas inutile d’espérer pour entreprendre” comme le disait Lyautey. Donc on va commencer ! »

Une mission software… « Jusqu’à présent on s’attaquait aux effets de la piraterie, maintenant on s’attaque aux causes ». La mission aura ainsi un petit budget pour du matériel. « Mais il ne s’agit pas de fournir du matériel lourd, du hardware (des patrouilleurs ou des radars) mais plutôt du software (comme les logiciels de fonctionnement des radars par exemple). »

Fédérer l’énergie des autres acteurs … De nombreuses initiatives ont  été prises, un peu tout azimuts par des Etats de la région et d’autres, et des sociétés privées. Nombre d’entre elles n’ont pas duré le temps d’un printemps. « Le simple fait de dresser une cartographie de ce qui se fait, s’est fait, a marché ou non, sera déjà utile. » « Chacun des acteurs peut avoir une vue partielle des choses, et donc partiale. Il va falloir canaliser les énergies et orienter l’ensemble des acteurs vers la recherche d’intérêts véritablement collectifs, faire travailler ensemble les organisations internationales qui se penchent sur le problème de la piraterie, mais aussi sur le développement (…) pour avoir une vue plus globale, et moins parcellaire, pour aboutir à une approche globale comme le souhaite l’Union européenne. Il y a de la place pour tout le monde car les problèmes sont immenses. »  L’UE a un avantage dans ce travail. « La vision de gestion de crises à bas niveau d’intensité, développée par l’Union européenne, est un facteur de fédération d’énergies. »

Redonner une place à l’Etat… Ce qui a été fait au Puntland « ne correspond pas tout à fait à des pouvoirs régaliens, il faut, à un moment donné, remettre de l’ordre dans la pensée ».« Il faut redonner une place conceptuelle à la vision régalienne des choses à partir des organisations internationales comme l’ONU et l’Union européenne. En évitant de traiter les problèmes, au coup par coup, dans une vision qui est davantage celle d’intérêts particuliers trop limités dans le temps, on pourra revenir à une conception plus globale des choses. »

Un momentum dans la reconstruction de la Somalie ? Le moment est particulièrement propice. « Il faut utiliser la concomitance des temps, d’un processus politique enfin sur de bons rails, avec un processus coopératif de renforcement des capacités au niveau régional. (…) EUCAP Nestor est une pierre à l’édifice pour essayer d’assurer une stabilisation de la Corne de l’Afrique dans le domaine de la lutte contre la piraterie, et partant de développer le sentiment du travail collectif au profit d’une entité administrative. Rien ne sera fait sans les Somaliens eux-mêmes. C’est à eux qu’il conviendra de définir. »

Un réseau de gardes-côtes ? « Nous voulons mettre en place une fonction ‘gardes-côtes’ dans chaque pays. Mais l’organisation ne sera pas unique, elle sera différente par pays. Car il n’y a pas une seule organisation. (…) Quels que soient les modes opératoires des uns et des autres, il ne s’agit pas de leur faire une leçon de choses en leur disant: “vous devez vous organiser comme çà”. En revanche, il s’agit de faire fonctionner ensemble différentes entités de façon coopérative et collective. »

Une stratégie complémentaire “Exit strategy pour Atalanta” ?… EUCAP Nestor, ce n’est pas une Exit strategy pour Atalanta, du moins pas seulement. « Ce serait réduire EUCAP Nestor à une dimension “protection” et non pas “développement”. Et ce serait réduire Atalanta à une simple opération qui va pouvoir diminuer en puissance. Il faut plutôt combiner les effets » à terre et en mer. « Une fois qu’on aura vu la combinaison de ces effets à terre, on pourra alors songer à réduire la voilure en haute mer. Tout cela reste à préciser et apprécier en fonction des évènements sur le terrain et en mer. »

Des attentes, des résultats. N’espérez pas trop, tout de suite… Prudent, très prudent, l’amiral Launay inscrit son action sur le moyen et long terme. « N’attendez pas de moi un engagement de résultat à court terme. (…) On ne va pas tout résoudre. Mon problème va être effectivement de gérer les attentes. » « Comme un marin, je dirai, il faut durer et endurer. Si on ne dure pas, on fera du coup par coup. La durée indiquée, de deux ans, c’est le préalable pour commencer à travailler. On est là pour rester un certain temps ».

(*) Avec mon confrère de RFi, Olivier Fourt. Vous pouvez écouter son “son”, ici.

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La mission Eucap Nestor lancée…

La mission Eucap Nestor lancée…

La mission Eucap Nestor pourra compter sur les escales de navires de la force EUNAVFOR Atalanta pour compléter l'entraînement. Ici des gardes-côtes djiboutiens en formation sur un navire français (Crédit : DICOD / Eunavfor)

(BRUXELLES2) Après quelques tergiversations, vérifications, évaluations, réécritures, l’Union européenne vient aujourd’hui (16 juillet) d’approuver le lancement de deux nouvelles mission de la politique de sécurité et défense commune (PSDC) : dans l’Océan indien pour renforcer les capacités maritimes de la Somalie et des Etats voisins (EUCAP Nestor) ; au Niger pour renforcer les forces de sécurité (EUCAP Sahel Niger) – voir article séparé. Ce sont les ministres de l’Agriculture qui se sont chargés d’approuver (en point A, sans discussions) ces deux décisions. Il y avait urgence, pour permettre d’engager les autres phases : nomination des chefs de mission, recrutements, signature des SOMA (accords de protection de la mission…), etc.

Deux tâches principales

EUCAP Nestor s’inscrit dans le cadre de « l’approche globale de l’UE en matière de lutte contre la piraterie et l’instabilité dans la région » explique-t-on au SEAE. Objectif : « travailler au renforcement de la capacité des États de la région à avoir la maîtrise effective de leurs eaux territoriales ».  La mission aura deux tâches principales: 1) renforcer les capacités maritimes des pays de la région (sauf en Somalie) et, en Somalie, assurer la formation d’une force de police côtière ainsi que des juges ; 2) fournir des avis spécialisés sur des questions juridiques, stratégiques et opérationnelles liées à la sûreté maritime, assurer la formation des gardes-côtes et contribuer à la mise à disposition du matériel nécessaire.

L’UE chef de file contre la piraterie

L’UE assume ainsi – comme l’explique C. Ashton : « son rôle de chef de file dans le domaine de la lutte contre la piraterie. J’espère que la mission EUCAP Nestor, œuvrant sous la direction des pays concernés eux-mêmes, dégagera des solutions durables au fléau de la piraterie.” La mission s’étendra sur pays : « Djibouti, le Kenya, les Seychelles et la Somalie ont accepté l’assistance proposée par l’UE ». « La mission de soutien sera étendue dès que possible à la Tanzanie », précise-t-on. Ce pays tergiversant pour l’instant à envoyer la lettre d’invitation.

175 personnes

La mission sera composée de 175 personnes environ qui seront déployés au fur et à mesure des possibilités dans les pays concernés et des disponibilités des Etats membres. Selon nos informations, une première équipe de quelques personnes autour du chef de mission devrait partir dans les jours qui viennent pour la région. Mais la réalité du déploiement démarrera en septembre pour s’étaler jusqu’à décembre. C’est l’amiral français Jacques Launay, récemment démobilisé, qui assurera le commandement de cette mission. Cette nomination devrait avalisée demain (17 juillet) lors de la réunion du Comité politique et de sécurité (COPS). A suivre :-)

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