© NGV / B2

Le Leopold Ier s’entraîne au tir au large de Souda

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(B2 au large de la Crète) La frégate belge Leopold Ier (F-930) a parfait aujourd’hui son entraînement avant d’intégrer le Charles-de-Gaulle en Méditerranée. Des exercices de tir ont été effectués ce mercredi (11 novembre), jour de célébration de la fin de la Première guerre mondiale, sur le pas de tir spécialisé de l’OTAN de la Souda en Crète.

Un exercice de qualification pour l’OTAN

La frégate a fait tonner la poudre à plusieurs reprises. Son « Otobreda » 76 mm antiaérien et antisurface a résonné d’un son lourd tandis que ses mitrailleuses MAG (7.62 mm) et Browning .50 (12,7 mm) répondaient avec un son plus sec et saccadé. Puis le lance-missiles Sea Sparrow (anti-aérien) et son système de protection rapprochée Goalkeeper ont donné de la voix. La cible : un drone envoyé pour simuler une attaque aérienne sur le navire. C’était d’ailleurs l’objectif principal de l’exercice. Le lancement d’un missile Seaspearow est « une étape importante de qualification de la frégate afin de la certifier aux normes OTAN » précise la défense belge. « Le lancement s’est fait avec une fusée télémétrique qui a comme objectif d’enregistrer un nombre de données de vol et opérationnelles ». Les AGM-84 Harpoon (anti-surface, destinés à détruire de gros navires à longue distance 120 km) et les torpilles Mark 46 (contre les sous-marins) sont restés au repos… pour cette fois. Tout cela sous les yeux du ministre de la Défense, Steven Vandeput, qui s’est spécialement déplacé pour l’occasion, ainsi que du Premier ministre, Charles Michel, qui a fait escale sur l’île de Crète, avant de se rendre à Malte pour deux sommets consécutifs (Europe-Afrique et Union européenne) sur les migrations. Autre ambiance…

Quelques jours sous pavillon européen

Le Léopold Ier, de son côté, reprend la mer. Direction : la Sicile. La frégate est, en effet, officiellement encore sous pavillon européen pour quelques jours. Elle va retrouver le Cavour, le navire amiral de EUNAVFOR MED / Sophia. Le temps de faire un dernier briefing, de rendre les différents matériels (communication, radio…) utilisés et de dire au-revoir au commandant de mission, le contre-amiral Enrico Credendino. Et ensuite, direction Toulon, pour s’intégrer au Groupe aéronaval français, et cap sur le Golfe Persique, via le Canal de Suez.
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(Nicolas Gros-Verheyde)

Les observateurs de l'OSCE sur le site du crash du MH17 (crédit : OSCE)

Les observateurs de l’OSCE sous le feu à l’est de l’Ukraine

Les observateurs de l'OSCE sur le site du crash du MH17 (crédit : OSCE)

Les observateurs de l’OSCE sur le site du crash du MH17 (crédit : OSCE)

(BRUXELLES2) Les observateurs de l’OSCE à l’est de l’Ukraine ont été pris sous le feu d’un lance-grenades et d’armes automatiques antiaériennes dans la région de Maiorsk (à 45 km au nord de Donetsk), mercredi (26 novembre), a indiqué l’organisation dans un communiqué.

Selon l’organisation, les faits sont les suivants : « Vers 12h, une patrouille composée de 3 observateurs escortée par des militaires ukrainiens roulait entre deux points de contrôle ukrainiens militaires – distants de moins de 2 km entre les villes de Kirove et Shumy (respectivement à 55 et 50 km nord-est de Donetsk). Quand ils ont été près du CheckPoint  près de Shumy, il était alors 12.10, un des moniteurs de SMM est sorti du véhicule blindé. Presqu’aussitôt, un tir de RPG (lance-grenades) a fusé à environ 150 mètres du véhicule des observateurs. En l’espace de deux secondes, d’autres projectiles venant d’un canon anti-aérien de 23mm ont atterri, faisant un impact de 2 à 3 mètres du véhicule de l’OSCE. » L’observateur, debout à côté du véhicule « est immédiatement rentré ». Et tout le monde a évacué les lieux. « Pas de blessures ou de dommages subis lors de cette attaque ».

NB : ce n’est pas la première attaque… et sans doute pas la dernière. Les drones de l’OSCE avaient déjà été victimes de tirs, les clouant au sol (Lire : Les drones de l’OSCE cloués au sol dans l’est de l’Ukraine (maj). Sauf changement politique, l’histoire de la mission d’observation de l’OSCE semble déjà écrite : tirs à répétition qui feront un jour un blessé ou un mort. Et la mission d’observation se retirera. Fin du round..

 

Les drones de l’OSCE cloués au sol dans l’est de l’Ukraine (maj)

(BRUXELLES2) Les drones de l’OSCE sont actuellement cloués au sol dans l’est de l’Ukraine. Lamberto Zannier, le secrétaire général de l’OSCE, l’a confirmé, répondant à une question de B2, lors d’un point de presse informel, tenu ce mercredi (12 novembre) à Bruxelles. Celui-ci n’a cependant pas été abattu, contrairement à certaines informations ayant circulé dans les milieux européens. Mais le résultat est identique.

Un tir venant du sol sans autre dommage

Cela s’est passé le 2 novembre, selon les éléments donnés par l’OSCE. « Il y a eu un tir contre un de nos drones effectivement » , à 2,5 km de la ville de Shirokino à 17 km à l’est de Mariupol. L’appareil « n’a pas été touché. Les opérateurs ont pu manoeuvrer pour le ramener au sol », précise un diplomate de l’organisation. L’OSCE se refuse à désigner le responsable nommément. Mais chacun a en lumière les rebelles tenant l’est de l’Ukraine. Des rebelles bien formés apparemment…

Des « rebelles » de la DPR mis en cause

L’organisation a des informations précises. Et le drone était délibérément visé, semble-t-il. « Nous avons des photos montrant une personne, sans sigle, visant avec une arme type « Manpad » notre appareil ». Et le tir venait de « zones contrôlées par les rebelles » de la DPR (la république populaire de Donestsk). Outre les tirs, les appareils ont été l’objet d’un « brouillage sophistiqué ». La mission effectuée était d’ailleurs bien connue et identifiée de tous les opérateurs sur place. Durant tout le vol, souligne ainsi le rapport de l’OSCE, « l’identifiant unique du transpondeur du drone des observateurs, avec l’indicatif d’appel « UAV 308, était bien visible aux radars de gestion de l’espace aérien ».

Utilisation suspendue

L’utilisation des drones au-dessus de la « buffer zone » est, donc, aujourd’hui suspendue, pour des raisons de sécurité. L’opérateur privé, contracté par l’OSCE, ne souhaitant pas exposer davantage son appareil. Le drone est un appareil « couteux », souligne-t-on du côté de l’OSCE. A cela s’ajoutent de « mauvaises conditions atmosphériques », le brouillard, le froid, etc. qui gênent l’utilisation des drones. Les appareils sont, en phase d’être upgradés » (mis à jour) pour permettre leur utilisation 24h/24, notamment pour être équipés de dispositifs anti-brouillages.

L’hypothèse d’utiliser des drones, d’origine militaire, toujours à l’étude, mais difficile

Précisons également que l’option d’utiliser des drones militaires est toujours à l’étude du côté de l’OSCE mais se heure à de solides difficultés : la présence de drones militaires suppose la présence d’unités militaires pour les opérer, voire de contingent militaire pour les protéger. Cela nécessite de modifier le mandat de la mission des observateurs, les règles d’engagement comme de revoir l’arrangement (MOU) conclu avec l’Ukraine. Autant dire que « c’est compliqué », avoue Lamberto Zannier. Et cela « complique le dispositif ».

Des négociations sont toujours en cours au sein de l’OSCE. Mais le résultat ne semble pas immédiat. Précisons que non seulement la France et l’Allemagne – comme cela a été évoqué – ont fait une offre de services à l’OSCE, mais aussi l’Italie et la Russie. Ce qui n’est certainement pas sans simplifier la prise de décisions. Difficile de répondre « oui » à une offre en déclinant les autres. Cela serait prendre partie. Et l’OSCE tient à garder toutes les parties à bord.

(Nicolas Gros-Verheyde)

Lire aussi : Le drone de l’OSCE arrive en Ukraine

(maj 16h.) détails sur la localisation et l’origine des tirs

Des pirates toujours en action dans l’est de l’Océan indien ?

(B2) Un navire marchand a fait l’objet d’une « approche » par des présumés pirates, jeudi (25 septembre), à l’est de l’Océan indien, apprend-on de source maritime. Le navire se trouvait alors tout proche du détroit d’Ormuz, entre les Emirats arabes unis et la côte du Pakistan. Un skiff avec 3 personnes à bord, des armes et du matériel d’harponnage bien visibles, s’est approché alors très près du navire, à juste 10 mètres. Le navire a pu esquiver ses poursuivants.

Une autre approche suspecte en mer rouge

Une autre approche « suspecte » a été signalée le lendemain à l’autre bout de la zone, dans la mer rouge, 9 skiffs suspects se sont approchés à une vitesse rapide (20 noeuds) d’un vraquier venant de différentes directions. Le capitaine a sonné l‘alarme, fait donner de la vitesse, déclenchant les alarmes de bord, activant les tuyaux d’incendie. 12 fusées éclairantes ont même été tirées. Sans succès apparent. Les skiffs ont poursuivi leur approche et se sont approchés à 20 – 30 mètres du navire. L‘équipe de sécurité de bord a alors fait des tirs de sommation ; les skiffs ont alors arrêtés leur approche. Mais aucune arme ou échelle n’ont été aperçus à bord « à cause de l’obscurité » indique le centre de surveillance de la piraterie (IMB) de la chambre de commerce internationale, qui a d’ailleurs décidé de ne pas comptabiliser cet incident dans ses statistiques.

Attentat de Bruxelles. Un homme froid, déterminé (Maj)

(BRUXELLES2) Les premières images diffusées publiquement par la police fédérale belge sur l’auteur de l’attentat au musée juif de Bruxelles, ce samedi (24 mai) montrent un homme déterminé, calme. Il entre dans le couloir qui mène au Musée juif, qui se situe près de la place des Sablons – une des places les plus fréquentées par les touristes – et qui est visé indéniablement. Il n’y a pas de hasard.

L’homme a déjà tué deux personnes qui gisent près de l’entrée. Il sort l’arme de son sac, de type Kalashnikov (selon la police), déplie la crosse, tire, replie le tout, dans son sac, reprend son deuxième sac qui est à côté de lui, et s’en va d’un pas souple, rapide, mais tranquille. Il prend « la fuite à pied en direction de la rue des Chandeliers en direction de la rue Haute dans le quartier des Marolles » indique la police « où il a été perdu de vue ». Une attitude très professionnelle.

L’opération a duré quelques dizaines de secondes et semblait soigneusement préparée. Il y avait un certain risque, étant dans un couloir en cul de sac, à ce que des personnes, des passants, viennent pour visiter le musée, ou juste jeter un oeil par curiosité.

NB : C’est le premier attentat en Belgique de cette ampleur, depuis près de 25 ans (les autres attentats se situaient dans les années 1970 à Bruxelles et dans les années 1980 à Anvers), qui vise en tant que tel la communauté juive. On ne peut s’empêcher de penser à l’attentat de la rue des Rosiers à Paris en août 1982 ou, plus récemment, à la série d’attaques commises par Mohamed Merrah.

(Nicolas Gros-Verheyde)

(Mis à jour) L’attentat a finalement fait 4 morts : 2 Israéliens, une Française et un Belge transporté entre la vie et la mort à l’hôpital s’est éteint vendredi (6 juin). L’auteur, Mehdi Nemmouche, est arrêté à Marseille, le 30 mai, à son arrivée dans un bus provenant d’Amsterdam mais ayant fait une halte à Bruxelles. Il est extradé le 29 juillet en Belgique mais il reste muet, dans un premier temps, face aux policiers, selon la RTBF.

Près de l’Ossétie du sud, la hotline chauffe

Patrouille près de Koda (crédit : EUMM)

(BRUXELLES2) Un nouvel incident le long de la « frontière administrative » avec l’Ossétie du Sud a mis en alerte les observateurs européens d’EUMM dimanche (2 décembre) vient d’apprendre B2. Un conducteur d’un minivan a été l’objet de tirs près des villages de Abano, Koda et Tsnelisi. Sans victime apparemment. Des patrouilles ont été envoyées le long de la ligne frontière. Et la mission a contacté toutes les parties utilisant le téléphone « route », la hotline du Mécanisme de réponse et de prévention des incidents (IPRM) pour prévenir toute méprise.

« Après d’intenses échanges d’informations par cette hotline, une réunion a été organisée entre les responsables de sécurité géorgiens et sud ossètes pour discuter de l’incident » précise-t-on au QG de la mission. « Nous apprécions que chacune des parties impliquées ait utilisé cette hotline pour désarmorcer la situation et clarifier les circonstances de cet incident ».

Cependant EUMM appelle d’ailleurs chacune des parties « à maintenir une approche constructive et montrer de la retenue pour éviter une escalade de la tension ». Le sujet devrait être abordé à la prochaine réunion de l’IPRM à Ergneti qui doit se tenir ce mois-ci.

Lire également : Incident de frontière en Géorgie. Des observateurs européens arrêtés (Maj)