La mission de paix en Centrafrique reçoit 14 millions d’euros

(B2) L’Union européenne a annoncé aujourd’hui avoir prolongé son aide financière à la Mission de consolidation de la paix en République centrafricaine (MICOPAX). 14 millions d’euros ont ainsi été débloqués. Depuis 2004, la Micopax a ainsi bénéficié d’un montant global de 101,7 millions €. Ce soutien permet, entre autres, « de payer les salaires  du personnel civil, de fournir de la nourriture, des moyens de transports, du carburant et d’organiser des formations pour la police ».

Forte de 550 hommes – dont 400 militaires et 150 policiers – la MICOPAX a pour mission d’exercer une surveillance du territoire, particulièrement dans les zones instables de Paoua, Kaga-Bandoro et N’délé. Elle vise également la poursuite du dialogue politique entre l’ensemble des forces vives du pays (pouvoirs publics, opposition démocratique, société civile, majorité présidentielle) et soutient également le désarmement, la démobilisation et la réintégration des anciens combattants. Gérée depuis 2008 par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) la MICOPAX est dotée depuis 2009 d’un mandat qui intègre la sécurité intérieure.

Clin d’oeil : regardez la page de la Commission européenne consacrée à la Micopax, petits oiseaux et ciel bleu, surtout ne pas montrer un militaire…

Une mission civile de l’ONU rapidement en Libye

(BRUXELLES2 au Palais de l’Elysée) Ban Ki Moon l’a confirmé lors de la conférence de presse finale sur la Libye : « Les Nations-Unies déploieront une mission civile (d’assistance) aussi vite que possible. Les équipes humanitaires sont déjà sur place. »  Ian Martin, le conseiller spécial du secrétaire général pour la situation post-conflit en Libye, devrait partir immédiatement vers Tripoli pour préparer cette mission d’assistance. Et une réunion devrait se tenir en marge de l’assemblée générale des Nations-Unies, le 20 septembre prochain sur la Libye. Le secrétaire général a cependant insisté sur un point : « L’avenir de la Libye dépend des Libyens eux-mêmes. C’est aux Libyens de décider »

Champ d’action : l’Etat, la constitution, les élections, les services publics…

Un certain nombre de secteurs nécessitant le soutien de la communauté internationale a été identifié par le CNT : la promotion d’un dialogue national, la rédaction d’une constitution et la restauration des services publics, la consolidation de l’Etat et le lancement d’un processus électoral, la protection des droits de l’homme, le soutien à la justice transitionnelle et le développement économique. C’est autour de ces thèmes que les Onusiens vont évoluer les contours de la mission future. Mais Ban Ki Moon a ajouté que cette action devait répondre à trois principes :

  • l’appropriation par les Libyens — Le futur de la Libye doit résolument rester entre les mains du peuple libyen —,
  • la rapidité de la réponse – « Il est essentiel que la communauté réponde quand cela est nécessaire et non pas des semaines ou des mois après » –
  • et une coordination efficace — « Notre travail le plus important est de garantir que les efforts multilatéraux, bilatéraux soient complémentaires et correspondent aux souhaits des Libyens ».

Commentaire : il est notable de constater que personne n’a mentionné un quelconque rôle de l’Union européenne dans le futur libyen.