Attaque pirate en mer rouge

(B2) Un navire marchand aurait été approché de très près (quelques centaines de mètres) par deux skiffs suspects en mer rouge, près de Al Luhayyah au  Yemen, dans la journée de mardi (30 décembre). Sur l’un des skiffs se trouvaient 6 hommes, des armes et une échelle, selon les sources maritimes. Le navire a pu s’échapper de ses poursuivants et est sain et sauf.

NB : Un tel acte par les pirates somaliens aussi loin dans la mer rouge est plutôt rare. Il pourrait relever tout aussi bien d’une fausse alerte, d’une attaque par les Erythréens voire de pêcheurs yéménites reconvertis.

Des pirates toujours en action dans l’est de l’Océan indien ?

(B2) Un navire marchand a fait l’objet d’une « approche » par des présumés pirates, jeudi (25 septembre), à l’est de l’Océan indien, apprend-on de source maritime. Le navire se trouvait alors tout proche du détroit d’Ormuz, entre les Emirats arabes unis et la côte du Pakistan. Un skiff avec 3 personnes à bord, des armes et du matériel d’harponnage bien visibles, s’est approché alors très près du navire, à juste 10 mètres. Le navire a pu esquiver ses poursuivants.

Une autre approche suspecte en mer rouge

Une autre approche « suspecte » a été signalée le lendemain à l’autre bout de la zone, dans la mer rouge, 9 skiffs suspects se sont approchés à une vitesse rapide (20 noeuds) d’un vraquier venant de différentes directions. Le capitaine a sonné l‘alarme, fait donner de la vitesse, déclenchant les alarmes de bord, activant les tuyaux d’incendie. 12 fusées éclairantes ont même été tirées. Sans succès apparent. Les skiffs ont poursuivi leur approche et se sont approchés à 20 – 30 mètres du navire. L‘équipe de sécurité de bord a alors fait des tirs de sommation ; les skiffs ont alors arrêtés leur approche. Mais aucune arme ou échelle n’ont été aperçus à bord « à cause de l’obscurité » indique le centre de surveillance de la piraterie (IMB) de la chambre de commerce internationale, qui a d’ailleurs décidé de ne pas comptabiliser cet incident dans ses statistiques.

Première prise de l’année des pirates, au large de l’Erythrée. Une fausse alerte (Maj)

(BRUXELLES2) Un navire a été capturé par les pirates en Mer rouge au large d’Asmara (Erythrée), annoncent les forces maritimes (à 15° Nord, presque 40° est). L’incident a eu lieu samedi (18 janvier), en fin d’après midi, heure locale, tout près des côtes érythréennes, près de l’ile d’Asarka. Le MV Marzooqah est un porte conteneurs (RoRo) d’un armateur d’Arabie saoudite battant pavillon togolais et comprenant un équipage de différents pays (Indiens et Egyptiens notamment).

Une zone peu courue par les pirates

C’est la première fois depuis longtemps qu’une prise a lieu aussi près des côtes érythréennes. (Lire aussi : La marine indienne en chasse. Un bateau-mère capturé. Mais les pirates continuent). Il faut se garder d’en tirer toute conclusion (notamment sur l’existence d’une nouvelle « bande » basée en Erythrée) avant d’avoir davantage d’informations sur ces faits. Dans le passé, des incidents avaient eu lieu mais ils étaient parfois liés à des « conflits » de voisinage entre Erythrée et Yemen (lire Tragique méprise en Mer rouge selon les Yéménites). Car cette zone n’était pas la plus à risque dans la zone. Elle est d’ailleurs hors du corridor (IRTC) protégé par les forces internationales anti-piraterie (Européens, OTAN, Américains, Russes, Chinois…). Si l’évènement est confirmé, cela montrerait, au moment où est publié, par le Bureau maritime international, un bilan positif de l’année 2013, que la piraterie n’est pas tout à fait éradiquée. C’est un fait qui est sûr. Lire : Première attaque de l’année au large de Socotra

(MAJ – Dim 14h). La prudence affichée de notre commentaire s’est révélée exacte. Les dernières informations parvenues font état d’un arraisonnement du navire par les « gardes-côtes » érythréens. « Les marins ont cru à une attaque de pirates et ont donné l’alerte » a expliqué à B2 un porte-parole de l’opération EUNavfor Atalanta. « Avant de s’apercevoir qu’il s’agissait d’une prise de contrôle par les gardes-frontières (de l’Erythrée). »Et d’ajouter : « il n’y a pas eu d’intervention de moyens d’EUNavfor (avion ou navire) », contrairement à ce qu’une dépêche de Reuters avait d’abord indiqué.

A noter que l’Erythrée est un des pays les plus fermés (et les plus pauvres) au monde. D’obédience marxiste, il craint toute livraison d’armes à des « opposants » possibles ou potentiels, et est particulièrement chatouilleux sur ses eaux territoriales, dans un endroit on ne peut plus stratégique.

(Nicolas Gros-Verheyde)

Le Puntland demande à l’UE et l’OTAN : svp, aidez-vous à détruire les bases pirates

(BRUXELLES2) Selon des sources locales recueillies par l’excellent media en ligne Somalia Report, les pirates sont en passe de retourner dans leurs anciennes bases au Puntland et même de s’installer dans leurs nouvelles bases près de la mer rouge. Ils avaient fui ces zones début 2011. Ils reviennent aujourd’hui.

Les pirates se réinstallent près de la mer rouge, les militants d’El-Shabaab aussi

« Un nombre de pirates est arrivé avec bateaux et voitures et commencent à installer de nouvelles bases dans les régions de Bari et Karkar » a précisé le ministre du transport maritime et des ports du Puntland, Said Mohamed Raage, dans une interview à notre confrère somalien. Ils commencé « fin décembre. Et leur nombre grandit dans ces zones de jour en jour », à Qandala, Bargal, Rasa Bina, Murcanyo, Gesalay and Bacad iyo Xabo, notamment. Mais ce n’est pas tout, selon le ministre du Puntland arrivent aussi dans la zone un certain nombre de militants d’al-Shabaab, la milice islamiste, qui fuit le sud et les raids de l’armée kenyane. « Ils arrivent par bateaux rapides et ils se cachent maintenant dans les zones montagneuses de la côte ».

L’Union européenne et l’OTAN sollicitées

« Nous avons besoin de davantage d’aide des marines et des membres de la communauté internationale pour combattre la piraterie et notre nouvelle préoccupation contre le terrorisme » a expliqué le ministre. « Nous demandons l’aide de l’OTAN et d’Eunavfor (Nb : la mission européenne de lutte anti-piraterie) pour combattre les al-Shabaab. Nous avons besoin des forces de l’OTAN et d’Eunavfor pour nous aider à capturer tous les bateaux rapides qui viennent du sud de la Somalie. Nous avons pas en tant que tels assez de moyens pour contrôler toutes nos côtes. »

L’OTAN sceptique sur la recrudescence d’attaques pirates

(BRUXELLES2) Les experts du centre maritime de l’OTAN se sont livré, effectivement lundi (15 août), à une analyse de la situation actuelle. S’ils se montre préoccupés par la situation dans le sud de la mer Rouge, le détroit de Bab Al-Mandeb et le golfe d’Aden, ils estiment en revanche que les nombreux rapports sur les « attaques « d’essaims » de skiffs pirates s’en prenant au trafic marchand relatés le mois dernier » sont à prendre avec des pincettes (NB : notamment relatés par la marine iranienne, voir dernières nouvelles du 31 juillet). « Nous sommes sceptiques pour estime que cela peut être l’activité des pirates ». Selon l’OTAN, « malgré les nombreux rapports, les activités de piraterie dans cette zone reste constant, mais à faible intensité. « En Juillet, nous avons eu trois attaques confirmées sur 22 rapports et sans aucun navire marchand piraté. Le temps est tel qu’agir tant dans la mer d’Arabie que dans le bassin somalien reste un défi et il n’existe actuellement aucune activité connue des pirates dans ces zones ». (…) « Il semble plutôt que les attaques de pirates se déplacent plus au nord dans la mer Rouge » comme en témoignent les derniers rapports. Deux attaques de pirates ont ainsi été confirmées, le 12 août, dans le sud de la mer rouge. Les deux navires attaqués ont pu échapper à leurs poursuivants, composés de deux skiffs ayant à bord respectivement 3 et 4 pirates dans deux endroits très proches (14.34 Nord et 42.23 Est ; 15.09 Nord et 41.55 Est).

Dernières nouvelles de la piraterie (31 juillet 2011) (maj)

(BRUXELLES2)

Les soldats du Esbern Snare en légitime défense

Lors de l’incident qui avait opposé les militaires du Esbern Snare, la frégate danoise engagée dans l’opération de l’OTAN, aux pirates, le 12 mai dernier, au large du Kenya, quatre pirates avaient été tués (et 10 autres blessés) lors de la reprise du Jelbut 24, un navire iranien utilisé comme bateau-mère. L’enquête menée par l’auditeur de Ceopenhague, le 15 juillet, a conclu à la légitime défense.

Le MV Jubba XX libre

Le tanker Mv Jubba XX – portant le drapeau des Emirats arabes unis – et son équipage de 17 personnes ont été libérés jeudi (28 juillet). Les forces du Puntland avaient tenté de reprendre, sans succès apparemment, le contrôle du tanker tandis qu’il était ancré au large de Bargaal selon l’ONG Ecop-Marine. Les camps pirates à terre ont également été attaqués. A la suite de cette attaque, le MV Dover aurait quitté l’ancre avec à son bord les otages danois. Mais les témoignages semblent contradictoires avertit l’ONG.

7 à 10 ans de prison requis pour des pirates aux Pays-Bas

Le parquet de Rotterdam (Pays-Bas) requiert sept à dix ans de prison contre les cinq pirates somaliens accusés d’avoir attaqué début novembre 2010 le Choizil, un voilier sud-africain, et enlevé deux des membres de son équipage dans l’Océan indien (un troisième avait pu fuir recueilli par la marine française). Les cinq pirates avaient été arrêtés, peu après, à la mi-novembre par le navire militaire Amsterdam et transférés ensuite aux Pays-Bas, en vertu de la loi de compétence universelle qui permet à tout tribunal de poursuivre ces faits. Jugement rendu le 12 août.

Lire également :

Exercice de sécurité dans le détroit de Bab el Mandeb

Plusieurs Mirage français, deux navires de la marine turque et un navire australien, le HMAS Toowoomba ont mené, le week end des 22 et 23 juillet un exercice de sécurisation maritime « Scimitar Exocet » dans le détroit de Bab El Mandeb. Les Mirage jouaient les rôles des « méchants » attaquants contre lesquels devaient se défendre les navires. Un exercice qui a permis également à la marine australienne d’intervenir face à une « attaque » de pirates. Quelques heures avant que l’exercice commence, le Toowoomba a reçu un appel au secours d’un navire marchand, a expliqué un porte-parole de la marine australienne. L’hélicoptère Seahawk helicopter est intervenu et a escorté le navire.

La marine iranienne déjoue plusieurs attaques

La marine iranienne est intervenue dans le détroit de Bab-el-Mandeb a annoncé l’agence Irna pour dégager un cargo iranien Hoda d’une attaque pirates. Un des pirates a été tué, les autres ont fui. La marine était déjà très présente dans ce détroit, où les pirates semblent s’être réfugiés pendant la période de mousson. L’une de ses interventions a eu lieu mercredi après-midi (20 juillet), déjouant une attaque menée par 7 skiffs pirates sur le cargo Dandle. Elle a dû réintervenir quelques heures plus tard, à la suite d’une nouvelle attaque sur le même bateau. Jeudi (21 juillet), c’était au tour du pétrolier Abadeh d’être victime d’une attaque par 7 skiffs pirates, déjouée également.

Echec de plusieurs attaques en mer rouge

(BRUXELLES2) Avec la mousson, les pirates restent, en effet, dans les zones proches des côtes, notamment le détroit de Bab El-Manded en mer rouge. Témoin deux attaques successives qui ont été déjouées par la présence de navires de guerre.

Lundi dernier (6 juin), un cargo battant pavillon libérien, le MV Emperor, n’a dû ainsi son salut qu’à la présence à proximité de la frégate turque TCG Barbaros, comme nous l’apprend le blog Turkish Navy. Et la semaine précédente, le 31 mai, le cargo Atlas l’a échappé de peu grâce à l’intervention de la frégate française Courbet qui juste  de rejoindre la mission Atalanta (après deux mois en Libye). Après avoir signalé par radio,  l’arrivée de deux skiffs pirates, et le fait que certains des assaillants voulaient monter à bord à l’aide d’échelles, l’équipage se réfugie dans la « citadelle ». Quand l’hélicoptère du Courbet arrive sur zone, il est donc moins une. Les pirates n’hésitent pas cependant, ils choisissent la fuite. Mais il faut ensuite sécuriser le navire et, surtout, éviter sa dérive dans un endroit fréquenté par la navigation internationale. Une équipe de fusiliers marins est donc hélicordée sur le navire avec l’hélicoptère de bord. L’équipage peut reprendre alors le contrôle du navire. Il sera accompagné jusqu’à Djibouti, avec une équipe de protection laissée à bord.

(photo : L’hélicoptère Panther du Courbet au-dessus de l’Atlas (crédit : DICOD / Marine française)

Tragique méprise en Mer rouge selon les Yéménites

(BRUXELLES2) Deux pêcheurs tués, un autre en situation critique, et un disparu après le tir d’un missile. C’est le bilan qu’ont annoncé les autorités yéménites, mercredi 27 mai.

Les pêcheurs – ainsi qu’un quatrième dont on reste sans nouvelles – étaient à bord de leur bateau en mer rouge, venaient de la zone de Midy et étaient proche des eaux soudanaises, quand un missile a détruit leur bateau. Ce missile aurait été tiré par un des navires de la flotte internationale qui patrouillent dans la région, selon l’agence de presse yéménite Saba. Mais les circonstances et même le lieu de l’incident restent flous. Est-ce dans les eaux soudanaises, vraiment, ou plutôt dans les eaux yéménites. Par avance, le responsable du district de Midy a démenti que le bateau avait été attaqué dans les eaux territoriales yéménites. Soudanais et Yéménites devraient coordonner leur enquête sur la situation.

Scepticisme européen

Du coté des spécialistes européens de la lutte anti-piraterie, on reste dubitatif et on se refuse à commenter plus largement cette information. Quant au Bureau maritime international, il a recensé – d’après mes recherches – un seul incident récent en mer rouge, mardi 25, quand un cargo a déjoué une attaque de pirates par des « manoeuvres appropriées ». Mais c’était plus au sud – au large de l’Erythrée.

Agacement yéménite : l’OTAN visée

Quoi qu’il en soit, cet incident démontre l’agacement – et le mot semble faible – du Yémen à l’égard des forces internationales, du moins de certaines. Le ministre de l’Intérieur yéménite est ainsi, récemment, monté au créneau – affirmant qu’un navire yéménite avait été provoqué, par une mission de l’OTAN de sa région, qui a exercé des « intimidations » à l’égard son équipage. A suivre

(NGV)