Notre Dame de Paris en feu. Les réactions affluent d’Europe et d’ailleurs

(B2) La cathédrale de Notre Dame de Paris a subi un violent incendie un peu avant 19h ce lundi (15 avril), détruisant une partie de la toiture et la flèche de la cathédrale.

Notre-Dame en feu (crédit : Ministère FR de l’Intérieur)

400 militaires de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) sont mobilisés. Deux hélicoptères, des drones pour guider les soldats du feu dans leurs opérations ont été mobilisés, ainsi que deux bateaux pompes pour fournir de l’eau. Un pompier a été sérieusement blessé. La préfecture de police a diffusé un premier reportage qui montre l’ampleur des dégâts et la mobilisation des pompiers.

Les réactions affluent de partout en Europe

« C’est avec une profonde tristesse que je suis les événements à Paris. Je suis peinée de voir ces terribles images de Notre-Dame, symbole de la France et de notre culture européenne, en flammes. Nos pensées vont à nos amis français. » Angela Merkel, chancelière allemande

« Un coup au cœur pour les Français et pour nous tous les Européens. » Giuseppe Conte, Premier ministre italien.

« La Finlande partage la tristesse face à ce terrible incendie de la cathédrale Notre-Dame. Nos pensées sont avec la France et les Parisiens ce soir. » Sauli Niinistö, Prédident finlandais

« My thoughts are with the people of France tonight and with the emergency services who are fighting the terrible blaze at Notre-Dame cathedral. » Theresa May, Premier ministre britannique.

« L’incendie de Notre Dame est une catastrophe pour la France et pour l’Europe. Les flammes ravagent 850 ans d’histoire, d’architecture, de peinture et de sculpture. Cela va être difficile à oublier. La France peut compter sur nous pour récupérer la grandeur de son patrimoine. » Pedro Sánchez, Premier ministre espagnol.

« Profondément triste par les nouvelles de l’incendie de Notre Dame. Il ne s’agit pas uniquement d’un désastre national pour la France, mais également d’une grave perte pour le patrimoine culturel mondial. » Alexis Tsipras, Premier ministre grec.

« La cathédrale en feu de Notre-Dame est un drame énorme pour l’Église et l’histoire européenne. […] La Pologne sait ce que signifie avoir perdu son patrimoine détruit par la conflagration. Nous avons reconstruit Varsovie des ruines par nous-mêmes. Reconstruisons ensemble la cathédrale de Notre-Dame en tant qu’Européens. C’est un grand symbole de Paris et de notre Europe. » Mateusz Morawiecki, Premier ministre polonais.

« Paris et la France durement touchés par un feu destructeur à Notre-Dame, l’un des bâtiments les plus emblématiques de notre continent. Cet incendie dévastateur se fait sentir dans toute l’Europe. All my strength to Paris tonight and everybody fighting at Notre-Dame cathedral. » Mark Rutte, Premier ministre néerlandais.

« Notre-Dame de Paris en feu, une immense émotion, Victor Hugo, une part de l’Histoire de France, de l’Europe. Mes pensées et mon soutien pour nos Amis français. » Charles Michel, Premier ministre belge.

« Quelle tristesse en voyant ce monument historique, symbole de Paris et de l’histoire de France partir en flammes devant mes yeux. » Xavier Bettel, Premier ministre luxembourgeois.

« I am very saddened to see flames over Notre-Dame. This is a huge loss to the whole humanity. I pray the firefighters stop this disaster as soon as possible. » Peter Pellegrini, Premier ministre slovaque.

« My thoughts are with the French people and the whole Catholic world. It is terrible to witness 8 centuries of history destroyed in Notre-Dame Fire. The courage of all Parisian firefighters who are doing their best tonight to save this heritage will never be forgotten. » Boyko Borissov, Premier ministre bulgare.

« Unbelievable and shocking. We pray for Notre-Dame. » Dalia Grybauskaitė présidente lituanienne.

« All my strength to Paris tonight and everybody fighting at Notre-Dame cathedral. » Jüri Ratas, Premier ministre estonien.

« Je suis consterné les images de l’incendie violent qui ravage la cathédrale de Notre-Dame à Paris. Tristesse sans mesure devant la catastrophe qui frappe l’un des plus grands monuments de l’héritage culturel européen. J’exprime notre sympathie et le souhait de limiter les dégâts. » Nicos Anastasiades, président chypriote.

« France, Europe, humanity : all of us have lost a lot today. JM Notre-Dame. » Joseph Muscat, Premier ministre maltais.

« Notre Dame is one of the world’s great treasures, and we’re thinking of the people of France in your time of grief. It’s in our nature to mourn when we see history lost – but it’s also in our nature to rebuild for tomorrow, as strong as we can. » Barack Obama, ancien président américain

« Je suis minute par minute l’incendie dont Notre-Dame de Paris est la proie. Notre-Dame de Paris appartient à l’humanité toute entière. Quelle triste spectacle. Quelle horreur. Je partage l’émotion de la nation française qui est aussi la nôtre. » Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne.

« Notre-Dame fait partie du patrimoine européen, et même mondial. Quand elle souffre, nous souffrons tous. » Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne.

« Cela fait mal au cœur de regarder Notre-Dame en flammes. La Slovénie aidera au mieux Paris et la France à restaurer un monument de valeur universelle. » Miro Cerar, ministre slovène des Affaires étrangères.*

« Nous avons appris avec le plus grand regret la tragique nouvelle de l’incendie qui ravage la Cathédrale Notre-Dame de Paris. Les images avec ce symbole de la culture européenne en proie aux flammes sont saisissantes. Nos pensées vont vers tous nos amis. » Teodor Melescanu, ministre roumain des Affaires étrangères.

« Notre-Dame de Paris fait partie de mon expérience personnelle, c’est un symbole de l’Europe et de notre histoire commune. Je partage la douleur de nos amis français en ce triste jour. Paris a survécu encore et encore à la guerre. » Josep Borrell Fontelles, ministre espagnol des Affaires étrangères.*

« Such shocking and sad images from Paris Notre-Dame. » Simon Coveney, ministre irlandais des Affaires étrangères

« Je pleure. C’est tellement terrible. J’y ai été la première fois à l’âge de 11 ans. Pour moi, c est Paris. Pensée pour les Catholiques, Parisiens, tous les Francais » Franziska Brantner, députée au Bundestag (Verts)

(NGV)

*Traduction par nos soins

Un dépôt de munitions prend feu à Kharkiv. Encore une fois…

(B2) Un incendie suivi d’explosions en série s’est déclaré jeudi (3 mai) dans un dépôt de munitions près de Kharkiv, à proximité des territoires séparatistes dans l’est de l’Ukraine, ont annoncé les autorités locales. Le feu s’est déclaré pour une raison inconnue pendant des travaux de déminage dans le dépôt de Balakliïa et touche le territoire d’environ 35 hectares, a précisé le service d’État pour les situations d’urgence.

Un quartier évacué à cause des fumées

Les explosions sont devenues plus rares dans la soirée, retentissant environ une fois par minute, mais les éclats d’obus ne sortaient pas de l’enceinte du dépôt, a constaté un journaliste de l’AFP sur place. L’administration régionale de Kharkiv a annoncé l’évacuation d’un quartier situé à proximité du dépôt, au-dessus duquel on voyait des colonnes de fumée noire et blanche.

Pas de victimes à déplorer

L’incident n’a pour l’instant fait aucune victime, a assuré la police nationale, qui a bouclé les routes à proximité du dépôt. Quelque 150 pompiers et secouristes ont été déployés sur les lieux de l’incident, selon le service d’État pour les situations d’urgence.

Le cinquième incendie en trois ans

Il s’agit du cinquième incendie important en trois ans touchant un dépôt de l’armée ukrainienne. En mars 2017, un gigantesque incendie avait déclenché des explosions de munitions dans ce même dépôt de Balakliïa, faisant un mort et cinq blessés.

Commentaire : Comme à chaque explosion de ce type, tous les regards se tournent vers les séparatistes de l’est de l’Ukraine comme les Russes, qui sont les premiers à profiter d’une désorganisation supplémentaire dans les rangs ukrainiens. Mais la gestion des dépôts d’armes, assez laxiste, comme la corruption rampante en Ukraine (dénoncée régulièrement par l’Union européenne, a aussi été régulièrement mise en cause.

(NGV avec AFP)

(crédit : ministère roumain de la Défense)

17 victimes de la discothèque Colectiv évacuées vers les Pays-Bas et la Belgique

(crédit : ministère roumain de la Défense)

(crédit : ministère roumain de la Défense)

(B2) Deux avions C-27J Spartan de la force aérienne roumaine, équipé « médicale, ont assuré dans la nuit de vendredi à samedi (7 novembre), deux missions de transport sanitaire pour évacuer des patients blessés dans l’incendie de la boite de nuit «Colectiv». 9 d’entre eux ont été évacués vers Rotterdam (Pays-Bas), dont 6 sous assistance respiratoire, et 8 patients vers Bruxelles (Belgique), dont 3 sous assistance respiratoire. Des missions exécutées à la demande du ministère des situations d’urgence du ministère de l’Intérieur, précise-t-on à la Défense roumaine.

manifestations qui dérapent à Odessa, le 2 mai (crédit : Espresso Tv)

Odessa flambe (maj3). L’Europe appelle à la retenue

manifestations qui dérapent à Odessa, le 2 mai (crédit : Espresso Tv)

manifestations qui dérapent à Odessa, le 2 mai (crédit : Espresso Tv)

(BRUXELLES2) Alors que tous les regards étaient tournés vers l’Est de l’Ukraine, où l’armée ukrainienne a décidé d’intervenir et de reprendre les villes tenues par les séparatistes prorusses, la ville d’Odessa a subi aujourd’hui des heurts graves entre manifestants prorusses et manifestants proeuropéens qui se sont terminés de la manière la plus dramatique possible. A l’heure de publication de cet article, la police ukrainienne parle de 38 morts, selon l’AFP. Bilan légèrement revu à la baisse une demi-heure plus tard à 35 morts. Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées, dans les deux camps, ainsi que plusieurs policiers.

Une attaque suivie d’une contre attaque

Les premiers ont été occasionnés dans les heurts entre manifestants, certains par balles. Mais la grosse majorité des morts (une trentaine) sont des manifestants prorusses qui se sont réfugiés dans un bâtiment, auquel d’autres ont mis le feu. La séquence des évènements n’est pas encore parfaitement connue. Mais selon, certains témoignages, plusieurs dizaines de manifestants extrémistes, « proeuropéens » auraient voulu mettre le feu à des camps des prorusses. Les pavés, les cocktails molotov ont été de sortie. Réfugiés dans la maison des syndicats, nombre de manifestants prorusses auraient péri. Certains sont morts en sautant par les fenêtres. D’autres ont été asphyxiés par les flammes.

Mais d’autres encore auraient été atteints par des tirs venant des toits, selon Howard Amos, un reporter russe. « Près de deux cent policiers étaient là et ont laissé faire » raconte-t-il. Plus tard, « À l’entrée de passage souterrain des gars avec des battes de base-ball demandets aux passants : « êtes-vous pour Odessa ou Moscou ?  » La bonne réponse est : Odessa » raconte-t-il.

Video diffusée par Hromadske TV

Commentaire : Les bons, les méchants, et l’Ukraine

Apparemment la classification mettant les bons d’un côté, et les méchants de l’autre, semble un peu plus compliquée par la réalité. Ce n’est pas la première fois que des manifestants extrémistes, membres de Prawy Sektor s’en prennent violemment à des manifestants prorusses. Quoi qu’il en soit, cet évènement change totalement la donne dans une ville portuaire où les échanges entre manifestants prorusses et proeuropéens s’en tenaient à des échanges verbaux et quelques horions… Il est à craindre que les dérapages de l’Est comme maintenant au Sud conduisent à une situation de plus en plus conflictuelle, insurrectionnelle et incontrôlable. Sauf intervention rapide, vraiment pacificatrice, des Américains et Européens d’un côté, des Russes de l’autre, il est à craindre que la situation dérape vraiment pour de bon. La tenue des élections présidentielles du 25 mai semble aujourd’hui légèrement compromise…

(Maj – 3 mai ) La Haute représentante de l’UE, Catherine Ashton, a demandé – dans un communiqué diffusé en fin d’après-midi samedi – que toute la lumière soit faite sur les évènements, demandant l’établissement d’une « commission d’enquête indépendante », et appelant chacune des parties à la « retenue » face aux violences qui se développent. Un communiqué qui tranche par rapport aux précédents, revenant à une certaine neutralité dans la crise actuelle en Ukraine. « Ce doit être le moment de la réflexion pour chacun et l’occasion pour tous les Ukrainiens de se mettre tous ensemble pour trouver les voies de surmonter les divisions totalement artificielles qui se se sont faites ces derniers mois » indique Catherine Ashton. « Toutes les forces politiques doivent maintenant assumer leurs responsabilités et s’engager dans un dialogue inclusif et pacifique pour trouver les moyens de mettre fin à cette crise. »

  • The facts which led to this tragic loss of so many human lives must now be established in an independent investigation and those responsible for these criminal acts brought to justice. The EU urges everyone to exercise utmost restraint and not to exploit this tragedy to fuel more hatred, division and senseless violence. This should be a moment of reflection for everyone and an occasion for all Ukrainians to come together and to find ways to overcome the artificially fuelled divisions over the last months. All political forces must now assume their responsibility and engage in a peaceful and inclusive dialogue to find a joint way out of the crisis.

Lire aussi : À Odessa, nationalistes, soviétiques et fédéralistes se font face

(Nicolas Gros-Verheyde)

Des Tchèques parmi les victimes de Waco

(BRUXELLES2) Des Tchèques pourraient se trouver parmi les victimes de l’explosion d’usines d’engrais à West près de Waco. C’est ce que mentionnent nos confrères tchèques, notamment de Radio Prague. La commune de West constitue en effet un des principaux centres tchèques au Texas, 3/4 de ses 2700 habitants posséderait des origines tchèques, ayant immigré aux Etats-Unis au XIXe siècle. Le tchèque est encore enseigné dans les écoles locales ainsi que des messes en tchèque y sont célébrées. L’ambassadeur tchèque aux Etats-Unis, Petr Gandalovič, se rend sur le lieu de l’accident. Selon le consul honoraire, de nombreux descendants d’immigrés tchèques sont parmi les victimes de la première explosion de même que parmi les pompiers blessés par la deuxième explosion alors qu’ils intervenaient sur les lieux.

Les gardes côtes djiboutiens en formation de lutte incendie

(BRUXELLES2) L’équipage du patrouilleur espagnol Relampago – qui participe à l’opération anti-piraterie de l’UE Eunavfor Atalanta – a profité de sa mise à quai dans le port de Djibouti le 16 octobre dernier pour entraîner les gardes-côtes nationaux à la lutte contre le feu.

Le commandant Antonio Gonzalez del Tanago a ainsi accueilli dix gardes-côtes à bord de son navire, de la classe des patrouilleurs océaniques «Meteoro». L’incendie est le pire ennemi d’un navire ! L’équipe djiboutienne a ainsi eu l’opportunité de s’entraîner avec un équipement espagnol on ne peut plus moderne. Le Relampago a été mis à l’eau que très récemment, le 6 février de cette année.

Cette formation va être la base des formations que vont développer la mission EUCAP Nestor de renforcement des capacités maritimes d’Afrique de l’est et de l’Océan indien, qui met ainsi souvent à profit les escales ou visites portuaires de sa flotte pour former les gardes-côtes ou les forces navales militaires aux différentes techniques utiles à la lutte contre la piraterie.

L’ESPS Relampago termine sa mission européenne début novembre et prendra par la suite, sous drapeau espagnol, la route du sud de l’Afrique.

Une tente, ça brûle vite! Eufor Tchad vient d’en faire l’expérience

(crédit Photo: Puolustusvoimat)

(B2) Eufor vient d’être victime d’une attaque soudaine… le feu, apprend-on de source finlandaise et irlandaise. Le feu a pris dans une tente samedi dernier (13 décembre) et s’est rapidement propagée aux autres dans le camp d’Abéché (à l’est du Tchad) qui sert de quartier général aux forces européennes d’Eufor Tchad. Quatre tentes sont détruites. Ce sont essentiellement les soldats finlandais et irlandais qui ont été touchés (1). Selon les premiers éléments d’enquête, l’incendie résulte de la « manipulation des fusées éclairantes » assure-ton coté finlandais. Le feu, en tout cas, s’est propagé très vite, aidé par le vent fort (qui souffle bien sur cette plaine où est situé Abéché). Et les explosions des cartouches des fusils mitrailleurs ont gêné la lutte contre le feu. Aucun dommage grave. Deux soldats finlandais qui tentaient d’éteindre le feu ont été légèrement brulés. Mais tout l’équipement personnel des soldats a été perdu.

(NGV)

(1) Basés normalement à Goz Beida, dans le sud du pays, les soldats irlandais assurent une partie de la garde du camp d’Abéché.