Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE – PSDC (avril 2018)

(B2) Voici les dernières nouvelles des missions et opérations déployées au titre de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) de maintien de la paix de l’Union européenne…

Dar Es Salaam (Tanzanie). Formation de la marine tanzanienne

L’équipage espagnol avec la marine tanzanienne (crédit : EUNAVFOR Atalanta)

Le navire espagnol Patiño, participant actuellement à la mission européenne EUNAVFOR Atalanta a fait une escale au port de Dar Es Salaam le 3 avril. L’équipage en a profité pour s’entrainer avec les forces tanzaniennes. Des exercices de navigation ont été réalisés, permettant aux Tanzaniens d’améliorer « leur compréhension de la façon dont un navire espagnol comme Patiño navigue en haute mer, dans les zones côtières et son utilisation du RADAR et des systèmes de positionnement mondial », selon le communiqué. Ils ont également été initiés à des exercices de maitrise des dommages (dispositifs d’évacuation d’urgence, lutte contre les incendies, etc.). L’amélioration des capacités maritimes des partenaires de l’EUNAVFOR contribue au succès de la mission.

Rajlovac (Bosnie-Herzégovine). Exercice du bataillon multinational de l’EUFOR

Exercice d’évacuation de blessés (crédit : EUFOR)

La composante hongroise du bataillon multinational de l’opération européenne de stabilisation en Bosnie-Herzégovine (EUFOR Althea) a réalisé, jeudi (5 avril), un exercice dans les casernes des forces armées bosniaques, à l’extérieur de Sarajevo. Cet exercice était relativement complexe dans la mesure où il comprend « plusieurs tâches et scénarios devant être traités simultanément par une seule entreprise ». Parmi ces tâches : le contrôle de foules et d’émeutes, la préparation d’un site d’atterrissage pour hélicoptères et l’évacuation de blessés par voie aérienne. Exercice satisfaisant pour le lieutenant-colonel Markus Schwaiger : « La compagnie hongroise s’est bien comportée ».

Pristina (Kosovo). Formation à la communication entre médias et procureurs

Deux jours d’apprentissage de la communication pour les procureurs kosovars (crédit : EULEX Kosovo)

La mission ‘État de droit’ au Kosovo (EULEX Kosovo) a organisé, les 29 et 30 mars, avec le Parquet suédois et l’Académie de justice du Kosovo, une formation à destination des procureurs kosovars. Selon une déclaration de Lorenzo Sattanino, assistant du chef adjoint de l’EULEX, l’objectif est de « renforcer la capacité des procureurs du Kosovo et des officiers de poursuite à communiquer efficacement avec les médias et le grand public » avec certains « concepts clés de la communication » relatifs notamment à la gestion de la communication de crise et aux techniques journalistiques d’interview. Hekrem Lutfiu, porte-parole du Bureau du Procureur spécial (SPRK), a ajouté que la présence de journalistes aurait renforcé le côté « pratique » de cette formation.

Niamey (Niger). Du matériel remis à la police du Niger

Remise symbolique des clés et signature des actes (crédit : EUCAP Sahel Niger)

La mission européenne d’assistance aux forces de sécurité nigériennes a remis, lundi 26 mars, du matériel pour un montant d’environ 1,3 million d’euros à la police nationale nigérienne. Au total, ce sont « 102 motos avec casques, 30 camionnettes 4×4 et 32 ​​gilets pare-balles et casques » qui permettront une meilleure mobilité des forces de police.  Selon le gouverneur de Niamey, Seydou Ali Zataou, « nos forces seront plus efficacement déployées sur le territoire et seront en mesure d’arriver en un temps record ». La donation, effectuée par la Finlandaise Kirsi Henriksson, constitue ainsi « un de ses derniers actes officiels avant de quitter le poste de chef d’EUCAP Sahel Niger ». (communiqué)

Entre Moldavie et Ukraine. Trafic de cigarettes et trafic d’armes

Dans son rapport annuel pour l’année 2017, « des progrès significatifs mais aussi des défis substantiels » ont été réalisés, selon le chef de la mission EUBAM Moldova-Ukraine, Slawomir Pichor. A commencer par la saisie des armes. Ainsi 1706 armes à feu, 950 grenades et près de 3000 munitions ont été saisies. Mais les trafics restent importants. Le trafic illégal de cigarettes a « doublé par rapport à 2015-2016, atteignant 2,6% ». Le nombre de saisies s’élève à 88.

Relais allemand dans l’opération Sophia

Navire allemand ‘Mosel’ (crédit : marine allemande)

Le navire de soutien allemand ‘Mosel‘ (A-512) a rejoint le 18 avril l’opération de lutte contre les trafics en Méditerranée (EUNAVFOR Med / Sophia). Il remplace ainsi la frégate de défense aérienne Sachsen (F-124), présente dans l’opération depuis janvier. Commandé par le capitaine Jens Röder, avec un équipage de 106 membres, le Mosel accueillera également d’autres équipes : médiateurs linguistiques, conseillers juridiques ou encore policiers militaires.

(informations recueillies par Claire Boutry, st.)

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE – PSDC (mars 2018)

(B2) Les nouvelles des différentes missions et opérations de la PSDC déployées en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe…

Djibouti. Atalanta fait du capacity building

(crédit : EUNAVFOR Atalanta)

Le navire espagnol Patiño de l’opération anti-piraterie de l’UE, EUNAVFOR Atalanta, a profité d’une escale de ravitaillement à Djibouti, le 27 février, pour mener, de concert avec les forces armées de ce petit pays stratégique de la Corne de l’Afrique, une petite activité de formation. Au menu : entraînement à la recherche, la saisie et l’arraisonnement des navires (VBSS), et formation aux premiers soins. L’objectif reste le même que dans toutes les formations : renforcer les capacités maritimes locales. 

Hargeisa (Somaliland). Rencontre avec les autorités

La chef de mission de EUCAP Somalia, Maria-Cristina Stepanescu, s’est rendue dans la province semi-indépendante du Somaliland fin février. La rencontre avec diverses autorités, parmi lesquelles le ministre de la justice, le directeur de la Coordination de lutte contre la piraterie, etc., visait à aborder la question du droit de la gendarmerie maritime. Selon le communiqué, les discussions ont également porté sur les possibilités d’organiser des ateliers de rédaction de loi, ainsi que des formations sur le trafic d’êtres humains et la migration.

Bangui (Centrafrique). Visite conjointe du COPS et CPS au Camp Kassai

(crédit : EUTM RCA)

Une mission conjointe du comité politique et de sécurité (COPS), de l’Union européenne, et du conseil Paix et sécurité (CPS), de l’Union africaine a été organisée du 7 au 9 mars. Conduite par les ambassadeurs Walter Stevens (UE) et Adam Maïga Zakariaou (UA), cette mission s’inscrit dans le cadre de la consolidation de la paix en RCA (en coopération avec les Nations unies).  Elle a souligné entre autres le travail effectué par l’EUTM dans l’aide apportée aux Forces armées centrafricaines.  (communiqué)

Bamako (Mali). Le G5 Sahel en formation

(crédit : EUCAP Sahel Mali)

La mission de l’UE sur la sécurité intérieure EUCAP Sahel Mali a organisé, du 5 au 9 mars, en collaboration avec la Cellule de coordination régionale de l’UE (RCC Sahel), une formation sur la sécurisation des frontières et la lutte contre les migrations irrégulières pour les forces de police des pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad). « C’est la première fois qu’une formation permet de réunir les polices des frontières des cinq pays de la sous-région » explique Mohamed Asker, commissaire central de la ville de Port Etienne en Mauritanie. « Il faudrait une composante police, en complément de la composante militaire ». Pour lui, cette formation « est une réelle plus-value technique. »

Gali et Ergneti (Géorgie). Réunions de l’IPRM

84e réunion de l’IRPM (crédit : EUMM Georgia / Archives B2)

Le 27 février, s’est tenue la 53e réunion sur le Mécanisme de prévention et de réponse aux incidents (IPRM) à Gali, sur la limite administrative abkhaze sous présidence onusienne et avec la participation de la mission européenne d’observation EUMM Georgia. Coté européen, on souligne le manque de justice dans l’affaire Giga Otkhozoria, tué par un garde-frontière en mai dernier à la limite administrative entre la Géorgie et l’Abkhazie et on met en avant la nécessité de renforcer la coopération judiciaire, en particulier via l’échange d’informations. La prochaine réunion se tiendra le 21 mars.

A Ergneti, près de la limite administrative avec l’Ossétie du Sud, c’est le 1er mars qu’a eu lieu la 85e réunion sur l’IPRM. EUMM et l’OSCE, qui co-organisaient la rencontre, ont encouragé la coopération et l’accès à l’information, en lien avec le décès, le 22 février, du Géorgien Archil Tatunashvili, lors de sa détention en Ossétie du Sud (lire : Regain de tension en Ossétie du sud. Un Géorgien décédé en prison). Le chef de la mission, Erik Høeg, a affirmé que l’EUMM se tenait prête à soutenir l’enquête et à faciliter les discussions.

Pritina (Kosovo). Visite de la CivCom

visite du centre de documentation du Kosovo (crédit : EULEX Kosovo)

Les experts de la gestion des crises (CivCom) des ’28’ se sont rendu, du 27 février au 2 mars, au Kosovo pour « évaluer l’impact » de la mission d’EULEX sur l’état de droit et la mise en place « d’un système judiciaire indépendant et fonctionnel ». Les ‘CivCom’ ont ainsi pu discuter avec les ministres de l’Intérieur et de la Justice, des policiers et des procureurs, ainsi que des acteurs de la société civile, notamment sur les questions de coopération policière et la poursuite en justice des criminels de guerre. Ils ont aussi pu se prêter à un exercice de prise d’otages. (communiqué)

Mise à l’honneur des femmes

A noter que toutes les missions ont mis en avant les femmes la semaine du 5 mars, en particulier lors de la journée internationale de la femme, le 8 mars. Cela ressemblait davantage à une directive donnée qu’à une volonté spontanée…

(informations rassemblées et mises en forme par Claire Boutry)

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE – PSDC (fév-mars 2018)

(B2)

En Afrique

Mali. La mission de formation de l’armée malienne EUTM Mali a participé à la création du centre opérationnel interarmées (COIA) dont l’objectif est de coordonner le commandement des unités déployées dans les diverses régions du Mali. Outre la rénovation et l’équipement du Centre, un stage a été organisé pour améliorer la conduite des opérations.

(crédit : EUTM Mali)

Rénovation. Les locaux de la direction des ressources humaines ont été rénovés, permettant ainsi l’amélioration des conditions de travail et de l’efficacité de la Direction générale de la police nationale, précise EUCAP Sahel Niger.

Scènes de crime. Une formation de « gel des lieux » a été organisée, du 26 février au 2 mars pour les officiers de la Garde nationale en vue de les préparer à gérer des scènes de crime, indique la mission EUCAP Sahel Mali. Un atelier de formation sur les droits de l’homme à destination des Forces de la sécurité intérieure a été organisé, les 6 et 7 mars, par la mission de renforcement des capacités EUCAP Sahel Mali, en collaboration avec le ministère de la Sécurité et de la Protection Civile.

Gendarmerie. La gendarmerie nationale a validé, le 1er mars, le plan d’action 2018 reprenant le cadre et les objectifs de la coopération avec EUCAP Sahel Mali. Le même jour, 160 registres ont été remis par la mission de l’UE à la Direction de la Police des Frontières afin d’améliorer l’enregistrement des données sur les flux migratoires.

Matériel. Le Bureau du Procureur Général a reçu, le 6 mars, du matériel de communication radio, afin d’améliorer la sécurité des locaux, indique la mission EUCAP Somalia.

Europe et Moyen-Orient

Douanes. Les chefs de EUBAM Moldova-Ukraine, du service fiscal ukrainien et du service des Douanes moldave se sont réunis, le 2 mars, pour discuter, d’un point de vue douanier, de la gestion de la frontière entre l’Ukraine et la Moldavie. 

Violences familiales. Une série de formations, donnée par deux juges suédois, a été donnée aux avocats palestiniens, début mars, pour mieux gérer les affaires de violences liées au genre, indique la mission EUPOL Copps.

(informations rassemblées et mises en forme par Claire Boutry)

Un policier malien place les marqueurs de preuves sur une scène de crime (Crédit : EUCAP Sahel Mali)

Formation scientifique pour la police malienne

Un policier malien place les marqueurs de preuves sur une scène de crime (Crédit : EUCAP Sahel Mali)

Un policier malien place les marqueurs de preuves sur une scène de crime (Crédit : EUCAP Sahel Mali)

(BRUXELLES2) Les scènes de crime n’ont plus de secret pour les sous-officiers de la Police nationale malienne. Prélèvement d’empreintes, photographie d’une scène de crime, examen des traces numériques… ont été au cœur de la formation de trois semaines organisée par la mission européenne EUCAP Sahel Mali. Les stagiaires ont ainsi obtenu, fin septembre, le statut d’experts de la Police technique et scientifique (PTS).

Faire parler les « témoins muets »

Investigation, méthodologie, mesures sur place, prélèvements d’empreintes sur un objet ou une personne, conditionnements et stockage ont été au centre de la formation. « L’indice est un témoin muet qui ne ment pas. Il doit être correctement observé et judicieusement interprété » explique un des formateurs européens.  Les stagiaires ont été chargés de l’affaire pour élucider le mystère autour du meurtre de Monsieur X, et parvenir à trouver un éventuel suspect.

L’enquête les a conduit à l’examen de trois lieux : l’appartement de la victime, un parking avec un véhicule abandonné et l’appartement d’un suspect. Ainsi, des véhicules, des armes, le corps de la victime ont été étudiés « très minutieusement ». L’exercice a permis de mettre l’accent sur la photographie de la scène de crime, le stockage des indices prélevés, et les traces numériques avec l’examen des téléphones portables, des antennes relais et du trafic internet.

… et laisser place à la justice

Les indices ayant parlé, place au procès-verbal, pièce qui servira à la justice. La bonne rédaction de ce document, absolument nécessaire afin d’éviter que la procédure ne soit invalidée, a concentré une bonne partie de la formation.

(Leonor Hubaut)

Le général Harvent écoute le plan d'opération élaborer par un groupe (Crédit: EUTM Mali)

Première formation en commun d’EUTM Mali pour les officiers du G5 Sahel

Le général Harvent écoute le plan d'opération élaborer par un groupe (Crédit: EUTM Mali)

Le général Harvent écoute le plan d’opération élaborer par un groupe (Crédit: EUTM Mali)

(BRUXELLES2) Pour la première fois, la mission européenne de formation au Mali (EUTM Mali) a organisé une formation pour une vingtaine d’officiers des cinq pays du Sahel (Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Niger, Tchad) faisant du camp de Koulikoro le centre stratégique de l’interopérabilité militaire du G5 Sahel.

Renforcer l’interopérabilité du G5

La formation, de deux semaines, a eu pour but de « renforcer  la coordination et l’interopérabilité des forces armées » des pays du G5 Sahel, explique-t-on à EUTM Mali. La première semaine, c’est la théorie qui a primée. La seconde semaine était consacrée aux exercices pratiques, simulant des situations réelles dans lesquelles les officiers des cinq pays ont été amenés à se coordonner pour une opération conjointe. Ils ont travaillé en petits groupes, mélangeant les cinq nationalités. Chaque groupe devant présenter ensuite ses conclusions aux autres groupes ainsi qu’au commandant de la mission. L’enjeu primaire est d’établir un lien de confiance entre les officiers mais aussi, à long terme, d’établir une procédure conjointe.

… et sa capacité à collaborer avec les acteurs internationaux

Outre la coopération entre les armées des cinq pays, la formation avait pour objectif de favoriser la coopération avec les partenaires internationaux présents dans la région en introduisant les aspects politiques et légaux des opérations, le contexte sécuritaire de la région, la connaissance des acteurs internationaux impliqués sur le terrain. Une formation dont l’importance est à la hauteur du manque de connaissance du terrain. Les officiers du Tchad ont, par exemple, découvert l’existence d’EUTM Mali pendant le cours. Des représentants de l’opération Barkhane, de la mission onusienne MINUSMA et des missions européennes de renforcement des capacités civiles EUCAP Sahel Niger et EUCAP Sahel Mali, ont également participé à la formation, en donnant plusieurs cours expliquant leur rôle et zone d’intervention respectives.

La concrétisation de la volonté politique forte du G5

Pour le général Eric Harvent, qui commande EUTM Mali, c’est « un signal fort » au niveau politique.  « Cela montre la forte volonté de coopération, et la capacité de le transcrire en un geste quotidien ». A l’origine de l’initiative, le général Dacko, chef d’Etat-major des armées maliennes (FAMA), a souligné que le terrorisme ne connaissait pas de frontières. Une « réponse transnationale à cette menace est nécessaire. Une interopérabilité renforcée des différentes armées permet parfaitement et efficacement de contrer ce défi sécuritaire ».

Visite de l’envoyé spécial pour le Sahel

Ángel Losada Fernández, le Représentant spécial de l’Union européenne (RSUE) pour le Sahel, a tenu à profiter de cette occasion pour visiter la mission européenne. « Ces cours sont le reflet de la volonté européenne de soutenir le processus de régionalisation. » Losada, en poste depuis janvier 2016, est particulièrement favorable au processus de régionalisation qui entoure la création du G5 Sahel. C’est « une évolution de la plus grande importance », avec des « implications sécuritaires qui ne peuvent être mises de coté », expliquait-il début juin devant le Parlement européen (Lire: Au Mali, les terroristes, encore présents, se déplacent vers le sud (Losada)

(Leonor Hubaut)

Voir le vidéo de présentation de la formation ici

Lire : EUTM Mali, la transition vers le mandat « 3 » est lancée

(B2 Pro) Carnet (20.06.2016) Sanctions (Crimée, Russie). Génération de forces (PSDC). Otan-Russie (Steinmeier). Italie-Qatar (Corvettes). EUCAP Sahel Mali (SatCom). Golfe de Guinée (Portugal). Chine (neutralité). Moldavie (europhilie). Violences sexuelles (déclaration). Réinstallation (cadre international)

(B2) Parus récemment :   L’opération Sophia devient une « vraie » mission de présence en mer MSF refuse les fonds européens. Pour motif de conscience Nouveau cap pour l’opération Sophia : deux tâches nouvelles et un peu plus… * Israël-Palestine : l’Europe doit soutenir l’initiative française N°37. L’opération Serval devenue opération Barkhane au Sahel * Le […]

L'équipe de la patrouille 14.000

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE – PSDC (février-mars 2016)

(B2)  Mtskheta (Géorgie). EUMM Georgie passe le seuil des 14.000 patrouilles

L'équipe de la patrouille 14.000

L’équipe de la patrouille 14.000

La mission d’observation de l’UE en Géorgie (EUMM Georgia) a réalisé sa patrouille portant le numéro 14.000.

Cette patrouille a été réalisée le 3 février par l’équipe du bureau de Mtskheta, ville à une trentaine de kilomètres au nord de Tbisili. Ils se sont rendus sur la ligne de frontière administrative pour observer la situation sécuritaire générale et la liberté de mouvement dans la région.

 

Vushtrri (Nord Kosovo). Formation IT pour les criminalistes kosovars 

EulexKosovoMatérielIT@EEAS160226

En complément à la formation, EULEX a fait don de matériel qui sera utilisé en médecine légale de l’informatique.

Les experts de la mission européenne « Etat de droit » (EULEX Kosovo) ont organisé, du 15 au 18 février, un atelier de formation à l’Académie de la police kosovare.

Une trentaine d’enquêteurs et techniciens criminalistes ont acquis des capacités IT (technologies de l’information) pour le traitement de preuves électroniques sur les scènes de crime, notamment dans la lutte contre le crime organisé, selon EULEX Losovo.

« De nos jours, presque tout est numérisé. Les agents de police doivent donc être préparés pour prévenir et combattre les crimes les plus difficiles. Cela comprend la cybercriminalité et d’autres crimes impliquant des appareils numériques », explique le colonel Hajra, en charge de la formation pour les enquêtes médico-légales au sein de la police du Kosovo.

Ramallah (Palestine). Formation en gestion d’incidents pour la police civile

14 policiers civils, de tous les districts de Cisjordanie, ont terminé, jeudi (10 mars), une formation spécialisée sur la gestion d’incidents et de crises. Coordonné par la mission européenne de soutien à la police auprès de l’Autorité palestinienne (EUPOL COPPS), le cours s’est centré sur le développement de plans d’opération, la bonne gestion des ressources humaines, la gestion du stress et la communication avec les parties prenantes. Avec cas pratiques à la clé.

Kaboul (Afghanistan). Plan de renseignement pour 2016

Eradiquer le crime organisé est un défi majeur pour la police nationale afghane. Pour atteindre cet objectif, la collecte, l’évaluation et le partage des données et de renseignement est important. L’unité de renseignement de la mission européenne EUPOL Afghanistan a ainsi défini, fin février, avec les experts du ministère afghan de l’Intérieur le plan de développement pour 2016 du renseignement. Le focus est mis sur la « poursuite de la coopération entre la police et les forces spéciales afghanes, le développement du système national de gestion de l’information et du modèle afghan de police du renseignement » selon a pu savoir B2.

Camp de Butnir (Bosnie). Changement de commandement du bataillon EUFOR Althea

ChangementCommandement BataillonEurforAlthea@EEAS160224Le commandement du bataillon multinational a été remis, mercredi 24 février, par le colonel autrichien Reinhard Bacher au colonel Michael Vitovec.

Les deux hommes sont membres du contingent autrichien de l’EUFOR, le plus important dans la force de stabilisation européenne.

 

EUCAP Sahel Mali. Premiers résultats de la formation des formateurs 

(Crédit: EUCAP Sahel Mali)

(Crédit: EUCAP Sahel Mali)

40 nouveaux sergents issus de la toute dernière promotion de l’école des sous-officiers de l’armée et affectés à la Garde nationale ont terminé, vendredi 11 mars, une formation de quatre semaines en Maintien de l’ordre et en intervention professionnelle.

La formation a été donnée par des cadres de la Garde nationale malienne préalablement formés par la mission EUCAP Sahel Mali. « Il s’agit d’une véritable première entrée en action des formateurs maliens. C’est l’aboutissement que nous cherchons tous à atteindre, une capacité de formation autonome », se félicite John Veneau, chef des opérations de la mission EUCAP Sahel Mali.

Suite à la vague actuelle de recrutements au sein de la Garde nationale (1000 nouvelles recrus), de la Police (2500 recrus) et de la Gendarmerie (1000 recrus), les Forces de sécurité Intérieure vont être confrontées à un besoin grandissant de formateurs maliens de haut niveau.

(LH)

Le chef de la mission, Albrecht Conze, a signé l'accord au nom d'EUCAP (Crédit : Eucap Sahel Mali)

La société civile malienne impliquée dans la formation de la Gendarmerie

Le chef de la mission, Albrecht Conze, a signé l'accord au nom d'EUCAP (Crédit : Eucap Sahel Mali)

Le chef de la mission, Albrecht Conze, a signé l’accord au nom d’EUCAP (Crédit : Eucap Sahel Mali)

(BRUXELLES2) Pour établir une relation de confiance entre la population et les forces de sécurité intérieure, il faut former, informer… c’est le constat qu’a fait la mission européenne EUCAP Sahel Mali chargée de renforcer les forces de sécurité intérieure (civiles) maliennes. C’est l’objectif de la signature d’un accord de coopération avec l’Institut Malien de Recherche Action pour la Paix (IMRAP), qui a été faite ce 16 mars .

Cinq objectifs concrets

La formation conjointe se fixe plusieurs objectifs concrets :

  • former un nombre important d’agents et de les sensibiliser sur l’importance du maintien du dialogue et de la confiance avec la population ;
  • identifier au sein des Forces de sécurité intérieure de ´personnes de référence´ ayant un fort potentiel pour constituer un réseau dans le cadre des activités de renforcement de la confiance ;
  • soutenir le processus du développement d’une police de proximité ;
  • créer un partenariat continu entre les Forces de sécurité intérieure et la population ;
  • contribuer au suivi et à l’évaluation des personnes de référence.

L’expérience gagnée sur le terrain

Dans les mois précédents cet accord, des membres de l’Institut malien de recherche et action pour la paix (IMRAP) ont été invités à intervenir aux côtés de formateurs européens dans plusieurs rencontres et formations avec les officiers de la Gendarmerie nationale. Les responsables de l’Institut ont également sillonné le territoire national et certains camps de réfugiés maliens, consultant les citoyens sur les obstacles de la paix.

(Leonor Hubaut)

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(Crédit: EUCAP Sahel Mali)

EUCAP Sahel Mali forme la Garde nationale pour le maintien de l’ordre

(Crédit: EUCAP Sahel Mali)

(Crédit: EUCAP Sahel Mali)

(BRUXELLES2) Que faire face à un groupe de manifestants agités : quand faire feu ? Quand employer la force ? Comment distribuer les rôles ? Ce sont quelqu’unes des questions auxquelles 16 stagiaires issus de la Garde nationale malienne ont pu répondre lors d’une formation dispensée par la mission européenne de renforcement des capacités maliennes (EUCAP Sahel Mali) en février. Pendant trois semaines, les Maliens ont acquis les connaissances d’expert en maintien de l’ordre.

De la théorie pour mieux appréhender la réalité

Les stagiaires, venus du Groupement de maintien d’ordre et du Groupement spécial de sécurité présidentielle, ont d’abord acquis les connaissances sur les principes généraux du maintien de l’ordre (but du maintien de l’ordre, gradation de l’emploi de la force, sommations et avertissements), l’emploi des grenades, l’intervention dans des locaux occupés, la réaction à l’ouverture du feu. Selon les formateurs EUCAP, le but de la formation était de « perfectionner les cadres intermédiaires de la Garde nationale à travers la maitrise de procédures techniques, le cadre d’ordre, la situation de commandement opérationnelle et la pédagogie. » Le tout appliqué au maintien de l’ordre.

Une mise en pratique réaliste

Intervention dans des locaux occupés. 35 salariés mécontents assiègent les locaux de leurs entreprises depuis 5 jours. Toutes les issues sont bloquées et les négociations avec le syndicat sont restées vaines. Il ne reste plus qu’à faire appel au Groupement de Maintien d’Ordre de la Garde nationale. La mission confiée à l’unité : évacuer l’entreprise occupée par les manifestants et maintenir l’ordre dans la zone pour empêcher le retour des occupants. Voici un exemple d’exercice mené par l’équipe d’EUCAP Sahel Mali pour mettre en situation les Maliens. « C’est en véritables professionnels que les militaires du Groupe ont procédé à l’évacuation des occupants de l’usine » relate la mission dans un communiqué.

Une formation à diffuser verticalement

« Tout commence par notre formation, et nous les cadres devons transmettre nos acquis à nos subordonnés », explique l’adjudant Salif Djiré du groupement de maintien de l’ordre. Pour y parvenir, la troisième et dernière semaine de la formation a été consacrée à la pédagogie de ceux qui seront maintenant un exemple à suivre et des formateurs au sein de leurs unités. Cette formation des formateurs s’est faite dans des groupes de travail. Chacun a pu se mettre dans la peau du formateur et appréhender ainsi l’art délicat de transmettre son savoir à des interlocuteurs, de maintenir l’attention de la classe et de vérifier que le message soit bien passé.

(LH)

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(Crédit: EUCAP Sahel Mali)

EUCAP Sahel Mali s’adapte aux besoins des régions

(Crédit: EUCAP Sahel Mali)

Une rencontre avec le Gouverneur Babahamane Maiga, premier responsable de la sécurité de la région (Crédit: EUCAP Sahel Mali)

(B2) Jusqu’ici concentrés sur Bamako, les experts de la mission européenne de renforcement des capacités maliennes (EUCAP Sahel Mali) ont choisi Kayes, capitale de la première région administrative du pays, pour commencer leur travail en dehors de Bamako.

La mission veut évaluer les besoins et demandes des forces de sécurités dans les régions, en se concentrant pour l’instant sur le sud du pays. « Si les conditions s’avèrent favorables, certaines actions de formations ou de conseil déconcentrées pourront être entamées en dehors du Bamako », assure-t-on depuis la mission.

Connaitre la réalité du terrain 

La visite des experts d’EUCAP Sahel Mali à Kayes, les 9 et 10 décembre dernier, a donné pied à des rencontres au niveau politique, sécuritaire et sociétal. Elles ont permis « de se faire une idée de la réalité sur le terrain, en particulier dans cette région frontalière ». Les experts européens qui conseillent la Police, la Gendarmerie et la Garde nationale étaient invités à échanger avec les chefs régionaux des trois forces de sécurité et à visiter des commissariats, compagnies et autres unités, tels le poste-frontière de Diboli à la frontière sénégalaise. Il est « important » pour une mission de renforcement des capacités des forces de sécurité de « comprendre les conditions de travail des personnes qu’elle forme pour bien planifier son appui », insiste-on du côté européen.

Des formations spécifiques pour les forces de sécurité des régions

Pendant cette première année d’activités, la mission EUCAP Sahel Mali a concentré ses effectifs de formation et de conseil à Bamako. Mais environ la moitié des stagiaires EUCAP viennent d’autres régions et se déplacent pour participer aux formations. « Nous avons rencontré des chefs de service très engagés dans leur mission avec la volonté de bien faire. Ils nous ont raconté leurs conditions de travail, leur manque de moyens et de formation dans certains domaines. Cela qui nous permet d’élaborer ensemble les activités de formation et projets à leur profit », souligne le chef de mission Albrecht Conze.

(Leonor Hubaut)

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(crédit : Eurogendfor)

Les experts européens ont prêté main forte après l’attaque du Blu Radisson à Bamako

(crédit : Eurogendfor)

(crédit : Eurogendfor)

(BRUXELLES2) Une douzaine d’enquêteurs (gendarmes, policiers…) de la mission européenne de soutien aux forces de sécurité maliennes (EUCAP Sahel Mali) et de la composante « UNPOL » de la Minusma – ont prêté main forte à leurs collègues maliens de la Police Nationale (Brigade d’investigation judiciaire et Police technique et scientifique) après l’attentat terroriste à l’Hôtel Blu Radisson de Bamako, vendredi (20 novembre), apprend-on. Ils ont apporté un soutien technique, notamment, essentiel pour l’enquête. Celle-ci étant conduite par les juges et policiers maliens.

Ce sont eux notamment qui ont assuré le prélèvement des empreintes des deux suspects tués lors leur attaque, permettant leur identification. L’équipe malienne ne semblait pas disposer du matériel de police scientifique nécessaire. Les gendarmes ont également disséqué les armes utilisées pour tracer leur provenance et leur fabrication. Des éléments indispensables de l’enquête.

« C’est l’occasion de soutenir nos camarades maliens dans la mise en pratique de notre action de formation, dans les domaines de la Police judiciaire et du contre-terrorisme que nous leur enseignons », affirme le colonel John Veneau, chef des opérations de la mission. Depuis janvier 2015, la mission EUCAP Sahel Mali forme les forces maliennes sur la police judiciaire, la direction d’enquête, la police scientifique et technique, et les techniques de renseignement.

Les experts d’EUCAP avaient déjà soutenu les forces de sécurité intérieure du Mali après l’attaque contre La Terrasse, en mars 2015 (lire : Attentat à Bamako, plusieurs victimes européennes dont un agent de l’UE)

NB : Cet attentat comme le précédent de Bamako devrait remettre un focus plus déterminé de la mission EUCAP Sahel Mali sur le vecteur anti-terrorisme.

 

(Leonor Hubaut & Nicolas Gros-Verheyde)