Dernières nouvelles de la piraterie (15 mai 2011)

(BRUXELLES2) 45 navires et 699 otages restent aux mains des pirates (au 14 mai), selon l’ONG Ecoterra. Lire également : l’offensive contre les bateaux-mères continue

Des lignes directrices sur l’emploi de gardes privés à bord des navires

Le comité de sécurité maritime (MSC) de l’Organisation maritime internationale, doit adopter, le 20 mai, des lignes directrices sur l’utilisation de gardes privés à bord des navires marchands. Rédigés par le monde de l’industrie maritime (Bimco, Intertanko, Intercargo…), elles couvriront toute une série de sujets de la sélection d’un contractant au commandement, en passant par l’assurance, le contrôle des armes, la responsabilité.

Samedi (14 mai). Les deux pêcheurs espagnols du Vega 5 libérés

Otages depuis fin décembre 2010, les deux pêcheurs espagnols Alfonso Rey Echeverri et Juan Antonio García Barreiro du Vega 5 ont été libérés après 137 jours de captivité, confirme des sources gouvernementales dans la presse espagnole. Le navire, exploité par la société de pêche mozambicaine Pescamar (filiale du groupe espagnol Pescanova), sous pavillon mozambicain, avait été attaqué le 27 décembre par une équipe de pirates au large des côtes du Mozambique, au large du port de Beira. Ils ont ensuite été détenus dans un bateau italien, Savina Caylyn, ancré au large d’Hobyo, un des repères pirates. Les négociations avaient subi un coup d’arrêt en février après l’assaut des forces américaines sur le SV Quest et la mort de pirates appartenant au même groupe. Le Vega5 – utilisé comme bateau-mère avait été repris (et coulé) par la force par la marine indienne le 12 avril au large de l’Inde. Les ravisseurs disent avoir effectué cette libération contre une rançon de cinq millions $ selon des témoignages de pirates reçus par l’agence Reuters.

Vendredi (13 mai). Relais russe dans le Golfe d’Aden

Un nouveau navire russe (de la flotte du Nord), le destroyer Severomorsk, va commencer à patrouiller dans le Golfe d’Aden et au large des côtes somaliennes en juin, annonce le ministre russe de la Défense, cité par l’agence Ria Novosti. Le destroyer de la classe Udaloy a quitté sa base dans le nord de la Russie, le 8 mai, rejoint par le tanker ravitailleur Yelnya (de la flotte de la Balique), et un remorqueur (de la flotte de la mer noire). Il vient relayer l’Admiral Vinogradov qui a participé à l’escorte de 14 convois de navires commerciaux.

Mardi (10 mai). Un avion danois de surveillance dans l’Océan indien

Le Danemark pourrait envoyer des avions de surveillance dans l’Océan indien pour surveiller les mouvements pirates. Cet élément fait partie d’une nouvelle stratégie anti-pirates qui devrait être présenté dans les prochaines semaines, selon Jyllands-Posten. La défense danois a trois avions Boeing Challenger qui ont un rayon d’action de 7.500 km et une autonomie de neuf heures de vol environ. NB : Il y a toujours neuf otages danois en Somalie.

Mardi (10 mai) Le Vasco de Gama fait relâche à Dar Es Salaam

Le navire amiral de la mission anti-piraterie de l’UE, le Vasco de Gama, fait relâche dans le port tanzanien. A cette occasion, le commodore, Alberto Correia, chef de l’opération a rencontré plusieurs des ambassadeurs européens (français, britannique, européen) présents dans le pays. La Tanzanie n’a, pour l’instant, pas encore signé d’accord de transfert des suspects de piraterie, malgré le fait que la piraterie descend désormais vers le sud.

Jeudi (5 mai) Assistance au MV Glamour

Le navire italien ITS Espero – qui participe à l’opération Eunavfor Atalanta – vient au secours du MV Glamour. Ce navire marchand italien avait été attaqué les jours précédents par quatre pirates armés à bord d’un skiff, à environ 700 milles marins de Salalah (Oman). Les pirates n’hésitant pas à tirer au RPG sur le bateau. Cette attaque a avorté. Les marins italiens venus au secours de leur compatriote, ont désarmé une grenade qui avait atterri sur le pont et n’avait pas explosé.

Dernières nouvelles de la piraterie (6 mai 2011) (Maj)

(BRUXELLES2) 23 navires et au moins 518 personnes sont retenus en otage par les pirates somaliens, selon le QG de l’opération européenne anti-piraterie (Atalanta) ; ce sans compter les dhow et autres bateaux de pêche yémenites, pakistanais ou locaux. Selon l’ONG Ecoterra, qui prend en compte ces navires, les pirates détiennent 47 navires et 739 otages.

Les frégates Santa Maria et Canarias ancrées bord à bord à Djibouti (crédit : marine espagnole)

Relève au sein de l’opération Eunavfor Atalanta. Le navire finlandais Pohjanmaa, le Guépattre, la frégate espagnole Canarias, s’en vont. Et la frégate espagnole Santa Maria est arrivée (entre autres). En tout il y a six navires actuellement dont le Vasco Da Gama (Portugal), le Nivose (France), le Niedersachsen (Allemagne), et 4 avions (1 P3 Orion espagnol et1 allemand, 2 Merlin III luxembourgeois).

Jeudi (5 mai) Un baleinier suspect détruit près de la Somalie

Un baleinier avec 4 hommes à bord est intercepté à 10 milles des côtes somaliennes par la frégate néerlandaise HNLMS Tromp qui commande la mission de l’OTAN, Ocean Shield. Le baleinier est détruit et les 4 suspects relâchés à proximité des côtes, après interrogatoire. C’est un avion de patrouille espagnol d’Eunavfor Atalanta qui avait repéré, la veille, le bateau suspect, contenant un skiff et quatorze barils d’essence. Il pouvait servir de bateau-mère ou plutôt de bateau logistique pour des équipes pirates déjà déployées au large.

Mar (3 mai)  Les ravisseurs de l’Alakrana condamnés à 25 ans de prison

439 années de prison, c’est le total de la peine qu’inflige l’Audiencia Nacional espagnole aux deux pirates de l’Alakrana, Abdu Willy et Raageggesey Adji Haman, Les deux pirates ont été reconnus coupables de complot, de détention illégale, de vol qualifié et de 36 autres crimes contre l’intégrité des personnes, nous apprend la presse espagnole. En vertu de la législation nationale,  les deux somaliens effectueront une peine de 25 années maximum. Ils ont également été condamnés à verser à chaque membre d’équipage une somme de 2500 euros pour les biens dérobés et une somme de 100.000 euros pour le préjudice moral. L’Alakrana avait été capturé le 2 octobre 2009 alors qu’il pêchait à environ 120 milles marins des côtes somaliennes. Le texte du jugement précise qu’une rançon a bien été versée par les autorités espagnoles de moins de la moitié de la somme demandée par les pirates (10 millions d’euros) pour la libération.

Mar (3 mai) Un dhow pakistanais utilisé comme bateau-mère libéré

(Crédit : U.S. Navy - Chief Intelligence Specialist (SW/AW) Deshonia Wesley)

C’est le navire américain USS Bainbridge qui mène l’opération. L’approche du Al Saadi se fait à la faveur de la nuit. Et aux premières lueurs du jour, les forces d’abordage donnent l’assaut à bord de RHIB protégés par une hélicoptère SH-60B du Squadron Light 48, selon l’US Navy et Virginia Pilot. A la vue du navire, les pirates se rendent sans violence. Les 15 membres de l’équipage ont été libérés. 7 suspects appréhendés. A bord, des armes (sept AK47, 2 RPG) et plusieurs munitions ainsi que des grappins. Selon le capitaine du navire, ils ont été capturés il y a plus de six mois et servaient de bateau-mère. Ils ont ainsi participé à au moins trois attaques menés par différents groupes pirates. Les marins pris en charge par la marine américaine, notamment au niveau au niveau médical, et ravitaillés en fuel, avant de reprendre la mer. Les suspects pirates ont été libérés vers la Somalie.

MV SINAR_KUDUSDim (1er mai) Le Mv Sinar Kudus est libre

Capturé le 16 mars par les pirates alors qu’il voguait vers Suez en venant de Singapour, le MV SINAR KUDUS, a été libéré par les pirates, a confirmé le QG européen anti-piraterie Atalanta. Ce navire indonésien a été pris en charge et conduit vers l’Oman, escorté par la marine indonésienne.

Dim (1er mai) Les Danois relâchent 15 suspects après un mois de détention

La frégate danoise Esbern Snare qui retenait 15 suspects à bord depuis un mois après l’action, contre un bateau de pêche iranien dans le cadre de l’opération Ocean Shield (OTAN), les a libérés annonce le QG d’opération national. Le procureur spécial pour les crimes internationaux, après examen du cas, estime qu’il n’y avait « pas lieu de poursuivre selon la loi danoise » ou de preuves suffisantes. Les suspects sont déposés à terre. On peut préciser que si les frégates danoises sont très actives depuis 3 ans dans le Golfe d’Aden, elles remettent systématiquement en liberté les pirates appréhendés, la justice danoise refusant de se saisir de cas de piraterie. Le Danemark ayant un opt-out en matière de défense ne peut pas participer aux opérations de défense de l’UE, et bien qu’il soit membre de l’UE, ne peut pas non plus bénéficier des accords de « transfert de pirates » signés par les 27, dans le cadre de l’opération Atalanta.

Sam (30 avril) Un navire échappe à une attaque près de Karachi (Pakistan)

Selon l’agence de presse iranienne FNA, un cargo iranien échappe de peu à une attaque pirates en mer d’Arabie, à quelques encablures des côtes pakistanaises. Le Zarsan est, en effet, attaqué par deux skiffs pirates à 30 milles marins du port pakistanais de Karachi. C’est l’intervention de la 13e flotte iranienne, déployée depuis le 17 mars pour lutter contre la piraterie, qui fait échouer l’attaque. L’Iran participe aux opérations anti-piraterie dans le Golfe d’Aden depuis novembre 2008 après la prise du navire iranien MV Delight. Mais c’est le seul pays à ne pas être relié au dispositif multinational « Mercury« .

Sam (30 avril) Le Mv Gemini capturé par les pirates

Ce navire de Singapour transportant 28.000 t d’huile de palme est capturé, vers 7 heures du matin, très au sud de l’Océan indien, au large des côtes kenyanes ou tanzaniennes (selon les informations). Il comprend un équipage de 25 marins (13 Indonésiens, 5 Chinois, 4 Sud-coréens – dont le capitaine – et 3 Birmans). Détourné de sa destination (Mombasa), il fait alors route vers la Somalie.

Voir également :

Dernières nouvelles de la piraterie (29 avril 2011)

(BRUXELLES2) Selon l’ONG Ecoterra, il y a aujourd’hui 749 marins otages des pirates qui retiennent 48 navires étrangers.

Dimanche 1er mai. Retour au pays pour le Pohjanmaa

Le mouilleur de mines finlandais, Pohjanmaa, qui participe à l’opération anti-pirates de l’UE, Eunavfor Atalanta, entame son voyage de retour, via Djibouti. Il doit être normalement atteindre son port d’attache, Obbnäs, le 23 mai, annonce la marine finlandaise. Au passage, il devrait passer non loin des côtes libyennes. Si l’éventualité d’une possible jonction à une possible opération de surveillance maritime a été évoquée par les autorités finlandaises, notamment par la présidente de la République, il n’y pas pour l’instant de décision ni à Helsinki ni à Bruxelles.

Le nouveau leurre des pirates : le poisson pourri …

Pour le commandant du Pohjanmaa, le capitaine de frégate Mika Raunu, il y avait peu de doutes sur les motivations des pirates, comme il le raconte sur son blog récemment : « Sur le bateau des pirates, il y avait plusieurs armes, notamment une lance-roquette, six fusils d’assaut, un pistolet, des couteaux, des haches, et des masses indispensables à l’ouverture des chambres fortes des navires et … environ 1 000 kg de poissons pourris ». Sans doute à titre de leurre. Et les hommes arrêtés ont raconté qu’à l’approche du navire de guerre, ils avaient jeté à la mer « des échelles, des armes et des munitions ainsi que tous leurs papiers d’identité et les documents des bateaux qu’ils avaient utilisés », écrit-il. Le Pohjanmaa a dû relâcher les suspects au bout de 14 jours de détention, « sur ordre du commandant de l’opération, car malgré des recherches acharnées, aucun Etat n’a accepté d’accueillir les pirates présumés en vue d’un examen judiciaire ».

Jeudi (28 avril). Destruction d’un groupe pirates.

Aidé d’un P3 Orion portugais, la frégate danoise Esbern Snare localise un groupe pirates à 80 milles marins des côtes somaliennes. Tout est suspect – selon le QG anti-piraterie de l’OTAN – à commencer par le fait que les skiffs aient fui à l’approche de l’hélicoptère et le chargement en fuel du baleinier. Lors de l’interrogatoire des marins, leurs versions sont très variables et contradictoires « Il était clair qu’ils avaient été impliqués ou qu’ils avaient l’intention de conduire des activités de piraterie ». Le baleinier est détruit. Les hommes sont laissés libres à bord des skiffs et déposés près de la terre.

Lundi (25 avril). L’Inde à la rescousse de l’Ile Maurice

A l’occasion de sa visite officielle dans l’Ile Maurice, la présidente de l’Inde, Pratibha Patil annonce vouloir renforcer la coopération dans la lutte anti-pirates. La force navale indienne pourra intervenir dans les eaux territoriales mauriciennes ou escorter les navires marchands, sensibles. L’ile de l’Océan indien est, en effet, largement tributaire de la voie maritime pour son ravitaillement, notamment en pétrole ou gaz. L’Inde devrait aussi aider Maurice à mettre sur pied une cellule anti-terroriste.

Dimanche (24 avril) Action offensive de la marine US

L’USS Stephen W. Groves, qui fait partie de la force de l’OTAN Ocean Shield repère deux navires précédemment piratés, le Mv Zirku et le Mv Rosalia D’Amato, à environ 100 milles marins des côtes somaliennes. Attaché à ce dernier, le Jih Chun Tsai 68, un navire taïwanais transformé en bateau-mère par les pirates, et deux autres skiffs en remorque. Les militaires Us ordonnent aux pirates de couper l’amarre. S’ensuivent des tirs d’avertissement et d’autres échanges de tirs. Les deux skiffs sont détruits. « Pour éviter de mettre en danger la vie des otages, le navire s’éloigne. »

Dimanche (24 avril) Intervention de la marine turque

La frégate turque TCG Giresun libère un navire de pêche yemenite, a annoncé la marine turque comme le rapporte le blog turc turkishnavy. Un navire suspect avait été repéré à 300 milles marins au large des côtes d’Oman. La frégate turque, qui était le plus proche, est chargée de l’intercepter. Les suspects n’opposent de résistance à l’équipe de visite. Les 7 pêcheurs yémenites et leur navire qui avait été capturés le 11 avril dernier sont libérés. Les armes sont confisquées et jetées à l’eau. Le sort de la quinzaine de pirates présumés – au moins 16 selon turkishnavy  – n’a pas été précisé. Mais selon l’habitude de la marine turque, ils ont été relâchés.

Dimanche (24 avril) Le Courbet change de route

La frégate Courbet qui devait se rendre dans l’Océan indien ne passera pas le canl de Suez tout de suite. Elle a reçu l’ordre de relayer l’Aconit au large des côtes libyennes, pour assurer l’escorte du Charles de Gaulle, des missions de surveillance de l’embargo maritime, et d’autres missions plus discrètes à la demande de l’État-Major des armées.

Samedi (23 avril). Le MV Renuar est libre

Ce navire grec battant pavillon panaméen avec un équipage philippin est libéré par les pirates après 133 jours de captivité. La nouvelle est confirmée le 26 avril par les autorités philippines et le 28 avril par le QG européen anti-piraterie.

Dernières nouvelles de la piraterie (23 avril 2011)

(BRUXELLES2)

Vendredi (22 avril) Un porte-conteneurs sud-coréen libéré

Capturé par les pirates, le Hanjin Tianjin a été récupéré par les commandos « marines » sud-coréens. Il avait été capturé la veille par des pirates à 250 milles à l’est de Socotra (Yemen). Les 20 hommes d’équipage s’étaient réfugiés dans la « citadelle » du navire sont sains et sauf. Cependant une reconnaissance effectuée par le navire turc de l’OTAN, le Giresun, n’avait rien remarqué d’anormal. Les pirates avaient déjà fui semble-t-il. Et l’arrivée des commandos sud-coréens l’a confirmée. A quelques milles de là, les pirates avaient jeté leur dévolu sur le navire italien avec succès. Il pourrait donc s’agir d’une diversion.

Jeudi (21 avril) Un cargo italien capturé au large d’Oman

Le cargo italien MV Rosalia D’Amato est capturé par les pirates aux petites heures de la matinée, à environ 350 milles au sud-est de Salalah (Oman). Un seul skiff a suffit pour venir à bout de ce navire de 74.500 T qui allait de Paranagua (Brazil) vers Bandar Imam Khomeini (Iran). Equipage de 21 marins à bord (6 Italiens, 15 Philippins). Deux navires de guerre, italien et turc se sont dirigés vers la zone.

Jeudi (21 avril). Pirates relâchés.

Les 18 pirates suspects arrêtés par la frégate finlandaise FNS Pohjanmaa, le 6 avril, sont relâchés, « faute de preuves », et surtout de possibilité de poursuite. La Finlande n’a pas voulu exercer sa compétence universelle (c’était d’ailleurs une des conditions préquises pour sa participation à l’opération anti-piraterie). Plusieurs autres Etats ont été approchés, sans succès. « Aucun n’était décidé à les poursuivre ou pouvait fournir une intention de les poursuivre dans un temps raisonnable. » Le Kenya refuse tout nouvel accueil. Singapour, Etat de pavillon du navire attaqué, a été aussi interrogé. Mais l’existence de la peine de mort posait un problème supplémentaire. Les pirates étaient, en effet, fortement suspectés d’avoir attaqué la veille de leur arrestation le Mv Pacific Opal. Ils ont été déposés près des côtes somaliennes. Leur bateau-mère avait été coulé par les militaires finlandais.

Mercredi (20 avril) Echanges de tirs près d’Hobyo

Lors d’une patrouille le long des côtes somaliennes, l’Esbern snare, la frégate danoise de l’OTAN, a découvert un bateau suspect remorquant un skiff. Alors qu’il s’approche, les marins danois observent que certains jettent des objets à l’eau et prennent le skiff. Des échanges de tirs ont eu lieu. « En légitime défense » précise l’OTAN qui ne donne pas de bilan. Au moins 3 personnes sont morts, dans cette attaque qui a eu lieu près d’Hobyo, le port pirates, pointe l’ONG Ecoterra qui a révisé dimanche le bilan à la hausse (6 morts dont un marin iranien et 5 blessés). Le dhow a coulé suite aux tirs. Les 14 marins iraniens rapatriés sur Galkayo, la capitale de la province semi-autonome de Galmudug.

Mercredi (20 avril). Les Hawks sur le pont.

L’unité d’élite de la police sud-africaine est montée à bord du navire grec Mv Irene SL à Durban, libéré début avril, pour aider à l’enquête sur les pirates somaliens qui l’avaient capturé. « Nous sommes à la recherche de preuves [concernant] les pirates », a déclaré le porte-parole des Hawks, Macintosh Polela, à la presse sud-africaine.

Mercredi (20 avril) Le Somaliland confirme l’accord de transfert des pirates avec les Seychelles

En marge de la conférence de Dubaï, les autorités du Puntland et du Somaliland ont signé avec les autorités des Seychelles un mémorandum d’accord pour faciliter le transfert des pirates jugés dans l’archipel de l’Océan indien. Il confirme les lettres d’intention signées début février à Port-Victoria. Malgré certaines réticences, le MoU signé par le Somaliland également couvre bien tous les pirates et non seulement originaires du Somaliland, a confirmé le ministre de l’Intérieur des Seychelles Joel Morgan au quotidien Nation. Les négociations ont duré jusqu’au dernier moment et ont été particulièrement « intenses » a précisé le Ministre. L’accord a été conclu sous les hospices de l’ambassadeur danois Thomas Winkler qui présidait le groupe de travail n°2 (questions juridiques) du groupe de contact sur la piraterie. Lire également : Dernières nouvelles de la piraterie (2 avril)Les Seychelles signent un accord de rapatriement des pirates condamnés

Mercredi (20 avril). Relève espagnole

La frégate espagnole Santa Maria part de la base navale de Rota (Cadix) vers le golfe d’Aden pour relayer la frégate » Canaries « , qui participe à la mission anti-piraterie de l’Union européenne Atalanta.

Lundi (18 avril) Le ministre indien rejette l’offre d’échanges des pirates.

Le ministre indien des Affaires maritimes, Vayalar Ravi, explique dans la presse indienne que le gouvernement indien ne cédera pas à l’offre d’échanges des pirates somaliens qui détiennent toujours 7 des 15 membres indiens de l’équipage du MV Asphalt Venture.

Lundi (18 avril). Neuf suspects traduits aux Pays-Bas

Neuf pirates suspects arrivent à l’aéroport militaire d’Eindhoven pour être jugés par un tribunal néerlandais. Ils sont traduits aux Pays-Bas pour avoir tiré sur les Marines néerlandais du Tromp lors d’une opération de libération d’un navire iranien. Ils avaient été appréhendés après la libération, plutôt mouvementée d’un boutre iranien, début avril, dans une action concertée avec la marine danoise. 2 pirates avaient été tués dans les échanges de tirs et 3 autres blessés. 7 des 16 pirates arrêtés ont été remis en liberté, soit en raison de leur jeune âge, soit car ils n’étaient pas impliqués. Ils ont transité par les Seychelles où ils ont été placés en détention temporaire, le temps du transfert aux Pays-Bas. Lire : Dernières nouvelles de la piraterie (17 avril)

Dernières nouvelles de la piraterie (17 avril 2011) (MAJ)

(BRUXELLES2) L’action offensive des forces multinationales continue aboutissant à une reprise de force ou une destruction des bateaux mères pirates ou de dhows pouvant être utilisés comme bateau-mère. Cette semaine, au moins trois dhows ont ainsi été repris.

Un sommet pour chercher une approche commune contre la piraterie… et des financements
Une réunion d’importance se tient lundi et mardi à Dubai, rassemblant des représentants de l’industrie maritime et des gouvernements de 50 pays, à l’invitation des Emirats arabes unis et de l’opérateur maritime DP World. Objectif de de cette conférence dénommée « Global Challenge, Regional Responses: Forging A Common Approach to Maritime Piracy » :  trouver des solutions sécuritaires à court terme, économiques et de développement à plus long terme. En marge de la conférence, les Emirats arabes unis et les Nations-Unies se réunissent avec les différents partenaires du Trust fund, pour recueillir des fonds, publics comme privés, destinés à mettre en place les différents projets autorisés par la récente résolution NU : prisons en Somalie, juridiction somalienne pour juger les pirates, projets de développement de la pêche… Voir le site.

Vendredi (15 avril) Malgré la rançon, une partie de l’équipage n’est pas libéré.

L’Asphalt venture, un navire norvégien capturé le 28 septembre 2010, est relâché contre une rançon de 3,5 millions $. Mais pas tout l’équipage ! Sur les 15 marins indiens qui formaient l’équipage, seuls 8 sont libres. 7 autres sont gardés en otages par les pirates. C’est la première fois qu’une telle division de l’équipage se fait après la remise de la rançon. On peut penser à des représailles contre l’action, particulièrement offensive, de la marine indienne. Celle-ci a non seulement arrêté de nombreux pirates (120 depuis quelques mois). Mais la manière forte employée – couler le bateau-mère concerné – a fait de nombreuses victimes parmi les pirates.

Mercredi (13 avril). Un négociateur de rançon arrêté en Somalie et transféré aux USA.

La justice US a inculpé, un Somalien, Mohammad Saaili Shibin, qui était un des complices de la capture du yacht américain, SV Quest. Ses occupants avaient tous été tués lors de l’assaut. Il a été transféré à Norfolk (Viriginie), où il avait déjà été inculpé. Il a été arrêté, le 4 avril, sur le territoire somalien par le FBI, les forces Us et somaliennes. C’est le premier « pirate » à être arrêté en Somalie, depuis les suspects du Ponant repris à terre par les commandos français. Mais ce n’est pas tout à fait un forban des mers. C’était plutôt un des soutiens arrières de l’opération. Il avait été identifié notamment comme recherchant internet qui étaient exactement les otages pour déterminer le montant de la rançon pouvant être demandé. Il aurait également été impliqué dans d’autres affaires, notamment pour la négociation du navire allemand Marida Marguerite. Shibin a expliqué au FBI qu’il avait reçu 30.000 $ pour ce travail. Lire également : Les 4 otages du SV Quest sont morts : dans l’assaut ?

Mercredi (13 avril). Deux navires libérés contre rançon

Le navire allemand de l’armateur Beluga, le Beluga Nomination, a été libéré contre une rançon de 5 millions $. La mort de deux marins a été confirmée. Lire également  : La capture du Beluga Nomination par les pirates tourne mal. La veille, le cargo thaïlandais Mv Thor Nexus a été libéré a confirmé le QG européen anti-piraterie. Il avait été capturé le jour de Noël 2010. Le navire et son équipage de 27 marins se dirigent vers un port sûr.

Mardi (12 avril). La piraterie au beau fixe dans l’Océan indien.

Le bilan publié par le Bureau maritime international établit un nouveau record. Pour le premier trimestre 2011, 142 attaques pirates, dont 97 dans l’Océan indien, soit plus du double pour la même période de l’année dernière (35). 45 bateaux ont été abordés et 45 autres ont été la cible de tirs. Mais … seulement 18 ont été capturés par les pirates : 15 dans l’Océan indien ou dans la mer d’Arabie et 1 dans le Golfe d’Aden.

Mardi (12 avril) Un skiff pirate détruit.

L’USS Mason (membre de la force CTF 151), localise un dhow suspect, grâce à l’hélicoptère de bord, un SH-60B Seahawk. Durant les discussions par radio, les militaires américains observent que les suspects se débarrassent de nombreux matériels de piraterie, notamment un skiff et une échelle. Le skiff est détruit.

Lundi (11 avril). Libération d’un dhow yémenite détenu par les pirates.

Le navire australien HMAS Stuart (membre de la force CTF 151) libère un autre dhow yéménite, le Al Shahar 75, détenu par les pirates, à l’ouest de l’ile de Socotra. Il avait été capturé 20 jours plus tôt. 18 personnes se trouvaient à bord. Trois membres d’équipage ont été libérés (les autres membres d’équipage avaient été transférés peu de jours sur un autre navire des pirates, selon une technique désormais couramment usitée, consistant à diviser l’équipage). Et 15 suspects arrêtés. « L’opération s’est effectuée sans tir de part et d’autre », annonce la marine australienne. A bord, ont été trouvés 11 fusils AK47 et 16 magasins de munitions, un RPG. Les armes ont été saisies et les suspects libérés, le dhow yéménite escorté jusqu’à une zone plus sûre…

Dimanche (10 avril). Un autre dhow libéré

L’USS Mason (CTF 151) libère un dhow capturé par les pirates. Le FV Nasri avait été repéré par un avion de patrouille maritime australien la veille qui avait détecté un skiff avec échelle et de nombreux barils d’essence. 11 suspects ont été identifiés et 5 membres d’équipage libérés.

Samedi (2 avril). Un dhow iranien libéré par la marine danoise.

La frégate danoise Esbern Snare (OTAN / Ocean Shield) a libéré, le 2 avril, un dhow (Hormuz) par la force. 18 otages – 16 Pakistanais et 2 Iraniens – ont été libérés. Les coups de semonce n’ont pas suffi. Les pirates auraient répliqué selon les marins danois. Lors de l’échange des tirs, 3 pirates sont blessés lors de l’assaut. A bord tout un arsenal : 14 lance-grenades, neuf fusils mitrailleurs AK-47, deux grandes boîtes de munitions pour mitrailleuses, six échelles et trois skiffs d’attaques avec de puissants moteurs hors-bord, selon le commandement danois. Les blessés ont été soignés par le médecin de bord danois et l’équipe médicale de la frégate néerlandaise De Tromp, arrivée en renfort. Leur état est considéré comme « stable » indique le commandement danois. Le navire a été escorté jusque dans les eaux territoriales. Les suspects ont été maintenus en détention à bord du navire et le parquet spécial pour les crimes internationaux saisi.

NB : La nouvelle n’a été révélée que le 11 avril par le commandement danois des opérations (SOK)