Où en est l’objectif de 2% de l’OTAN ? Trump dit-il vrai ?

(B2) Le président américain Trump le serine à tout bout de champ. Et ce devrait être un des sujets majeurs du sommet de l’OTAN les 11 et 12 juillet prochains : il faut dépenser plus pour la défense. Est-ce justifié ? Qui respecte aujourd’hui cet objectif ? Quelles sont les arrières-pensées du président Trump ?

(crédit : DICOD / EMA)

Qui respecte aujourd’hui l’objectif de 2% ?

Le mouvement est engagé jure-t-on à l’Alliance. Selon le dernier rapport publié aujourd’hui, quatre pays membres remplissaient l’objectif de 2% en 2017 -2018 : les États-Unis (3,50%), la Grèce (2,27%), l’Estonie (2,14%) et le Royaume-Uni (2,10%), et quatre autres devraient l’atteindre en 2018 ou en sont tout proches : Lettonie (2,00%), Pologne (1,98%), Lituanie (1,96%) et Roumanie (1,93%). C’est encore faible. Trump le sait et appuie là où cela fait mal : les pays membres de l’Alliance ne respectent que peu leurs engagements… NB : les pourcentages indiqués sont extraits d’estimations pour 2018 réalisées par l’OTAN).

Et la France ?

La France n’est pas très loin de cet objectif, selon les statistiques OTAN (1,81%). Mais elle l’aurait déjà atteint si on prend en compte tous les éléments selon la Cour des comptes. Lire : La France a déjà atteint l’objectif de 2% de l’OTAN ! dixit la Cour des comptes.

Comment expliquer que les pays augmentent leurs dépenses et que l’augmentation soit si nulle ?

Une explication : la croissance économique retrouvée. Même si certains pays ont augmenté leur budget de défense, cette augmentation est annulée par la croissance économique, comme l’a confirmé à B2 un diplomate occidental. « À politique inchangée, l’augmentation du budget de la défense dû qu’à une augmentation légère du pourcentage du PIB consacré à la défense, du fait de l’augmentation de la croissance économique ».

Quand l’objectif de 2% est redevenu d’actualité ?

Ce n’est pas Donald Trump qui en a été le vecteur (contrairement à ce qu’on pourrait croire), c’est le contexte international, notamment à l’Est de l’Europe. C’est en particulier l’offensive russe en Ukraine, avec l’annexion de la Crimée au printemps 2014 et l’agitation rebelle dans l’Est du pays, qui remettent cette question ardemment sur le devant de l’actualité. En septembre 2014, lors du sommet du Pays de Galles, les pays de l’OTAN s’engagent ainsi à cesser de couper dans leurs dépenses de défense et de les augmenter progressivement vers l’objectif de 2% de leur PIB d’ici 2024.

Cet objectif est-il garant d’une défense efficace ?

Pas du tout. Cet objectif mathématique ne rend pas compte de l’effort particulier de certains pays (PIB par habitant par exemple), ni ne rend compte de la qualité de l’investissement, comme de la volonté politique. Certains pays ont un investissement inférieur à 2% du PIB et ont, malgré tout, une défense opérationnelle (exemple : le Danemark). D’autres remplissent cet objectif (exemple : la Grèce) mais n’ont pas vraiment les moyens d’être efficaces. La réalité est donc complexe, comme le démontre notre analyse complète (qui vient de paraître) : Le vrai faux débat du partage du fardeau. Entre mythes et réalités.

Pourquoi Trump agite-t-il cet objectif ?

C’est un argument de commercial en chef. Ce message ‘made in USA’ n’est pas nouveau en soi. Mais en mettant en défaut, de façon beaucoup plus incisive, ses principaux alliés, Donald Trump crédibilise l’idée — qu’il répand à foison dans l’opinion américaine — que les États-Unis paient pour tout le monde, à l’aide d’un outil facilement mesurable, quasi mathématique. Il justifie au passage les mesures de rétorsion économique (comme la hausse des droits de douane sur l’acier) envers ces ‘profiteurs’ d’Européens. En obligeant les Européens à accélérer le pas, il les met enfin en demeure de s’équiper. Et quoi de mieux que le matériel américain, disponible, opérationnel, interopérable, et souvent moins cher (à l’achat du moins) pour cela. Le 2% est, en fait, surtout un moyen de dire ‘achetez US, et vite’.

Quand Trump dit si les Européens dépensent plus, les Américains dépenseront moins, dit-il vrai ?

Non. Cela n’a aucun rapport. L’objectif de 2% ne correspond pas au budget des frais communs de l’Alliance atlantique ni à ce qui serait à un budget commun de défense. Le budget de défense américain obéit à certains impératifs qui ne sont pas automatiquement ceux de l’OTAN. A l’inverse, les budgets de défense des pays européens ne satisfont pas automatiquement tous les objectifs américains.

Cette maxime de Donald Trump est donc une pure absurdité, économique comme politique. Si on la prend au pied de la lettre, elle signifierait que le gouvernement fédéral américain entend diminuer le budget de la défense (ce qui n’est pas la tendance actuelle). Elle engendrerait également une baisse des emplois US (le secteur de la défense US étant particulièrement protégé et peu propice aux importations). Ce qui est totalement contraire à la politique de Trump.

(Nicolas Gros-Verheyde)

Pour tout savoir :

Macron remet au pas l’armée. Un tir politique, à fragmentation (V2)

(B2) Aux militaires et aux autres qui n’avaient pas tout à fait saisi que leur nouveau chef des Armées, Emmanuel Macron, avait un goût assez prononcé pour la stratégie, les manœuvres tournantes, les tactiques de retraite silencieuse et de contre-attaque brutale, ils viennent d’en avoir un avant-goût. La première bataille budgétaire du quinquennat qui vient de se dérouler, ces jours-ci, s’achève sur un air de blitzkrieg de la communication sur lequel il est intéressant de pencher.

Une séquence bien organisée

La séquence parait très organisée, trop organisée d’ailleurs, pour être totalement improvisée. Le 28 juin, la Cour des comptes lance un rapport qui se veut alarmiste sur les finances de l’État. Il manque neuf milliards d’euros en 2017 par rapport aux objectifs annoncés. La conclusion est claire : il va falloir serrer la ceinture jusqu’à la fin de l’année et racler les fonds de tiroir.

Le temps du serrage de vis

Pour accompagner cette gestuelle, le gouvernement frappe partout, y compris dans la défense. Le 11 juillet, il présente la douloureuse décision. Il s’agit de montrer que les efforts demandés aux uns (social, éducation) sont aussi demandés aux autres (affaires étrangères, défense). Le montant demandé aux armées – 850 millions d’euros – parait bien énorme et plutôt contradictoire avec les engagements de campagne du candidat et, surtout, au contexte international et national.

Le temps de l’addiction à la datte est terminé

Mais c’est un acte politique destiné à montrer, en interne, l’inflexion du nouveau président et du nouveau gouvernement sur le redressement des comptes. Le Premier ministre Edouard Philippe l’avait dit, dès le 5 juillet, lors de la déclaration de politique générale : « Il y a une addiction française à la dépense publique. Et comme toute addiction, elle nécessitera de la volonté et du courage pour s’en désintoxiquer ».

Émotion militaire

Naturellement, les militaires s’émeuvent. Le général des armées Pierre De Villiers, chef d’état-major des armées, monte au créneau. Devant la commission de la défense de l’assemblée nationale, le 12 juillet, à huis clos il ne modèle pas son mécontentement. « Je ne vais pas me faire baiser comme ça » s’écrie-t-il selon un témoignage relaté par mon confrère . « Le grand écart entre les objectifs assignés à nos forces et les moyens alloués n’est plus tenable ». Les armées ont déjà trop contribué au redressement des comptes. « On a déjà tout donné » (1).

Un pas en direction de l’Allemagne

Le président Macron et le gouvernement semblent inflexibles aux critiques. Ils n’y répondent qu’à peine. Ce n’est pas l’urgence. L’important est ailleurs. Le 13 juillet, c’est le Conseil des ministres franco-allemand, spécialement convoqué à l’Elysée. Paris doit montrer à Berlin, actes à la clé, que le temps du déficit continuel est terminé. L’intensité, et la brutalité, des coupes démontre à la Chancelière allemande que la France ne se paie pas de mots. Le fait que la défense – point-clé pour le président et pour la sécurité européenne – ne soit pas épargnée n’est pas un vain détail. C’est une garantie, nette, que l’engagement français, en matière budgétaire, est déterminé. Ce qui permet à la Chancelière, à son tour, lors de la réunion au sommet, de faire un pas en direction des Français pour accéder à certaines demandes françaises, comme le renforcement financier et politique de la Zone Euro (budget, ministre, etc.) ou l’élévation du niveau d’ambition en matière de défense européenne. Le projet d’avion de chasse en commun est plutôt une idée française qu’allemande.

Le temps du recadrage : La défense est un secteur protégé

La réunion franco-allemande est à peine terminée… Le président Macron repasse à l’offensive et rappelle son engagement de campagne : l’objectif de consacrer 2% à la défense. Et il le prouve lors de son discours tenu devant les différents responsables de l’armée réunis à l’Hôtel de Brienne (le siège du ministère de la Défense) en cette veille de la fête nationale (video). Dès 2018, le budget de la défense va rebondir passant de 32,7 milliards à 34,2 milliards d’euros (2). Soit un peu moins qu’espéré les militaires — le général De Villiers avait placé la barre à 34,8 milliards –  mais largement plus que le budget actuel (+ 1,5 milliard d’euros). Mais l’important est de décrocher de la barre des 32 milliards où restait scotché le budget de la Défense depuis plusieurs années.

Le patron : c’est moi !

Reste ensuite à recadrer les râleurs qui ne sont pas encore soumis. C’est chose faite dans le même message. « Il n’est pas digne d’étaler des débats sur la place publique. J’ai pris des engagements […] » rappelle le président de la République. « Les engagements que je prends devant les concitoyens, devant les armées, je sais les tenir et je n’ai à cet égard besoin de nulle pression, de nul commentaire ».

Un rappel au devoir de réserve

Et d’ajouter, histoire d’être bien compris : « J’aime le sens du devoir, j’aime le sens de la réserve qui a tenu nos armées là où elles sont aujourd’hui. Et ce que j’ai parfois du mal à considérer dans certains secteurs, je l’admets encore moins quand il s’agit des armées ». « Je suis votre chef » ajoute-t-il, de façon assez directe, et brutale, histoire d’être bien compris. Le président de la République cause, les militaires obéissent et la bouclent. Fermez le ban ! (3).

Un certain souvenir

Le piège se referme sur ceux qui ont cru que, comme sous la période de François Hollande, ils pouvaient manœuvrer à loisir et s’exprimer, éventuellement, contre le gouvernement. Le « jeune » Macron a une certaine expérience de ces arbitrages budgétaires et une certaine mémoire. Durant la période de 2014 à 2016, particulièrement lors de l’arbitrage difficile de 2015, quand il n’était que ministre de l’Économie, les chefs d’armée ne s’étaient pas privés d’exprimer leur point de vue, soutenu (et soutenant) en cela « leur » ministre de la Défense, J.Y. Le Drian. Des ‘scuds’ que n’a, semble-t-il pas oublié, le Macron devenu chef des Armées. La prise de parole, dans les Echos, du CEMA De Villiers, en décembre 2016, à la veille de la présidentielle lui avait déjà valu un ‘recadrage’, gentil, de François Hollande. D’où un nouveau rappel à l’ordre, beaucoup moins gentil cette fois.

Un message à double détente

Ce message paraît s’adresser, en premier chef, au général Pierre de Villiers. Mais au-delà, il s’adresse à tous : officiers généraux comme simples officiers, hauts fonctionnaires et diplomates. Jupiter est de retour, la règle de discipline vocale également (4). Au passage, il coupe les pattes à toute possible contestation notamment sur le budget 2018 (où le CEMA n’obtient pas l’enveloppe désirée). Ce message est aussi à destination de la population : c’est le président qui fixe le cap, et lui seul. Mais le président entend s’affirmer et montrer qu’il tient ses promesses. Le budget de la défense sera augmenté même si ce n’est pas un blanc seing pour les armées. Chaque million d’euro devra être soigneusement justifié, à entendre l’exécutif. Pas question de dépenser l’argent dans des équipements superflus (5). Sinon la hache budgétaire reviendra…

(Nicolas Gros-Verheyde)

(1) Lire sur cet aspect ce qu’en écrit Vincent Lamigeon dans Challenge

(2) Dont 650 millions d’euros pour les opérations extérieures (OPEX) et non plus 450 millions d’euros comme traditionnellement, soit 200 millions d’augmentation.

(3) Un message reçu « fraichement » par les hauts gradés ainsi que le rappelle J.D. Merchet dans l’Opinion

(4) Est-ce souhaitable que les militaires et les officiers généraux soient ainsi réduits au silence, c’est une autre question qui mériterait au moins un autre article.

(5) Certains équipements, hautement technologiques. Une position qui impose cependant que des choix clairs soient opérés et que des priorités d’investissement soient marquées clairement où se trouvent les manques les plus criants. Comme l’indiquent, justement, les militaires, certains équipements sont à bout de souffle, notamment dans l’armée de terre (mais aussi la marine) : les équipements de protection manquent, les hélicoptères doivent être remplacés, les drones sont encore trop peu nombreux. Peut-on combler ces manques en maintenant à la fois la posture d’engagement sur trois terrains à la fois (intérieur, extérieur, cyber et terrorisme), en maintenant les contrats indiqués (Rafale notamment) et en renouvelant la posture nucléaire dans ses deux armes. C’est là toute une question qui mérite d’être posée.

(Mis à jour : papier complété le 15.7 – réintroduction d’un § sur l’épisode de 2015 (au lieu d’une note), ajout de la réaction dans les armées – précision (note 5) sur la notion d’équipements superflus (mal comprise ou mal exprimée) à la suite de certains commentaires)

La Russie devient un allié. Un rapprochement engagé lors des discussions entre Obama et Poutine à Antalya (Crédit : Maison Blanche)

En 24 heures, une clarification stratégique sur 4 points fondamentaux. La fin d’une inconséquence

La Russie devient un allié. Un rapprochement engagé lors des discussions entre Obama et Poutine à Antalya (Crédit : Maison Blanche)

La Russie devient un allié. Un rapprochement engagé lors des discussions entre Obama et Poutine à Antalya (Crédit : Maison Blanche)

(B2) Jusqu’ici face à la crise en Syrie et dans le reste du monde, les Français et les Européens n’avaient pas de réelle stratégie. Ou plutôt ils en avaient plusieurs, souvent contradictoires. Elles s’annihilaient l’une et l’autre et empêchaient ainsi toute action conséquente (lire : Réfugiés, Russie, Bachar ? L’Europe va, vraiment, devoir choisir !). Après les attentats de Paris, le discours de François Hollande devant le Congrès lundi (16 novembre) et la discussion entre les ministres de la Défense mardi (17 novembre), des clarifications se sont faites, de façon notable, sur quatre points fondamentaux.

Première clarification : en Syrie, l’ennemi est bien Daech (alias l’organisation de l’Etat islamique ISIL ou ISIS selon les dénominations). La question de Bachar devient donc secondaire. François Hollande l’a confirmé dans son discours du congrès (lire : Terrorisme. François Hollande sonne les cloches aux Européens et réclame plus de solidarité). Paris a clarifié ses objectifs qui, du coup, permettent de clarifier la stratégie européenne. La France étant un des derniers pays à proclamer, urbi et orbi, son ambition de voir Bachar quitter le gouvernement.

Seconde clarification : la Russie n’est plus un adversaire. Moscou n’est pas devenu un ami. Mais c’est un allié. La volonté d’une coalition « unique » allant de la Russie aux Etats-Unis, englobant la Turquie et l’Iran, pourrait être discutée par certains alliés. Elle est cependant ipso facto entrée en vigueur. Les Russes frappant symboliquement, à la suite des Français, Raqqa, le fief de Daech en Syrie. Avec l’assentiment de Washington. C’est bien pour cela également que la France a choisi d’invoquer l’article 42.7 du traité européen et non l’article 5 de l’Alliance atlantique, pour permettre d’incorporer un maximum d’alliés dans la bataille. Cette clarification ferme la porte de presque deux années de tension, presque jour pour jour après la signature des accords d’association avec l’Ukraine qui avaient provoqué l’ire de Moscou. Certes la situation reste identique en Crimée et la question ukrainienne n’est toujours pas réglée. L’épreuve de vérité de cette nouvelle doctrine se situera en décembre, au moment de réviser les sanctions économiques et politiques envers la Russie.

Troisième clarification : on devra dépenser davantage sur la sécurité et la défense. Jusqu’à présent, il y avait deux objectifs contradictoires définis au niveau européen et euroatlantique. Il faut dépenser davantage pour la défense disaient les 28 de l’OTAN rassemblés à Newport au Pays de Galles, il y a un an, pour atteindre les 2% du PiB (seuls quelques pays dont la Grèce sont à ce niveau). Il faut économiser à tous les niveaux de l’État pour entrer dans les critères du Pacte de stabilité disaient les 28 (de l’UE) et la Commission européenne. Aujourd’hui, ce dilemme est résolu. Et la phrase de François Hollande, le pacte de sécurité l’emporte sur le pacte de stabilité devient de fait la règle non écrite. Mais il faudra encore définir la nature de cette exception, sa durée, et son intensité. L’invocation de l’article 42.7 fournit là un motif « objectif », d’ordre juridique à la Commission européenne, lui permettant d’octroyer à la France ce qu’elle pourra refuser à d’autres pays demain. La question qui se pose désormais officiellement est de savoir s’il ne faut pas exonérer plus généralement certaines dépenses de défense du pacte de stabilité. Bien plus complexe.

Quatrième clarification : la solidarité militaire est à double détente. Jusqu’ici, personne ne remettrait en doute la primauté de l’OTAN pour assurer la défense face à un ennemi commun, étatique ou semi-étatique de préférence. L’OTAN avait un concept du « Tous ensemble », dans une version « guerre froide ». Tous ensemble contre la Russie. Tous ensemble en Afghanistan… Le semi-échec de l’opération en Afghanistan (1), a remis les pendules à l’heure. Aujourd’hui, la doctrine devient plus réaliste c’est chacun « selon ses moyens » et sa posture de défense (neutre / pas neutre, …). Et l’effort de solidarité est assurée selon une coordination des moyens faite par l’Union européenne, et non dans une mission européenne. L’OTAN est laissée de côté (2), reléguée (pour l’instant) à la fonction de défense territoriale du territoire européen, au sens strict.

(Nicolas Gros-Verheyde)

(1) Déclenchée par les Etats-Unis sous l’article V, après les attentats de 2001

(2) On peut remarquer que les Américains qui dirigent la coalition internationale en Irak n’ont jamais demandé l’implication de l’OTAN (pour mieux impliquer les pays arabes). Ce qui devrait inquiéter au bd Leopold III, le siège de l’Otan.