En Slovénie, l’armée ne passe pas les tests de l’OTAN. Le chef viré

Entrainement de la 72e brigade (crédit : MORS 2014 – Archives B2)

(B2) La 72e Brigade de Maribor a été déclarée « inapte » lors d’une série de tests effectués par des évaluateurs de l’OTAN afin d’évaluer la capacité au combat (combat readiness evaluation). Un coup dur pour une des principales unités de l’armée slovène qui provoque un séisme dans l’armée.

Note : 1 sur 5

Le verdict des évaluateurs de l’OTAN est tombé. Impitoyable ! Selon le site 24ur.com qui a révélé l’information, l’état de préparation du groupement tactique du bataillon a été noté « pas prêt au combat » dans quatre cas. Un seul a été reconnu « prêt au combat ». Or, selon les règles de l’OTAN établies selon la méthode CREVAL, il suffit d’avoir deux notes « non prêt au combat » pour avoir un résultat « inapte ».

Le terme d’un entraînement de 18 mois

Cette unité qui a pour fonction « d’effectuer des tâches d’opérations de combat à travers l’ensemble du spectre d’action, à l’exception des opérations spéciales » !  s’était pourtant préparée de façon intensive durant près de 18 mois en Slovénie et dans plusieurs pays (Allemagne, République tchèque, Hongrie, Roumanie, Bulgarie ou Géorgie). L’exercice organisé dans le camp de Poček à Postojna de mardi à vendredi dernier devrait donc être la consécration de cet entrainement. Les 800 hommes et femmes de la bridage étaient soumis au test final.

Des chaussures pas adaptées

Les inaptitudes semblent nombreuses, des aspects les plus importants aux plus petits détails. Coté tactique, la faiblesse est patente. « Les soldats ne savaient même pas comment se déplacer sur le champ de bataille » note un évaluateur cité par 24ur.com. Côté équipement, ce n’est pas mieux. Six soldats qui faisaient l’exercice ont eu besoin de soins médicaux en raison d’engelures. En cause, les nouvelles chaussures, achetées par le ministère de la Défense, se sont révélées tellement mauvaises que les soldats les ont « jeté après deux semaines d’utilisation ». Les « nouvelles chaussures fournies par le ministère étaient inadaptées aux conditions hivernales » raconte notre confrère slovène.

Des années de pénuries ont usé les armées

« Cela fait des années que nous tirons la sonnette d’alarme », a souligné le porte-parole de l’armée Simon Korez. « Nos équipements sont vieux et usés ». Et « nous sommes sous-dotés, tant financièrement qu’en effectifs, alors même que nos missions se sont multipliées » (cf. encadré).

Le chef d’état-major viré

La réaction n’a pas traîné. Le Premier ministre slovène Miro Cerar a annoncé jeudi (22 février) le limogeage du chef d’état-major des armées après l’échec des forces aux tests d’aptitude de l’OTAN et les critiques émises contre le manque de moyens alloués à la défense. « Puisque le chef d’état-major a la responsabilité ultime de la préparation des troupes, du travail et de l’usage opérationnel de toutes les unités, le gouvernement a renvoyé le général Andrej Osterman », a-t-il déclaré. Un mois a été donné au ministre de la Défense, Andreja Katic, pour prendre les mesures nécessaires afin d’assurer l’état de préparation au combat de la 72e brigade (1).

Une humiliation mal vécue

Très en colère, le Premier ministre a parlé « d’humiliation » pour les forces armées. Une humiliation… aussi pour le gouvernement et, en particulier, le ministre de la Défense Andreja Katic, qui disent n’avoir pas eu communication du rapport et d’avoir appris la nouvelle par les médias. Cela fait pourtant des années que les militaires slovènes alertent sur l’état déplorable des forces armées. Le nouveau chef d’état-major (CHOD) qui n’est autre que l’adjoint d’Osterman, Alan Geder, avait d’ailleurs protesté vivement il y a quelques temps sur cet état des lieux.

Commentaire : la « jurisprudence » De Villiers

Cela devient une habitude désormais. Dès qu’un chef de gouvernement (ou d’État) se sent mis en cause par la faiblesse mais surtout par les critiques sur l’état de ses forces armées, il vire le chef. Cela soulage un moment. Cela permet d’affirmer sa (petite) puissance. Mais les problèmes restent intacts. Et l’effet est souvent désastreux au sein des forces. L’exemple du limogeage en France de Pierre de Villiers l’a montré. La réputation d’Emmanuel Macron (qui avait pourtant fait un bon début) a été sérieusement atteinte au sein des armées. Plusieurs mois après cet évènement, il n’a toujours pas remonté la pente, malgré le respect de ses promesses et l’annonce concrète d’une augmentation du budget des armées en 2018.

(Nicolas Gros-Verheyde, avec AFP)


Le résultat d’un lent désinvestissement

Cette nouvelle n’est pas vraiment surprenante. Selon les statistiques de l’OTAN analysées par B2, la part du budget slovène de défense dans le PIB a chuté brutalement de 1,61% en 2010 à 0,98% trois ans plus tard en 2013, ne remontant péniblement qu’à 1,02% en 2015 et 2016. Soit six bonnes années de disette budgétaire. C’est un point notable. Mais c’est surtout le budget consacré aux équipements, ridiculement bas, qui est très inquiétant. Moins de 1% du budget de défense en 2014 était consacré aux équipements pour ne remonter en 2016 qu’à 6%. Très loin de la norme OTAN (et UE) qui fixe le ratio minimal de budget consacré aux équipements à 20%.

Seule consolation pour la Slovénie, elle n’est pas la seule dans les tréfonds du classement. D’autres pays comme la Belgique (0,91%), l’Espagne (0,92%), la Hongrie (1,05%) sont dans les tréfonds du classement otanien en matière de poids de la défense dans le PIB. Et côté équipements, on peut citer trois mauvais élèves : la Belgique (5,30%), le Monténégro (8,20%) ou la Croatie (9,07%), qui n’atteignent même pas la moitié de l’objectif d’équipements, soit un niveau critique pour assurer le minimum de renouvellement et de maintien à niveau.

(Nicolas Gros-Verheyde)


(1) Tout n’est pas perdu cependant. L’unité peut demander une nouvelle évaluation. Mais encore faut-il que les forces slovènes soient prêtes. Ce qui nécessitera sans doute encore plusieurs mois avant qu’une équipe mixte d’évaluateurs (slovènes et OTAN) puisse donner le feu vert.

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Une compagnie du battlegroup européen perdue dans la bataille de Crimée

(BRUXELLES2 – exclusif)Logo BeretsNoirs@Ukr La force de réaction rapide de l’Union européenne (battlegroup) a perdu une compagnie ! Ce n’est pas une blague. Cela s’est fait très discrètement… Et pour cause. Personne ne semble très pressé de s’en vanter au niveau européen et ukrainien. Car la situation reste encore un peu confuse.

La faute à Poutine !

La cause : l’intervention russe en Crimée. Qualifiée d’ « Annexion illégale » selon les Européens, de « retour naturel » dans le bercail russe par Moscou, elle a entraîné une perte dans la composition du battlegoup. Les fusiliers marins ukrainiens qui participaient au battlegroup européen, dirigés par la Grèce (le Helbroc), ont disparu dans la « bataille ». La situation est particulièrement confuse à Kiev. Mais, de fait, il semble bien qu’une partie de ces effectifs soient aujourd’hui passées, avec armes et bagages, côté russe, comme la grande majorité des forces ukrainiennes basées en Crimée (lire sur le Club : Défaite en Crimée. Le ministre ukrainien de la Défense remplacé).

L’Ukraine se retire

Ayant posé la question au chef du comité militaire de l’UE, le général de Rousiers, celui-ci a reconnu cette évolution. « Le Chef d’Etat major ukrainien a écrit que, compte tenu des circonstances, il retirait sa contribution de l’Ukraine à ce groupement tactique » a-t-il précisé en réponse à une question de B2. De la même façon, l’Union européenne ne compte pas vraiment sur les Ukrainiens pour une autre participation à l’opération anti-piraterie Eunavfor Atalanta, comme envisagé un moment. « On peut comprendre qu’en pareilles circonstances, ils veulent attendre avant d’aller plus loin dans leurs coopérations » explique le général. Mais celui-ci se veut rassurant. « Le battlegroup de l’UE est toujours opérationnel. Le chef d’Etat-major grec me l’a confirmé. » De fait, c’est la Grèce « en tant que nation-cadre, qui a décidé d’augmenter sa contribution » afin de combler le contingent manquant.

Commentaire : Une première pour un battlegroup condamné à rester à quai

1° Une première… C’est la première fois qu’un pays fait défection en cours de route. Cela va sans doute obliger à regarder avec un peu plus de circonspection dans l’avenir ces coopérations extérieures qui n’ont pas que des avantages…

2° … sans conséquence concrète. De toute façon, il n’a jamais été question de faire intervenir, quelque part dans le monde, la force de réaction rapide de l’Union européenne. Ce n’est bien sûr pas la version officielle, c’est de la « RealPolitik » européenne. Les difficultés politiques habituelles — la nécessité d’une double unanimité (*) et le faible entrain des Européens à utiliser la force — même dans le cadre d’une mission de maintien de la paix autorisée et demandée par l’ONU (*) —, il y a aujourd’hui une notion très concrète qui cloue le battlegroup à terre : les sous ! Restrictions budgétaires et absence de solidarité financière européenne obligent, le « Helbroc » restera à quai. La belle ambition de François Hollande, affichée au sommet de décembre, s’est évanouie … L’arrivée des Belges (avec les Néerlandais, Allemands et Luxembourgeois) au tour de permanence pourrait faire évoluer cet état des lieux. A condition que la donne politique change…

Si on était un peu ironique (B2 l’est rarement ;-), on pousserait un peu… la roue de l’histoire… Passés maintenant sous drapeau russe, ces fusiliers marins pourraient être très utiles, en Centrafrique par exemple. Poutine pourrait ainsi proposer une contribution à EUFOR RCA (bien que la Russie soit un des seuls pays à ne pas avoir été sollicités par les Européens). Une compagnie de plus serait bien utile sur le terrain, comme le confiait le général Pontiès récemment. Il n’y aurait d’ailleurs presque pas besoin d’accord de participation. Il suffirait en soi de réactiver l’accord de participation signé avec la Russie… en 2008, en pleine intervention de Géorgie, pour leur participation à EUFOR Tchad RCA (***).

(Nicolas Gros-Verheyde)

(*) unanimité des 27 pour envoyer le battlegroup et unanimité des pays participant à la force

(**) Cf. le Congo en 2008, la Rép. Centrafricaine aujourd’hui

(***) Le nom étant à peu près le même qu’aujourd’hui, le tour est joué. Une astuce juridique que j’emprunte aux juristes de l’UE qui ont joué, assez finement d’ailleurs, cette carte pour éviter de signer un nouveau SOFA (accord de protection des forces) avec le gouvernement de la Rép. centrafricaine (RCA) sur l’opération EUFOR RCA 2014, estimant que l’accord de 2008 était toujours… actif ! (l’imagination au pouvoir !).

Lire aussi :

Afghanistan: le chef d’état-major de l’armée de terre polonaise l’ouvre… et dégage

(BRUXELLES2) En Pologne, après la mort du capitaine Daniel Ambrozinski en Afghanistan (1) et le coup de gueule, suivi d’une mise à la porte, du chef d’Etat major de l’armée de terre, la polémique fait rage. Et « Skrzypczak » qui est entré à l’armée à 20 ans en 1976 et a fait une partie de la campagne d’Irak est aujourd’hui devenu un symbole, une marque de fabrique du fort en gueule

Le général Waldemar Skrzypczak, visiblement ému de la mort du capitaine (2), a, en effet, profité de la cérémonie en son hommage, le 16 août, puis de plusieurs interviews données dans la presse, pour régler ses comptes avec le ministre de la Défense, Bogdan Klich, et son administration. Des propos d’une certaine brutalité, rarement entendus en public, entre un militaire de haut rang et son supérieur politique (à l’exception sans doute du général britannique Richard Dannat).

Une remise en cause du pouvoir politique.

Le premier acte se pose le 16 août, lors de la cérémonie en hommage au capitaine décédé. Le général s’interroge publiquement pour savoir si le moment n’est pas venu que l’armée cesse de fonctionner dans une atmosphère  d’accusation sur son incompétence. « Tout indique que (l’armée en) Afghanistan a besoin de plus d’équipement. En tant que commandant, j’ai le droit de dire que nous savons ce qu’il nous faut pour combattre. Aucun des responsables militaires, la bureaucratie, doit nous dire ce que nous devons faire. Nous savons ce qu’il faut pour combattre. Et nous voulons être écoutés. » Une remise en cause, d’une certaine façon, de l’autorité politique et qui a été immédiatement perçue comme telle par le ministre de la Défense. Le général est sur la sellette…

Des « procédures d’équipement trop bureaucratiques ».

Le lendemain, même s’il se prévaut de son « droit à l’émotion (…) sur le cercueil de mon soldat », Skrzypczak confirme ses propos et enfonce le clou, particulièrement dans le quotidien Dziennik et la télévision d’info en continue TVN24. Il s’en prend, à nouveau, à la « vaste bureaucratie » qui règne à Varsovie et les procédures « trop bureaucratiques » pour équiper les soldats et les armées (voir ci-dessous), estimant que c’est ce qui a pu causer la mort du capitaine Ambrozinski. Se sentant « responsable » de ses hommes, le général met en cause, nommément, le ministre de la Défense, Bogdan Klich — qui a « une image déformée de la réalité. Il croit que tout est OK. Et ce n’est pas le cas » — et plus généralement son administration — le ministère qui a le pouvoir de sélection de l’équipement militaire est « mal préparé et n’assume pas ses responsabilités ».  « Je pense que quelqu’un va répondre devant la justice du fait que nous n’avons pas les moyens de se battre pour assurer la sécurité des soldats polonais ».

Skrzypczak souligne aussi que « L’armée est fatiguée de la peur hystérique et la méfiance. (…) « Nous vivons dans la peur constante. Toute décision doit être contrôlée: si elle était bonne ? pourquoi elle a été prise ? ec.. C’est un manque de confiance pour nous. Si vous ne faites pas confiance aux militaires, quelqu’un doit s’en aller: les forces militaires ou ceux qui ne font pas confiance » (écouter/lire l’interview – en polonais).

La démission au bout du chemin.

La coupe est dès lors pleine. Et le départ du bouillant général programmé. Malgré quelques tentatives de réconciliation, trop de paroles avaient coulé publiquement pour qu’un exemple ne soit pas fait. Le général Skrzypczak qui a brûlé ses dernières cartouches (il est en fin de carrière), tire conséquence de ses propos et se remet « à disposition » du président, Lech Kaczinski, « suite à la perte de confiance en ma personne par le ministre de la Défense » (2). Décision actée le 20 août.

Un sous équipement dramatique.

Le général dénonce des faits précis. Certains équipements, pourtant ultra-nécessaires, mettent des années à arriver sur le terrain. Les soldats manquent de « radios portatives, de systèmes brouilleurs (pour éviter les IAD), d’engins de vision nocturne. (…) Une simple demande simple comme des mitrailleurs pour des hélicoptères prend une éternité avant d’arriver ». Selon lui, également, « l’argent consacré aux armements et à l’armée sont mal dépensés ».  Il est un fait également énoncé par le militaire : l’armée n’arrive pas à suivre le rythme de renouvellement des équipements imposé par les Américains. Exemples à l’appui, plusieurs militaires revenus d’Afghanistan affirment devoir acheter leurs propres équipements (écouter ou lire le reportage de TVN24). Les familles également confirment. La veuve du capitaine Ambrozinski témoigne: Mon mari a dû s’acheter sur ses deniers « chaussures, lunettes, gilets pare-balles… et même un convertisseur de données pour cartes« . Dans certains bases, « la nourriture n’est pas satisfaisante« . Autre problème, que Natalia Ambrozinski dénonce : le transport. Les Polonais « dépendent des Américains. Mais ceux-ci ont la priorité. Alors les Polonais attendent. Il faut parfois attendre plusieurs jours sur une base pour aller dans l’autre. C’est humiliant » (écouter ou lire l’autre reportage de TVN24).

Sentiment d’amertume de ne pas avoir été écouté.

Démissionné illico, le général continue de l’ouvrir. Il l’a un peu mauvaise, comme il le confie au quotidien Rzespospolita, encore récemment (lire l’article, en polonais). Suis-je gagnant ou perdant ? « Je ne sais pas très bien. Je me sens mal. J’espère simplement que la poussière retombée, l’armée sera gagnante. Alors seulement je me sentirais victorieux. Car ce que j’ai fait, je l’ai fait pour le bien de mes soldats. ». Un sentiment d’amertume également, car le militaire a, à plusieurs reprises, tiré la sonnette d’alarme et n’a pas été entendu. Il persiste et signe encore aujourd’hui. « J’ai envoyé plusieurs documents. Et ceux-ci sont à disposition de tous ceux qui en sont soucieux ». Se défendant de vouloir éluder le contrôle politique, il précise « J’ai présenté des allégations précises.  Pourtant, ils n’ont rien fait ». Le ministre rétorque, mettant en avant les demandes irrationnelles du soldat. Skrzypczak est coutumier des coups d’éclat. En 2007, il avait menacé de démissionner si « ses » soldats, accusés de crime de guerre pour avoir mené une attaque contre des civils sans défense en Afghanistan étaient condamnés.

Contexte difficile.

L’armée polonaise vit actuellement une période intense de réformes, avec la mise en place de la professionnalisation, l’abandon de la conscription, dans un contexte économique difficile (plusieurs décisions d’équipement ont été supprimées) et alors qu’il lui est demandé de plus en plus d’efforts pour l’Afghanistan (après celui requis en Irak). Après des années d’engagement, la grogne monte. Les soldats polonais, placés en zone à risque, ne sont pas vraiment bien équipés, et moins payés, que leurs voisins américains ou européens. La décision annoncée début août du Ministre de la Défense d’envoyer 200 hommes en renfort pour l’opération de l’OTAN a été un peu une goutte d’eau qui a fait déborder le vase.
Elle a d’ailleurs été vite démentie par le Premier ministre, jugeant qu’une évaluation était d’abord nécessaire s’il fallait plus d’hommes ou davantage d’équipements plus performants.

Une refonte de la loi sur les équipements.

Le gouvernement polonais étudie aussi actuellement la simplification de la loi d’équipement de l’armée. Est en cause, notamment, la recherche par la Pologne de contreparties (en termes de retombées économiques ou d’emploi) auprès des industriels à qui elle achète du matériel. Selon la loi polonaise, tout achat portant sur plus de 5 millions de Zlotys doit être compensé. Ces « offsets » utiles en termes économiques sont souvent longs à négocier et retardent l’arrivée des équipements nécessaires.

NB : un remplaçant pourrait être nommé. Il s’agit du général Tadeusz Buk, un ancien de l’Irak également (du 9e contingent polonais) qui a notamment rétabli l’ordre dans la province où les troupes polonaises étaient stationnées.

(1) Parmi les 10 morts polonais depuis le début de l’engagement en Afghanistan (dont un dans un accident de la route), c’est le premier officier de ce grade à décéder.
(2) Le capitaine n’a pas sauté sur une mine mais a été victime d’un snipper, d’un tireur d’élite.
(3) Formule consacrée en Pologne où la démission d’un général est délicate d’un point de vue juridique.

(crédit photo : TVN24)