Un avion italien rejoint l’opération Sophia

(B2) L’opération navale européenne en Méditerranée (EUNAVFOR Med / Sophia) a reçu un renfort aérien : un avion polyvalent P-72A de l’armée de l’air italienne. Celui-ci a effectué sa première mission mardi (4 juin) et est désormais pleinement intégré à la force européenne quelques jours après son arrivée, indique le QG de l’opération à Rome

(crédit : EUNAVFOR Med)

Le P-72A (ou ATR 72MP selon sa désignation commerciale) est un appareil moderne de patrouille maritime adapté par les industriels italiens Finmeccanica et Leonardo sur la base de l’avion de ligne ATR 72. Capable d’effectuer un grand nombre d’opérations à basse et moyenne altitude, par tout temps, il dispose de la dernière version du système d’observation tactique aéroportée (ATOS ou Airborne Tactical Observation and Surveillance) permettant une surveillance maritime et électronique avancée, même à basse luminosité.

NB : l’opération n’a toujours pas de moyens navals sur zone et en est réduite à faire de la surveillance aérienne.

(NGV)

Relais de navire et d’avion en Méditerranée pour l’opération Sophia

(B2) Allemands et Polonais ont effectué le relais de leurs moyens dans l’opération européenne chargée de lutter contre les trafics en Méditerranée (opération EUNAVFOR Med Sophia). Français et Portugais sont revenus à la maison.
La frégate allemande FGS Augsburg (F-213) a intégré fin septembre la force navale européenne en Méditerranée. Elle vient relayer le navire auxiliaire de ravitaillement Mosel (A-513), rentré au pays. Durant ses 148 jours de mission, le Mosel a effectué quatre approches amicales (‘friendly approach‘) et vérifié au passage l’identité de 85 navires, précise le QG de l’opération à Rome. On peut noter qu’avec ce départ, l’opération ne dispose plus de moyens de ravitaillement propre (cf. encadré). Une « lacune récurrente » selon un officier de l’opération, qui est comblé soit sur la marine italienne, soit sur d’autres navires croisant au large, en particulier de l’OTAN (dans le cadre de l’opération Sea Guardian).

La frégate Augsburg F-213 (crédit : Marine Allemande / Archives B2)

Relais d’avions pour les Polonais Autre relais, pour les aviateurs polonais. Le M28B 1R Bryza n°1008 est revenu sur la base de Sigonella, après retour en Pologne pour révision et modernisation. Il remplace son compatriote n°1017, surnommé la Dame Blanche et qui est un des successeurs de ses intrépides ancêtres de la bataille de l’Atlantique. Un retour sur le terrain sicilien pour le 1008 qui était là au début de l’engagement polonais de mars à juin.

Les Bryza 1008 et 1017 (crédit : MOD Pologne / contingent polonais Sophia)

Retours au pays pour le Cdt Bouan et le P3 portugais Le patrouilleur de haute mer français Commandant Bouan (F-797) a quitté l’opération, après 26 jours de présence, pour participer à l’opération de Frontex en Méditerranée. Il a surtout participé à la tâche de contrôle de l’embargo sur les armes (CIAT). Il a ainsi procédé à 5 vérifications de navires marchands et effectué une ‘approche amicale’. Idem pour l’avion de patrouille maritime P-3 C Orion rentré au Portugal, accumulant 74 heures de vol. (Nicolas Gros-Verheyde)
Moyens plus réduits L’opération Sophia dispose en ce moment de moyens plus réduits :

quatre navires : le navire de débarquement italien San Marco (L-9893) qui assure le commandement depuis août dernier (lire : Relais à la tête de l’opération Sophia), la frégate allemande Augsburg, la frégate espagnole Numancia (F83), le patrouilleur de haute mer irlandais L.E’. James Joyce (P-62) arrivé en juillet (lire : Relève irlandaise pour l’opération Sophia) ;

trois / quatre avions patrouilleurs : un M28 Bryza polonais (La Pologne s’engage dans l’opération Sophia en Méditerranée), deux avions luxembourgeois  SW3 Merlin III (qui se relaient) et un avion espagnol Casa CN-235 Vigma D4 ;

et deux hélicoptères embarqués : un AB-212 (sur la frégate espagnole espagnole) et un AB 212 ASW (sur la frégate allemande).


Le navire Aris 13 libéré, escorté par le Courbet (V2)

Le RHIB du Courbet près du pétrolier Aris 13 (crédit : EUNAVFOR Atalanta)

(B2) Le navire pétrolier Aris 13, capturé par les pirates somaliens lundi (1er mars), a été libéré selon les sources maritimes. Le QG d’EUNAVFOR Atalanta l’a confirmé, jeudi (16 mars), dans la soirée. « Le navire est bien libre. Ils sont en route vers un port sûr sur la côte nord de la Somalie. Des membres de la police maritime de Puntland – qui ont aidé à la libération du navire – sont actuellement à bord. »

Equipage sain et sauf

Le capitaine a confirmé que son équipage « n’avait subi aucune blessure au cours de l’attaque comme de leur captivité » qui a, finalement, été de courte durée (quatre jours). Un avion de patrouille japonais – qui fait partie de la force anti-piraterie de la coalition (CTF 151) – a pu parlé aujourd’hui (vendredi 17 mars) au capitaine. Il lui a confirmé que le navire « était bien libre, qu’il avait repris la mer, avec tout l’équipage ».

(maj) Escorte par le Courbet

Un navire français, le FS Courbet, s’est porté à la rencontre des marins du tanker, leur fournissant un soutien et une réassurance après leur libération. Les marins français ont notamment apporté de l’eau et d’autres équipements à l’équipage, s’assurant qu’ils n’avaient pas besoin d’autre  assistance.

(NGV)

(1) Lire : Les pirates repartent à l’attaque dans le Golfe d’Aden. L’Aris 13 capturé

L'équipe serbe de protection maritime ou VPD (crédit : EUNAVFOR Atalanta)

Médaille pour les VPD serbes engagés dans l’Océan indien

L'équipe serbe de protection maritime ou VPD (crédit : EUNAVFOR Atalanta)

L’équipe serbe de protection maritime ou VPD (crédit : EUNAVFOR Atalanta)

(B2) L’équipe de protection maritime (VPD), serbe, a été décorée, dimanche (18 septembre) de la médaille de service de la PSDC en reconnaissance « de leur travail exceptionnel au large des côtes de la Somalie dans le cadre de l’opération Atalanta de la lutte contre la piraterie » annonce le QG de l’opération.

C’est un fait peu connu. Mais les Serbes sont, en effet, parties prenantes de l’opération EUNAVFOR Atalanta pour six mois. Ils sont embarqués à bord d’un des navires affrétés par le Programme alimentaire mondial (PAM), le MSM Douro, qui ravitaille en aide alimentaire la Somalie. Leur mission : veiller à ce que le navire du PAM ne soit pas attaqué par les pirates.

Trois navires, deux avions

L’opération, actuellement dirigée par un officier néerlandais, le Commodore Luyckx, a largement réduit ses effectifs par rapport au plus haut niveau de la piraterie. Elle compte néanmoins trois navires — le néerlandais HNLMS Tromp (F-803), qui sert de navire amiral, la frégate italienne de classe Maestrale, ITS Euro, et la frégate espagnole de classe Squadron, l’ESPS Santa María — ainsi que deux avions de patrouille maritime — un P-3M Orion (Cisne) espagnol et un P3-C Orion (Jester) allemand —.

NavireMigrantSauvetage@Esp1604

314 migrants récupérés par les garde-côtes italiens et Frontex en mer ionienne

NavireMigrantSauvetage@Esp1604

(B2) 314 migrants – dont 107 enfants, 51 femmes, 156 hommes – ont été sauvés par les navires des garde-côtes italiens et un navire de Frontex, mercredi (6 avril), alors qu’ils naviguaient en mer ionienne en direction de l’Italie.

Ils ont d’abord été repérés par un avion ATR42 des gardes-côtes italiens. Puis un avion espagnol de patrouille maritime de la Guardia Civil, engagé dans le cadre l’opération Triton de Frontex, a pris le relais jusqu’à que les navires soient sur zone. Ils ont ensuite été transférés sur le navire Dattilo des garde-côtes et amenés à terre dans le port de Crotone. De son côté, le navire norvégien Siem Pilot, qui participe à l’opération Triton de Frontex, a évacué 294 personnes vers le port de Tarente en Sicile.

Résurgence des navires en bois ou route alternative ?

Les migrants étaient à bord d’un bateau en bois, à un pont, suffisant pour emmener un certain nombre de personnes. Un mode de transport qui n’était plus utilisé depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois en Libye. A-t-on affaire aux filières provenant d’Egypte. Ou s’agit-il d’une résurgence de ce type de navires en provenance des réseaux libyens ? Ce qui viendrait ainsi contredire les premières leçons tirées par EUNAVFOR MED (Lire : Les premiers effets de l’opération Sophia).

A priori, on peut pencher plutôt pour la première hypothèse. La forme du navire, assez typique de la région du Nil semble le prouver. Les migrants ont expliqué être partis d’Egypte à bord de deux navires. Ils venaient de différents pays : soit de la Corne de l’Afrique (Erythrée, Somalie, Ethiopie, Soudan…) et d’un peu plus loin (Comores), soit du Moyen-Orient (Syrie, Palestine).

(NGV)

L'équipage espagnol sur la base de Sigonella en Sicile (crédit : MOD espagnol)

Un P3 Orion espagnol pour EUNAVFOR Med

L'équipage espagnol sur la base de Sigonella en Sicile (crédit : MOD espagnol)

L’équipage espagnol sur la base de Sigonella en Sicile (crédit : MOD espagnol)

(B2) Un avion P3 Orion de l’armée de l’air espagnole s’est posé à Sigonella, en Sicile dimanche (13 septembre). Cet avion de patrouille maritime va participer à l’opération européenne de lutte contre les trafiquants en Méditerranée (EUNAVFOR Med), à compter de la mi-septembre. Objectif : surveiller la zone, recueillir du renseignement.. Le détachement espagnol comprend 45 militaires. A noter que l’état-major espagnol compte également envoyer une frégate qui devrait arriver pour la seconde phase de l’opération. Lire aussi : Les Européens passent la deuxième en Méditerranée

(NGV)

 

 

(crédit : forces armées maltaises)

Dernières nouvelles de la piraterie (5 octobre 2013)

(BRUXELLES2)

La marine indienne en visite aux Seychelles

Le Vice Amiral indien Satish Soni était aux Seychelles la semaine dernière pour rencontrer le vice-président Danny Faure, le ministre des Affaires étrangères Jean-Paul Adam et le chef des forces armées, le général Leopold Payet. Au menu des discussions : les moyens de renforcer la coopération entre l’ile de l’Océan indien et une des principales puissances de la région dans le domaine de la sécurité maritime, des mesures anti-piraterie et de la formation. Les gardes-côtes des Seychelles ont été, en partie, formés par la marine indienne, justement par le commandement « Sud », dont est responsable le vice-amiral, explique le quotidien Nation. Durant la visite de celui-ci, la première escadre d’entrainement indienne – composée des navires Sharda, Gharial, Tarangini et du navire côtier Varuna ont fait escale dans l’ile

(crédit : forces armées maltaises)

(crédit : forces armées maltaises)

Les VPD maltais de retour au pays

Le groupe de soldats maltais qui servaient au large de la Somalie au sein de l’opération EUNavfor Atalanta, sont rentrés au pays. L’équipe composé de 3 officiers et 19 autres militaires était embarquée sur le navire néerlandais HNLMS Johan de Witt. Entraîné spécifiquement, il a été utilisé comme VPD – équipe de protection de navires sur plusieurs navires marchands.

AvionPatrouillMaritimDanois@OTAN130925Un avion patrouilleur danois

Un avion patrouilleur danois, type « Challenger », est arrivé aux Seychelles fin septembre pour participer à la surveillance de la zone maritime dans le cadre de l’opération anti-piraterie de l’OTAN « Ocean Shield ». L’équipage est prévu pour rester deux mois d’astreinte.

Détachement de protection néerlandais

Un détachement de protection de navires (VPD), composé de fusiliers-marins néerlandais, a assuré la sécurité à bord du navire néerlandais MV Treasure de la société Dockwise.

Bilan de l’Organisation Maritime Internationale

Les conclusions du premier rapport semestriel de l’Organisation montrent un mouvement des pirates de la Somalie vers le Nigeria. Le bilan des 6 premiers mois de 2013 estime à 138 les « incidents » de piraterie dans le monde. Ce qui suppose une amélioration  de 22% en relation aux 177 pour la même époque de 2012.

Lire aussi ces derniers jours :

Le Naham 3 (Crédit : Eunavfor)

Le FV Naham 3, repéré sans otages

Le Naham 3 (Crédit : Eunavfor)

Le Naham 3 (Crédit : Eunavfor)

(BRUXELLES2) Un avion patrouilleur espagnol de la force européenne anti-piraterie a repéré, jeudi (22 août) le FV Naham 3, un bateau de pêche aux mains des pirates. Celui-ci a été déplacé de son ancrage initial vers une plage somalienne dans la région de Galmudug. Des hommes armés étaient visibles à bord, mais pas d’otages ni sur le bateau ni à proximité. « Le sort des otages n’a pu être vérifié par la Force navale européenne à ce moment » précise l’opération dans un communiqué parvenu à B2.

Dernier navire recensé aux mains des pirates

Le FV Naham 3 est un des derniers navires recensés * aux mains des pirates depuis le naufrage du MV Albedo. Propriété d’un armateur thaïlandais, il navigue sous pavillon omanais et a été capturé, il y a plus d’un an maintenant, le 26 mars 2012, avec un équipage de 28 hommes (Taiwanais, Philippins, Indonésiens, Chinois et Vietnamiens). Un des otages (taïwanais) serait mort en captivité.

Le Naham 3 était attaché au MV Albedo jusqu’à qu’il coule. Et ainsi que nous l’avait confié le contre-amiral Bob Tarrant (chef de l’opération Atalanta), il avait recueilli plusieurs des otages de celui-ci. Des négociations sont actuellement en cours pour essayer de s’assurer leur libération entre un programme de soutien aux marins et les pirates.

(*) Selon les dernières statistiques de Eunavfor Atalanta. Mais celles-ci ne prennent pas en compte automatiquement tous les navires de pêche locaux (yemenites ou somaliens).

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