L’absence d’Afrique

(BRUXELLES2) Une partie de la Commission européenne est en déplacement aujourd’hui et demain à Addis Abeba pour une rencontre avec la commission de l’Union africaine. Avec un sujet essentiel sur la table : la paix et la sécurité en Afrique. Dans la délégation européenne, un absent, ou plutôt une absence, remarquable, Catherine Ashton, qui est pourtant la vice-présidente de la Commission européenne chargée de la coordination de l’aide extérieure.

Question « d’emploi du temps » apparemment. L’intéressée a programmé un voyage en Chine et en Mongolie. Terre d’avenir s’il en est, et de contrastes, pourraient même ajouter les catalogues touristiques. Il n’empêche. C’est aussi sur le continent africain aujourd’hui où sont les principaux enjeux sécuritaires et de politique étrangère pour l’Union européenne. Apparemment, cette absence ne gêne pas vraiment grand monde au Berlaymont siège de la Commission européenne. « Mais le président de la Commission est là » m’a-t-on répondu. L’essentiel est sauf… Et peu importe que la nouvelle mouture de l’organisation européenne mise en place par le Traité de Lisbonne veuille que le vice-présidente / Haute représentante coordonne la politique extérieure de l’Union. C’est un détail sans doute…

En revanche quand la Suisse, pourtant associée étroitement à l’Union européenne par différents accords, et intégrée économiquement à l’UE, s’avise de ne pas respecter certaines règles en matière de libre circulation des travailleurs, qui réagit. La Haute représentante, C. Ashton. Cherchez l’erreur ! Non il n’y en a pas. Car la Haute représentante a également la Suisse dans son portfolio. Personne n’en a voulu apparemment.

La logique de l’absurde européen a encore frappé !

La voix unique des Affaires étrangères est une voix muette

(BRUXELLES2) Depuis plus de trois ans, c’est une constante au sein du service diplomatique européen : limiter au maximum la communication de la Haute représentante et encore plus sur les opérations de la PSDC.

Malgré le temps écoulé, le renforcement du service de communication, désormais largement doté, on reste toujours dans l’épure des premiers papiers que j’avais publié sur ce blog. Est-ce une volonté clairement affirmée par la Haute représentante ? Ou une décision intuitive ? Sans doute, car il est autrement inexplicable comment une telle inorganisation se déroule. Si ce schéma était explicable au tout début, quand la Haute représentante prenait ses fonctions, que le service de communication prenait ses fonctions, aujourd’hui c’est une tout autre histoire.

D’une part, la Haute représentante s’est fixée comme règle de ne prendre que trois questions lors des conférences de presse aux réunions ministérielles des Affaires étrangères (je ne parle pas des ministérielles de la Défense, elle n’y assiste pas). Même à Dublin, lors de la réunion ministérielle, elle n’a pas dérogé à cette règle, alors que rien dans l’emploi du temps ne le justifiait. Les ministres étaient même en avance de plus d’une heure sur leur horaire. Ce qui est assez contraire à l’esprit du Traité de Lisbonne et même aux accords signés avec la presse.

C. Ashton ne se contente pas de limiter sa parole formelle, elle ne donne informellement aucune chance de rencontrer les journalistes, à l’inverse de nombre de ministres. Ainsi le ministre irlandais des Affaires étrangères est venu « papoter » avec les journalistes dans la salle de presse, durant une bonne demi-heure. Un entretien très intéressant car il a permis de comprendre les enjeux de la discussion entre ministres.

Les demandes de rencontre informelle, de briefings, d’interviews, et autres moments qui permettent aux uns et aux autres de pouvoir communiquer sans risquer d’être pris en défaut (le fameux « off » journalistique qui a tout son intérêt en diplomatie car il permet d’expliquer et justifier des prises de position) sont restées sans réponse. Quand les chefs de mission passent à Bruxelles, la presse est rarement tenue informée. Il faut un espèce de « push » journalistique pour arriver à vaincre une certaine inertie du porte-parolat. En témoigne la dernière visite du général Lecointre qui a été largement bridée.

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Ashton appelle à la « retenue » et au « dialogue » en Centrafrique

Centrafrique (crédit: Council of the European Union)

(BRUXELLES2) « Le changement de gouvernement par la force et en violation de la constitution est inacceptable« . C’est en ces termes que l’Union européenne, par la voix de sa Haute représentante, a condamné « les derniers évènements en République centrafricaine » ce lundi 25 mars, exprimant sa « grande préoccupation« . Catherine Ashton a notamment exhorté les parties « à cesser immédiatement les hostilités, à faire preuve de retenue et à contribuer au rétablissement de l’ordre public » et à « s’engager dans un dialogue et à oeuvrer dans le cadre des accords de Libreville » du 11 janvier dernier qui prévoyaient le maintient du président François Bozizé et un cessez-le-feu entre le gouvernement et les rebelles du Seleka. Le gouvernement d’unité nationale reste la « seule entité reconnue par tous les signataires de l’Accord de Libreville pour gouverner le pays » a-t-elle rappelé.

Respect des populations civiles

L’Union européenne s’inquiète également de la « dégradation de la situation humanitaire dans le pays« . La Haute représentante a ainsi demandé aux « groupes armés (de) respecter et protéger » aussi bien « les populations civiles » que « les activités des organisations humanitaires » demandant le « rétablissement de l’ordre public, en particulier pour prévenir les pillages« . Elle a aussi mis en garde les parties : « les responsables de violations des droits de l’Homme devront rendre des comptes ».

Face à une situation qui se dégrade, la France à de son coté déployé 300 militaires supplémentaires à Bangui (Centrafrique).

Le faux scoop de la démission de Catherine Asthon

C. Ashton lors de l’entretien au Brussels Forum (crédit : German Marshall Fund of the USA)

(BRUXELLES2) Tirant parti d’une petite phrase de la Haute représentante lors du Brussels Forum, certains médias ont titré, rapidement, sur la démission de la Haute représentante. Il est certain que le départ de Catherine Ashton est attendu avec impatience dans plusieurs milieux. Mais la réalité est tout autre. Qu’a dit C. Ashton exactement lors de cette réunion, organisée par le German Marshall Fund, samedi ? « Il n’y a pas de possibilité d’avoir un deuxième terme. Et il y a besoin de quelqu’un d’autre ensuite. » Ce qui est vrai … Mais un peu faux également. Il n’y a rien dans le Traité qui interdit un second mandat pour le Haut représentant (seul le mandat du président du Conseil européen est limité à 5 ans).

La réalité : Londres ne le souhaite pas

Mais il y a un fait. Même si Catherine Ashton le souhaitait, elle aurait beaucoup de mal à être renouvelée. Cela tient à un principe basique : elle n’est pas de la même couleur que le gouvernement Conservateur / Libéral à Londres. Et elle est sans doute trop « européenne » pour David Cameron qui a annoncé un référendum sur l’appartenance de l’ile à l’Union européenne. De plus, il n’est pas évident que le gouvernement britannique souhaite renouveler l’expérience d’un portefeuille aux relations extérieures, préférant sans doute un portfolio à valeur plus économique. Enfin, il n’est pas sûr que les 27 souhaitent la renouveler.

Un boulot éreintant !

C. Ashton d’ailleurs ne le souhaite pas. « J’ai eu le grand privilège de servir dans ce rôle. Mais c’est très dur. Il y a beaucoup de voyages et nombre de fois où on se retrouve dans l’avion. Nous en avons parlé plusieurs fois avec ma chère amie Hillary Clinton. C’est exténuant. (…) Il y a sans doute des gens qui peuvent faire cela, ce que probablement je ne peux pas, aussi il est bon de passer la main ». Cela est sans doute plus vrai et réaliste.

Fin du mandat : fin octobre 2014

Sauf imprévu, la vice-présidente de la Commission s’en ira donc à l’issue de son mandat, à la fin octobre 2014. Le job actuel de Catherine Ashton recouvre en effet deux fonctions : celui de membre de la Commission et de Haut représentant qui font l’objet de deux décisions distinctes mais se terminent tous deux au même moment. Les calendriers sont donc de sortie. Le compte à rebours est enclenché. Car nombre des collègues de Lady Ashton sont également sur le départ : JM Barroso (portugais), Olli Rehn (finlandais), Joaquim Almunia (espagnol), Sefcovic (slovaque),
Lewandowski (polonais), Oettinger (allemand),… Beaucoup y pensent. Car, comme en témoigne le petit compteur mis en place à droite sur ce site, nous sommes à moins de 600 jours avant le terme du mandat…

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Dialogue de sourds entre New Delhi et Rome (maj)

(BRUXELLES2) L’affaire des fusiliers marins du Enrica Lexie a conduit à une nouvelle saute de tension entre l’Inde et l’Italie. L’auto-libération des deux fusiliers marins a provoqué la colère du gouvernement indien. La Cour suprême a estimé, jeudi (14 mars), que l’ambassadeur italien Daniele Mancini avait violé son serment et a ordonné une interdiction de sortie du territoire. Celui-ci est donc consigné à sa résidence. L’ordre a été notifié à tous les aéroports du pays vendredi (15 mars). Le président de la Cour suprême indienne, Altamas Kabir, a indiqué lundi (18 mars) que l’ambassadeur s’étant engagé devant le tribunal avait renoncé par là-même à son immunité. Une position confirmée par le ministère indien des Affaires étrangères. Et l’avocat indien de l’Italie s’est désisté ce lundi, estimant avoir été dupé, comme il l’a indiqué au Times of India.

Dialoguez SVP dit-on à Bruxelles

Côté européen, on est peu gêné de la tournure prise par les évènements. L’ambassadeur européen à New Delhi a aussi été convoqué – « invité » – au ministère des Affaires étrangères pour se voir expliquer la position du gouvernement indien. « Comme nous le disons depuis le début du dossier, nous encourageons l’Italie et l’Inde à trouver une solution satisfaisante pour les deux parties, basées sur la convention de l’ONU sur le droit de le mer et le droit international, en explorant toutes les voies pour une solution amiable » explique le porte-parole de Cathy Ashton, la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères. Il a également précisé que la « Convention de Vienne (sur la protection des diplomates) devait être respectée » « Par toutes les parties » a-t-il ajouté après la question d’un de mes collègues italiens.

Commentaire : il pourrait être intéressant pour l’Union européenne de proposer son arbitrage dans la situation qui parait bloqué. Les deux fusiliers marins doivent être jugés car il y a eu, au final, un acte mortel. Et celui-ci peut être qualifié de non intentionnel. Mais ce jugement pourrait avoir lieu dans un autre pays que le leur afin de pouvoir garantir une certaine « sérénité » diplomatique et de la justice. Il serait aussi souhaitable que l’Inde s’explique sur les actions « robustes » qu’elle a mené dans la lutte anti-pirates qui ont abouti à la mort de plusieurs personnes qui n’étaient pas pirates. Un navire « européen » est au moins intervenu à une reprise pour apporter des secours aux victimes.

Lire aussi : Les fusiliers marins se font la belle… Un retour au pays “sur instruction”

(Mis à jour) Le ministère des Affaires étrangères a résumé sa position dans un communiqué publié lundi.

  • Violation du droit international : « l’Italie continue de croire que le cas de ses deux (Fusiliers) Marins doit être réglée conformément au droit international. En ce sens, nous proposons de soumettre à l’arbitrage ou un autre mécanisme juridictionnel pour résoudre l’affaire. »
  • Base de la déclaration : « la demande au gouvernement de l’Inde de tenir des consultations conformément à l’art. 100 et art. 283 de la Convention sur le droit de la mer (UNCLOS) n’a pas encore reçu des commentaires. (Cette) possibilité avait été prévue par l’arrêt de la Cour suprême du 18 Janvier dernier ». (…) Pour l’Italie, le retour des fusiliers marins en Inde « serait en contradiction avec nos exigences constitutionnelles (respect du juge naturel prévu par la loi,’interdiction de l’extradition des nationaux…). Les lettres rogatoires transmises en temps opportun pour permettre une procédure pénale en Italie sont restées sans réponse. »
  • Différend international : le gouvernement italien a décidé de « formaliser le 11 Mars l’ouverture d’un différend international ».

Les discussions avec l’Iran reprennent… à Almaty. Une offre révisée de l’UE

(BRUXELLES2) C’est finalement au fin fond de l’est européen, à Almaty (Alma-Ata), au Kazakhstan, que se tient aujourd’hui une nouvelle session – la première depuis huit mois sans rencontre – entre Européens et Iraniens. « Nous sommes venus ici avec une offre révisée » a expliqué Catherine Asthon, la Haute représente de l’UE pour les Affaires étrangères, qui préside la réunion. « Nous avons l’intention de conduire ces discussions et de faire des progrès pour répondre aux préoccupations de la communauté internationale sur la nature du programme nucléaire iranien. Notre objectif est de faire en sorte d’avoir une bonne conversation détaillée, avec l’ambition de constater des progrès d’ici la fin de la réunion. » Une offre qui prend « en compte ce que les discussions antérieures ont apporté, les questions soulevées par l’Iran et celles soulevées par les E3 +3 » ainsi que l’évolution de « la situation » en Iran notamment.

Les opposants iraniens en résidence surveillée depuis 2 ans. L’UE proteste

(BRUXELLES2) La mise en résidence surveillée – depuis deux ans déjà – des dirigeants de l’opposition iranienne Mehdi Karroub et Mir Hossein Moussavi, ainsi que de l’épouse de Moussavi, Zahra Rahnavard, a appelé une réaction d’inquiétude de la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères. Celle-ci, par la voix du son porte-parole, a expliqué sa « très vive préoccupation » et lancé un appel aux autorités de la République islamique d’Iran « de leur accorder leur droit à la liberté de mouvement ».

Violation des droits de l’homme

La mise en résidence surveillée a « été faite sans aucune procédure légale, en violation des obligations internationales de l’Iran à respecter les droits fondamentaux de tous ses citoyens » a-t-elle rappelé. « À la connaissance de l’UE, ils ont eu accès très limité à des visites, y compris de leurs propres membres de famille, qui ont été harcelés: et ce malgré les appels répétés de la communauté internationale pour remédier à la situation. »

Condoléances européennes après la prise d’otages en Algerie

Le site gazier d’In Amenas photographié par satellite le 8 janvier (crédit : Astrium)

(BRUXELLES2) La prise d’otages sème la consternation au niveau européen. « Au nom des 27, je présente mes condoléances aux familles des victimes de l’attaque terroriste sur le site gazier d’In Amenas, en Algérie. J’exprime mon soutien aux autorités algériennes et aux gouvernements des personnes qui ont été tuées ou blessées » vient d’annoncer la Haute représentante de l’UE, Catherine Ashton. « Ces événements démontrent une fois de plus la menace posée par les groupes extrémistes violents en Afrique du Nord et à travers le monde. Nous continuerons de travailler étroitement avec nos partenaires internationaux pour combattre le terrorisme » a-t-elle ajouté.

Des Européens parmi les preneurs d’otages ?

Selon les dépêches, 23(+25?) otages ont été tués : 3 Britanniques (+ 3 disparus), 1 Américain (+ 2 disparus), 1 Français, 1 Algérien, 1 Roumain (+ 1 autre blessé), 12 Japonais, 1 Colombien. Par ailleurs, 5 Norvégiens, 2 Malaisiens, 2 Philippins sont disparus. 32 des preneurs d’otages auraient été tués. Ils étaient de nationalité différentes. La confusion régnant sur les différentes nationalités — on a parlé de 2 ou 3 Belges tués — pourraient être dues à ce qu’ils pouvaient porter des identités (passeports) de pays européens, identités réelles (simple nationalité ou double nationalité) ou factices. On sait que plusieurs Européens ont été repérés dans la zone sahélienne (Belges, Français notamment) ou stoppés avant leur départ.

Les 27 réunis sur le Mali… jeudi ? Le vide sidéral de l’UE politique

(BRUXELLES2) C’est après un appel de Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, que la Haute représentante (et vice présidente de la Commission) Cathy Ashton, a été convaincue de convoquer un Conseil des Affaires étrangères extraordinaire cette semaine pour « faire le point sur les possibles actions de l’UE en appui au Mali », comme l’indique un communiqué qui vient d’être diffusé à la presse. Celui-ci se déroulerait jeudi prochain, selon nos informations, provenant de plusieurs capitales. Soit après la réunion de la Chambre des communes qui devrait permettre de lever la réserve parlementaire britannique.

Accélérer le calendrier d’EUTM, débloquer les fonds pour la Misma et le Mali

L’objectif est ainsi d’acter un calendrier accéléré pour le déploiement de la mission EUTM ainsi que « l’assistance financière et logistique pour le déploiement de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) » tout comme « tout autre soutien direct au gouvernement malien pour l’aider à faire face à la situation actuelle ». Certains financements européens – au titre de la Facilité de Paix de l’Afrique comme de l’Instrument de Stabilité – doivent en effet être décidés.

Commentaire : un vide sidéral et sidérant

Aujourd’hui l’attentisme n’est plus de mise et ne doit plus l’être à Bruxelles. Alors que nombre de décisions sont en préparation, au niveau européen, l’institution politique qu’est l’Union européenne doit sortir de sa réserve politique et de cette impression d’un « vide » sidéral et sidérant.

Il parait ainsi totalement anormal alors qu’un de ses Etats membres – assisté de plusieurs autres – est engagée dans une opération militaire de première importance, dans un contexte où une bonne partie de la communauté internationale est d’accord (y compris certains pays comme l’Algérie au départ plus réticents sur une intervention française), alors qu’il y a un cadre international bien établi, on ressente une impression désagréable d’absence d’engagement de l’institution européenne.

Il est ainsi notable d’observer qu’aucune déclaration politique claire de la part de la Haute représentante ne soit venu commenter l’engagement français. Il est aussi remarquable de voir que la Haute représentante a choisi, encore une fois, l’absence. Alors qu’une réunion de la plate-forme de crise avait lieu ce lundi. Et que toute la presse attendait une déclaration, c’est juste par la voix d’un communiqué assez laconique que la réponse est venue.

Si on a nommé un Haut représentant, doté de pouvoirs plus élargis depuis le Traité de Lisbonne, ce n’est pas juste pour le plaisir d’avoir une institution de plus. Mais également et surtout pour avoir un peu de chair et d’os, un visage et une voix pour la politique étrangère européenne. Encore une fois (*), Catherine Ashton a loupé ce rendez-vous avec les Européens. C’est dommage…

Lire aussi : Réunion de la plateforme de crise sur le Mali

(*) Après Haiti, la Libye, la Tunisie, l’Egypte…

Bruxelles observe de près la mise en place des postes frontière serbo-kosovars

(BRUXELLES2) Suivant avec soin la question, Catherine Ashton s’est dite «réjouie» des avancées réalisées au sein du groupe de travail sur la « gestion intégrée des frontières » (IBM) entre le Kosovo et la Serbie. Le groupe s’est réuni mardi 18 décembre afin de s’accorder sur les quelques problèmes techniques qui étaient apparus après l’ouverture de deux premiers points de contrôle communs aux frontières à Jarinje et Merdare. «La Haute Représentante s’attend à ce que l’accord trouvé hier permette un fonctionnement fluide des deux points de contrôle communs ouverts le 10 décembre et l’ouverture de deux points supplémentaires avant la fin de l’année», a déclaré le service diplomatique via le porte parole de Mme Ashton.

Alors que les 27 attendent encore de plus amples améliorations entre les deux pays avant de pouvoir avancer dans leurs calendriers d’adhésion respectifs, «l’UE s’attend à ce que les deux parties continuent de discuter sur tous les problèmes non-résolus, à chaque fois qu’ils se présentent, au sein du contexte du dialogue européen de normalisation des relations». Le groupe de travail IBM se réunira à nouveau le 10 janvier 2013 afin de préparer la réunion bilatérale entre les Premiers ministres Dacic et Thaçi qui, elle, aura lieu le 17 janvier.

Lire aussi :

Les Moldaves signent l’accord-cadre de participation aux missions européennes

(B2) Catherine Ashton et Vladimir Filat, Premier ministre moldave ont signé jeudi (13 décembre) l’accord-cadre formalisant la participation de personnel moldave lors d’opérations européennes de gestion de crise. En juillet 2012, quelques mois après qu’aient été ouvertes les négociations, l’Union avait proposé à la Moldavie de participer à la mission civile de renforcement des capacités maritimes EUCAP Nestor dans la Corne de l’Afrique. A Bruxelles, on espère maintenant que cette contribution de la Moldavie, à EUCAP Nestor comme aux autres opérations et missions de l’UE, va pouvoir se mettre en place «au plus vite», a indiqué le service diplomatique européen.

Lire également : L’EU va négocier avec la Moldavie un accord de participation aux missions de la PSDC