L’abstention moins prononcée que prévue

(B2)Le taux de participation aux élections européennes ne subirait pas la baisse redoutée, selon les chiffres donnés par le Parlement européen, mais variable légèrement (baisse, hausse ou stabilité),
selon les pays.
– Allemagne: 20,2 à 14:00 contre 20,4 en 2004
– Autriche: 41,2 % à 14:00
– Danemark: 20,4 % à 12:00 contre 16,3 e, 2004
– Estonie: 34,9% à 16:00 contre 21,1 en 2004
– Espagne: 24,25% à 14:00 (identique 2004)
– France: 14,81 % à 12:00 contre 13,8 en 2004 (NB : 33,18% à 17:00 contre 33,24% en 2004)
– Grèce: 30 % à 14:00
– Hongrie: 24,09 à 15:00 contre 25,50 en 2004
– Lettonie: 52,94% contre 41,34 en 2004
– Lituanie: 8,51 % à 14:00 contre 23,91 % en 2004
– Pays-Bas: 36,5 contre 39,3 en 2004
– Pologne: 6,65 % à 12:00 contre 5,94 en 2004
– Roumanie: 14,95 à 16:00
– Slovénie: 18,43 à 16:00

Ces chiffres ne tiennent pas compte de certains pays qui semblent connaître une baisse plus marquée
– Royaume-Uni qui votait jeudi (- 10 points, à 28%),
– Irlande qui votait vendredi (- 4 points, à 55%), de l’Italie
– Italie qui vote samedi et dimanche (- 3 points le premier jour de vote, le samedi, 17,8% contre 20,5% en 2004)

 (NGV)

Dix idées pour vaincre l’abstention

(Archives B2) Pour vaincre l’abstention, il ne suffit pas de pousser quelques lamentos, le lendemain des élections, d’aller s’enterrer la tête dans le sable ensuite et d’attendre des temps meilleurs, en croisant les doigts pour que la situation ne s’aggrave pas, il faut agir tout de suite ! Et notamment remettre à plat un système qui prend un peu les citoyens pour des poires, en leur demandant simplement de se déplacer un jour tous les cinq ans et de la boucler le reste du temps.

  1.  Nombre de députés par pays proportionné à la participation. Une disposition qui obligerait également à faire campagne pour inciter le vote.
  2.  Des listes européennes pour chaque parti.
  3.  Obliger chaque candidat à s’affilier à un parti européen. Pour que les citoyens sachent à qui profite leur vote et pour quelle politique.
  4. Donner un vrai programme à consonance européenne : libéral, écologiste, socialiste…
  5. Soumettre la Constitution à un référendum européen en laissant plusieurs questions ouvertes : Chrétienté, Unanimité, Armée européenne….
  6. S’attaquer aux vrais problèmes – Chômage, pauvreté, violence, … – et non pas seulement à la libéralisation de certains secteurs industriels
  7. Arrêter de traiter l’Europe comme un punching ball. Trop facile pour un responsable politique de la considérer comme la cause de tous les maux qui justifie toutes les réformes, tous les abandons.
  8. Objectif citoyen … La volonté des citoyens devrait être prise en compte et ne pas renouveler des décisions comme l’autorisation d’OGM qui sont tout sauf demandés par les consommateurs.
  9. Service de médiation et d’inspection aux citoyens. Les droits dont disposent les citoyens européens restent encore mal connus et plus mal appliqués.
  10. Dommages-intérêts. En cas de violation grave et claire des règles européennes, les citoyens concernés devraient avoir la possibilité de demander une indemnisation.

(Nicolas Gros-Verheyde)

(Article paru dans France-Soir, juin 2004)