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Séisme à Haïti: l’aide européenne se coordonne (MAJ n°4)

(BRUXELLES2 / mis à jour samedi 16 janvier, 14h) Face au séisme (magnitude 7.0) qui a frappé Haïti mardi en fin d’après midi, la Commission européenne a déclenché ses deux instruments principaux d’aide : l’argent, les hommes et le matériel.

La coordination.  Des équipes de secours, de purification d’eau, des postes médicaux avancés et hôpitaux de campagne sont envoyées au titre de la sécurité civile. Un recensement détaillé a été réalisé par la cellule « Sécurité civile » de la Commission européenne, télécharger ici le dernier état à jour).

Une équipe de sept experts européens (6 des Etats membres – Français, Italien, Estonie, Britannique – et un officier de liaison de la  Commission) est partie, dans un avion de l’armée belge, afin de coordonner l’aide européenne, envoyée au titre de la sécurité civile.

Au bilan : un effort non négligeable mais dispersé

Globalement, selon mes compilations, l’effort (militaire et sécurité civile) des Etats membres de l’UE n’est pas négligeable. Malheureusement il est dispersé. Et ces données ne sont pas du tout compilées par l’UE. Ce qui laisse transparaître une impression de faiblesse. Surtout par rapport à l’effort américain intense et visible. Voici donc un aperçu globalisé de l’effort européen (UE + 27 Etats membres) :
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Le Batral François Garnier appareille des Antilles avec à son bord du matériel et des ambulances (crédit : Défense française / Dicod)

4 frégates : 2 française l’une partie des Antilles, l’autre de la cote africaine, 1 néerlandaise (partie de Curacao), 1 espagnole (en réserve en Amérique latine).
21 rotations d’avions pour amener de l’aide humanitaire et/ou des équipes de secours : 7 Espagnols (Boeing 707 militaire), 7 Français (Casa, Airbus A330, C-130 + 1 affrêté auprès d’une compagnie privée), 2 Italiens (C-130), 1 Polonais (avion présidentiel), 1 KDC-10 Néerlandais (sur Curacao), 1 Portugais (C-130), 1 Suédois (C-130), 1 Britannique (Boeing de British Airways) + 1 Islandais.

4 avions servent à l’évacuation des ressortissants européens : 1 Casa français, 1 Airbus Belge, 1 C-130 Portugais, 1 Islandais (*).

– Plus de 800 hommes (médecins, infirmiers, pompiers, sécurité civile, militaires, policiers) et au moins 40 chiens de recherche spécialement entraînés à la recherche en décombres.

Détail des équipes et moyens envoyées état des lieux provisoire –

• La Belgique a envoyé, mercredi 13, son équipe B-Fast (intervention rapide en cas de catastrophe), composée d’une soixantaine de personnes = une équipe d’intervention médicale avec un hôpital de campagne (20 personnes), une équipe USAR (Urban Search and Rescue Team) de 33 personnes, avec quatre chiens pisteurs, une installation de purification de l’eau potable, avec deux accompagnateurs. Personnel est matériel seront transférés par un Airbus A330 de la Belgian Air Force.

• Le Luxembourg a envoyé une équipe de recherche des sections canines de la Croix- Rouge luxembourgeoise et de la Protection civile avec 7 chiens, du personnel et du matériel pour  localisation.

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L’équipe des sauveteurs luxembourgeois avant le départ (Ministère des Affaires étrangères LUX / Wort.lu)

• La France envoie près de 400 personnes personnes – dont 130 sauveteurs de la sécurité civile et des pompiers et 6 chiens spécialisés dans la recherche dans les décombres, médecins et 12 gendarmes. Un hôpital de campagne part jeudi avec l’Escrim (Elément de sécurité civile
rapide d’intervention médicale).

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Chargement d’un Casa en Martinique (crédit : Armée française / Dicod)

– L’aviation. Trois avions militaires de transport Casa sont partis, mercredi, de l’île de Martinique (avec 25 sapeurs-sauveteurs de la Sécurité civile, 18 gendarmes, 1 chien et plus de 3 tonnes de fret). Au voyage retour, ils rapatrient environ 91 Français qui étaient à Haïti. A cela s’ajoutent : un Airbus A310-300 militaire de l’escadron de transport Esterel (qui n’a pu atterrir à Haïti), et un avion de transport Hercules C-130.
– La marine envoie 2 batiments : le Francis Garnier, depuis la Martinique, avec des moyens de terrassement et de déblaiement = 3 tractopelles et 2 mini pelleteuses, des véhicules de transport (camion de maintenance, 2 P4, un 4X4), une équipe médicale et une  ambulance, 700 tentes et du fret au profit de la Croix rouge, selon l’Etat-major des armées. Le BPC Sirocco qui part de la côte ouest-africaine, dispose de deux blocs chirurgicaux et 50 lits pour accueillir des blessés ainsi que 4 hélicoptères (2 Puma, 2 Gazelle).

L’Italie envoie un poste médical avancé (PMA) avec salle opératoire ainsi qu’une équipe de secours et de recherche urbaine (20 médecins, 2 pompiers, 12 équipe de coordination), projet dans le cadre d’un programme européen destiné à stimuler les capacités de protection civile. Ce serait la première fois que le « PISARTE » (équipe d’intervention d’urgence de Pise) serait déployé et les modules testés in situ. 2 avions sont mobilisés dont un C-130 des forces aériennes.

• L’Espagne a envoyé 7 avions chargés d’aide humanitaire et médicale vers Haïti. 2 à partir de Panama (où elle a un stock d’urgence), 3 à partir d’Espagne. Un sixième vol est parti avec une équipe de sauveteurs : 
une équipe de sauvetage de l’unité militaire d’urgence (composée de 40 membres) avec chiens de recherche et médecins part de la base de Torrejón de Ardoz (Madrid). L’UEM se compose de deux équipes de spécialistes en sauvetage formés, chacun d’eux, de neuf groupes de médecine militaire (avec un médecin, une infirmière et deux  ambulanciers), une équipe de radiodiffusion (un chef et cinq opérateurs transmissions) et une équipe logistique composés de quatre  membres. Le septième vol est à destination de Saint-Domingue, chargé fournitures médicales pour les hôpitaux et centres de santé (voisine d’Haïti, cet Etat subit en premier lieu le « rush » des Haïtiens blessés).

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Les hommes de l’UEM embarquent dans le Boeing des forces armées espagnoles (crédit : MDE)

• L’Allemagne envoie une équipe avec 4 experts et un module de purification d’eau (d’une capacité de 2 X 120.000 li / jour) (départ: 15 janvier).

• La Finlande envoie un camp de base léger (avec 4 hommes) et un module télécoms (avec 2 experts)

• L’Islande (*) a envoyé une équipe de secours de 37 personnes. Au retour l’avion a ramené des ressortissants européens (départ: 13 janvier).

• La Norvège (*) envoie un hôpital de campagne par l’intermédiaire de la Croix-Rouge (départ: 14 janvier).

• Les Pays-Bas envoient une équipe de secours et de recherche (63 personnes + 8 chiens). Un avion KDC 10 du 334e escadron aérien basé à Eindhoven est arrivé à Curacao. Il ne pouvait pas se poser à Port de Prince. Une partie du matériel a été transbordé sur de petits avions. Et le reste sera transporté par voie maritime. Un navire de soutien, le Hs Ms Pelikan part de Curacao (Antilles Néerlandaises) avec 77 hommes à bord (
44 Marines d’Aruba, 7 militaires de la milice Aruba, 24 marins et 2 hommes de la Marechaussée) et le matériel lourd. Arrivée: lundi.

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Pelikan au départ de Curacao (crédit: NL defensie)


• La Pologne envoie une équipe de recherche urbaine USAR de 63 hommes et 12 chiens, ainsi que 4 tonnes d’équipement (départ : 15 janvier)

• Le Portugal envoie un camp de base pour 400 personnes et le personnel de soutien nécessaire (10 personnes), une équipe médicale (8 personnes), une équipe de recherche et d’identification (DVI), une équipe de coordination.

• Le Royaume-Uni a envoyé une équipe de secours et de recherche (64 personnes) avec chiens de recherche et équipement (départ: 14 janvier).

• La Slovaquie envoie une équipe de secours (4 secouristes, 4 paramedics, 4 chiens), des tentes, des couvertures, sacs de couchages et lits de camps

La Suède a offert un poste médical avancé, des tentes, matériel de purification de l’eau et une assistance technique et équipe de soutien. Un camp de base de 200 places va être reconstitué pour les forces de l’ONU (dont le batiment s’est effrondré). Un C-130 part de la base d’Örebro. La Suède a indiqué également qu’elle pourrait utiliser des C-17 (de la flotte stratégique de l’OTAN – SAC). Communiqué du gouvernement (suédois).

• La république Tchèque pourrait envoyer des équipes de secouristes accompagnées de chiens

(*) Bien que ne faisant pas partie de l’UE, ce pays participe au mécanisme de protection civile

A suivre…

Commentaires:

L’utilité des militaires dans ce déploiement. Cette mobilisation démontre que le distinguo humanitaire – militaire qui a parfois une importance sur des terrains troublés n’a pas de raison d’être. Face à une catastrophe majeure, seuls la combinaison des moyens civils et militaires gouvernementaux et non gouvermentaux, permet rapidement d’atteindre un niveau adéquat de secours. Il est aussi important de remarquer que seuls les moyens militaires – avions de transport capables de se poser sur des terrains de fortune, hélicoptères, navires hopitaux de campagne – trouvent ici toute sa justification.

Les Américains en leader. L’Europe paraît cependant un peu faiblarde par rapport aux Américains qui envoient massivement matériel et hommes. 300 médics sont partis, plusieurs avions de transport MC-130H Combat Talons et C-130E Hercules de la 1st Special Operations Wing sont sur place. 2.000 hommes du 22e corps expéditionnaire des marines sont attendus ainsi que 3.500 hommes de la 82e Airborne Division (100 sont arrivés jeudi, 800 autres suivent vendredi), 12.00 hommes sont placés en alerte. L’US Navy envoie un porte-avions (USS Carl Vinson), un navire hopital (USNS Comfort) et 3 navires amphibies, soit 2000 hommes, Etc…

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Les hélicoptères des gardes-côtes américains étaient les premiers sur place pour rapatrier les blessés (crédit: Us Navy)

Mais où sont les battlegroups de l’UE ? Honnêtement ce serait une situation typique d’intervention du battle group : protection de certaines installations à risques, évacuation des ressortissants européens, soins, déploiement d’une unité de soins, transport et interventions dans des zones délicates… Simplement : ce type là d’intervention n’a pas été prévu. Alors je dirai : un peu de souplesse et d’audace, que diable ! Ce sont dans les situations exceptionnelles que l’on reconnaît les hommes et femmes d’action, pas dans les concepts conçus en chambre close. Il faudra d’ailleurs, un jour, oser revoir ce concept de battlegroup qui me semble, personnellement, un peu dépassé et pas assez modulaire.

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Pas de Battlegroup pour Haïti. Le baptême du feu de Catherine Ashton

(BRUXELLES2)
Réunion de crise aujourd’hui à la Commission européenne
. Comme tous les jours depuis mercredi, et le début de la mobilisation internationale face au séisme à Haïti, il y avait réunion de crise à la Commission européenne. Autour de la table: les principaux responsables de la gestion de crise: les humanitaires (Echo), les développement (DG dev), les sécurités civile (MIC DG Environnement), l’Etat major civil (CPCC Klompenhouwer) et militaire de l’UE (général Leakey), Etc.
Objectif : faire le point de la situation, recenser les moyens et activer si nécessaire d’autres (1). Cette réunion est cependant un peu plus solennelle que les précédentes puisqu’était
présente Catherine Ashton, la haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères.

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Dans tous les pays les réunions de crise se succèdent, ici Carme Chacon la ministre espagnole de la défense, en réunion avec les  responsables de l’Unité militaire d’urgence (UME) qui partent sur place. (crédit photo :
ministerio de Defensa) (2)


Pas de nécessité d’un battle group. « Pour l’instant — résume un des participants — nous en sommes plutôt aux moyens de l’aide  humanitaire (ECHO) et la  ensuite. L’option « Battlegroup » n’a pas été écartée. Mais elle n’est pas envisagée en l’état. Il en est de même d’une éventuelle mission de police ». Les conditions ne sont pas encore remplies (notamment l’invitation par l’Etat membre, préalable nécessaire à toute opération civile de défense).  « La priorité immédiate des opérations – explique-t-on à la Commission dans un communiqué à la presse – a été de livrer l’équipement nécessaire à l’enlèvement des débris, de répartir les équipes de recherche et de sauvetage ainsi que de fournir les secours d’urgence, l’eau, les hôpitaux de terrain, les tentes, les moyens de communication et les denrées alimentaires. » L’UE a cependant « indiqué également qu’elle est prête à apporter toute autre aide nécessaire dans d’autres secteurs. »
Une phrase, explique un proche du dossier, qui signifie que « toutes les autres options (comme les missions de défense) sont envisagées« . Mais à vrai dire, pour l’instant, l’attention de la diplomate en chef de l’UE se porte surtout sur la reconstruction. Catherine Ashton, qui répondait à la presse, hier, l’a d’ailleurs dit expressement l’aide européenne est menée « en étroite coordination avec les Nations-Unies. Et, pour l’instant, on ne nous a pas demandé de militaires sur place. ».

Priorité à la reconstruction. Lundi, est convoqué à Bruxelles, un conseil exceptionnel des ministres du Développement, pour faire le point sur les mesures à court terme. Cette réunion permettra, surtout d’envisager la deuxième phase : les efforts de reconstruction. Il sera présidé par Catherine Ashton (avec le concours du ministre Espagnole). Ce sera, en fait, son baptême du feu en quelque sorte en tant que président du Conseil des ministres. La Commission européenne sera représentée par Karel de Gucht, l’actuel commissaire au  Développement.  

Commentaire : le baptême du feu d’Ashton. Haïti est ainsi la première crise internationale où le nouveau dispositif de l’UE – voulu par les 27 et écrit dans le Traité de Lisbonne – se met en place. Les différents services de l’action extérieure (humanitaire, développement, militaire, gestion de crises) se réunissent et se coordonnent sous l’autorité d’une seule personne.

(1) Une équipe de coordination est présente à Haïti, composée de sept personnes (Un Français en chef d’équipe assisté d’un Italien, Espagnol, Autrichien, Estonien, Britannique et un officier de liaison de la MIC).
(2) Il n’y a pas de photos disponibles de la réunion européenne.

HaitiRapatriementCasa2@Fr100115

Séisme à Haïti: Un battlegroup doit-il partir ? Faut-il nommer un envoyé spécial ?

HaitiRapatriementCasa2@Fr100115
(BRUXELLES2) Cela peut paraître incongru qu’un groupement tactique militaire parte dans une opération de catastrophe naturelle. Certains esthètes pourront m’assurer que cela ne ressort pas des missions type d’un battlegroup ? Oui sans doute. Mais il faut faire preuve de souplesse. C’est le sens des dernières décisions prises à la fin de présidence suédoise (lire : Des battlegroups (un peu) plus souples d’emploi).

Il y a une situation très spécifique à Haïti. Avec le séisme, l’Etat est touché au coeur : plusieurs ministres sont morts, ainsi que de nombreux fonctionnaires ; des édifices publics se sont effrondrés à commencer par les hôpitaux. L’opération de secours et d’aide humanitaire devrait donc s’accompagner d’une mission de soutien à l’Etat (mission très proche d’une mission d’Etat de droit) et de soutien au maintien de l’ordre. Une mission limitée dans le temps (quelques semaines) et à portée d’avions (ce qui répond à certains des critères d’intervention d’un battle group). Une mission urgente ! A Catherine Ashton, la haute représentante de l’UE aux affaires étrangères et à Carme Chacon, la ministre espagnole de la Défense, de faire preuve de décision.

Que pourrait faire un battlegroup de l’UE ? Faire de l’aide humanitaire directement n’est pas du ressort des militaires, mais il y a de nombreuses missions de soutien à accomplir. Le premier objectif du battlegroup pourrait être de mettre à disposition ses moyens aéroportés (avions, hélicoptères …) ainsi que médicaux (poste médical avancé…). Le deuxième sera de pouvoir assurer la protection des sauveteurs, ONGs, points de distribution, centres de soins et hôpitaux…  Dans une situation où les besoins primaires ne sont pas assurés et où l’ordre peut basculer dans le chaos en un rien de temps (Haïti n’a pas été épargné ces dernières années par les émeutes de la faim). Le troisième objectif sera de prêter assistance à l’Etat haïtien dans ses fonctions régaliennes. Enfin le battlegroup pourra assurer l’évacuation des Européens (ce qui est, là, une des fonctions structurelles d’un battlegroup)… Bref le travail ne manque pas.

Qui peut partir ? Ce semestre ce sont le battlegroup anglo-néerlandais et le battlegroup « central » (Pologne, Allemagne, Lettonie, Lituanie,
Slovaquie) qui sont de permanence. Mais auront-ils la volonté politique d’intervenir ? Et le sens de l’adaptation nécessaire ? Il faudra sans doute un peu d’innovation pour adapter dans l’urgence les missions du Battlegroup aux missions classiques…

Pourquoi partir ? Quand on voit la mobilisation américaine intense, les Européens ne peuvent rester les bras ballants avec leurs moyens classiques d’intervention (l’argent et le matériel). Il faut un corps constitué, organisé, prêt à intervenir, pour des missions mixtes entre le soutien aux actions humanitaires, le maintien de l’ordre et le soutien à l’Etat de droit. Les forces de l’ONU, un temps désorganisées, auront certainement besoin d’un renfort organisé et opérationnel rapidement, ce qui donne un cadre de légalité internationale à l’intervention du battlegroup. Le Traité de Lisbonne donne un nouveau cadre d’intervention : les clauses de solidarité, d’assistance mutuelles ainsi
qu’une nouvelle compétence : la sécurité civile à la Commission européenne. Last but not least, cette mission limitée dans le temps ne pèserait pas trop en termes de baisse de capacité (et au niveau budgétaire). Elle constituerait également pour Catherine Ashton la haute représentante, une opportunité de montrer ses réelles capacités.

Un envoyé spécial de l’UE ? Indépendamment de cet envoi de troupes, l’UE devrait, à mon sens, étudier également la nomination d’un envoyé spécial chargé de coordonner toute l’aide européenne à la fois au niveau humanitaire, mais aussi l’action politique, et le soutien à l’Etat haïtien.

(crédit photo : ministère français de la Défense/DICOD – rapatriement d’un blessé aux Antilles par un Casa de l’armée de l’air)