(B2 Pro) Programme de développement industriel de la Défense : ce que le Parlement a approuvé

(B2 au Parlement européen) Les eurodéputés de la commission ITRE (industrie, recherche) ont approuvé ce mercredi (21 février), le projet législatif d’établir un programme de développement industriel pour la défense (EDIDP), à une large majorité (49 pou…

Post doc en sécurité et défense, partez à l’étranger

(B2) Vous êtes un post-doctorant/e, engagé/e sur un projet de recherche portant sur des enjeux de sécurité et de défense, rêvez de partir à l’étranger pour compléter votre recherche, d’être en immersion dans votre lieu de recherche. N’hésitez pas. Vous pouvez faire financer votre séjour dans la limite de douze mois, ce quelle que soit votre discipline universitaire (géographie, économie, sciences politiques, droit etc.) et devenir ce qu’on appelle un « ambassadeur ».

La campagne de candidature 2018 du programme « ambassadeur » est ouverte. Elle dure jusqu’au 19 mars 2018 (date limite de dépôt des dossiers de candidature).

Elle s’inscrit dans le cadre du pacte d’excellence lancé par le ministère de la Défense, dans la foulée du Livre blanc, avec l’objectif de « régénérer le vivier de la recherche universitaire » dans les domaines de la défense et de la sécurité (Lire aussi : Des bourses à portée de main pour les jeunes chercheurs).

(NGV)

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Frontex lance une opération en Méditerranée centrale, nommée Thémis

(crédit : Frontex)

(B2) L’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) vient de lancer une nouvelle opération en Méditerranée centrale pour aider l’Italie dans les activités de contrôle des frontières.

Une opération axée sur le sauvetage mais aussi le respect de la loi

Dénommée Themis, cette opération démarre ce 1er février. Elle remplace l’opération Triton, lancée en 2014. L’opération Themis continuera d’inclure la recherche et le sauvetage. Des missions menées sous la coordination des « différents centres de coordination du sauvetage maritime responsables ». Mais la nouvelle opération aura aussi un axe plus important sur le respect de la loi. Sa zone opérationnelle s’étendra sur la mer Méditerranée centrale dans les eaux couvrant les flux venant d’Algérie, de Tunisie, Libye, Egypte, Turquie et Albanie. NB : la zone d’opération est donc plus large que celle de l’opération Sophia, puisqu’elle couvre également le flanc est (Egypte, Turquie) et le flanc ouest (Algérie) et l’Adriatique.

La présence dans les hotspots

Dans le cadre de cette opération, Frontex va aussi poursuivre sa présence dans les hotspots en Italie, où les agents déployés par l’agence aideront les autorités nationales à enregistrer les migrants, notamment en prenant leurs empreintes digitales et en confirmant leur nationalité.

La collecte de renseignements

Le volet sécurité de l’opération Themis comprendra également la collecte de renseignements et d’autres mesures visant à détecter les combattants étrangers et autres menaces terroristes aux frontières extérieures.

La lutte contre les groupes criminels

Pour le directeur de Frontex Fabrice Leggeri, « Nous devons être mieux équipés pour empêcher que des groupes criminels tentent d’entrer dans l’UE sans être détectés. C’est crucial pour la sécurité intérieure de l’Union européenne ». L’opération Themis visera « à mieux refléter l’évolution des modèles de migration, ainsi que la criminalité transfrontalière. Frontex va aider également l’Italie à traquer les activités criminelles, telles que la contrebande de drogue à travers l’Adriatique ».

Commentaire : Deux opérations sur la même zone avec certaines tâches identiques

Cette opération ressemble sur une bonne partie, à la fois dans la zone géographique et dans certaines de ses missions à l’opération militaire celle-là lancée par l’Union européenne, EUNAVFOR Med / Sophia. Si certaines missions confiées sont fort différentes — drogues et terrorisme pour Thémis/Triton et respect de l’embargo sur les armes pour Sophia, il n’en reste pas moins que les champs des deux opérations européennes se recoupent, en particulier sur  la lutte contre les réseaux de migrants. On peut donc se demander comment va s’effectuer la coordination intra-européenne.

Aucun mot n’est précisé sur ce point dans la communication officielle de Frontex. Ce n’est pas très sérieux pour deux opérations qui dépendant de la même autorité européenne. Ce n’est pas automatiquement un bon signe quand on connait les antécédents. La mise en place de l’opération Sophia n’avait pas été un ‘long fleuve tranquille’. La colocalisation des deux centres de commandement opérationnels avait notamment donné lieu à une petite gué-guerre de services entre les services « intérieurs » (douanes, garde-côtes) et la marine, chacun voulant garder son autonomie. Ce qui avait fini par se produire.

(Nicolas Gros-Verheyde)