(B2 Pro) Carnet (18.07.2017). CPCC (nomination). EUBAM Libya (chef de mission). IRISL (recours). Liste anti-terroriste (mise à jour). Matériels de défense (nouvelle liste). Allemagne (budget de défense). Belgique-Congo (blocage). Belgique (Gripen). Chypre (négociations). Libye (élections). Gaza (Quartet). Jérusalem (attaque). Turquie (coup d’état). Iran (accord nucléaire). Justice pénale (journée). Terrorisme (débriefing). Bangladesh (retour des migrants). Brexit (coopération policière, judiciaire,nucléaire).

(B2) Parus récemment : L’UE appelle à la relance du processus politique en Libye L’UE soumet l’exportation des dhingis vers la Libye à autorisation La mission EUBAM Libya prolongée avec un focus sur la future mission SSR Qui représente l’Union européenne en Corée du Nord ? (blog) Lutte contre le terrorisme et migrations au cœur […]

(B2 Pro) L’objectif de 2% du PIB consacré à la défense

(B2) L’objectif de consacrer 2% du produit intérieur brut à la défense est un objectif avant tout politique parmi les Alliés de l’Alliance atlantique. Cet objectif est inscrit de façon générale et politique dans la directive politique globale de l’OTAN approuvée en décembre 2005 (1). « La mise au point des capacités ne sera pas […]

L’Europe met 40 milliards pour la défense à partir de 2021 ? Halte au feu

(crédit : DICOD / EMA)

(B2) Quand l’Europe de la défense était un sujet minoritaire, que peu d’entre eux y croyaient, on entendait déjà un certain lot d’âneries et de contre-vérités. Mais elles disparaissaient enfouies sous le tapis de l’oubli. Depuis que l’Europe de la défense est très « hipe », l’effet loupe permet de faire circuler les chiffres les plus farfelus. Avec la complicité, voire l’incitation, de ceux là même qui sont sensés promouvoir ce projet.

Ainsi en est-il de l’idée de la Commission européenne de mettre sur la table 40 milliards d’euros après 2020 ou 5,5 milliards par an. Chiffre repris allègrement par plusieurs médias, dont le téléphone sonne à France-Inter, avec Stéphane Leneuf (qu’on a tout de même connu un peu mieux inspiré). Il faut le dire très nettement : ce chiffre est, vraiment, totalement, bidon. La Commission européenne adore gonfler ces chiffres en les faisant s’étaler sur plusieurs années et surtout en agglomérant des pommes et des cerises. Mais tout ce que dit la Commission n’est pas vérité.

Soyons précis… La Commission n’a, pour l’instant, mis concrètement sur la table que 90 millions d’euros sur trois ans pour l’action préparatoire de recherche sur la défense : 25 millions par an en 2017, 35 millions en 2018 et elle projette 25 millions en 2019. Elle a annoncé vouloir mettre en jeu 250 millions par an en 2019 et 2020 en plus pour les projets de développement industriel (500 millions sur deux ans).

Pour ces deux actions, elle a émis l’idée (ce n’est pas encore une proposition ferme), de mettre 1,5 milliard d’euros par an à compter de 2021 pour le prochain cadre budgétaire (et la prochaine Commission) : 500 millions pour la recherche de défense et 1 milliard pour le développement industriel de défense. C’est notable. Mais on est très loin des 40 milliards.

Pour arriver à ce chiffre mirifique, on le calcule sur les sept ans de la période budgétaire. Ce qui donne 10,5 milliards d’euros. C’est plus rond… la Commission évalue que pour 1 euro qu’elle mettra, les États mettront 3 ou 4 euros. Et on arrive ainsi aux fameux 40 milliards (sur 7 ans) ou 5 ou 6 milliards (par an). Cela fait plus riche et sonne mieux…

Mais cela relève d’un talent de prestidigitation. D’une part, ces 3 ou 4 euros ne viendront pas du budget européen mais du budget des États membres. Et ce ne seront pas automatiquement des euros supplémentaires. Les États vont puiser dans leurs budgets existants ou futurs. D’autre part, le coefficient multiplicateur est très éventuel. Le projet de développement industriel de la défense mentionne un cofinancement communautaire allant de 30% ou 20% (pour les prototypes, selon qu’ils sont menés dans le cadre de la coopération structurée permanente ou non) à un pourcentage non défini pouvant aller jusqu’à 80% ou 100% (pour les autres projets). Autrement dit, on n’est pas dans un coefficient multiplicateur de 1 à 4 mais de 1 à 2 ou 2,5 plutôt.

Si on prend la même échelle au niveau français, on arriverait à un budget de plus de 600 milliards d’euros ! C’est-à-dire les quelque 33 milliards d’euros de budget annuel sur sept ans + le multiplicateur de retombées économiques (2 euros pour 1 euro investi selon l’échelle du chef d’état-major Pierre De Villiers). Ce n’est pas vraiment sérieux ! L’Europe de la défense n’a pas besoin de chiffres bidons. Ce qu’a mis sur la table la Commission est déjà suffisamment notable et important. Ce n’est pas nécessaire d’en rajouter. Elle ne doit pas craindre la réalité des chiffres plutôt que de phosphorer sur des prospections très aléatoires. Sur un terrain aussi sensible que la défense, où la crédibilité européenne n’est pas encore assise, il ne faut pas plaisanter avec les chiffres et les méthodes habituelles de la Commission européenne (1) ne peuvent avoir cours.

(Nicolas Gros-Verheyde)

(1) La Commission européenne a pris l’habitude d’une communication qui prend « ses aises » avec la réalité. Cela a été le cas notamment pour vanter les bénéfices attendus des accords commerciaux ou de certaines mesures de libéralisation.

(2) Ajoutons à cela que l’actuelle Commission s’engage pour un futur incertain. La discussion du prochain cadre financier devrait, en effet, être faite plutôt dans l’horizon 2019-2020, donc dans le cadre d’une nouvelle Commission et d’un nouveau Parlement issus des élections de 2019, avec la sortie du Royaume-Uni au surplus, qui oblige à revoir de fond en comble les financements européens. C’est hasardeux mais c’est un pari politique. Et il faut rester modéré dans la critique. L’Europe a, si souvent, souffert d’une timidité politique sur la Défense qu’il serait, peut-être, malvenu de la critiquer aujourd’hui, quand elle connait un sursaut d’audace.

Lire aussi :

(B2 Pro) Les conclusions des Chefs d’État et de gouvernement sur la défense

(B2 – exclusif) La réunion des Chefs d’État et de gouvernement, ce jeudi (9 mars), aura deux objectifs, selon nos informations, en matière de défense et de sécurité : 1) montrer que cette question est importante, qu’elle a le soutien, au plus haut niveau, des 28 États membres, et pousser la Haute représentante et le […]

Le mythe des 2%

(B2) C’est la dernière antienne à la mode. Il faut que les dépenses de défense (publiques) soient à la hauteur de 2% du produit intérieur brut.

Cet objectif a été fixé au niveau de l’Alliance atlantique, rappelé régulièrement à tous les sommets (Pays de Galles septembre 2014, Varsovie juillet 2016). James Mattis, le nouveau secrétaire d’État à la Défense, l’a encore rappelé lors de sa venue à l’OTAN : le contribuable américain ne doit pas payer pour le contribuable européen… Chaque pays doit faire des progrès « immédiats et réguliers » vers cet objectif.

Une réalité ou une illusion

2% c’est un chiffre mythique… Il est un peu à la défense ce qu’est le « 3% de déficit » du pacte de stabilité à l’économie : une ligne de crête mais aussi une certaine illusion. C’est le gage, selon ses promoteurs, d’une défense efficace. On peut en douter. L’augmentation des dépenses de défense n’est un gage ni de qualité ni d’efficacité ni de disponibilité ni de volonté d’engagement. Les années précédentes de l’histoire européenne l’ont prouvé. Et on peut le constater encore aujourd’hui en se livrant à quelques essais comparatifs.

Efficace à 1% et inefficace à 2% ?

Le taux de dépenses ne signifie pas l’efficience militaire. La Grèce dépense 2,38% de son budget à la défense tandis qu’à l’autre bout de l’échelle, le Luxembourg dépense 0,44% de son PIB pour la défense. On ne peut pas dire que la première soit vraiment engagée sur le plan extérieur… Autre exemple : la Pologne consacre 2% de son budget à la défense tandis que la France engage 1,78% (1). A l’aune de la sécurité européenne, et des menaces internationales, la défense polonaise n’a pas encore vraiment démontré un engagement dynamique à l’inverse de l’armée française. On peut regarder aussi la Bulgarie ou le Portugal — qui consacrent 1,35% de leur PIB à la défense — alors que le Danemark qui y consacre 1,17%. Là encore, l’efficacité militaire est sans doute inversée (chiffres OTAN, prévisions pour 2016).

Un chiffre très partiel

Ce chiffre de 2% est donc loin d’être la panacée. Car il n’est qu’un pourcentage et n’a qu’une valeur très limitée. Il faudrait aussi examiner le ratio investissement/équipements sur le ratio personnel, le ration de dépenses de recherche, l’engagement en opération extérieure ou au niveau solidaire… et la réalité sur le terrain comme la volonté politique. Ce qui est autrement plus difficile à quantifier et oblige à dire certaines vérités. Ce chiffre dépend aussi du volume et de la croissance économique. Ainsi le passage à 2% du PIB de l’Allemagne par exemple signifierait un engagement autrement conséquent et donnerait à Berlin un poids dominant dans l’engagement militaire européen dans l’Alliance, en valeur absolue (lire : Consacrer 2% du Pib à la défense ? Combien va coûter ce nouveau Graal ?).

Les Européens en recherche d’efficacité

Pour être plus efficaces, les États européens ont surtout besoin de mieux se coordonner dans le cadre de leurs investissements de défense. Certaines lacunes persistantes (hélicoptères, renseignements, technique géospatiale) ne sont toujours pas vraiment comblées. Chacun songe déjà à racheter des équipements — somme toute semblables (chars, véhicules blindés, avions de chasse) — qui ont leur utilité sans doute mais qui n’ont plus le monopole de l’action sur le terrain — les robots et drones faisant leur apparition —. Les duplications sont de règle.

Peu d’ambitions sur le futur

Les budgets européens de défense sont toujours frappés par une (très) petite part consacrée à la recherche & développement / technologie (R&D, R&T). Ce qui empêche toute projection vers le futur. En sachant qu’un équipement acheté aujourd’hui est valable pour au minimum 20 ans (voire 30, 40 ou 50 ans), on a ainsi la valeur des échecs possibles. Tandis que l’absence de coordination entre les différents pays, la dispersion des armées, la fragmentation de l’industrie européenne et l’absence de volonté et d’incitants pour la développer (2), demeurent des principes inscrits dans le marbre, donnant ainsi une double faiblesse aux budgets européens : peu importants en volume et peu coordonnés.

Le panier percé des 2%…

Sans résoudre ces points, le respect des 2% apparaît comme remplir un panier percé… ou est juste bon pour permettre aux industriels américains d’écouler leurs surplus sur le Vieux continent et d’amortir ainsi leurs frais.

… au profit de qui ?

L’antienne, répétée à longueur de mois, par les responsables divers de l’Alliance et américains, est, certes, louable — obliger à un effort, nécessaire, supplémentaire pour la défense — mais il recèle aussi un objectif sous-jacent. Dépenser davantage et très vite = acheter ce qui est disponible sur le marché, avec un bon rapport qualité/prix, testé sur le terrain, garanti et… compatible avec les autres = acheter américain. CQFD. America first… Ou comme l’explique l’eurodéputé Arnaud Danjean (3) : « Si ce qu’on nous demande, c’est de signer plus de contrats avec l’industrie américaine, qu’on nous le dise… ».

(Nicolas Gros-Verheyde)

(1) Le pourcentage calculé à l’OTAN inclut normalement les pensions (retraites),  sauf dans certaines pays, Bulgarie par exemple. Il peut donc différer de celui mentionné ailleurs. Le poids de ces retraites n’est pas négligeable : en France, il représentait en 2016 (avec les sommes versées aux anciens combattants), environ un quart du budget : 10,33 milliards € sur un budget total du ministère de 42,63 milliards €.

(2) La plupart des États européens n’ont pas instauré une préférence européenne qui reste taboue. A défaut d’une préférence nationale — toujours recherchée dans l’attribution des marchés —, ils préfèrent passer directement à la préférence américaine. La décision française d’achat des Famas est, en soi, un contre-exemple à cette tendance.

(3) dans un entretien à B2 à paraitre prochainement

(B2 Pro) L’action préparatoire sur la recherche de défense : « on avance bien » (Denis Roger)

(B2) L’action préparatoire sur la recherche de défense, élément majeur du plan de la Commission européenne en matière de défense doit être lancée début 2017. Sorte de ballon d’oxygène pour la recherche de défense européenne, elle commence à se dessiner. B2 a pu rencontrer Denis Roger, qui est le Monsieur « Recherche de défense » à […]

(B2 Pro) Carnet spécial. « Ils ont dit ! » Affaires étrangères/Défense (14 et 15 novembre 2016)

(B2) La réunion des ministres des Affaires étrangères et de la défense ces 14 et 15 novembre a été l’occasion de plusieurs déclarations et prises de position sur les différents sujets à l’ordre du jour… L’arrivée de Trump aux États-Unis il est « normal » de s’inquiéter Pour Margot Wallström, la ministre suédoise des Affaires étrangères, il est […]

(B2 Pro) Défense européenne. De l’intégration plutôt que des opérations. Ce que veut surtout Berlin

(B2) L’apparition de propositions franco-allemandes sur la Défense ne doit pas faire illusion. Au-delà des mots communs, impulsés en grande partie par les responsables politiques, il existe de singulières nuances de part et d’autre du Rhin dans ce que peut être, ce que doit être la défense européenne. B2 en a eu confirmation en écoutant […]

(B2 Pro) Les budgets de défense de l’OTAN vont augmenter, un peu, en 2016

(B2) Selon une première estimation réalisée pour l’OTAN, les alliés (hors USA – européens et Canada) vont augmenter les dépenses de défense de 3 % en 2016 soit un montant supplémentaire de 8 milliards $ pour l’Alliance (en prix 2010). Avec une moyenne légèrement en hausse à 1,46% signale la doxa officielle. Ce chiffre doit […]

Les budgets de défense diminuent en Europe, le poids franco-britannique se renforce…

Destruction d'armes par la mission européenne EUFOR Althea à Krajlovac (crédit : EUFOR Althea)

(BRUXELLES2) La dernière livraison des chiffres du SIPRI mérite qu’on s’y arrête car elle montre que la crise économique a atteint les budgets de défense de façon très différenciée dans le monde en 2010. A partir des chiffres fournis par le Sipri, ‘B2’ s’est particulièrement penché sur les budgets européens (Europe géographique et UE), en faisant tourner, non pas les tables … mais les tableurs. Synthèse du résultat ci-dessous.

Progression différenciée au niveau mondial

Au niveau mondial, c’est la progression la plus faible des dépenses militaires en dix ans (1,3% en termes réels). Mais avec des différences : l’Asie (– 1.4%, 314 M$) et surtout l’Europe (-2,8%, 382 M$) sont particulièrement touchées. Tandis que les dépenses continuent d’augmenter au Moyen-Orient (+2,5%, 104 M$), en Afrique (+5,2%, 30,1 M$) et, plus étonnamment, en Amérique latine (+ 5,8%, 63,3 M$).

Les Etats-Unis confortent leur avance. Si les dépenses des USA ont moins progressé en 2010 (+2,8% contre 7,4% en moyenne dans les dix dernières années), en masse, elles pèsent encore plus. L’augmentation des dépenses mondiales est, en effet, principalement due à l’augmentation du budget américain (19,6 milliards sur 20,6 milliards $).

Chute des budgets en Europe, mais pas partout…

Les budgets de défense ont drastiquement été réduits l’année dernière en Europe, particulièrement en Europe centrale et orientale, où la diminution atteint parfois un quart. Quatre pays sont principalement concernés : la Bulgarie (- 27%), la Lettonie (- 26%), l’Estonie (- 23%), l’Albanie (-20%). Quatre pays ont réduit de plus de 10% leurs dépenses : la Slovaquie (- 17%) la Lituanie (-15%), la Grèce (- 11%), la Hongrie (- 10%).

A l’inverse les pays de la bordure orientale de l’UE augmentent leur budget : + 12% (+21% en monnaie locale) pour l’Arménie, + 7% (+15%) pour le Belarus, +3% (+13%) pour l’Ukraine. Mais il n’y a pas qu’eux ! On peut noter aussi, au sein de l’Union européenne, les augmentations nettes de quatre pays : Danemark et Pologne (+ 6%), Portugal et Chypre (+ 8%).

NB : il s’agit de l’évolution des budgets 2010/2009 en monnaie nationale sur l’année calendaire

Au niveau des chiffres, on peut remarquer que trois pays en Europe géographique sont dans le peloton de tête : le Royaume-Uni (59,6 M. $), la France (59,3 Milliards $) … et la Russie (58,7 milliards $). La Russie augmente régulièrement son budget militaire et devrait donc dépasser, en termes absolus France et Royaume-Uni d’ici quelques années.

Evolution en dix ans, Le poids franco-britannique se renforce

Si on étudie l’évolution des budgets militaires depuis 10 ans, en prenant comme base départ l’année 2000, on constate quelques évolutions de 2000 à 2010 : la lente diminution, mais constante, des budgets allemand et turc également, et l’augmentation notable du budget britannique, et moindre du budget espagnol (effet Irak et Afghanistan).

Ce qui produit des évolutions stratégiques : le Royaume-Uni monte à la première ou seconde place (selon qu’on prend la base 2009 ou la base 2010) du classement européen tandis que l’Allemagne rétrograde à la quatrième place (derrière la Russie). Les budgets de la plupart des pays d’Europe centrale et orientale ont tendance à diminuer, avec une exception notable : le budget polonais qui progresse régulièrement.

Si dans l’Europe géographique, le poids du couple franco-britannique reste stable à 31%, Au niveau de l’UE, ce poids se renforce insensiblement : augmentant de 3 points en dix ans (de 38% à 41%). En revanche, au niveau mondial, le poids franco-britannique régresse de

L’Europe dans le monde : une part qui régresse en dix ans

Il est courant de dire que l’Europe devient un nain militaire au niveau mondial. Année après année, cette tendance se renforce. La Chine représente aujourd’hui le budget cumulé de la France et du Royaume-Uni ; il y a dix ans il ne pesait que le poids de l’un d’eux. Le poids du couple franco-britannique ne pèse plus que 7,6% des dépenses mondiales en 2010 là où il pesait 10,3% en 2000 à comparer au poids des Etats-Unis qui fait une évolution inverse : de 37% en 2000 à 44,1% en 2010 des dépenses mondiales.

Autre phénomène, le rattrapage russe. En dix ans, la progression est de plus de 80%, progression semblable à celles des Etats-Unis (mais en ne partant pas de la même base de départ). Les dépenses militaires de l’Arabie saoudite et de l’Inde (qui dépasse presque 10 fois plus que son voisin pakistanais) progressent sur la même période d’environ 60%.

Au Moyen-Orient, on peut observer deux évolutions importantes : l’Arabie saoudite qui dépensait le double du budget israélien en 2000 représente près de 4 fois, aujourd’hui, le budget de l’État hébreu (Nb : une évolution à pondérer, sans doute, par les relations particulières avec les USA et l’autonomie de la recherche israélienne qui permet d’avoir des armes à prix coutant là où les autres pays achètent au prix du marché). Autre progression importante, celle des Emirats arabes unis.

Tableaux à télécharger : le Top 20 mondial, les budgets des pays de l’Europe géographique (budget brut 2010 et évolution 2009/2010)