(B2) Le patrouilleur français de haute mer (PHM dans le jargon marinier) Commandant Bouan (F-797) a rejoint fin novembre l’opération européenne EUNAVFOR Med Irini chargé du contrôle de l’embargo armes et pétrole au large de la Libye. C’est le quatrième bâtiment français à participer à l’opération depuis le lancement de l’opération en 2020.

Le commandant Bouan au port d’Augusta (photo : marine nationale)

Le navire a fait une « relâche opérationnelle » sur la base militaire de la marine italienne, à Augusta en Sicile, qui sert de base logistique arrière à l’opération européenne. Objectif : « installer le système d’information et de commandement spécifique de l’opération » indique la marine nationale. NB : Une nécessité pour bien communiquer avec le reste des navires, et surtout avec le commandement de l’opération situé à Rome.

Révisions des procédures de visite (crédit : Marine nationale)

L’escale a été aussi mis à profit pour compléter les entrainements. Un programme dédié d’entraînement a ainsi été organisé, avec un exercice de visite d’un navire suspect, la révision des procédures de communication et le compte-rendu. NB : Des procédures normalement connues auxquels les fusiliers-marins ont été initiées. Mais cet ultime exercice permet d’intégrer toutes spécificités européennes. Le patrouilleur a ensuite repris la mer le 20 novembre pour rejoindre sa zone d’action.

(Nicolas Gros-Verheyde)

Mis à jour : le Commandant Bouan ne sera resté qu’un petit mois sur zone. Il a terminé sa mission juste avant Noël, le 18 décembre apprend-on du QG de l’opération maritime à Rome. Juste au lendemain d’une inspection ‘musclée’ d’un navire suspect par la frégate grecque. Lire : Inspection d’un navire suspecté de transport d’armes au large de la Libye

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

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