Sauve qui peut. Un pont aérien s’organise pour évacuer de Kaboul ressortissants européens et employés afghans (v12)

(B2) Dans la foulée des Américains, les alliés européens ont décidé de déployer plusieurs moyens militaires aériens pour évacuer, en priorité, leurs ressortissants d’Afghanistan, ainsi que certains personnels locaux. Après un début chaotique, le pont aérien se met en place. Bilan

Arrivée sur l’aéroport de Kaboul des forces britanniques de la 16e AAB (MOD UK)
  • Les évacuations sont basées sur l’aéroport de Kaboul dont la sécurité est assurée par les forces turques avec le renfort important d’Américains (cf. encadré) et de Britanniques.
  • L’opération s’est terminée de façon abrupte entre le 25 et 27 août, pour les Européens, le 30 août pour les Américains, avant la date butoir fixée avec les Taliban au 31 août. Et sous la menace claire d’attentats de la branche afghane de l’État islamique.
  • Au total, les Alliés ont évacué plus de 160.000 personnes : en majorité par les Américains (74%), suivi par les Européens (14%), et les Britanniques qui, à eux seuls, ont fait 10% des évacuations. La plus grosse opération d’évacuation de l’histoire récente par voie aérienne.

Royaume-Uni : 600 militaires déployés (opération Pitting)

Le gouvernement britannique, sous le feu de la critique, a déclenché dès le vendredi 13 août son opération Pitting. 600 militaires de la 16 Air Assault Brigade (brigade parachutiste) sont partis sur place ce week-end. Ils sont accompagnés d’une petite équipe de fonctionnaires du ministère de l’Intérieur, chargé d’assister les diplomates britanniques, de « rationaliser le traitement des nouveaux visas et autres documents nécessaires aux ressortissants britanniques, aux anciens employés britanniques et aux autres personnes éligibles » et d’aider le personnel diplomatique en poste à Kaboul. Cette politique afghane de réinstallation et d’assistance (dite ARAP), a déjà permis de rapatrier depuis 2013 « plus de 2000 employés locaux » selon le ministère de la Défense. Les Britanniques entendent évacuer entre 6000 et 7000 personnes lors de ce pont aérien. Le Premier ministre Boris Johnson a annoncé mardi son intention d’accueillir au Royaume-Uni jusqu’à 20.000 Afghans, sur plusieurs années, 5000 dès cette année, dans le cadre d’un vaste programme de réinstallation visant les publics les plus fragiles (femmes, filles, minorités religieuses, etc.). Programme qui s’ajoute à celui mis en œuvre pour les interprètes et autre collaborateurs des Britanniques sur place.

Un premier vol a permis de rapatrier dans la nuit de dimanche à lundi (15 août) des ressortissants britanniques et le personnel de l'ambassade, sur la base de la RAF de Brize Norton. Plus de 2400 personnes ont été évacués, assure le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab, vendredi (20.08). Etc.
Bilan : plus de 15.000 personnes, dont environ 8000 Afghans.

Tchéquie : un premier avion a quitté Kaboul très vite

Prague a déclenché l’alerte assez vite, en déployant dès le samedi (14 août) une liaison directe un Airbus A319 de l’armée tchèque, qui a réussi à décoller de Kaboul dès le dimanche (15 août). Il n’a pas voulu donner « pour le moment » plus de détails, avant la fin de l’opération de sauvetage. « Compte tenu de la situation sur KAIA [l’aéroport de Kaboul], c’est un miracle » a ajouté, via Twitter, Jan Hamacek, le ministre de l’Intérieur.

Une première rotation de l'Airbus A319 a atterri à Prague, lundi (16 août), permettant de rapatrier « 46 Tchèques et les collègues afghans, y compris femmes et enfants », selon le ministre des Affaires étrangères. Une deuxième rotation a eu lieu le jour suivant. Mardi (17 août) 87 personnes sont arrivées à Prague : l'ambassadeur tchèque, les militaires, les collaborateurs afghans et leurs familles jusqu'aux petits enfants, précise le ministère tchèque des Affaires étrangères. « En raison de la présence des Taliban à l'aéroport, il était vraiment extrêmement compliqué de récupérer tout le monde à l'aéroport et aussi à bord de l'avion » indique le ministre Jakub Kulhánek. Un troisième avion d’évacuation a été envoyé en Afghanistan plus tard dans la nuit. Celui-ci est actuellement en route pour Prague, transportant 62 passagers, dont des résidents tchèques et des ressortissants afghans. 
Bilan : 295 personnes (18.08)

France : 3 avions tactiques + 2 avions stratégiques. Hub : Base 104 – Émirats arabes unis (opération Apagan)

Paris a choisi de s’appuyer sur sa base dans les Émirats arabes unis, pour son opération d’évacuation, dénommée Apagan. Deux avions de transport — un C130 et un A400M — , ont décollé dans la nuit de dimanche à lundi (15/16 août) et lundi matin, a annoncé le ministère français de la Défense dimanche (15 août). Direction : la base aérienne 104 (BA104) d’Al Dhafra (EAU). Renforcés par des militaires des forces françaises stationnées aux Émirats arabes unis, ils vont effectuer des norias entre la base et l’aéroport de Kaboul. Première rotation prévue dès ce lundi 16 août. Les personnes évacuées seront accueillies et hébergées au sein de la base. Et les ressortissants français transportés ensuite vers la métropole par des avions longue distance de type Airbus A330 Phénix. Sur place, la France a assuré la « protection du chef de la délégation de l’Union européenne », l’ambassadeur von Brandt et a également « apporté protection aux collaborateurs afghans de la représentation européenne », selon le président français Emmanuel Macron. Depuis mai 2021, 623 locaux afghans (soit 152 familles), ont été rapatriés vers la France précise-t-on de manière officielle. Entre 2012 (date du début du retrait français) et 2019, 800 auxiliaires de l’armée française, accompagnés des membres de leur famille, ont été rapatriés.

Le premier A400M français a atterri à Kaboul dans la nuit de lundi à mardi (16/17 août), amenant forces spéciales vers l'Afghanistan. Il est reparti ensuite vers Abu Dhabi (Émirats arabes unis) où il a atterri mardi matin (17 août). Un Airbus A310 a pris le relais évacuant vers Paris, dans la journée de mardi, 41 personnes, Français avec quelques autres nationalités (4 Néerlandais, 1 Irlandais, 2 Kenyans, précise le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian). Une deuxième rotation a eu lieu dans la nuit de mardi (17 août) vers Abu Dhabi, avec à son bord 209 personnes (25 Français et 184 Afghans selon la ministre des Armées Florence Parly). Un Airbus A330 prendra ensuite le relais vers Paris. Une troisième rotation de l’A400M en provenance de Kaboul a ramené sur les Émirats 137 personnes (13 Français et 124 Afghans) mercredi (18.08). Un troisième avion rapatriant 206 personnes (Français et Afghans) est attendu à Paris jeudi (19.08). Dans la nuit de vendredi à samedi, 7eme rotation entre Kaboul et Abou Dabi, avec « plus de 100 personnes à bord ». Deux autres rotations d'A330 ont permis de rapatrier 103 personnes vendredi (20.08) et une centaine samedi (21.08). Un sixième vol d'un A330 MRTT est arrivé dimanche (22.08) à Charles-de-Gaulle avec 250 ressortissants français et afghans. Un septième vol avec 150 personnes à bord doit arriver dans la nuit de dimanche à lundi, indique un tweet des armées. Etc. L'opération s'est arrêtée vendredi (27.08). Au total, l'armée de l'air a assuré 26 rotations Kaboul - Abou Dhabi et 16 vols Abou Dhabi - Paris.
Bilan : 2834 personnes (dont 142 Français et 2630 Afghans) (27.08).
Départ d’Abu Dhabi de l’A310 (État-Major des armées FR)

Allemagne : 6 avions tactiques, 1 avion stratégique + avions civils. Hub : Tachkent (Ouzbékistan)

Berlin a annoncé dimanche (15 août) l’envoi d’un premier avion de transport militaire A400M pour rapatrier les citoyens allemands, le « personnel local et les autres personnes devant être mises en sécurité » selon les mots d’Annegret Kramp-Karrenbauer, la ministre allemande de la Défense. Des personnels de la DSK, la Division Schnelle Kräfte (ou division de réaction rapide), sont à bord afin d’assurer la protection. Le premier avion a décollé de Wunstorf ce lundi matin (16 août), selon notre confrère Thomas Wiegold de Augengeradeaus, suivis immédiatement de deux autres. Les A400M feront la navette entre Kaboul et Tachkent en Ouzbékistan. Des avions civils (Lufthansa, Uzbekistan Airways) prendront alors le relais. Un Airbus A310 a décollé aussi de l’aéroport de Bonn-Cologne pour acheminer matériel et personnel de soutien vers l’Ouzbékistan. Le gouvernement a adopté en urgence un texte cadrant l’opération : avec un maximum de 600 soldats pouvant être utilisés, et un mandat « robuste », pouvant aller jusqu’à une « mission de combat pour sécuriser l’opération d’évacuation » si nécessaire. Le vote au Bundestag est attendu la semaine prochaine du 30 août. Deux hélicoptères H145M (la version militaire de l’EC145 d’Airbus) ont également été acheminés à Kaboul. Objectif : pouvoir aller chercher des personnes hors de l’aéroport. Un engin « particulièrement adaptés pour une utilisation dans les villes » indique dans un tweet la Bundeswehr. Terme de l’opération : 30 septembre 2021. Le Bundestag a approuvé mercredi (25.08), le mandat de l’opération. « La plus grande jamais menée par la Bundeswehr ». À une large majorité, les membres de tous les groupes parlementaires votant pour l’opération.

Après avoir tourné en rond plusieurs heures pour obtenir l'autorisation d'atterrir, un premier A400M allemand a rebroussé chemin vers Tachkent (le hub allemand). Il a finalement atterri à Kaboul lundi soir (16.08) dans des conditions délicates, selon la défense allemande. « C'est vraiment fou ce que les pilotes ont réussi à faire ». L'appareil a atterri sur une piste non éclairée. Il est reparti de Kaboul avec seulement 7 personnes à bord selon la radio allemande. Gros bug et émotion en Allemagne. Une situation logique selon les spécialistes de l'urgence. Entre le couvre-feu (21 heures) à Kaboul, les difficultés d'arriver à l'aéroport, et d'accès aux avions. Une seconde rotation a été plus fructueuse ramenant sur Tachkent 125 personnes. Une troisième rotation a permis de rapatrier à Tachkent 135 personnes supplémentaires. L'A400M a atterri quelques minutes avant minuit mardi soir (17.08). A Kaboul, les vols ont été suspendus mardi, vu le « manque actuel de disponibilité des pompiers de l'aéroport » selon la Bundeswehr. Quatre autres rotations étaient prévues mercredi (18 août). Le septième vol A400M a atterri à Tachkent à 3h07 (heure européenne) avec 211 personnes à bord. 
Un avion A400M endommagé à l'atterrissage mercredi a été mis à l'arrêt. Cette « défectuosité n'affecte pas le nombre de vols » précise la défense allemande. Un appareil de remplacement a été dépêché sur place rapidement. Il transportait des pièces de rechange à bord pour l'avion défectueux, réparé sur place. 
Jeudi (19.08), un A400M avec plus de 230 personnes à bord est parti de l'aéroport de Kaboul à 16h53 (heure européenne) vers Tachkent où il a atterri à 18h16. Un second a décollé à 18h42 avec plus de 150 personnes à bord. Un troisième a emporté plus de 180 personnes à 22h58. Et un quatrième a atterri dans la capitale afghane à 23H16.
Samedi (21.08) au matin, un total de 1800 personnes évacuées. Dimanche (22.08) la Bundeswehr annonçait un chiffre de 2100 personnes rapatriés, auxquels il faut ajouter 370 personnes évacués dans la journée par des A400M comme l'indique Augengeradeaus. Mardi (24.08), 983 personnes sont rapatriées sur cinq vols, journée record pour la Bundeswehr. Mercredi (25.08) Mercredi soir, des soldats allemands et américains exfiltrent 21 citoyens allemands de la ville contrôlée par les talibans dans le cadre d'une action conjointe, rapporte la Bundeswehr.
La mission allemande se termine le 27.08 avec le retour des soldats engagés à Tachkent. Au total, les forces armées allemandes ont évacué plus de 5300 citoyens allemands, afghans et citoyens d'autres pays d'au moins 45 pays sur 37 vols, indique le ministère. Jeudi (26.08), la ministre Kramp-Karrenbauer annonce la fin de l'opération d'évacuation militaire. « La menace d'éventuelles attaques [de l'État islamique], doit être prise au sérieux. » 
Bilan : 5347 personnes rapatriées, dont ± 3600 Afghans (27.08 matin)
125 personnes à bord de l’A400M allemand (Bundeswehr)

Espagne : 3 avions (3 tactiques) + avions civils. Le soutien au personnel européen également. Hub : Dubaï

Madrid a annoncé dimanche (15 août) accélérer ses plans d’évacuation d’Afghanistan. Deux avions de transport A400M partent pour Dubaï afin de rapatrier « le personnel de l’ambassade espagnole, les Afghans et leurs familles qui ont collaboré avec notre pays », annonce le ministère des Affaires étrangères. Les Espagnols devraient aussi assurer l’évacuation du personnel européen et local de la délégation de l’UE à Kaboul. Un troisième avion A400M équipé en médical est parti d’Espagne mercredi (18.08). Ils font la navette, au moins une fois par jour entre Kaboul et Dubaï, où un vol civil d’Air Europa prend le relais.

110 soldats sont déployés entre Kaboul et Dubaï : de la 31e Escadre, de l’escadron d’appui au déploiement aérien de l’Armée de l’Air et des militaires de l’Unité Médicale d’Aéro-évacuation, ainsi qu’une unité de coopération civilo-militaire (CIMIC) du Régiment d’opérations d’Information n°1 de l’armée de terre. « Un commando des opérations spéciales est aussi à Kaboul — a confirmé le général Teodoro Esteban López Calderón le 22.08 « Il peut sortir de l’aéroport à tout moment. Mais personne n’émet cette possibilité pour le moment. » « Environ 20.000 personnes sont autour de l’aéroport qui veulent quitter le pays », a-t-il énoncé.

« La situation pour accéder à l’aéroport [de Kaboul] est dramatique, chaotique, il y a des cas humains vraiment émotionnels, des familles entières qui se pressent pour entrer, beaucoup entourées de Taliban » a déclaré la ministre de la Défense, Margarita Robles.

Sur la base de Torrejon, le 17 août, l’armée de l’air et l’unité militaire d’urgence ont mis en place une installation de transit provisoire au sein de la base aérienne de Torrejón pour abriter les familles afghanes évacuées ces derniers jours. Ces installations, constituées de structures fixes et semi-permanentes, sont capables d’offrir hébergement, repas et autres services de base à environ 800 personnes.

Un A400M transportant 53 personnes (5 Espagnols et 48 Afghans) en provenance de Kaboul a atterri à l'aéroport militaire de Torrejon de Ardoz (près de Madrid) jeudi (19.08) au matin, annone le ministère des Affaires étrangères. Deux vols successifs ont permis de rapatrier 220 personnes vendredi (20.08) et samedi (21.08). Un autre vol d'Air Europa est attendu à Madrid avec 177 personnes dimanche (22.08). L'opération se termine vendredi (27.08). Au total, 17 rotations de l'A400M ont été assurées (Dubaï-Kaboul-Dubaï) et 10 vols Air Europa (Dubaï-Torrejón) et un premier vol et 1 premier vol de l'A400M (Dubaï Torrejón). 
Bilan : 1900  personnes évacuées (27.08). Dont 6 ressortissants espagnols, 1658 collaborateurs afghans (537 Afghans, dont 145 au ministère de la Défense et 392 au ministère des Affaires étrangères), 36 qui travaillaient pour l'UE, 50 pour l'OTAN, 19 du Portugal et un de l'ONU.

Italie : 8 avions déployés. Hub : Koweit (opération Aquila Omnia)

La défense italienne a déployé huit avions : cinq avions de transport tactique C130-J (de la 46e Brigata Aerea de Pise) qui font la rotation entre Kaboul et le Koweït et trois avions long courrier KC-767 (du 14 ° Stormo de Pratica di Mare) qui prennent le relais vers l’Italie. Planifiée et dirigée par le commandement opérationnel interarmées COVI (Comando Operativo di Vertice Interforze), l’opération Aquila Omnia est commandée par le général Luciano Portolano. Plus de 1500 soldats italiens sont mobilisés entre Rome (état-major, commandement des opérations spéciales COFS, le Koweit (task force Air d’Al Salem)) et Kaboul. Objectif : « faire le plus grand effort pour mener à bien le plan d’évacuation des collaborateurs afghans, des militants et des personnes exposées au danger », indique le ministre Lorenzo Guerini. 228 Afghans avaient déjà été rapatriés en juin (opération Aquila 1). Au total, 87 vols ont été effectués en 15 jours.

Un premier vol a été assuré directement par un KC-767A dimanche (15.08), permettant de rapatrier « environ 70 passagers italiens et afghans directement de Kaboul » précise l'armée de l'air. Un C-130 J a fait un aller-retour Koweit-Kaboul mercredi (18.08). Après relais au Koweit, le premier vol KC-767 a rapatrié mercredi (18.08) à l'aéroport de Rome - Fiumicino 85 « anciens collaborateurs afghans et leurs familles » et un travailleur humanitaire italien. Deux autres avions C130J ont décollé mercredi du Koweït à Kaboul : le premier a embarqué 103 personnes, le second 97 personnes. Ils ont été évacués vers Rome par un KC-767 (avec 201 personnes à bord) qui a atterri à Rome jeudi (19.08). Dans la nuit de mercredi à jeudi, un C130J a décollé de Kaboul avec 95 personnes à son bord. Un C130J a pris en charge jeudi (19.08) au matin 99 citoyens afghans. Ils seront rapatriés à Rome avec un KC-767. Deux autres rotations de C130J sont prévues jeudi (19.08). Samedi (21.08) deux rotations de KC 767A ont permis de rapatrier à Rome successivement 103 personnes et 195 citoyens afghans, samedi (21.08), indique l'état-major des forces armées. La dernière rotation a eu lieu le 27.08, un C130-J a décollé de Kaboul.   
Bilan : 5011 personnes évacuées dont 4890 citoyens afghans (1301 femmes et 1453 enfants) (27.08) 
Aghans à bord d’un C130J Italien à Kaboul (Difesa)

Belgique / Luxembourg : 5 avions (dont 4 tactiques). Hub : Islamabad. Opération Red Kite.

Le gouvernement belge a décidé lundi (16 août), l’envoi de quatre avions — un avion de transport A400 M (luxembourgeois), trois avions C130, un avion de type transport VIP Falcon7X — ainsi qu’un détachement NEO (non-combattant evacuation operations). Objectif : assurer l’évacuation aérienne « pour les ayants-droit » à partir de l’aéroport de Kaboul. L’avion Falcon transporte une équipe consulaire belge afin d’accélérer les formalités de visas. Opération pilotée (côté belge) par le ministère des Affaires étrangères, en coopération avec le secrétariat à l’Asile et à la Migration. Les C-130 assureront la liaison Kaboul-Islamabad, tandis que l’A400M luxembourgeois assurera le transport stratégique des passagers depuis Islamabad vers l’Europe. L’équipe consulaire travaillera depuis l’aéroport de Kaboul. Elle assurera l’accueil des passagers et la liaison avec l’ambassade belge d’Islamabad et avec les autorités de l’aéroport ». Tandis que l’équipe militaire de préparation belge « prendra les contacts nécessaires avec les autorités locales pour assurer les rotations entre Islamabad et Kaboul », précise-t-on du côté luxembourgeois.

L'A400M a décollé mercredi (18.08) à 16h45 de l’aéroport de Melsbroek (Bruxelles). Direction : Islamabad (Pakistan). Le Falcon 7X transportant l'équipe consulaire et de préparation est déjà arrivé au Pakistan. Trois premières rotations de C130 commencent samedi (21.08) entre Kaboul et Islamabad. Le premier avec 57 Belges et 27 Néerlandais et le second avec 17 Belges et 65 Néerlandais. Un troisième vol est en cours. En tout près de 250 personnes, annonce Sophie Wilmès. etc. Mercredi (25.08), à 21h30 (heure belge), le premier ministre Alexandre de Croo annonce que « tout le personnel de l’opération Red Kite et les personnes évacuées sont rassemblées à Islamabad » et ont donc été évacués de Kaboul. Au total 23 vols ont opérés par les C-130 entre Kaboul et Islamabad. 
Bilan : ± 1400 personnes (26.08).

Pays-Bas : 4 avions + 2 avions OTAN. Hub : (à préciser)

Les Néerlandais ont décidé de recourir à la capacité commune d’avions C-17 de l’OTAN basés à Papa (Hongrie) : deux avions ont été dépêchés sur place.

La Haye a également déployé trois avions militaires nationaux. Un avion de transport KDC-10 est parti de la base aérienne d’Eindhoven pour Kaboul lundi (17 août). À son bord, l’ambassadeur des Pays-Bas, une équipe d’urgence consulaire qui vont remplacer l’équipe actuelle, ainsi que 62 soldats pour assurer la protection. Sous la houlette de l’ambassadrice Caecilia Wijgers, ils « devraient commencer à travailler [le 18 août] après-midi, depuis l’aéroport de Kaboul, afin d’assurer les évacuations ».

Un avion de transport tactique C-130 a aussi été dépêché dans « un pays de la région ». Il permettra avec un autre C-130 déjà présent sur place d’assurer un pont aérien avec l’aéroport international de Kaboul. Un dernier avion de type Airbus A330 du pool multinational d’avions MRTT (Multinational Multirole Tanker Transport Capability) doit quitter Eindhoven mercredi (18 août). À son bord, une équipe médicale de la Défense, permettant de mettre en place un centre de soins médical de base « aux évacués sur le lieu d’accueil de la région ». L’avion pourra être utilisé pour assurer leur retour vers les Pays-Bas. Les Néerlandais veulent environ évacuer 1000 travailleurs locaux (les collaborateurs de leur ambassade, traducteurs, etc.) et leurs familles.

Le gouvernement a allégé les formalités pour les interprètes et autres personnes amenées aux Pays-Bas en « abandonn[ant] les exigences de la procédure dès qu’il a été confirmé par le ministère de la Défense que la personne concernée a effectivement travaillé comme interprète ».

Des troupes supplémentaires sont en route pour Kaboul, pour renforcer les 62 militaires déjà présents annonce le ministère de la Défense, dimanche 22.08, pour aider à l’évacuation et à la sécurisation des vols et de l’équipe consulaire. De plus, une compagnie de fusiliers-marins et une compagnie de la Brigade Aéromobile ont été mis en alerte.

Le premier avion militaire C-17 de l'OTAN envoyé pour l'évacuation de Kaboul a été « retardé jusqu'à nouvel ordre. L'autorisation d'atterrir a été reportée. Au sol, la priorité est donnée à l'envoi de renforts pour la sécurité aéroportuaire », indique la défense néerlandaise lundi (16 août) en soirée. Un nouvel avion a atterri le lendemain mardi (17.08) en soirée. Mais il a dû repartir très vite, sans Néerlandais ni Afghans à bord annonce la défense néerlandaise. Finalement mercredi (18.08) une autre rotation avec un C-17 a permis d'évacuer 35 Néerlandais et d'autres nationalités (16 Belges, 2 Allemands et 2 passeports britanniques), précise la défense. Il a fait étape à Tbilissi (Géorgie) avant d'atterir à Amsterdam-Schipol mercredi (18.08). 
Le C-130 transportant l'ambassadeur des Pays-Bas, une équipe d'urgence consulaire et 62 soldats pour la protection a (enfin) réussi à atterrir à l'aéroport de Kaboul mercredi (18.08), indique la défense néerlandaise en soirée. « La situation à l'aéroport n'est pas claire et très changeante » précisent les Néerlandais mettant en cause de façon indirecte les « militaires américains [qui] assument la sécurité et la coordination des vols ». 
Deux rotations de C-130 ont néanmoins pu être effectuées jeudi (19.08) : la première avec 79 personnes (dont 9 Néerlandais), la seconde avec une cinquantaine de personnes. 
Un des deux avions C-130 est en panne (défaut technique tweete la défense néerlandaise jeudi (19.08), indiquant pouvoir se reposer sur « les vols en provenance des pays partenaires pour prendre en charge des personnes à Kaboul ». Deux rotations de C-130 ont eu lieu vendredi (20.08) : la première avec 53 dans la nuit, la seconde avec 70 passagers. Deux autres rotations ont eu lieu samedi (21.08) par un C-17 avec destination finale les Pays-Bas, la première avec 10 passagers, la seconde avec 69 passagers, selon la défense néerlandaise. L'opération a pris fin le 26.08. Au total 32 vols au total ont été effectués.  
Bilan : + de 2500 personnes, dont + de 1600 personnes vers les Pays-Bas (26.08).

Pologne. 3 avions. Hub : Navoi (Ouzbékistan). En soutien à l’UE et aux alliés de l’OTAN

Varsovie a choisi de mettre en place son hub d’assistance à Navoi (Ouzbékistan). Opération décidée par le Premier ministre lundi (16 août) et planifiée la veille. Trois avions militaires polonais (Deux C-130 Hercules et un Casa C-295M) ont pris leur envol mardi (17 août). Ils font la navette entre Kaboul et cette petite ville, située non loin de la frontière du Turkménistan et de Samarcande, puis des avions civils (de la LOT la compagnie nationale polonaise) prennent le relais vers Varsovie. Un détachement d’environ 100 militaires polonais a été mobilisé.

« Nous mènerons ces activités aussi longtemps que nécessaire, c’est-à-dire jusqu’à ce que toutes les personnes qui ont aidé, que ce soit au contingent polonais ou aux diplomates polonais, seront emmenées en toute sécurité », a précisé le chef de la chancellerie du Premier ministre, Michał Dworczyk selon TVN24.

« La Pologne ne laisse pas ses alliés et partenaires dans le besoin » a tweeté le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki. « Nous voulons également aider l’UE et l’OTAN à poursuivre l’évacuation » a-t-il ensuite précisé via Facebook. La Pologne s’est engagée à assurer l’évacuation en toute sécurité de 300 quelque citoyens afghans qui ont coopéré avec l’OTAN ces dernières années.

« Le plus grand problème est que les Taliban ont entouré l’aéroport. Il existe plusieurs portes, où les troupes américaines et britanniques créent l’espace pour entrer dans l’aéroport, mais il faut beaucoup de temps pour les identifier. C’est une opération extrêmement difficile et nécessite une approche responsable ».

Les ministères des Affaires étrangères et de la Défense ont « déjà créé des listes de personnes à Kaboul dont nous savons qu’elles peuvent être acceptées, mais nous attendons de telles lettres préparées du côté de l’UE et de l’OTAN avec les noms des personnes que nous pourrions aider » a-t-il ajouté.

Les premières rotations ont commencé mardi (17.08). Un premier avion a permis de ramener près de 50 personnes en Ouzbékistan, accueillis par le consul polonais à Navoi. Un avion civil de la LOT (la compagnie nationale) a pris le relais. Un Boeing 787 Dreamliner transportant 76 personnes (dont 3 Polonais) évacuées d'Afghanistan a ainsi atterri en soirée mercredi (18 août) sur l'aéroport militaire Okęcie de Varsovie. Un deuxième avion civil Embraer E195 en provenance d'Ouzbékistan, via Tbilissi (Géorgie), a atterri jeudi (19.08) à 10 heures matin à Varsovie. Dimanche matin (22.08), un avion avec 80 personnes a atterri à Varsovie. En tout, 340 personnes ont ainsi été évacuées dans six vols, indique l'agence PAP. Un autre avion est attendu lundi matin (23.08), avec environ 100 personnes. L'opération prend fin mercredi (25.08). En tout, 44 vols ont eu lieu (30 militaires et 14 civils). 

Bilan : ± 1300 personnes, dont 937 Afghans (500 travaillaient pour l'OTAN). Les autres personnes sont « des collaborateurs d'États alliés ou des employés d'institutions internationales qui ont demandé de l'aide à la Pologne » (26.08)

Finlande.

La Finlande envoie quelques dizaines de soldats à Kaboul pour soutenir l’équipe de secours finlandaise et assister les personnes devant être évacuées, ont annoncé les ministre des Affaires étrangères, Pekka Haavisto, et de la Défense, Antti Kaikkonen, vendredi (20.08) soir. Une décision prise par le président de la République, conformément à la loi sur la demande d’assistance internationale. C’est la première fois que cette loi est appliquée. Elle a été soumise au Parlement jeudi (19.08) et les délibérations ont duré une journée. L’unité opérera « sous direction nationale » est-il précisé. Les troupes n’opéreront que « sur l’aéroport international de Kaboul et dans ses environs immédiats ».

Suède.

Bilan : 1100 personnes (27.08)

Danemark.

Par souci de sécurité, aucun détail ne sera fourni sur les évacuations elles-mêmes, a précisé la défense danoise au début de l’opération d’évacuation (15 août). Le personnel détaché à l’ambassade à Kaboul a été transféré samedi soir (16.08) sur la zone sécurisée de l’aéroport de Kaboul.

84 collaborateurs de l'ambassade danoise et de l'armée ont atterri jeudi matin (19.08) à l'aéroport de Copenhague. 153 personnes ont atterri à Copenhague vendredi (20.08) : des employés locaux, des interprètes et leurs familles, des personnes figurant sur la liste danoise, des ONG et de l'OTAN, indique dans un tweet le ministre des Affaires étrangères Jeppe Kofod. 90 personnes ont été évacués dimanche (22.08).

Bilan : 1000 personnes (26.08)

Roumanie. 1 avion C130, Base : Islamabad.

La défense roumaine a déployé un avion C-130 Hercules de l’armée de l’air.

L'avion C-130 a atterri à l'aéroport international de Kaboul dans la nuit de mercredi (18.08). Il est reparti quasi bredouille, avec un seul citoyen roumain à bord — un employé d'une agence de l'OTAN — vers Islamabad. L'avion est «  prêt à se rendre à nouveau à Kaboul pour évacuer d'autres citoyens roumains à leur arrivée à l'aéroport », précise la défense roumaine. Mais les conditions de sécurité sont « particulièrement difficiles à Kaboul ». L'accès d'autres groupes de citoyens roumains à l'aéroport n'a pas « pu être réalisé au moment de la présence de l'avion militaire à l'aéroport ». L'accès à l'aéroport est « entravé par les procédures d'enregistrement aux différents points de contrôle et le nombre élevé de personnes intéressées à arriver à l'aéroport », se plaint Bucarest. Une situation qui n'est pas isolée. « D'autres citoyens d'États européens ou alliés n'ont pas pu se rendre à l'aéroport pour être pris en charge par les avions envoyés par leurs États. »
Bilan : 19 évacués (22.08)

Hongrie. 1 avion

La Hongrie a décidé mercredi (18.08) d’envoyer sa propre mission d’évacuation en Afghanistan pour aider les Hongrois encore à Kaboul à partir, a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Levente Magyar lors d’une conférence de presse. Aucun détail n’a été donné sur les modalités d’évacuation. Le ministre a aussi indiqué la possibilité d’aider « quelques dizaines d’Afghans et leurs familles qui ont aidé les forces hongroises en Afghanistan ». Mais il a fermement rejeté l’idée d’accepter d’autres demandeurs d’asile.

Le temps disponible pour l’évacuation est « extrêmement limité ». Il y aura un moment où soit les Américains diront que c’est fini, soit les Taliban commenceront à « changer les conditions d’un cessez-le-feu ». Levente Magyar dénonce « la situation inacceptable à l’aéroport de Kaboul : de nombreux ressortissants afghans éligibles à l’évacuation ont réussi à forcer [les lignes] des Taliban pour atteindre l’aéroport, mais les Américains les arrêtent au motif que l’aéroport était plein », selon le média hongrois sur la défense Honvedelem. « Nous ne pouvons pas accepter cela ».

Un groupe de 26 ressortissants hongrois travaillant comme gardes de sécurité pour une société de Dubaï chargée de la sécurité de l'ambassade des Pays-Bas à Kaboul a été évacué mercredi (18.08) « via le moyen aérien d'un allié » (NB : le Royaume-Uni ou l'Allemagne). Ils sont arrivés à Francfort jeudi (19.08) a annoncé le secrétaire d'Etat Levente Magyar. Un groupe de 78 personnes (23 hommes, 25 femmes et 30 enfants) a pu être mis en lieu sûr, sur la base opérationnelle avancée, indique le général Romulusz Ruszin-Szendi lors d'un briefing. Le premier avion participant à l'opération de sauvetage devrait arriver à Budapest dimanche (22.08) minuit.
Bilan : 540 personnes (26.08)

Turquie.

379 ressortissants turcs ont été évacués via deux avions A400M de l'armée de l'air turque dans la nuit de samedi à dimanche 21 août, annonce la télévision turque.

NB : d’autres pays ont réussi à mener l’évacuation de leur personnel (Autriche, Bulgarie, Finlande, Lituanie…), sans envoyer de moyens aériens propres, en recourant aux moyens américains déployés sur place.

Une mini-coordination européenne à EATC

Une partie de l’effort européen de rapatriement est coordonnée par le commandant européen du transport aérien basé à Eindhoven (European Air Transport Command). Une cellule ad hoc exclusivement dédiée à la coordination des missions d’évacuation concernant l’Afghanistan a été créée au sein de la division ‘opérations’. Les moyens aériens sont ceux des différentes nations participantes. Chaque détail est « planifié en coopération avec les nations respectives, étroitement lié aux plans d’évacuation individuels et en tenant compte de la situation volatile et très dynamique à l’aéroport international de Kaboul » précise-t-on à EATC. La majorité des missions à Kaboul sont exécutées par des moyens tactiques (A400M et C130) tandis que les routes stratégiques sont assurées par des Boeing B767, Airbus A330 MRTT ou A310 et McDonnell Douglas KDC10.

Un mouvement enclenché par les Américains

Sur décision de Joe Biden, les Américains ont décidé le 12 août le redéploiement de plus de 6000 hommes.

Aux 650 militaires encore sur place, viendront en renfort deux bataillons de Marines et un bataillon de l’armée de terre, soit environ 3000 personnels, ils les ont rejoint sur la zone sécurisée de l’aéroport de Kaboul ‘Hamid Karzai’. À cela s’ajoute l’envoi d’un élément de soutien conjoint de l’armée de l’air américaine d’environ 1000 personnes au Qatar (dans un premier temps) pour faciliter le traitement des candidats SIV. Le déploiement d’équipes de combat de la brigade d’infanterie de Fort Bragg au Koweït (soit entre 3000 à 3500 militaires), est aussi prévu. Ils sont prêts à intervenir et assurer une sécurité supplémentaire à l’aéroport « si nécessaire » selon John F. Kirby, qui s’exprimait face à la presse jeudi (12.08). Ils auront aussi la capacité de faciliter l’extraction du personnel si nécessaire. Objectif de l’opération : assurer le rapatriement dans l’ordre du personnel diplomatique US et « accélérer l’évacuation des demandeurs de visa d’immigrant spécial afghan » (SIV), selon le porte-parole.

Une opération à durée limitée

Cette opération « temporaire, ciblée » devrait durer « jusqu’au 31 août ». Elle n’est cependant « pas considérée comme une mission NEOopération d’évacuation de non-combattants » affirme Kirby. Elle ne remet pas en cause la décision de retrait, insiste-t-il. Une fois cette mission terminée, le Pentagone prévoit d’avoir moins de 1000 soldats américains sur le terrain « pour soutenir la présence diplomatique à Kaboul ». Ces militaires sont placés sous l’autorité du rear-admiral (contre-amiral) Peter Vasely, ancien chef de la composante des forces spéciales de l’OTAN en Afghanistan et du Special Operations Joint Task Force–Afghanistan.

30.000 personnes à évacuer

Les USA prévoient d’évacuer plus de 30.000 personnes (Américains et Afghans). Deux hubs ont été mis dans leurs bases au Koweït et au Qatar.

Au 19 août, « environ 7000 personnes avaient été évacuées depuis le début des opérations d'évacuation le 14 août », selon le général Hank (William D.) Taylor, chef adjoint de l'état-major interarmées pour les opérations régionales, qui s'exprimait face à la presse. Dans les dernières 24 heures, « 13 C-17 ont amenés des troupes et du matériel supplémentaires, et 12 C-17 sont repartis avec plus de 2000 personnes à bord ». « Nous avons l'intention de maximiser la capacité de chaque avion. » Sur l'aéroport international Hamid Karzai, il y a désormais 5200 soldats US chargés d'assurer la sécurité. « Il y a maintenant plus de portes d'entrée sur le terrain » a assuré le général Taylor (répondant à une préoccupation de la limitation de ces portes). Il n'y eu « aucun incident de sécurité entre les troupes américaines à l'intérieur de l'aéroport et les Taliban autour » a précisé le porte-parole du Pentagone, John Kirby. Le rythme s'accélère dans les derniers jours d'août, avec un rythme de 10.000 évacuations par jour (voire plus).
Bilan : + 120.000 personnes (30.08) selon le ministre de la Défense, L. Austin
NB : les USA avaient déjà évacué depuis début juillet environ 5000 personnes (citoyens américains, personnel de l'ambassade des États-Unis, candidats au programme d'accueil des Afghans (SIV) et autres évacués).   

(Nicolas Gros-Verheyde)

Mis à jour le 16 août avec les précisions sur les US + Belgique – Pays-Bas (v2, 17 août nuit) + les premières rotations (v3, 17 août matin) + changement de photo de couverture + les secondes rotations CS DE FR NL (v4 18 août matin) + EATC (v5) + LU ITA PL et nouvelles rotations DE et FR (v6, 19 août matin) + DK, PL (v7, 19 août midi), ITA, FR, ALL, NL RO et bilan US (v8 19 août soir). FIN (v9 21 août matin), BE,, FRA, NL (v10 21 août soir), DEU, ESP, FR, NL, PL, TR, UK (v11 22 août soir). en cours de mise à jour 27 aout

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

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