Takuba : le oui (définitif) des Tchèques

(B2) La Chambre des députés tchèque a approuvé aujourd’hui (27.10) le déploiement de troupes tchèques dans la lutte contre le terrorisme au Sahel aux côtés des Français

Tableau de vote au parlement tchèque (crédit : Chambre des députés CS)

60 personnels

Les Tchèques viendront avec un contingent de 60 personnes dans la task-force Takuba. Comme attendu ! (cf. notre papier datant d’il y a près d’un an, lire : Plusieurs pays européens s’engagent ou songent à s’engager au Mali (opération Takuba).

Mali, Niger, Tchad

Ils seront principalement déployés au Mali, mais pourront aussi être présents au Niger. Certains officiers seront à l’état-major français de Barkhane à N’Djamena au Tchad. Un engagement prévu pour deux ans : jusqu’au 31 décembre 2022. Au moins ! « Une bonne nouvelle » s’est réjoui le ministre tchèque de la Défense Lubomir Metnar. « J’apprécie l’approche responsable de tous ceux qui ont appuyé le mandat de nos troupes. »

Un petit retard lié au coup d’état ?

Les Tchèques ont pris un peu de retard pour approuver cette participation qui n’avait pas été incluse dans le mandat des opérations pour 2021 approuvée il y a quelques semaines. La situation sur place au Mali, avec un coup d’état en cours, inquiétait certains responsables politiques tchèques. La transition mise en place à Bamako avec un gouvernement, pour partie composée de civils, et l’assentiment de l’Union africaine et de l’Union européenne a permis de dénouer la question.

Pleine capacité opérationnelle de Takuba : 2021 ?

Ils ne seront pas seuls. Outre les Estoniens, fidèles de la première heure, les Suédois et même les Italiens (lire : Les Italiens entrent dans la task-force Takuba au Mali et se déploient dans le Golfe de Guinée) ont aussi dit Oui. Mais globalement l’opération a pris du retard. Au lieu d’un déploiement complet au second semestre 2020, il faut plutôt compter sur un tel déploiement en 2021 (lire : L’opération Takuba prend du retard. 2021 plutôt que courant 2020).

(Nicolas Gros-Verheyde)


Juste avant, les députés ont aussi approuvé le séjour des médecins militaires des États membres de l’OTAN ou de l’UE, qui doivent aider la République tchèque à faire face à la pandémie du COVID-19. Un détachement de 300 personnels (médecins, infirmiers, soutien) sera présent pour un maximum de 90 jours. 

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).