L’exercice Grand African Nemo 2020. Troisième édition

(B2) La troisième édition de l’exercice avec les marines africaines bordant le Golfe de Guinée s’est déroulé début septembre. L’heure du bilan
Le patrouilleur de haute mer congolais ’31 juillet 1968′ (*) issu des chantiers navals chinois à la manœuvre (crédit : DICOD / EMA)
21 exercices Durant cinq jours, du 5 au 9 septembre, neuf marines riveraines du golfe de Guinée (Sénégal, Congo, Guinée, Liberia, Togo, Benin, Nigeria, Gabon, RD Congo) se sont entraînées avec plusieurs unités de nations alliées : l’USS Hershel ‘Woody’ Williams (USA) , la frégate Martinengo (Italie), le patrouilleur BNS Apa (Brésil), le patrouilleur de haute mer ‘Commandant Ducuing‘ (F-795) (France) ainsi que deux avions de surveillance maritime Falcon 50 de la Marine nationale (France). 21 exercices ont ainsi été menés, du Sénégal à l’Angola, par une trentaine de moyens (navires, avions) de 13 nations participantes. Objectif : renforcer l’action de l’État en mer L’objectif demeure le même que les années précédentes : « développer l’aptitude des marines riveraines à coopérer, à mettre en œuvre leur capacité d’action de l’État en mer», « confronter les tactiques de lutte et partager leurs savoir-faire respectifs ». Plusieurs scénarios avaient ainsi été concoctés en prenant en compte les problématiques liées à la zone. De la lutte contre la pêche illégale au sauvetage en mer, en passant par la pollution maritime, le narcotrafic, ou l’assistance à navire en difficulté et… bien sûr la piraterie, toutes les possibilités d’intervention en mer ont été testées. Cet exercice a aussi permis de tester l’ensemble de l’architecture de sécurité régionale mise en place depuis quelques années, notamment avec les centres régionaux de surveillance maritime basés à terre. (NGV) (*) Plusieurs navires du Congo portent des noms de dates historiques. Celle du 31 juillet 1968 renvoie au renversement par l’armée populaire congolaise du président Massamba-Débat quelques jours après que celui-ci se soit proclamé quasiment président à vie. L’un des auteurs du coup d’état Marien Ngouabi devient président.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

Inscrivez-vous à notre newsletter